Les autres joueurs de l’équipe venaient d’entrer sur le terrain, sans doute attirés par les cris de Harry. Dean et Ron s’avancèrent aux côtés de leur Capitaine.
- Qu’est-ce qu’ils font là, eux ? demanda Ron sur un ton méprisant tandis que les Serpentard se relevaient péniblement.
- On se reverra, Potter ! déclara Nott avant de sortir du stade avec ses amis, la lèvre en sang.
- Ce n’est rien, assura Harry en se retournant vers le reste de l’équipe, c’est réglé.
Au cours de la semaine, Harry conseilla à ses amis de faire attention à eux, sans plus de précision. Ce fut avec une grande difficulté qu’il s’efforça de passer le moins de temps possible en compagnie de Ginny. Il lui adressait toujours des sourires rayonnants et parfaitement sincères quand il la croisait, et lui déposait un baiser sur la joue en guise de bonjour le matin – seulement dans la salle commune de Gryffondor, et jamais dans la Grande salle –, mais il ne voulait pas que cela soit tout de suite trop sérieux entre eux. Il sentait que s’il se montrait dès maintenant avec Ginny, elle serait en danger. Il préférait que les choses aillent progressivement.
Mais Ginny, elle, ne semblait pas du tout vouloir éviter Harry, ce qui rendait les choses d’autant plus difficiles. Bien au contraire, elle proposa plusieurs fois à Harry de faire leurs devoirs ensemble, mais ce dernier refusa, prétextant toujours qu’il avait déjà prévu de les faire avec ses amis. Pourtant, ceux-ci étaient tout disposés à laisser Harry et Ginny en paix.
Ron ne comprenait pas pourquoi ils ne se rapprochaient pas plus.
- Tu devrais y aller franchement, si tu veux sortir avec elle, conseilla-t-il vivement pendant le petit déjeuner, le samedi matin. En plus, elle a l’air tout à fait d’accord.
- Arrête de l’ennuyer avec ça, dit Hermione, mécontente, qui regardait malgré tout Harry avec inquiétude. On dirait que tu veux à tout prix caser ta sœur avec quelqu’un que tu connais.
Ron voulut répliquer mais il changea d’avis. Il venait lui aussi de remarquer la mine maussade de son meilleur ami.
Quand ils eurent engloutis leurs œufs au bacon, Harry, Ron, Hermione et Neville sortirent de la Grande Salle puis du Hall d’Entrée et s’arrêtèrent devant le portail de Poudlard.
- Ca alors… dit Neville, impressionné. Regardez !
Minerva McGonagall les attendait devant une immense calèche noire à laquelle était attelée une demi-douzaine de Sombrals, sortes de chevaux noirs et squelettiques pourvus d’ailes semblables à celles de chauve-souris. Sur la porte de la calèche étaient gravées les armoiries de Poudlard : le lion d’or sur un fond rouge de Gryffondor, le blaireau noir sur un fond jaune de Poufsouffle, l’aigle de bronze sur fond bleu de Serdaigle et enfin le serpent d’argent sur fond vert de Serpentard.
- Bonjour, Harry, dit la directrice. Bonjour, Ronald, Hermione, Neville. Le reste de l’Ordre du Phénix est déjà à l’intérieur, nous n’attendons plus que vous.
Ils montèrent tous les cinq dans la délégation de Poudlard. Harry, qui s’était toujours demandé à quoi pouvait bien ressembler un carrosse géant comme celui de Beauxbâtons, découvrit une magnifique salle – petite pour une salle mais énorme pour un intérieur de calèche – au sol couvert d’une moquette noire et remplie de fauteuils de velours rouge à l’aspect confortable, un peu comme dans la salle commune de Gryffondor. Mais le plus incroyable dans cette salle, c’était le plafond. Tout comme dans la Grande Salle, on aurait dit que la calèche était à ciel ouvert. Le ciel gris reproduit par le toit magique était la copie conforme de ce qu’ils avaient pu voir dehors.
- Bonjour, mon chéri, dit Mrs Weasley se levant de son fauteuil quand ils entrèrent.
Elle serra son fils dans ses bras, ainsi que Harry, Hermione et Neville.
- Comment va Ginny ? demanda-t-elle, inquiète.
- Très bien, Maman, la rassura Ron.
Ils serrèrent la main de Mr Weasley et des autres membres de l’Ordre. Harry se désola en voyant Tonks. Elle paraissait moins jeune que jamais, avec ses cheveux couleur souris et sa mine d’enterrement – mais après tout, pensa-t-il, c’était de rigueur en la circonstance. Elle rappelait d’autant plus la mort de Lupin que, comme lui, elle avait l’air de commencer à vieillir trop tôt.
Le quatuor et la présidente de l’Ordre s’installèrent dans les fauteuils. Immédiatement, Harry sentit une violente secousse qui ne dura qu’une fraction de seconde : les Sombrals avaient décollés, entraînant la délégation avec eux. Ils s’envolaient pour Londumor.
Le voyage dura près d’une heure. Au bout de quarante-cinq minutes, ils quittèrent la Grande Bretagne et filèrent vers l’Océan Glacial Arctique. Encore dix minutes et ils aperçurent une île. Elle était entourée d’une gigantesque muraille de pierre.
Les Sombrals les déposèrent au pied de l’édifice, devant un grand portail noir en acier. Harry eut alors une immense surprise quand il aperçut à quelques mètres d’eux un homme barbu, vêtu d’un manteau en peau de taupe, qui devait mesurer au moins trois mètres quarante. Ils sortirent de la calèche et Harry eut la confirmation de ce qu’il pensait. Il ressentit alors une joie telle qu’il n’en avait pas connue depuis longtemps.
- Hagrid ! s’exclama-t-il.
Il se précipita vers le demi-géant. Ce dernier fit mine de vouloir étreindre Harry, mais un vieil homme à l’allure sévère s’interposa.
- Pas de contact physique avec le prisonnier, dit-il de sa voix grave et morne.
Harry s’arrêta. Ron, Hermione et Neville le rejoignirent.
- Bonjour, vous quatre, dit Hagrid en s’efforçant de sourire, ça me fait plaisir de vous revoir.
- A nous aussi, Hagrid, assura Hermione avec un regard inquiet, ça nous fait très plaisir de vous revoir ! Vous nous manquez terriblement à Poudlard.
- Bah ! Je suis certain que Wilhelmina est un excellent professeur et garde-chasse.
- Vous avez parfaitement raison, mais à nos yeux, vous êtes bien plus qu’un professeur ou un garde-chasse, Hagrid, dit McGonagall, qui s’était avancée.
- Comment avez-vous fait pour venir ici ? s’intrigua Ron.
- Minerva a réussi à m’obtenir une autorisation spéciale du ministre de la magie pour que je puisse assister à l’enterrement de Maugrey, répondit Hagrid avec un sourire bienveillant pour la directrice. Pauvre Alastor… Les meilleurs n’arrêtent pas de nous quitter, soupira-t-il.
- Vous êtes bien traités, à Azkaban, Hagrid ? demanda Harry en jetant un regard féroce au gardien qui le surveillait.
- Oui, ça peut aller, répondit Hagrid. Je suis nourri convenablement. Certes, c’est un peu sombre…
- Ce n’est pas pour rien que vous êtes en prison, lança méchamment le vieux gardien.
- Et ce n’est pas pour rien qu’il en sortira, répliqua froidement Neville.
L’homme antipathique eut un rire glacial.
- … mais sans les Détraqueurs, c’est comme si j’étais au paradis, comparé à la dernière fois, acheva Hagrid, mal à l’aise.
Il frissonna. Harry fut vaguement surpris. Il avait presque oublié que Hagrid avait déjà dû passer plusieurs mois à Azkaban près de cinq ans auparavant, cette fois encore pour sauver les apparences au ministère.
Une vieille sorcière fit entrer l’Ordre du Phénix et le gardien d’Azkaban, qui surveillait toujours son prisonnier avec des yeux de chacal. Ils pénétrèrent dans une salle sombre et froide, éclairée par des torches bleues qui semblaient glacer l’air plutôt que de le réchauffer. Il y avait déjà une foule de mages et de sorcières, réunis en petits groupes absorbés par leur conversation. Tandis que les autres se mêlaient à la foule pour retrouver des connaissances, Harry, Ron, Hermione, Neville, Hagrid et le gardien attendirent en silence. Environ une demi-heure plus tard, la délégation du ministère de la magie arriva à son tour, constituée d’Aurors et de hauts responsables, dont Rufus Scrimgeour lui-même. Ce dernier repéra immédiatement Harry qui lui lança un regard noir.
Après quelques instants, le ministre s’éclaircit la gorge, et le bruit de la conversation, qui s’était déjà atténué, s’estompa totalement.
- Mes chers amis, si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est pour rendre hommage à un homme, un très grand sorcier : Alastor Maugrey, déclara Scrimgeour. Je vous demande de rejoindre le cimetière où la cérémonie des funérailles va bientôt commencer.
La foule se regroupa en file indienne et la vieille sorcière qui leur avait ouvert alla déverrouiller une double porte, qui donnait sur l’intérieur de Londumor. Ils se retrouvèrent alors à l’air libre, mais les nuages masquaient encore le soleil, et la brume avait réapparu, plus dense que jamais. Ils marchèrent le long d’une allée. De part et d’autre, des centaines de rangées de pierres tombales de toutes les sortes s’alignaient à perte de vue, chacune gravée du nom de sorciers morts parfois depuis des siècles. L’endroit était vraiment sinistre. Harry avait l’impression de respirer la mort elle-même. Il ressentait une étrange mélancolie, comme s’il n’avait plus envie de rien, comme s’il n’y avait plus de joie en ce monde… Et il voyait la même expression sur les visages qu’il apercevait.
Les dizaines de personnes qui étaient venues assister à l’enterrement stoppèrent soudain la marche. Ils étaient apparemment arrivés au centre de l’île, devant une rangée d’honneur, réservée à ceux qui avaient combattu ou avaient aidé à combattre les forces du Mal. Sur une table, était déposé le cercueil d’Alastor Maugrey.
Soudain, une centaine de chaises apparut, et tout le monde s’assit, tout le monde sauf une dizaine d’hommes et de femmes à la mine sombre et au teint pâle, qui devait travailler au cimetière, et le ministre de la magie, qui se plaça sur une estrade, à gauche du corps de Maugrey, en face de tous ceux qui souhaitaient rendre hommage à l’ex-Auror.
Cette fois-ci, Rufus Scrimgeour fit son véritable discours, un long et ennuyeux rappel de toutes les qualités de combattant et d’enquêteur de Maugrey Fol Œil, et de son fabuleux parcours en tant qu’Auror, ainsi que la fougue exemplaire qu’il avait manifestée pour lutter contre Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Il raconta également comment le célèbre Auror l’avait accueilli à son arrivée au ministère, en citant quelques anecdotes avec un léger sourire faussement ému. D’autres mages et sorcières se levèrent et parlèrent à leur tour, et Harry faillit s’endormir – d’ailleurs, certaines personnes s’étaient endormies pour de bon.
Ils s’éveillèrent toutefois quand vint le moment de la mise en terre. Les croquemorts-sorciers levèrent leur baguette et murmurèrent « Locomotor Barda ». Le cercueil de bois s’éleva alors lentement dans les airs et se posa délicatement au fond d’un trou qui avait été préalablement creusé. Tout le monde se leva et chacun leur tour, les membres du cortège funéraire prirent une poignée de terre qu’ils jetèrent dans le trou, sur le cercueil.
Lorsqu’il eut lâché sa propre poignée de terre, Harry, qui avait toujours cet étrange vide d’émotion, fut soudain en alerte. Il venait de sentir de légers picotements le long de sa cicatrice, mais ils avaient cessé aussitôt. Que cela signifiait-il ?
Les funérailles touchaient à leur fin. Scrimgeour reprit la parole :
- Chers amis, je vous propose de rejoindre l’antichambre de Londumor pour…
Il s’interrompit. Un bruit d’air déplacé avait attiré l’attention de tout le monde, comme si un gigantesque oiseau se déplaçait dans le ciel. En plus de cela, le froid s’était fortement accentué…
Harry, comme tous les autres, leva la tête, et ce qu’il vit fit tomber son cœur tout au fond de sa poitrine. Dans le ciel, une masse noire était passée au-dessus de la muraille de pierre : une armée de Détraqueurs descendait vers eux. Immédiatement, des sorciers du ministère sortirent leurs baguettes magiques. Certains poussèrent des cris de terreur et s’enfuirent à toutes jambes. D’autres, comme tous les membres de l’Ordre du Phénix, dégainèrent à leur tour leurs baguettes.
- Rejoignez l’antichambre ! hurla Scrimgeour, paniqué.
Il voulut rester pour se battre aux côtés des Aurors, mais ceux-ci le convainquirent avec beaucoup de difficultés de se mettre en sécurité. D’autres sorciers du ministère voulurent emmener Harry, Ron, Hermione et Neville, mais ils refusèrent tout net. Ils faisaient partie de l’Ordre du Phénix ; ils étaient prêts à se battre.
Comme une goutte d’eau, la masse des Détraqueurs, une fois parvenue à leur niveau, s’étira au-dessus de la surface de Londumor. Les créatures fondaient sur tout ce qui bougeait. Ceux qui tentaient de s’enfuir poussaient des cris désespérés avant de tomber à terre, complètement impuissants.
C’était la panique totale, les sorciers du ministère, sensés protéger la foule, tombaient eux aussi. Les Aurors tenaient un peu plus longtemps, produisant de minces filets argentés, mais on voyait sur leurs visages disparaître toute trace de combativité.
- Spero Patronum ! hurla Harry, tandis que trois Détraqueurs l’encerclaient. SPERO PATRONUM !! !
Mais rien ne se produisit. Il scanda de toutes ses forces la formule du sortilège du Patronus mais rien n’apparaissait, pas même un petit filet d’argent.
Il ne parvenait pas à penser à quelque chose d’heureux, rien ne lui venait à l’esprit. A l’instant même où il avait mis les pieds dans ce cimetière, il en avait été incapable…
Un des Détraqueurs lui saisit les deux bras, et se rapprocha. C’était pire que tout, il sentait de la glace se répandre dans tout son corps…
Il tenta de toutes ses forces de penser à quelque chose d’heureux, mais c’était le vide total… Il regardait partout autour de lui, et ne vit que la désolation, plus aucune joie, le monde entier avait sombré dans la mort…
Il entraperçut Neville… puis Ron et Hermione, côte à côte… Ils sombraient eux aussi… Non, il ne pouvait pas les laisser tous perdre leur âme, pas ces dizaines d’innocents d’un coup, pas Ron et Hermione… Pas les Weasley… Et Ginny…
Il eut la vision de son visage, de ses cheveux flamboyants, et le Détraqueur n’était plus qu’à un centimètre… Sa vigueur, sa vivacité, son caractère bien trempé… Il y avait encore de belles choses en ce monde, en dehors de ces murs, il ne devait pas les oublier… Toutes les fois où il avait pu s’amuser avec ses amis, rire avec Fred et George, passer du temps avec Ginny…
Il sentait une force nouvelle, une merveilleuse chaleur se répandre en lui, en repensant aux derniers moment qu’ils avaient passés ensemble, mardi dernier… mais aussi lundi, avant la botanique, et samedi, à l’infirmerie… Il devait se battre ! Il n’avait pas le droit de laisser tous ces gens mourir, d’ailleurs, il n’avait pas le droit de mourir lui-même, il avait encore trop de chose à faire.
Retrouvant toute son énergie, Harry donna un coup de genou dans le ventre de la créature, et se dégagea. Brandissant sa baguette magique vers le ciel, le cerveau rempli des souvenirs de tous les moments heureux passés avec ses amis – avec Ginny –, il s’ecria à pleins poumons :
- SPERO PATRONUM !! !
Ce ne fut pas un simple filet de vapeur qui apparut alors, ni un cerf – ni même sept cerfs –, mais un vol constitué de plusieurs centaines de chauves-souris étincelantes. Dans une totale incompréhension, mais avec une détermination à toute épreuve, Harry ordonna aux Patronus de monter, puis leur fit signe de redescendre, et tout comme les Détraqueurs, la nuée argentée s’étala sur la surface du cimetière et les anciens gardiens d’Azkaban, impuissants à leur tour, s’envolèrent et quittèrent l’île.
Harry ressentit alors une joie intense. Il les avait sauvés…
Mais il ne comprenait pas… Son Patronus n’était pas sensé prendre l’apparence d’un chauve-souris… et il n’était certainement en le pouvoir d’aucun sorcier en ce monde de produire un centuple sortilège, encore moins un Patronus…
Soudain, une voix parla dans sa tête.
« Il existe une pièce, au Département des mystères, qui reste toujours verrouillée. Elle contient une force à la fois plus merveilleuse et plus terrible que la mort, que l’intelligence humaine, que les forces de la nature. Peut-être est-ce aussi le plus mystérieux des nombreux sujets d’étude qui se trouvent là-bas… »
Il se rappelait les paroles de Dumbledore, plus d’un an auparavant…
« … En définitive, il n’était pas très important que tu ne saches pas fermer ton esprit. C’est ton cœur qui t’a sauvé. »
Son cœur… Ginny… Elle savait jeter de très puissants sortilèges de Chauve-Furie…
Oui, c’était cela. Ce n’était pas un centuple Patronus-chauve-souris qu’il avait créé, mais un unique Patronus-Chauve-Furie, à l’image de Ginny…
Il vit des gens bouger autour de lui. Ils avaient l’air sains et sauf.
Quel boulet, j´ai mal réparti les morceaux ce qui donne ce dernier morceau ridicule
.
![]()
ont va dire que c´est le déssert
la suite tres bien mais fait raproché harry et ginny
enfin quelque chose à te reprocher!!!mais non, c´est sympa ce petit bout de fic qui se promène!!! ![]()
soltek
petit bébé d´amour (hihihi!!!)je parlais de photos de tes enfants et d´ici là j´aurai l´âge d´une grand-mère respectable alors si elles pouvaient être soft ça m´arrangerait! ![]()
ah escuse moi j´avais mal compris promi je t´en enverrai ;D
Allez, le chapitre 26 (le dernier chapitre complet^^), bonne lecture^^ :
26
Chez Barjow & Beurk
Après la raclée qu’il lui avait mise sur le terrain de Quidditch, Nott s’était tenu à distance de Harry, mais quand il croisait son regard, il y voyait toujours cet air goguenard, malsain, et extrêmement désagréable. Mais maintenant, Théodore Nott semblait plutôt inquiet, et montrait la plus grande prudence lorsqu’il était contraint à s’approcher de Harry pendant les cours. Ce dernier s’en rendait compte pour une raison toute simple : il n’y avait plus la moindre trace de provocation dans le comportement de Nott, ni dans celui d’aucun des Serpentard qui avaient l’habitude de se moquer de lui. Hermione lui avait même rapporté qu’elle avait de plus en plus de mal à déceler des indices laissant penser que certains élèves de Poudlard auraient été maltraités. Harry ne savait pas s’il devait considérer cela comme une bonne nouvelle ou comme le signe que Nott parvenait à continuer ses manigances sans se faire remarquer, ce qui aurait été un point très négatif pour eux. En tout cas, cela ajoutait un appui supplémentaire à leurs hypothèses.
Mais c’était loin d’être le seul changement à Poudlard. Si les dires de Hagrid selon lesquels Harry Potter aurait repoussé les Détraqueurs de Pré-au-Lard avec sept Patronus étaient passés pour les délires d’un malade sujet aux hallucinations aux yeux du ministère de la magie et de la Gazette du Sorcier, plusieurs dizaines de témoins – ceux qui n’avaient pas été complètement évanouis – avaient affirmé que Harry Potter avait chassé des centaines de Détraqueurs à lui tout seul, sauvant ainsi l’âme de près de cent mages et sorcières.
Autrefois, Harry avait été admiré pour ses exploits au Quidditch ou toutes les rumeurs sur ses confrontations avec Lord Voldemort, mais jamais pour un fait à la fois irrévocable et d’une telle ampleur. Désormais, il était considéré comme un héros à la hauteur des sorciers les plus célèbres, et non plus comme un enfant très chanceux qui avait su se montrer très courageux pour son âge.
Quand les personnes les moins affaiblies étaient parvenues à se relever, un escadron de guérisseurs de Ste Mangouste avait été appelé d’urgence. La Gazette du Sorcier avait été informée et avait pu se rendre sur les lieux. Devant une Rita Skeeter surexcitée – cela faisait un an qu’Hermione l’avait de nouveau autorisée à écrire, mais elle avait préférée s’en prendre au ministère plutôt qu’à Harry –, Gawain Robards, le directeur du Quartier général des Aurors, avait déclaré que Elu ou pas, Harry Potter était de toute évidence un des plus grands sorciers de ce temps et que si jamais il avait l’ambition de devenir Auror, il serait sans doute pour quelque chose dans la disparition de Voldemort. Juste avant de repartir avec le reste de la délégation ministérielle, à la fin de la journée, Robards avait pris Harry à part pour lui promettre qu’il ferait tout ce qui était en son pouvoir afin de lui obtenir l’Ordre de Merlin, première classe.
A son retour à Poudlard, pendant le dîner, tout le monde avait fait silence, puis le murmure des conversations avait repris, mais un peu trop discrètement. Harry s’était demandé s’ils n’étaient pas en train de parler de lui. Le dimanche matin, le professeur McGonagall avait demandé aux élèves de féliciter chaleureusement celui qui avait empêché la directrice et trois autres élèves de Poudlard de perdre leur âme. Tous les élèves avaient alors applaudi Harry – même les Serpentard, sauf qu’eux ne semblaient pas réjouis – qui eut l’impression que l’on avait allumé deux bougies de part et d’autre de ses joues.
Pendant la réunion de l’Ordre, le soir même, on lui avait fait une véritable ovation avant d’entamer une discussion très sérieuse sur ce qui était arrivé. Apparemment, le ministère de la magie était en crise : en principe, Londumor était entouré d’une protection magique à qui aurait dû prévenir l’arrivée des Détraqueurs dix kilomètres à la ronde et donc à temps pour empêcher ce qui aurait bien pu donner un désastre semblable à celui de Pré-au-Lard.
- Il semblerait que les effets de la multiplication des Détraqueurs dans l’atmosphère aient été volontairement accentués dans la région de Londumor, avait déclaré Kingsley.
- C’est pour ça qu’on était tous… vidés ? avait demandé Harry.
- Sûrement. En tout cas, Robards est inquiet. Dépressifs ou pas, on aurait dû détecter l’arrivée des Détraqueurs…
En sortant de la Salle sur Demande, McGonagall avait pris Harry à part :
- Je me suis creusé la tête pour trouver une récompense à la hauteur de ce que vous avez fait, Harry, mais rien ne vaut une âme, alors quatre-vingt-quatre ! J’ai pensé que trois cents points pour Gryffondor ainsi qu’une médaille pour service rendu à l’école pourraient vous faire plaisir, faute de pouvoir faire quelque chose à la hauteur.
Et comprenant sûrement que Harry, déjà extrêmement gêné du respect profond qu’il inspirait maintenant parmi tous les élèves de Poudlard – et même parmi les professeurs –, ne parvînt pas à faire sortir le moindre son de remerciement de sa bouche, la directrice était repartie vers son bureau avec un de ses rares sourires. Harry avait ensuite dû subir les plaisanteries de Fred et George, qui après avoir applaudi leur sauveur comme les autres, se sentaient sans doute en droit de se moquer de lui à nouveau.
Harry ne savait pas s’il devait ou non être content que quelqu’un ose enfin montrer pour lui autre chose que de l’admiration.
- Oh allez, Harry, ressaisis-toi, lui dit un jour Hermione, secouée d’un fou rire sur un canapé de la salle commune. Tu es devenu un héros national, assume-le. Et entre nous, ajouta-t-elle en retrouvant son sérieux, ça fait déjà trop longtemps que tu mérites cet Ordre de Merlin.
- Quoi ?. .. s’étonna Harry, plus écarlate que jamais.
- Je t’en prie ! s’impatienta Hermione. A l’âge de onze ans, tu as empêché le retour de Voldemort ; un an plus tard, tu as empêché l’esprit de son journal de prendre toute la force vitale de Ginny, ce qui revenait à empêcher un second Voldemort de faire son apparition ; en quatrième année, tu as réussi à t’échapper de ce cimetière – même si tu as eu beaucoup de chance de t’en sortir vivant, tu as montré un très grand courage – et tu as pu prévenir le monde des sorciers du retour de Voldemort. Et maintenant, tu as sauvé près d’une centaine de personnes en chassant à toi tout seul plusieurs centaines de Détraqueurs. Si tout ça ne vaut pas l’Ordre de Merlin, première classe, alors rien ne le vaut !
Il y eut un silence.
- Hermione a raison, finit par dire Ron sur un ton parfaitement sérieux. Tu le mérites largement.
- Oui, si le ministre décide de te faire un honneur pareil, tu devrais accepter, Harry, assura Neville. Pour une fois qu’il aura l’occasion de faire quelque chose de bien…
Harry eut un sourire timide, mais il ne répondit rien.
Le mois de décembre arriva et amena avec lui un temps plus glacial que jamais. La neige tombait à longueur de journée, et le lac s’était couvert d’une glace tellement solide que l’on pouvait marcher sans crainte sur sa surface. Au bout d’une semaine, Harry n’avait toujours pas entendu parler de son Ordre de Merlin, mais il s’en moquait. Au contraire, il s’en sentait soulagé, car il ne supportait pas d’être ainsi au centre de toutes les conversations.
Il avait toujours aimé couvrir Gryffondor de gloire, et lui-même par-dessus le marché, mais pour prouver qu’il était autre chose que « Le Survivant », ou « L’Elu ». Mais ce qu’il avait fait à Londumor, bien qu’il ait été très heureux, sur le coup, d’être parvenu à sauver ses amis, l’Ordre, et tous ces gens, ne faisait que renforcer sa légende, et la Gazette du Sorcier avait relancé toutes ces rumeurs sur une prophétie qui l’aurait désigné comme étant le seul être capable d’éliminer Lord Voldemort. Ce n’était pas tant le fait d’être reconnu comme tel – il savait qu’il n’y pouvait rien, que cette image lui collerait toujours à la peau – que ces murmures sur son passage, qui l’avaient accompagné pendant toute sa scolarité, qui l’ennuyaient et le gênaient profondément.
Ces murmures ne l’avaient jamais totalement quitté, et il s’y était habitué. Heureusement, les conversations à son sujet s’atténuaient peu à peu et reprenaient leur intensité coutumière, bien qu’il continuait à être craint par les Serpentard et respecté par les autres. Du moins, il espérait que ce qu’il inspirait aux autres Gryffondor, Poufsouffle et Serdaigle n’était pas de la peur…
Les leçons d’Abelforth s’étaient poursuivies, mais pour l’instant, il leur apprenait seulement à augmenter la maîtrise et la puissance des sortilèges qu’il leur avait déjà enseignés.
- Quand nous aurons terminé notre fignolage, avait-il dit le dernier vendredi de novembre, à minuit passé, je vais vous enseigner un sortilège très puissant. Voilà pourquoi il faut que nous continuions ce que nous faisons actuellement.
Maintenant que ses joues n’étaient plus écarlates du fait de sa nouvelle renommée mais bien à cause de l’air glacial, Harry repensait de nouveau à son principal objectif : retrouver la coupe de Poufsouffle. En réalité, il ne pouvait pas réellement prétendre que pour lui, Ginny était secondaire : cela signifierait nier son Patronus, et par la même occasion la raison pour laquelle tout le monde le regardait depuis l’enterrement de Maugrey.
Mais il n’osait plus vraiment lui parler depuis ce jour-là. Il se sentait trop gêné en sa présence, car il savait qu’il ne parviendrait pas à aller aussi lentement qu’il l’aurait voulu. Cela n’était pas sans conséquences : Ginny se montrait de plus en plus froide avec lui, et ses propositions pour faire leurs devoirs ensemble se raréfiaient. Harry savait que petit à petit, ils s’excluaient chacun de la vie de l’autre, et que leurs rapports seraient de plus en plus glacials au fil du temps…
Il essayait cependant de ne pas trop y penser, et se concentrait donc sur la tâche d’arracher les informations dont il avait besoin à Zacharias Smith, car il voyait que ses recherches à la bibliothèque ne lui apporteraient sûrement pas le renseignement qu’il recherchait : Hermione, qui connaissait pourtant la bibliothèque comme sa poche, n’avait rien pu dénicher à propos d’une famille Smith qui aurait descendu d’Helga Poufsouffle ou qui aurait comporté une Hepzibah.
- Nous n’avons plus le choix, Harry, nous devons forcer Smith à parler, avait dit la jeune femme.
Harry tentait toujours de prendre Smith à part à l’entrée ou à la sortie des cours, de la Grande salle, et même du souterrain qui menait à la salle commune des Poufsouffle, mais celui-ci se débrouillait à chaque fois pour être entouré d’une troupe épaisse d’autres élèves de sa maison ou pour être hors de vue avant que Harry n’ait eu le temps de prononcer le moindre mot. Ce dernier ne le voyait jamais pendant les repas, ce qui lui laissait penser que Smith faisait exprès de manger à des heures différentes des siennes. Pendant la réunion de l’Ordre du premier dimanche de décembre, Harry demanda l’aide du professeur McGonagall.
- Vous voudriez que je le convoque ?
- Vous en avez le droit, non ? dit précipitamment Harry, inquiet.
- Bien sûr que j’en ai le droit ! assura McGonagall, choquée qu’il ait l’audace d’en douter. Mais si je convoque un élève pour lui soutirer des informations personnelles, je prendrai un très gros risque, Harry. Harold Smith – le père de Zacharias – est un homme très influent qui a toujours protégé les secrets de sa famille, quel qu’en soit le prix. Il était autrefois directeur du service des usages abusifs de la magie, et a depuis peu pris les fonctions de Sous-secrétaire d’état auprès du ministre.
Harry mit un certain temps à assimiler la nouvelle. Ron, Hermione et Neville avait ouvert de grands yeux.
- Professeur, vous êtes en train de nous dire qu’Ombrage a été renvoyée ? demanda Hermione.
- En effet, Hermione, répondit la directrice. Dolores est en attente de son procès.
- Pourquoi cela ? s’étonna Harry.
- Comment ça, pourquoi ? répéta McGonagall, les sourcils levés. Il me semble que jeter un sortilège Impardonnable sur un patient de Ste Mangouste est un motif suffisant.
- Vous voulez dire… On m’a cru ?
- Oui, Harry, on vous a cru, dit la présidente avec l’ombre d’un sourire. Rufus est certes un très mauvais ministre – vous en conviendrez – mais au moins, il n’est pas fou comme l’était Fudge.
- Mais si la Sous-secrétaire d’état était renvoyée et accusée d’avoir jeté un sortilège Impardonnable, ça aurait fait du bruit, non ? observa judicieusement Ron.
- Pas si Scrimgeour fait taire la Gazette, dit Hermione avant McGonagall.
- Vous avez tout compris, Hermione. Revenons-en à Mr Smith, si vous le voulez bien. Je suis désolée, Harry, mais je ne peux décemment pas le convoquer, déclara McGonagall.
Comprenant qu’il ne servait à rien d’insister, il acquiesça.
- Merci quand même…
Dans le couloir du septième étage, les jumeaux rattrapèrent Harry, Ron, Hermione et Neville.
- Alors, Harry, tu as déjà oublié notre cadeau ? dit Fred.
- Comment ?
- On est très déçu, Harry, dit George avec son habituel sourire malicieux, on pensait que toi, tu n’oublierais pas que tu as le moyen de suivre quelqu’un à la trace…
- … et de ne pas être vu, ajouta Fred. A la semaine prochaine, les jeunes !
Et ils repartirent en direction du Hall d’Entrée.
Harry décida de suivre les conseils des jumeaux.
Le lendemain matin, il rangea une cape argentée et un vieux bout de parchemin vierge dans son sac et descendit avec les autres septième année au cours de défense contre les forces du Mal. A la fin du cours, Smith s’arrangea encore une fois pour échapper à Harry, mais cette fois, il avait un autre moyen de le retrouver. Il s’enferma dans une salle de classe vide et sortit la cape et la feuille de son sac. Il tapota légèrement le parchemin vierge et murmura : « Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises. » La carte du Maraudeur révéla alors le plan magique de Poudlard.
Il chercha d’abord la salle dans laquelle il se trouvait, au deuxième étage. Il la trouva et vit au milieu un minuscule point ainsi qu’une étiquette qui indiquait : « Harry Potter ». Il ne mit pas beaucoup de temps pour localiser Smith : il avait déjà rejoint sa salle commune. Harry poussa un soupir de rage mais se ressaisit : si son hypothèse se vérifiait, Zacharias Smith allait bientôt ressortir pour se rendre à la bibliothèque. Elle se vérifia en effet, mais il aurait dû le prévoir : il n’était pas seul. D’autres étiquettes montraient que Hannah Abbot, Justin Finch-Fletchley, Ernie Macmillan et Susan Bones accompagnaient leur camarade. Les septième année de Poufsouffle grimpaient l’escalier de marbre ; Harry estima qu’il était temps de passer à l’action.
Il s’enveloppa de la cape d’invisibilité et sortit de la salle de classe. Comme prévu, ses trois complices se tenaient autour de l’encadrement de la porte, en train de faire le guet.
- C’est bon, murmura-t-il, merci.
Il monta au quatrième étage, en prenant garde de ne pas révéler sa présence par un quelconque bruit ou contact. Les Poufsouffle arrivaient déjà par un autre couloir. Il devait isoler Smith avant qu’il n’entre dans la bibliothèque. Connaissant bien les personnes qui l’entouraient, il se dit qu’il n’aurait aucun mal pour parvenir à ses fins…
« Tarentallegra » pensa-t-il en visant les pieds de Smith avec sa baguette. « Finite » se dit-il à peine une seconde plus tard.
Zacharias Smith tomba en arrière, donnant l’impression de s’être pris les pieds dans sa robe.
- Attendez…, commença-t-il.
Mais apparemment, Ernie et le reste de sa bande n’avaient aucunement l’intention de rester en compagnie du Capitaine de leur équipe de Quidditch. Celui-ci se retrouva donc seul dans le couloir. Harry s’approcha et fit jaillir de faibles mais très bruyantes étincelles de sa baguette magique, devant un Zacharias Smith complètement abêti.
L’opération eut l’effet escompté et malgré de vaines tentatives pour faire comprendre qu’il n’avait même pas sorti sa baguette, Smith fut chassé à coup de plumeau par Mrs Pince. Harry le suivit, vérifia que personne ne pouvait le voir et enleva la cape qu’il rangea dans sa poche.
Puis il rattrapa Smith. Ce dernier voulut s’enfuir mais Harry le menaçait de sa baguette.
- Tu n’iras nulle part tant que nous n’aurons pas…
- Impedimenta !
Surpris par l’attaque soudaine de Smith, Harry s’écroula, tous ses membres engourdis par le sortilège d’Entrave. Il se releva péniblement et regarda autour de lui, mais son agresseur imprévu avait déjà quitté les lieux.
Harry passa à la vitesse supérieure.
Ainsi, lui, Ron, Hermione et Neville (il était hors de question de renouveler seul l’expérience désagréable du maléfice d’Entrave) firent chaque jour au moins trois tentatives pour surprendre Zacharias Smith dans un coin désert ; mais leur cible se débrouillait toujours pour leur échapper avant qu’ils ne puissent le prendre à part, et semblait désormais être en permanence à l´affût de la moindre attaque.
- On y arrivera jamais ! s’exclama Ron.
La semaine touchait à sa fin, et Smith venait encore une fois de leur filer entre les doigts, alors qu’ils avaient failli le surprendre au beau milieu des toilettes pour garçons du deuxième étage, un peu avant le cours de défense contre les forces du Mal.
- Sortons, murmura Neville. Il ne faut pas qu’on surprenne Hermione ici…
Ils se dirigèrent vers la salle d’Abel.
- Il faut trouver un moyen plus sûr de le coincer, dit Ron.
- Tu penses vraiment qu’il y a trente-six solutions ? ironisa Harry.
- En tout cas, une chose est certaine : on ne peut pas continuer comme ça, déclara Hermione, parce que même si par miracle on finit par le forcer à parler avec nous, on va se faire remarquer bien avant et on passera pour…
- … des types du même style que Nott, acheva amèrement Harry. Je le sais bien, mais je ne vois pas trop qu’est-ce qu’on pourrait faire d’autre. Si on essaye de lui parler calmement, il ne voudra jamais nous écouter !
- Et si nous y allons par la force, il voudra encore moins, et on ne gagnera qu’une réputation de Serpentard, répliqua Ron. Et s’il y a bien une chose pour laquelle je ne voudrai jamais qu’on me prenne, c’est un Serpentard…
- Mais McGonagall refuse de le convoquer ! rappela Harry, énervé par son sentiment de tomber sur une impasse.
Ils parlaient à voix très basse à présent, car ils étaient arrivés devant la salle de cours, et d’autres élèves de septième année se trouvaient à quelques mètres d’eux.
- J’ai une idée ! chuchota Ron. Tu n’as qu’à demander à ses soi-disant amis d’arranger le coup. Tu m’as bien dit que c’était lui qui les collait et qu’ils l’avaient laissé tomber avant qu’il ne te jette un sort, l’autre jour ?
- Oui…, répondit sombrement Harry, mais je te parie qu’il trouvera un moyen de se défiler, comme d’habitude…
Il s’interrompit. Abelforth venait de s’arrêter à côté d’eux pour ouvrir la porte de sa salle.
- Quand je pense qu’on se donne tout ce mal alors qu’il est possible que Smith nous cache un secret de famille idiot et sans importance… marmonna-t-il.
Ils entrèrent.
- Bonsoir, dit Abel. J’espère que vous m’avez tous écrit quelque chose de convenable sur les Moremplis. Je vous rappelle que Miss Granger, Mr Goldstein et Mr Potter ont été les seuls à obtenir la moyenne à leur dernier devoir, alors j’espère que vous avez fait des efforts, cette fois-ci. Mr Goldstein, veuillez ramassez les rédactions, s’il vous plaît.
Le préfet-en-chef s’exécuta.
- Le trimestre sur les créatures maléfiques est sur le point de se terminer, déclara le professeur. Lorsque nous aurons fini l’étude des plus redoutables créatures qui hantent notre monde, nous entamerons le deuxième trimestre, qui portera sur la magie noire.
Cette annonce fut suivie d’un silence pesant.
- Cela comportera les potions, les rituels et les sortilèges – bien que les sortilèges, au sens propre du terme, appartenant réellement à la magie noire ne soient qu’au nombre de deux – utilisés et pratiqués par les mages noirs. Nous allons ainsi entrer encore plus profondément dans la source du danger qui nous menace tous actuellement, ce qui est, je pense, très important.
Il marqua une courte pause ; chaque élève portait désormais toute son attention sur le professeur Abel, qui avait sorti sa baguette et l’agitait vers le tableau noir pour que les bases du cours de ce jour s’écrivent toutes seules.
- Mr Smith, Mr Potter, je souhaiterai vous parler à la fin du cours, annonça-t-il soudainement.
Harry fut extrêmement surpris, mais pas mécontent, contrairement à Zacharias Smith, qui ouvrait des yeux horrifiés.
A la fin du cours, les deux jeunes hommes se postèrent en face d’Abelforth. Lorsque tous les élèves furent partis, ce dernier joignit les doigts sur son bureau et les observa gravement.
- Harry, Zacharias, dit-il, je commence à en avoir assez de vous voir jouer au chat et à la souris depuis quelques jours. Je vous ai observé ces derniers jours et je constate que vous, Zacharias, refusez une collaboration qui permettrait d’aider à vaincre Lord Voldemort (Smith fit une horrible grimace).
- Mais…
- Silence ! Quant à vous, Harry, vous étiez prêts à user de votre baguette contre Mr Smith – j’ai noté la manière dont vous le harceliez.
- Mais, Monsieur…
- J’ai dit : silence !
Il les regarda tour à tour.
- Je retire vingt points à Gryffondor et à Poufsouffle.
Les deux élèves furent tellement choqués qu’aucun son de protestation ne parvint à sortir de leur bouche.
- Maintenant, je vous laisse régler vos différents, et j’espère que vos échanges seront plus « fructueux », car je ne vous ouvrirai que lorsque ce sera le cas.
Et sur ces mots fermes, il sortit. Il y eut un silence très pesant ; ni Smith, ni Harry n’ouvrit la bouche.
Au bout de trente secondes insoutenables, ce dernier craqua :
- Ca suffit, maintenant, Smith ! J’ai besoin que tu me dises ce que tu sais sur Hepzibah, j’ai vraiment besoin de savoir ce que tu sais sur la coupe qui a appartenu à Helga Poufsouffle, dit-il sans détour.
Smith pâlit fortement : apparemment, il avait visé juste.
- Je ne vois pas en quoi cette coupe pourrait t’aider, dit-il froidement.
- Ne t’inquiète pas pour ça, répliqua Harry. Moi, je vois parfaitement en quoi elle peut m’aider.
Ils se dardèrent mutuellement d’un regard noir.
- Pourquoi est-ce qu’Abel a dit que ça pouvait permettre d’aider à vaincre Tu-Sais-Qui ? finit par demander Smith.
- Parce que c’est vrai, répondit simplement Harry. Mais il ne vaut mieux pas que tu saches pourquoi, rajouta-t-il. Tu as bien dit que tu me souhaitais de ne jamais retrouver l’objet que je cherchais ? – et tu parlais bien de la coupe de Poufsouffle, non ? Qu’est-ce que ça veut dire, qu’elle est dangereuse ? Elle contient des maléfices, n’est-ce pas ? De la… magie noire ?
- Pourquoi tu me demandes ça ? interrogea Smith, à la fois méfiant et effrayé.
Il fit un pas en arrière.
- Parce que si j’ai raison, répondit Harry en avançant lui-même d’un pas, autant te rassurer tout de suite : je m’attendais à ce que la coupe soit ensorcelée. On peut même dire que c’est pour ça que je la cherche…
- Qu’est-ce que tu racontes ? Tu veux la coupe de la vieille pour pratiquer magie noire ? demanda Smith, terrifié.
- Certainement pas ! s’indigna Harry, prenant soudain conscience de l’air menaçant – et un peu trop convainquant – qu’il avait pris. Au contraire, je te dis qu’elle peut aider à… Bon, écoute, je ne peux pas tout te dire, mais je vais quand même te dire ça : la coupe avait sûrement déjà des pouvoirs avant, mais si elle contient de la magie noire, c’est parce que…
Il hésita. Mais après tout, d’après les réactions de Smith, il était sur la bonne voie, et il ne fallait pas laisser cette chance s’échapper.
Smith haussa les sourcils.
- C’est parce que Voldemort a volé cette coupe, finit par déclarer Harry. C’est lui qui a tué Hepzibah.
Pendant quelques secondes, Zacharias Smith parut étonné, mais cela ne dura pas longtemps. Il finit même par éclater d’un grand rire, au grand étonnement de Harry.
- Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle, dit celui-ci.
- Tu racontes vraiment n’importe quoi, Potter, répondit Smith en s’essuyant les yeux. J’ai failli te croire !
- Je ne te mens pas ! assura Harry, irrité.
- Tu n’es vraiment qu’un… même si tu as dit la vérité sur Tu-Sais-Qui il y a deux ans, tu es quand même un manipulateur, un menteur ! Tu veux attirer l’attention sur toi avec tes histoires à dormir debout !
Complètement ahuri, Harry afficha un air de totale incompréhension.
- Hepzibah est morte en 1945 ! s’exclama Smith avec mépris. Et Tu-Sais-Qui est apparu au début des années soixante-dix ! Tu crois peut-être que je suis stupide à ce point-là ?
Ce fut au tour de Harry d’éclater de rire. Quel idiot…
- Et tu pensais peut-être que Voldemort n’existait pas avant 1970 ? questionna-t-il avec ironie. Tu penses qu’il a jailli du néant pour tuer sans raison ? Tu croyais qu’il en était à son coup d’essai, quand il a commencé à réunir les Mangemorts ? Désolé de te décevoir, mais Voldemort devait déjà avoir… la quarantaine, voire la cinquantaine, à cette époque. Il a commencé à tuer bien avant de se faire appeler Voldemort ! A une époque, il travaillait chez Barjow & Beurk, et il rendait visite à Hepzibah pour son travail !
Smith semblait complètement abasourdi.
- Comment est-ce que tu pourrais savoir tout ça ?…
- Ne t’occupe pas de ça, et dis-moi ce que tu sais sur cette coupe !
Smith se décida à répondre. Il paraissait bouleversé.
- Et bien… en fait, je ne connais pas tous les détails, mais… il faut dire que c’est une vieille histoire, je n’avais même pas un an, à l’époque…
« Pendant des dizaines d’années, la famille de mon père a recherché une coupe qui leur venait, paraît-il, d’Helga Poufsouffle, et qui avait appartenu à une vieille folle qui s’appelait Hepzibah… On disait qu’elle avait été empoisonnée par accident par son elfe et que depuis, personne n’avait jamais pu retrouvé la coupe… Mon père a cherché partout, dans les maisons que possédaient Hepzibah, dans des boutiques où elle aurait pu vendre la coupe, chez des amis à elle… Mais il n’a jamais rien trouvé.
« Quelques mois avant ma naissance, un certain Mr Barjow a essayé de faire affaire avec mon père, il lui disait qu’il avait quelque chose qui pouvait l’intéresser. Mais mon père n’aime pas la magie noire – c’est quelqu’un de respectable, assura Smith –, alors il refusait toujours de lui répondre. Mais Barjow a fini par convaincre mon père – pas pour acheter des objets illégaux, mais il savait que Hepzibah faisait des affaires avec l’ancien patron de la boutique. Il est donc allé chez Barjow & Beurk et… »
- Et quoi ? interrogea Harry.
- Et la coupe y était, répondit Smith, le teint plus pâle que jamais.
- Qu’est-ce que ton père a fait ? questionna Harry, surexcité.
- Il a voulu la reprendre à Barjow, il lui a dit que ça appartenait à sa famille et qu’il allait faire appel à la Brigade de Police magique… Mais Barjow répétait que Hepzibah lui avait vendu la coupe, alors ils ont fini par se mettre d’accord sur un prix « raisonnable ». Mon père a rapporté la coupe à la maison dans une boite et… mon grand-père l’a touchée… à mains nues.
Il marqua une pause.
- Et qu’est-ce qui s’est passé ? demanda Harry, intrigué.
- Il est mort, répondit faiblement Smith. On m’a raconté que ses mains étaient toutes noires…
- Comment ?… Juste en la touchant ?…
- Oui. Mon père l’avait transportée dans une boîte que Barjow lui avait donnée, alors il n’a rien eu… Il a appelé…
Il s’interrompit.
- Qui a-t-il appelé ? interrogea Harry.
- Personne, répondit précipitamment Smith. De toutes façons, ça n’a aucune importance si tu veux retrouver cette coupe, puisque mon père l’a finalement rapportée au magasin.
- Tu veux dire qu’elle se trouve tout simplement chez Barjow & Beurk ? demanda Harry, stupéfait.
- Sauf s’il l’a revendue…
- D’accord…
Il se leva d’un bond ; il devait tout de suite en parler à Ron, Hermione et Neville – et à Abel.
Il était sur le point de sortir mais quelque chose le retint, un sentiment étrange. Il se retourna vers Smith, toujours assis sur sa chaise, dépité. Après tout, il avait fini par l’aider… Il se décida à marmonner :
- Merci… Zacharias.
Et il frappa à la porte pour qu’Abel la déverrouille.
- C’est aussi simple que ça ? s’étonna Neville, quelques minutes plus tard.
Lui, Ron, Hermione l’avaient attendu derrière la porte, et Harry venait de leur raconter, à Abel et à eux, l’histoire de Zacharias Smith. Ils s’étaient enfermés dans la salle de DCFM et Smith était reparti dans sa salle commune.
- C’était ça son grand secret ? dit Ron d’un ton dédaigneux. Je ne vois pas ce qu’il y avait de si extraordinaire.
- Son grand-père est mort, Ron ! s’exclama Hermione, outrée.
- Il ne l’a jamais connu ! répliqua son petit ami. Tu parles d’un grand secret de famille… Son père a acheté quelque chose chez Barjow & Beurk, et après ? Ca ne lui coûtait rien de dire que la coupe était là-bas, non ?
Harry avait encore des doutes à ce sujet, mais il ne dit rien. De toutes manières, cela ne le concernait pas…
- Nous, les humains, sommes des créatures diverses et parfois – je dirai même très souvent – très étranges, dit Abel d’une voix profonde. Mais ce qui compte, c’est que nous avons désormais une piste. Alors ? Nous attendons une décision de notre chef !
Harry sursauta puis rougit. Il lui paraissait extraordinaire qu’un professeur – surtout un bourreau de travail comme Abel – attende ses ordres.
- Et bien… je pense qu’on devrait aller chez Barjow & Beurk, annonça-t-il. Le plus tôt possible, ajouta-t-il. Pourquoi pas demain ?
- Je vais en parler à la directrice, dit Abelforth.
- Merci, professeur…
- Appelez-moi Abel.
- Merci Abel… Vous êtes d’accord ? demanda Harry en se tournant vers les autres.
Ils acquiescèrent. Ils paraissaient nerveux mais déterminés.
- Alors… demain, après le déjeuner. C’est plus simple, on sera déjà tous réunis, expliqua Harry, hésitant.
- Tout ceci m’a l’air parfait, assura Abel, tandis que les autres approuvaient une nouvelle fois. Mais maintenant que cette affaire est réglée, je redeviens le chef de groupe : c’est parti pour une nouvelle séance d’entraînement !
- Mais Abel…
- Je suis redevenu votre professeur, Ronald.
- Monsieur, nous n’avons même pas dîné… ! protesta Ron.
- On fera une pause tout à l’heure, coupa le professeur Abel.
Le lendemain, au petit déjeuner, Harry dut annoncer à son équipe que l’entraînement de Quidditch était repoussé à une date ultérieure.
- Mais pourquoi ? demanda Dean à voix haute.
- Ce ne sont pas tes affaires, répliqua le Capitaine. Enfin, bon… je dois aller quelque part, dit-il sur un ton d’excuse.
Ces derniers temps, il recommençait à bien s’entendre avec Dean, il valait donc mieux éviter de se montrer désagréable.
- Tu vas encore sauver le monde ? lança Jimmy Peakes.
Les Gryffondor assez proches pour comprendre la conversation éclatèrent de rire.
- Il ne croit pas si bien dire, marmonna Harry tandis qu’ils se dirigeaient vers le parc.
Ils s’arrêtèrent et s’allongèrent au pied du hêtre qui leur était si familier.
La tension était palpable. Beaucoup de leurs sorties s’étaient soldées soit par un drame, soit par une fuite in extremis, cette année, une année dont ils n’avaient d’ailleurs pas encore parcouru la moitié. Et le souvenir du médaillon de Serpentard resterait gravé encore très longtemps dans les mémoires de Harry et de Ron…
Et de Ginny…
- Harry !
Harry se retourna et vit la jeune rousse se précipité vers eux.
- Ginny, qu’est-ce que… ?
- Harry, il faut que je te parle seule à seul, coupa-t-elle sèchement.
Ne voyant aucune excuse dans sa situation actuelle lui permettant de refuser, Harry se leva et suivit Ginny dans un coin plus isolé du parc, près de la Forêt interdite. Avant qu’il n’ait pu dire quoi que ce soit, cette dernière lui parla sans détour :
- Vous partez chercher un Horcruxe, n’est-ce pas ?
- Comment… ?
- J’ai mes sources, dit simplement Ginny. Pourquoi tu ne me dis rien ? Pourquoi vous me tenez à l’écart ? Pourquoi tu me tiens à l’écart ?
- C’est trop danger…
- Je ne te parle pas de ça, et tu le sais très bien ! l’interrompit Ginny avec colère. Je sais depuis longtemps que vous ne me laisserez pas vous aider avant que je ne sois majeure ! Mais vous devriez me tenir au courant, au moins ! Mais je sais que le problème ne vient pas de Ron, Hermione, ou Neville ! C’est TOI – elle enfonça son index dans la poitrine de Harry – qui n’arrêtes pas de m’éviter depuis trois semaines ! Toi qui m’as exclue alors que je sais très bien que tu essayais de te rapprocher de moi !
Pris de court, Harry ne sut que répondre. Ginny fulminait.
- C’est toi qui surprotèges toujours les gens sans leur demander leur avis, dit-elle enfin. Hermione m’a racontée que j’avais déjà dû te harceler et te poser un ultimatum pour que tu acceptes de ressortir avec moi, le jour de la rentrée. Ne crois pas que c’est parce que je ne m’en souviens plus que je vais recommencer comme si de rien était, non, je ne m’en souviens pas mais ça ne m’empêche pas d’en avoir assez, désolée ! Tu as déjà eu ta deuxième chance, Harry, alors je ne reviendrai pas te chercher. Mais ça ne change rien, après tout, dit-elle avec un regard froid. C’était déjà fini entre nous. Je dois remercier Nott de m’avoir ouvert les yeux.
Et sans un mot de plus – tout était dit –, elle fit volte-face et marcha d’un pas résolu vers l’escalier de pierre.
Harry, déconcerté, avait du mal à réaliser ce qu’il venait d’entendre. Ginny le quittait… avant même qu’ils n’aient pu ressortir ensemble… Et tout, tout était de sa faute… Même Nott n’y était pour rien, comme elle l’avait dit… et cela faisait mal…
Il avait retrouvé sa Ginny, enragée comme une tigresse… Il était dommage que ce soit pour se séparer.
Il avait rejoint ses amis au pied du hêtre, et avait passé le reste de la matinée appuyé contre l’arbre, refusant de répondre aux questions qu’on lui posait. Il avait déjeuné sans ouvrir la bouche pour une autre raison que d’avaler quelque chose, mais il n’avait pas très faim non plus… Puis il avait attendu Abel sans un mot avec ses amis, près du portail.
Quand leur « compagnon » arriva, ils franchirent le mur d’enceinte et transplanèrent pour se retrouver au beau milieu de l’Allée des Embrumes. Sans prêter attention aux visages peu amicaux qui les toisaient sur leur passage, « l’unité » de l’Ordre du Phénix avança d’un pas résolu en direction du plus grand commerce de l’Allée : Barjow & Beurk. Ils entrèrent un par un dans la sombre boutique.
Elle était vide.
- Il n’y a personne, dit inutilement Ron.
- On avait remarqué…
- Qu’est-ce qu’on fait ? demanda Neville.
- On attend, répondit Harry.
Ils parurent tous étonnés par la froideur de sa réponse.
En tout cas, son conseil était le bon. Mr Barjow apparut en effet une minute plus tard.
- Que désirez-vous ? questionna-t-il sur le ton huileux qui lui était coutumier
Abelforth prit les devants.
- Nous cherchons un objet précis, dit-il sur le ton des affaires. Nous savons qu’il a ou a été en votre possession et nous souhaiterions l’acheter.
- Il est malheureusement fort possible que je l’aie vendu, Monsieur ?…
- Dumbledore, répondit Abel, ce qui eut pour effet de faire s’évanouir le sourire de Barjow.
- Comment ?…
- Abelforth Dumbledore, précisa-t-il.
- A… Abelforth… Mais c’est bien sûr !… Abel ! s’exclama Barjow, en retrouvant son sourire. Ça fait au moins…
d´ici là j´en veux bien une (soft) de toi car je suis obligée d´aller t´admirer sur le blog de kit ![]()
oups j´ai posté en même temps que toi jim alors je vais aller lire pour te mettre un petit message après!!!
et troisième post désolée!!!
pitié!!! comment peux-tu nous laisser là?j´attends demain comme un lion en cage rrrrrrr!!!
trés chére minerva,
n´ayant pas d´appareil photo numérique je ne peux prendre de photo de moi-même et les mettres sur mon ordinateur. Par conséquent je ne puis répondre favorablement a votre requete. cordialement soltek.
jim super suite bien que il faillent attendre la suite
savez-vous ,très cher,que ce nouveau ton est très........mignon!!!j´adore!!!
enfete c´etait mon ton lettre du siecle dernier en francais ![]()
- On a vraiment eu peur ! lui répéta pour la millième fois Hermione. Mme Pomfresh disait que…
- Que j’allais mourir, je sais ! acheva Harry, exaspéré.
Il en avait assez d’entendre que les autres se faisaient du souci pour lui. Un nouvel Horcruxe était détruit, c’était tout ce qui importait dans cette histoire, à ses yeux. Penser que certaines personnes s’étaient inquiétées pour lui parce qu’il avait été sur le point de mourir le rendait malade. Il ne pouvait pas supporter l’idée que Ginny, après avoir témoigné un tel chagrin quand il avait failli mourir, se montre à nouveau si distante et indifférente…
Lorsqu’il avait quitté l’infirmerie, le lendemain, Harry avait tenté d’être amical avec son ex-petite amie. Il avait réessayé de se comporter comme s’il voulait renouer des liens plus affectifs avec elle… Mais au moment où il lui avait lancé, à l’entrée des vestiaires avant l’entraînement de Quidditch, un chaleureux et enjoué « Salut, Ginny ! Prête à gagner le prochain match ? », elle l’avait royalement ignoré, restant impassible et froide. Elle n’avait plus rien à voir avec la jeune fille en larmes de la veille…
Harry avait expliqué à Ron et Hermione l’histoire de la potion verte qu’avait bu Dumbledore, ainsi que sa théorie – qui s’était révélée exacte – selon laquelle cette même potion devait être bue pour neutraliser les sorts qui protégeaient la coupe. Mais il n’avait rien dit sur son rêve, ni sur Dumbledore… ni sur Rogue.
« J’ai confiance en Severus Rogue. »
Comment Dumbledore avait-il pu prononcer une telle phrase ? Comment avait-il osé rester sur ses positions après avoir été tué par le professeur en qui il avait placé une telle confiance ? C’était… complètement fou. Il se disait que peut-être, il n’avait pas eu affaire au véritable Dumbledore, qu’il ne s’agissait peut-être que d’un rêve. Mais pourtant, cela avait semblé si réel : il s’en souvenait distinctement, et les explications données par Dumbledore paraissaient un peu trop complexes pour sortir de sa seule imagination… Il avait envie de croire qu’il avait revu l’ancien directeur de Poudlard.
Le lundi suivant annonçait le début de la dernière semaine précédant les vacances de Noël. Une fois de plus, Harry avait été invité pour rentrer au Terrier avec Ron ; mais cette fois, Hermione et un Neville très surpris étaient mentionnés dans la lettre que Mrs Weasley avait envoyée à son fils. Neville ne savait pas quoi dire : il n’avait jamais eu d’ami suffisamment proche pour recevoir la moindre invitation.
- C’est normal, non ? dit Ron en donnant une grande tape dans le dos de leur ami muet. Tu fais partie de la « bande », maintenant, mon vieux.
Aucune réponse.
Harry finit par éclater de rire.
- Si à l’âge de dix ans, on m’avait dit que ce serait dans « ma bande » qu’on voudrait rentrer et pas dans celle de Dudley… dit-il. Mais de toutes façons, je préfère « équipe » que « bande ».
- Oui, on forme une équipe, approuva Hermione, et pas une bande de voyous…
Elle avait parlé d’un ton un peu morne pour une phrase plutôt sensée être solennelle.
Harry comprenait ce qu’elle ressentait : il s’agissait certainement d’une nuance de ce qu’il avait lui-même éprouvé quand la famille Weasley l’avait quasiment adopté. Mais comme elle avait également très souvent accueilli Hermione au cours de ces dernières années, il se demandait si la jeune femme ne se souvenait pas surtout du fait qu’elle n’avait plus de parents… Cela ne faisait même pas trois mois et elle avait gardé beaucoup de son chagrin pour elle-même, comparé à la brutalité de la perte qu’elle avait subie…
Elle demeura ainsi fermée jusqu’à la fin de la journée, malgré toutes les tentatives de Ron tantôt pour l’égayer en faisant l’idiot – il était particulièrement doué –, tantôt pour la réconforter à l’écart des autres. Après qu’ils se soient embrassés en guise de bonsoir, Hermione monta dans son dortoir l’air un peu moins triste.
Pendant ce temps, Harry tenta d’adresser la parole à Ginny, mais il semblait que c’était un combat perdu d’avance, car la jeune fille n’avait pas la moindre intention de faire remarquer à qui que ce soit qu’elle était au courant de l’existence du si célèbre Harry Potter.
Comme si cela ne suffisait pas, en le voyant rejeté par son ex-petite amie, d’autres filles, dont l’éternelle Romilda Vane, l’abordèrent de nouveau. Il les menaça de sa baguette et elles s’enfuirent avec des gloussements idiots qui le mettaient hors de lui. Il était furieux contre lui-même, il se serait frappé contre les murs à tel point il se sentait imbécile, un parfait crétin…
C’était de sa faute, à lui et à sa tendance si stupide à jouer les héros, à se sacrifier, même quand c’est inutile… Si Ginny ne voulait plus jamais lui parler, ne serait-ce que pour être amie avec lui, ou au moins… une proche… il ne pourrait s’en prendre qu’à lui-même, à lui seul.
Mais le lendemain, lui comme Hermione eurent d’autres soucis plus immédiats en tête. En fait, c’était pire que tout ce qu’ils pouvaient s’imaginer en ce moment.
Un hibou grand-duc vint comme d’habitude apporter la Gazette du Sorcier à Hermione, pendant le petit déjeuner. Elle se plongea dedans et à peine une fraction de seconde plus tard, elle poussa un cri horrifié qui attira l’attention de tout le monde – ou plus exactement, l’intention de tous ceux qui n’avaient pas de journal en leur possession, ni d’ami qui en lisait un à côté d’eux. En peu de temps, un murmure assourdissant s’éleva dans la Grande Salle, et on ne pouvait s’y tromper : ce murmure ainsi que tous les visages exprimaient une grande inquiétude – voire une véritable terreur.
- Qu’est-ce qui se passe ? demanda Harry, étonné, en voyant que les professeur eux-mêmes semblaient très inquiets.
- Lis ça !! répondit Hermione d’une voix aiguë en lui tendant la Gazette.
Harry prit le journal et l’étala sur leurs assiettes. Ron et Neville se penchèrent pour voir ce qui était écrit :
AZKABAN REPRIS PAR LES DETRAQUEURS
Dans la nuit du 1er au 2 décembre, un groupe constitué de ce qui semblerait être une véritable armée de créatures maléfiques a pris d’assaut le pénitencier d’Azkaban. Depuis ce matin, une version géante de la Marque des Ténèbres, comparable à celle qui domine le village Pré-au-Lard, flotte au dessus de la forteresse…
Harry jeta un coup d’œil à la photo animée en noir et blanc, qui montrait une île montagneuse au sommet de laquelle était perchée ce qui semblait être un immense château fort. L’image était éclairée par la lumière diffusée par la tête de mort à langue de serpent : une réplique parfaite de ce qu’on pouvait voir à travers une fenêtre tournée vers le Sud en grimpant dans les étages, au dessus de la Capitale…
Les gardiens, qui n’étaient même pas une centaine, n’ont rien pu faire, et seuls deux sont parvenus à rejoindre le ministère de la magie, blessés et très affaiblis, pour témoigner de ce qui était arrivé. Le ministre Rufus Scrimgeour n’a fait aucune déclaration mais selon nos sources, les quatre-vingt-douze autres gardiens, ainsi que les prisonniers, sont restés coincés derrière le champ de force magique semblable à celui qui entoure le village de Pré-au-Lard, surnommé la Capitale des Ténèbres depuis le 3 septembre dernier.
« Ils ont sans doute rejoint les Inferi – sauf bien sûr les prisonniers qui ont rejoint les Mangemorts, et encore, je ne suis pas certain que la moitié d’entre eux ait réellement fait quelque chose en rapport avec Vous-Savez-Qui… » a déclaré un des deux gardiens survivants, que nous avons pu interviewer à Ste Mangouste où ils sont actuellement hospitalisés…
Harry sentit son sang se glacé et son cœur tomber dans sa poitrine. Une dizaine de Mangemorts à nouveau en liberté, mais surtout plus d’une centaine de morts supplémentaires… en une nuit… Et…
- Hagrid… murmura-t-il d’une voix éteinte. Ce n’est pas vrai… C’est impossible !…
Il s’était arrêté de lire l’article. Il ne parvenait plus à respirer normalement, il sentait ses yeux s’embuer petit à petit… Il avait envie d’hurler de toutes ses forces, il ne percevait même plus la panique qui s’était soudainement répandue dans la Grande Salle… Il ne réalisait même plus l’énormité du sujet principal de l’article.
Il n’écouta pas ce que lui dirent ses amis dans la journée ; d’ailleurs, il ne savait pas s’ils avaient réellement parlé, car eux aussi devaient être sous le choc, comme toute l’école… Le soir, il jeta son sac avec rage et se laissa tomber dans un fauteuil pour s’enfouir le visage dans les mains.
Il ne parvenait pas à assimiler tout ce qu’il avait appris en une minute, il ne digérait pas tout ce qui s’était produit. Hagrid était mort… Non, il avait simplement… disparu. Lupin lui avait déjà donné la preuve qu’il y avait des chances de survivre, même dans une telle situation ; mais si Hagrid devait également revenir avec l’intention de les tuer… Il avait beau retourner la situation dans tous les sens, il ne voyait pas comment le demi-géant aurait pu s’en sortir vivant… Et pourtant… Hagrid s’était échappé de Pré-au-Lard… mais il avait dû s’enfuir avant que le village ne soit entouré d’une protection magique, pensa Harry.
Hagrid était mort…
- Ca va ?… demanda une voix larmoyante à sa droite.
Harry releva la tête et vit Ginny, assise à côté de lui. En face, Hermione se serrait contre Ron, qui lui caressait les cheveux. Ils avaient tous les deux les yeux rouges, mais les joues d’Hermione brillaient à la lueur du feu de cheminée, signe qu’elle avait certainement beaucoup pleuré. Dans un coin un peu plus éloigné, Neville gardait la tête baissée, l’air dépité.
Il n’était pas bien difficile de deviner ce qui les abattait tous. Les autres élèves de Gryffondor semblaient également moroses ; il y avait une ambiance déprimante, même s’ils n’étaient peut-être pas tous au courant de la présence de Hagrid – que certains aimaient beaucoup, mis à part ses cours – entre les murs de la prison d’Azkaban.
Le simple fait de voir Voldemort prendre un tel pouvoir et d’apprendre la nouvelle d’un tel massacre devait largement suffire à assombrir et gâcher leur journée…
Harry se tourna à nouveau vers Ginny.
- Oui… Enfin, pas vraiment, lui répondit-il avec un rire plein d’amertume. Et toi ? demanda-t-il sur un ton plus compatissant.
- Comme tout le monde, dit Ginny. On est tous sous le choc, je crois…
Elle renifla à plusieurs reprises et s’essuya les yeux d’un revers de manche. Presque instinctivement, Harry tendit le bras. Il la regarda, non pas avec espoir mais avec des yeux qui ne faisaient qu’une proposition polie et compatissante. La jeune rouquine, oubliant les conflits qu’ils avaient pu avoir ces derniers temps, se réfugia dans les bras de Harry, qui se mit à caresser lentement sa crinière rouge vif.
Il se disait que Hagrid ne connaîtrait certainement plus jamais ce genre d’expérience… Il pensait vaguement à Madame Maxime. Elle devait sûrement être effondrée à l’heure actuelle.
Aucun des deux couples en deuil n’eut le courage de se lever pour se coucher à une heure raisonnable. A minuit, ils se décidèrent enfin à monter dans leur dortoir. Ginny marmonna un vague « Bonne nuit » à Harry, peut-être un peu honteuse de s’être endormie enlacée par un garçon qu’elle était sensée avoir banni de sa vie.
Mais Harry, lui, n’avait pas dormi : il s’était contenté de regarder avec mélancolie son ex-petite amie en pensant à tout ce qu’il avait perdu, perdait, et perdrait encore dans sa vie.
Les jours suivants, l’ambiance générale dans le château ne s’améliora pas beaucoup. L’inquiétude était à son comble. Seuls les Serpentard paraissaient peu ébranlés par la nouvelle, mais selon la Préfète-en-Chef, ce n’était qu’une façade : elle leur avait raconté qu’elle avait surpris certains groupes d’élèves de Serpentard en train d’échanger des propos tendus dans les couloirs, même si apparemment, il n’osaient pas en parler à voix haute
- Je ne vois pas où est le problème, dit Ron avec mépris. C’est bien ce qu’ils voulaient, après tout !
- N’oublie pas que certains ont des parents en prison à Azkaban, et Voldemort ne doit pas être très content d’eux !
- Crabbe et Goyle ont des pères Mangemorts en prison, et je ne pense pas que ce soit d’eux dont tu parlais…
- Tu oublies Nott, remarqua Harry, mais à mon avis, il doit considérer comme tout à fait normal que son père se fasse torturer ou tuer après avoir échoué au ministère… Quel malade, ajouta-t-il sinistrement.
- Justement, à propos de Nott… je pense que c’est sûrement à cause de lui que les autres Serpentard ont l’air si inquiets, déclara Hermione.
- A ton avis, s’ils ne veulent pas parler, c’est à cause de lui ? demanda Harry. Tu penses qu’ils sont menacés et qu’ils sont forcés de garder le secret sur ce qu’il prépare peut-être dans leur salle commune ?
- Euh…, hésita Hermione, oui.
- On a déjà discuté de ça, dit Harry, et je ne pense pas me tromper en répétant que nous sommes tous d’accord avec toi. Ce qui compte maintenant, c’est d’empêcher Nott de faire ce qu’il veut faire.
- Pour ça, je crois qu’on peut toujours rêver, répondit tristement Hermione.
- Pourquoi ça ? s’étonna Neville.
- Parce que j’ai déjà essayé de parler à quelques uns, mais ils refusent catégoriquement de m’adresser la parole sans me traiter de « Sang-de-Bourbe », répondit Hermione. Je vais continuer avec Anthony, et je ferai attention à tout ce que j’entendrai, mais j’ai l’impression que Nott a un don pour ne pas être découvert…
- Fais aussi attention à toi, lui dit Harry sur un ton grave.
Il n’avait pas oublié sa petite altercation sur le terrain de Quidditch… Il était resté vague sur ce qui s’était passé, racontant que la bande de Serpentard était simplement venue pour se moquer de l’équipe de Gryffondor, comme d’habitude, et qu’il s’était « légèrement emporté » avec son sortilège d’Expulsion. Il n’avait pas mentionné les menaces que Nott avait proférées contre les Préfets-en-Chefs et Ginny…
Mais Hermione en savait déjà bien assez sur sa dangerosité – avérée ou potentielle – pour ne pas être étonnée par l’avertissement de Harry. Ils sortirent de la salle dans laquelle ils s’étaient enfermés pour discuter tranquillement.
Mais Abel les attendait.
tout d´abord ,répondre à ta question:je n´ai pas de diminutif à part toi:pr macgo ou soltek:minerva car je ne suis pas très active à part ici (preuve de ma fidélité envers ta fic!et puis ,ici je ne me fait pas harceler par des ados qui se croient en compétition de drague avec soltek qui d´ailleurs ne me défend même pas !l ol )alors vous pouvez m´appeler comme vous voulez: choisissez.
pour ta fic:je te remercie de nous avoir amenés jusque-là ,au même niveau que hp4.c´est vraiment sympa de ta part de prendre du temps pour nous et je continuerais de te lire en apprenant la patience puisque ,maintenant tu dois créer!cela dit, méfie-toi que ça ne devienne pas un topic de bla-bla spécial soltek-minerva alors viens de temps en temps s´il te plait
à bientôt et encore félicitations pour ton travail
sympa je voie quon parle de moi ca fait plaisir...
bon la suite genial meme si c pas tout le chapitre mais coupé en plein suspense c´est mechant
allé chenapan met vite la suite
minerva tu a dit qu´on pouvait t´appeller comme ont voulait... ca laisse un grand nombre de choix ![]()
j´emets une réserve:tu n´as le droit d´utiliser que ceux qui ne choquerons pas la morale:pour ça y´a msn et....... ![]()
oki coquine ![]()
oui mais sage avec les bébés ![]()
par contre dommage pour le fouet : tu as raté un bon coup de pervers! tant pis ce sera pour une prochaine fois ...