voici une fanfic je vous demande un truc donnez moi une deuxieme chance je ve lutter contre le flood.
HARRY POTTER ET LES POUVOIRS DE L´HERITIER
Chapitre 1 : Un été particulier
Il faisait encore nuit, et un mois s’était déjà écoulé lentement depuis son retour au 4 Privet Drive. Les journées et les nuits de ses vacances lui paraissaient enuyeuses et interminables, et cette chaluer toride quotidienne lui donnée une affreuse nausée et le fatiguait plus qu’il ne l’était déjà. L’ennui de toutes ses heures à paresser dans sa petite chambre c’est qu’il avait plus de temps à penser à ses malheurs.Ce garçon aux cheveux d’un noir ténébreux, aux yeux d’un vert captivant et aux genoux noueux, ( il était plutôt mignon) du nom de Harry Potter répétait toujours les même activités. Aujourd’hui comme tous les autres jours précédents il s’était allongé sur son lit aux couvertures miteuses. De la sueur chaude roulait le long de son cou tout comme des larmes coulaient sur son maigre visage d’orphelin. Il ne savait pas vraiment la raison de son chagrin. Etait-ce à cause de la mort de Cédric Diggory alors qui commençait à être son ami ou alors était-ce à cause du retour de son puissant ennemi fatal ? Harry ne cessait de se sentir responsable de la mort de Cédric Diggory, ce garçon qui était auparavant plus âgé que lui et qui avait les épaules d’un athlète.
( retour dans le passé, il y a quelques jours de cela)
« Un soir comme les autres, celui de la fête d’Halloween, Harry se rendait accompagné de Ron et Hermione dans la Grande Salle où devait se dérouler un banquet avec les invités de Poudlard : les Délégations de Beauxbâtons et de Durmstang. Ce soir-là, un juge impartial allait désigner les trois champions qui allaient concourir tout au long de l’année, il y avait un champion élu pour représenter chaque collège. Viktor Krum fut le champion de Durmstang, Cédric Diggory fut nommé champion de Poudlard et Fleur Delacour représenta la délégation de Beauxbâtons mais au grand étonnement de tous, la Coupe de Feu qui choisissez les champions de chaque établissement en fonction de leurs connaissances et expériences, désigna Harry comme second champion de Poudlard. Harry qui n’avait pas proposé sa candidature, fut obligé d’effectuer toutes les épreuves, dont trois tâches périlleuses. Les deux premières tâches furent réussies par le jeune adolescent, mais au cours de la dernière et troisième tâche qui lui semblait la plus facile, Harry fut amené à ce qu’il restait de Voldemort par un portoloin magique. Cédric qui se trouvait à proximité d’Harry fut attiré lui aussi par le portoloin. Queudver, un des fidèles de Voldemort le tua effroyablement sans même prendre le temps de réfléchir. Il prit un peu de sang à Harry, ce qui permit la résurrection du mage tant redouté de tous : le Seigneur des Ténèbres, avec un corps subvenant à ses besoins. Par un certain miracle et une chance plus que merveilleuse, Harry réussit à s’enfuir des bras de Voldemort avant que celui-ci n’eut le temps de l’assassiner. »
_Oui, pensait Harry. C’est ma faute si Cédric est mort. Si je n’avais pas tant insisté pour qu’il prenne le trophée de la victoire ( qui était en réalité un portoloin), il ne n’en serait pas là. Je serais peut-être mort mais lui au moins serait en vie. Il n’avait rien fait de mal, moi si au contraire, j’avais provoqué Voldemort mainte et mainte foi en l’empêchant de parvenir à ses fins. C’était de ma faute, j’avais trop fouiné dans ses affaires, après tout Voldemort s’était juste vengé de moi.
Il en faisait tant une obsession, qu’il avait oublié quel jour on était. Aujourd’hui, il venait d’avoir 15 ans. Mais qu’importe, il s’en fichait totalement, tout ce qui comptait pour lui c’était de revoir Ron et Hermione, et de reprendre normalement, comme si rien ne s’était passé, ses cours au château de sorcellerie, qu’importe l’âge qu’il avait. Il n’avait toujours pas entendu des nouvelles de Voldemort, ce qui le perturbait et l’effrayait vraiment. Mais Poudlard lui faisait oublier tous ses soucis, là-bas il se sentait vraiment chez lui et en sécurité. Repenser aux longs couloirs du manoir avec ses 147 escaliers agités, ses marches escamotables, ses tableaux dont les personnages pouvaient bouger, lui faisait terriblement mal et lui creusait un trou profond dans l’estomac.
Il aimerait tant oublier son passé mais celui-ci le rattrapait toujours, pas moyen d’y échapper : Voldemort voudra comme toutes les autres années s’en prendre à lui, se venger de l’avoir rendu à néant ce soir d’il y a 14 ans et il souhaitera également éliminer toutes traces de vie existantes chez le monde des sorciers. Tuer Cédric Diggory et ses parents ainsi que de pauvres gens innocents ne lui suffit pas, cet homme cruel ne peut changer, il sera toujours assoiffé de sang et de guerre. Harry se promettait depuis ses 11 ans qu’il le vaincrait un jour, qu’il vengerait ses parents morts pour la folie de cet ignoble bonhomme aux yeux de serpents.
Harry Potter avait absolument besoin de parler à quelqu’un qui le comprendrait, comme un parent, mais seulement à qui ? Il n’avait plus de famille à part la sœur moldue de sa sœur, son mari Vernon et son idiot de fils nommé Dudley. Ils logeaient Harry uniquement pour les vacances d’été et ne lui accordaient aucune attention. Ils le détestaient par-dessus tout et ne pouvaient s’empêcher de résister à la tentation de le battre pour une raison non-valable, mais depuis qu’Harry maîtrisait la magie, ils n’osaient pas l’approcher de peur de se voir pousser une queue de cochon sur l’arrière-train. Harry se résignait à parler de ses problèmes à Ron et Hermione, ce qui les inquièterait davantage qu’ils ne l’étaient déjà, il n’avait aucune chance de parler à Sirius de ses tourments sans augmenter le nombre de cheveux blancs au sommet de son crâne, son parrain avait déjà un tempérament très nerveux et il se souciait déjà de ses ennuis personnels. Tant pis, il gardait tout ce qu’il avait sur le cœur au plus profond de ses pensées. Il se contenta de pleurer pour se soulager un peu.
Il revoyait encore des souvenirs heureux qu’il avait passés avec ses amis et certaines scènes épouvantables défilées sous ses magnifiques yeux verts, lorsque six hiboux qui apportaient le courrier, s’engouffrèrent dans l’entrebâillement de sa fenêtre, dans un vacarme indéfinissable, qui risquait sûrement de réveiller les abrutis moldus qui dormaient encore dans les chambres d’à côté: les Dursley. L’oncle Vernon émit un grognement dans son sommeil en signe de désapprobation. Harry quant à lui était ravi de la visite des hiboux envoyés par ses amis, il espérait apprendre des nouvelles de Voldemort, s’il avait commencé à tuer de nouvelles victimes. Mais ça faisait longtemps qu’il n’avait plus reçu de nouvelles d’Hermione et de Ron. Il sourit alors pour la première fois depuis qu’il avait passé la barrière de la voie 9 ¾, et se précipita immédiatement sur le premier hibou. Il apportait un message d’Hermione Granger, une élève particulièrement intelligente de sa classe. Il la soupçonnait de s’être réellement rendu en Bulgarie, mais ses suppositions s’avérèrent exactes. Il lut la lettre de sa meilleure amie à mi-voix:
Cher Harry,
Comment vas-tu? En ce moment, je séjourne en Bulgarie, dans un petit village isolé près de Barna chez Viktor où il fait très froid. Il doit sûrement désirer être loin de ses fans pour exiger un peu de tranquillité.
Avec Viktor on s’amuse bien et j’ai même rencontré ses parents, j’ai eu du mal à communiquer avec eux, il ne parle pas du tout l’anglais, mais ça a été. Au fait, je te souhaite un très joyeux anniversaire ainsi que de la part de Viktor et j’espère que ton cadeau te plaira. Il m’a également demandé avec insistance de te répéter que tu as été vraiment merveilleux contre le Magyar à pointes l’an dernier, il est vrai que tu t’en étais bien sorti. Sinon, quoi de neuf ? Des nouvelles de Sirius ? Et de Tu-Sais-Qui ? Ta cicatrice ? Je m’inquiète un peu pour toi tu sais, alors tiens moi au courant des évènements qui clochent, de mon côté je vais consulter la Gazette des Sorciers, histoire de voir comment ça se passe sans Rita Skeeter ! Elle est toujours enfermer dans son bocal, finalement je ne vais pas la relâcher, elle sera mon animal de compagnie ! Je vais lui préparer un endroit aménagé pour qu’elle se sente à l’aise, jacuzzi et tout. J’ai trouvé un contre-sort qui l’empêche de se métamorphoser grâce au sort que Sirius et Lupin ont lancé contre Queudver dans la cabane hurlante quand on était en troisième année. Je me suis souvenue de ce sortilège il n’y a pas très longtemps.
Harry, se rappela vaguement de ce moment là qu’il lui paraissait si lointain à présent.
Je te propose de finir les vacances chez moi à Cardiff ( je rentre ce soir) pour te changer les idées, je pense que tu t’ennuis chez tes moldus et à ma connaissance tu ne m’as pas dit que tu partais quelque part en vacances. Ron y sera aussi rassures- toi et d’ailleurs pour venir chez moi il faudra que tu ailles chez les Weasley. Vous-y prendrez avec Ginny de la poudre de cheminette pour arriver dans ma cheminée. Nous venons de nous connecter au réseau.
Harry, prends bien soin de toi.
Tu me manques,
Hermione.
PS: J’ai changé de coiffure.
Harry rougit légèrement quand il lut les mots « tu me manques », en temps normal Hermione terminait ses lettres par « amitiés » ou quelque chose dans ce goût là, puis il sourit en imaginant Hermione avec la tête chauve.
_Sans doute a t-elle mis sa tignasse de côté et a opté pour un lissage permanent, songea Harry à haute voix.
En tout cas, la lettre d’Hermione lui remontait le moral, l’idée de quitter les Dursley pour un bon bout de temps l’enchantait drôlement, encore fallait-il les convaincre, mais en cas de refus, il utiliserait la bonne vielle méthode, la technique c’était de parler de Sirius, de leur faire croire qu’il pourrait s’en prendre à eux s’ils lui refusaient quoi que ce soit, les Dursley croyaient toujours que Sirius Black était un dangereux criminel échappé de la prison d’Azkaban, et Harry encourageait cette rumeur. Il ouvrit ensuite avec curiosité le paquet qui accompagnait la lettre, sans doute un livre, Hermione aimait par-dessus tout lire et elle souhaitait absolument transmettre sa passion à Harry ( Ron étant tellement désintéressé, donc elle tentait le tout pour le tout avec Harry), c’est pourquoi elle lui offrait le plus souvent des livres sur le Quidditch ou sur la culture générale d’un sorcier. Mais Harry fut étonné cette fois-ci, elle venait de lui offrir une montre aux montures en cuir noir incrustées de petits diamants qu’il enfila immédiatement à son poignet gauche. Ca tombait à pic, Harry avait cassé sa montre en nageant dans le lac de Poudlard pour la deuxième tâche. Il déglutit avec difficulté, il repensait à ce qu’il avait ressenti lors de la deuxième tâche
Ebahi et plutôt content de sa nouvelle montre, il prit la lettre suivante, celle de Ron.
Joyeux anniversaire Harry!
Comment vas-tu? Tu as reçu la lettre d’Hermy ?
Harry fut surpris, il ne pensait pas que Ron puisse un jour donner un surnom à Hermione étant donné qu’il y a souvent de la tension entre eux pour un simple sujet comme par exemple les excellentes notes de Hermione.
Est-ce que tu vas venir chez Hermione cet été? J’espère qu’oui. Tu m’imagines seul avec Mademoiselle-Je-Sais-Tout en train de parler des cours tout l’été? Alors s’il te plaît, fait en sorte que tes moldus acceptent. Là je suis au salon pour t’écrire cette lettre, Percy est assis à côté de moi et me parle des fonds de chaudrons où je ne sais quoi, je ne l’écoute pas vraiment mais il n’a pas l’air de s’en rendre compte. J’espère que ton cadeau te plaira. Attend, Ginny arrive, je crois qu’elle veut écrire quelques mots.
Salut Harry!
Je te souhaite un merveilleux anniversaire. On se voit au terrier d’accord? Moi aussi je vais chez Hermione même si Ron ne voulait pas que je vienne.
Allez au revoir.
Ginny.
Et bien au revoir Harry. Ramène-toi en bonne santé s’il te plaît, ma mère est folle d’inquiétude pour toi depuis le retour de Tu-Sais-Qui, tu vois ce que je veux dire, elle devient pire que Percy quand il est question de discuter, elle peut parler de toi pendant deux heures et plus ! D’ailleurs elle arrive, je vais faire semblant d’avoir terminé ta lettre, sinon elle risque de se pointer et de t’écrire un roman, la lettre risque d’être trop lourde pour Coq.
Ron.
Harry ouvrit la boîte qui accompagnait la lettre de Ron et découvrit une série de différents bonbons appétissants aux emballages multicolores. Il y avait un mot à l’intérieur qui disait:
Voici des bonbons que Fred et George ont fabriqués avec leur nouveau matériel de chimie. N’en mange pas un seul, sois prudent. Ils sont pour ton cousin, de quoi t’amuser tout l’été jusqu’à ce que tu viennes chez nous.
Gardes-en un peu pour Poudlard, écrivit George. Je n’en ai plus de la sorte et je comptais les tester sur Lee Jordan. Et sans oublier Malefoy !
Harry éclata de rire, et referma prudemment la boîte de peur que quelque chose d’insolite lui arrive. Les jumeaux Fred et George étaient connus pour leurs dons de farceur qui épatait généralement la galerie. Harry prit alors la lettre griffonnée de Hagrid:
Joyeux anniversaire Harry!
On se voit le 14 septembre à Poudlard.
Hagrid.
PS: Olympe et moi nous nous amusons bien dans les forêts. ( je te donnerai de plus amples détails à Poudlard)
Ne te laisse pas faire par tes moldus.
Bonnes vacances. Bises à Ron et Hermione.
_Le 14 septembre? s’étonna Harry à haute voix en relisant la lettre pour être sûr de ne pas s’être trompé.
D’habitude la rentrée au collège de sorcellerie se faisait généralement le 1er septembre.
Harry soucieux ( car Hagrid lui envoyait souvent des objets dangereux tel qu’un livre mordeur) ouvrit le paquet d’Hagrid. Contrairement à ce qu’il s’attendait à recevoir, Harry, découvrit deux boîtes de velours noir et rouge. Il en ouvrit une avec un peu d’appréhension, la rouge, et aperçut une simple chaîne en or. Il se demanda pourquoi Hagrid lui avait envoyé un simple collier et souleva le couvercle de la boîte noire, il y avait un humble bracelet également en or. Mais pourquoi Hagrid lui envoyait-il ces bijoux ? Il déposa la chaîne délicatement pour ne pas la casser autour de son cou, et enfila le bracelet à son poignet droit. Il fouilla l’emballage à la recherche d’un petit message qu’Hagrid aurait pu laisser. Celui-ci avait laissé un morceau de parchemin sur lequel était inscrit:
La chaîne en or appartenait auparavant à ta grand-mère qui l’a léguée à sa fille: ta mère. Quant au petit bracelet, il appartenait à ton père quand il avait ton âge.
Je les ai trouvés grâce à l’aide de Dumbledore. Prends-en soin, on ne trouve pas ça tous les jours
Alors maintenant il savait la raison de cette offre, les deux bijoux étaient les objets fétiches de ses parents. En observant attentivement le bracelet, il vit les initiales J.P.G. Il savait que J et P voulait dire James Potter, mais le G ne lui disait rien, peut-être que c’était un deuxième prénom ou encore le nom de jeune fille de sa grand-mère.
Son cœur fit de nouveau un bond à l’intérieur de sa poitrine lorsqu’il prit une enveloppe bleue sur laquelle étaient notés ces mots: “Pour Harry de la part de Cho”.
la suite arrivera bientot
Waaa... Tu t´es déchainé! Dsl flemme de lire je lirai + tard!
Le jeune homme n’en croyant pas ses yeux, s’empressa d’ouvrir l’enveloppe qui contenait une lettre également bleue. En hâte, il lut les mots que son amie lui avait écrits.
Cher Harry,
Joyeux anniversaire tout d’abord ! ( c’est un garçon fan de toi dans ma classe qui m’a donné ta date de naissance quand j’étais à Poudlard) Moi en ce moment, je suis en Ireland chez mes grands-parents. Et toi ? Harry, j’aimerai te parler en particulier, si ça ne te gêne pas. Je te donne donc rendez-vous sur le chemin de Traverse au Chaudron Baveur le 13 septembre à 16h30 précise ( heure de Poudlard.) J’espère que tu vas bien et que tu passes de bonnes vacances avec Hermione Granger je suppose.
Harry fut étonné de cette dernière remarque, Cho devait croire comme tout le monde d’ailleurs, que Harry et Hermione sortaient ensemble à cause de l’article de Rita Skeeter qui prétendait qu’eux deux étaient plus que des meilleurs amis.
Et bien, au revoir Harry. Réponds-moi s’il te plaît le plus vite possible pour confirmer ta réponse.
PS : Comme j’habite très loin du Chemin de Traverse, je dormirai dans les chambres du Chaudron Baveur, tu pourrais y dormir aussi avec tes amis pour éviter de faire un détour.
Cho Chang.
Harry, impatient de savoir ce que contenait le paquet, ouvrit alors le cadeau de Cho qui s’avérait être: du papier à lettres bleu ! Le même que Cho avait utilisé pour lui écrire. Très heureux et fière, Harry déchira l’emballage du produit, prit une feuille de couleur bleue et débuta une lettre pour Cho avec l’encre bleu-turquoise qui accompagnait le papier à lettre.
Chère Cho,
Comment vas-tu ? Moi je vais bien. Je suis en ce moment chez mes imbéciles de moldus. Puis, pour la fin des vacances, je vais séjourner pour la première fois chez Hermione. Pour le rendez-vous sur le chemin de Traverse ça marche. J’y serai comme prévu. Au fait, pourquoi supposes-tu que je passe mes vacances avec Hermione? J’espère que tu n’as pas cru les idioties de Rita Skeeter, Hermione n’a jamais était ma petite amie. Mais en tous cas merci pour le cadeau. D’ailleurs le bleu est ma couleur préférée. Pourras-tu me communiquer le jour de ton anniversaire dans les jours à venir? Je souhaite moi aussi t’offrir un petit quelque chose pour l’occasion. Bon je vais te laisser.
Amitiés,
Harry.
PS : Je pourrais aussi dormir au Chaudron Baveur, je pense que Ron, Hermione et Ginny seront pour.
Après avoir beaucoup réfléchi, Harry pensa que cette lettre était l’idéal pour une fille comme Cho, puis il regarda le cadran de son réveil qui indiquait qu’il était déjà six heures du matin. Comme il commençait à avoir sommeil, il se dépêcha de prendre la lettre de son parrain Sirius de peur de tomber endormi.
Cher Harry,
Joyeux anniversaire!
J’espère que tu vas bien depuis ces derniers jours. A part ça, est ce que tes moldus te laissent en paix? Comme je pense que non, dis leur que s’ils osent te toucher, ils deviendront très vite donneurs d’organes. D’accord fiston?
Je t’ai acheté un énorme gâteau à la fraise. Je sais que ce n’est presque rien pour un cadeau à offrir à son filleul, mais je te rappelle que l’an dernier j’ai vidé tout l’or de Gringotts pour acheter ton Eclair de Feu flambant neuf. ( je sentais déjà ta grimace de déception lorsque tu saurais ce que je t’ai acheté) D’ailleurs le gâteau peut te servir si ton cousin Dudley se remet au régime.
Bon, j’arrête mes bavardages inutiles de fidèle parrain.
Harry répondit à haute voix comme si Sirius était là, devant lui: « Oui, tu as raison Sirius. Tu devrais franchement te taire. » Puis, il ricana bêtement et continua sa lecture qu’il trouvait totalement ennuyeuse, même si elle lui procurait un très grand plaisir.
Harry, je vais te laisser. Il y a des moldus qui s’approchent de moi, il faut que je transplane.
S’il te plaît Harry, peux-tu me rendre un service? Pourras-tu acheter une baguette magique pour moi quand tu iras sur le chemin de Traverse? Une de bonne qualité de préférence. Demande de préférence à Mr Ollivander une baguette de cette composition : crin de licorne ou plume d’hippogriffe / bois de platane ou bois de houx passe le bonjour à Hermione et Ron et également à Cho de ma part. ( Ron m’a parlé de ta future petite amie)
Harry avala sa salive avec difficulté en lisant cette phrase, et se promit d’étrangler Ron dès qu’il en aurait la possibilité. Pourquoi cet idiot a t-il parlé ? Ne pouvait pas t-il se taire ? Cela est un signe de faiblesse, pensa Harry. Il aimait se sentir envers Sirius comme un être fort
Ensuite, il ouvrit avec ses dents, comme un affamé, la boîte du gâteau de Sirius et il engloutit sans prendre le temps de mâcher une énorme part moelleuse et délicieuse du fraisier. Il se régala. Et en continuant de s’empiffrer sauvagement, il lut la dernière lettre que lui tendait un hibou de Poudlard.
Cher Mr Harry Potter,
Nous avons le plaisir de vous informer que la rentrée au collège Poudlard se fera exactement le 14 septembre exceptionnellement, pour cause de rénovations d’une grande partie du château.
Sachant que vous avez beaucoup de compétences sportives, nous vous proposons une responsabilité autre qu’attrapeur dans l’équipe de Gryffondor, celle de capitaine de l’équipe. Vous pouvez bien entendu refuser ce poste. Nous espérons que vous prendrez au sérieux la nouvelle et que vous entraînerez convenablement votre équipe sachant que nous disputerons le premier match de la saison. ( Poufsouffle/Gryffondor)
Etant donné les circonstances ( le retour de Vous-Savez-Qui), vous êtes autorisé à faire usage de la magie pour assurer votre protection personnelle, comme tous les autres élèves du collège Poudlard à partir de la deuxième année. Vous devez également réviser tous les sortilèges étudiés depuis votre scolarité dans notre établissement. A la rentrée vous suivrez également des cours privés de renforcement de Défense Contre les Forces du Mal demandés par le professeur Dumbledore.
Cordialement,
Professeur M. MacGonagall, directrice-adjointe.
Waouh ! s’exclama Harry. Avec les bonbons trafiqués et la magie, je vais en faire baver Dudlichounet ! Maintenant, je vais répondre à tout le monde en commençant par Hermione.
Salut Hermione,
Comment vas-tu ? Ne t’inquiète pas pour moi, je vais très bien surtout parce que Cho Chang m’a écrit.
Harry voulait rendre Hermione jalouse. Cela l’amusait.
Alors ta nouvelle coupe, ça donne quoi ? J’espère que tu n’as pas le crâne chauve. Je crois que Ron va beaucoup mieux depuis qu’il a apprit ta rupture avec Krum. Et toi tu ne le vis pas trop mal ? Tu as pu digérer ? Bon maintenant, je vais te laisser. Au fait je te remercie pour la montre, tu as du la payer une fortune.
PS : Même si les Dursley ne sont pas d’accord, je viendrai chez toi quand même, promis. Toi aussi tu me manques.
Harry.
Satisfait de sa lettre, il prit une autre feuille bleue pour entamer une lettre pour Ron.
Salut Ron,
La forme ? Tu ne me croiras jamais, Cho Chang m’a écrit ! Et toi je suis sur, que tu as sauté de joie quant tu as appris que ton Hermy chéri et Krum ont cassé, n’est ce pas ?
Tu es au courant, nous sommes autorisés à pratiquer la magie car Voldemort étant de retour il paraît que nous devons assurer notre protection!! En tous cas, je te remercie pour les bonbons. Dudley sera ravi. Et dis-moi pourquoi as-tu révélé les sentiments que j’éprouve pour Cho à Sirius. Tu es malade!! Je vais très vite te le faire regretter dès que je te verrai.
Bon, je vais vraiment te laisser. Bonjour à ta sœur, à tes frères et tes parents.
Viens me chercher demain à 16h chez les Dursley avec de la poudre de cheminette, s’il te plaît. Ne t’inquiète pas, la cheminée n’est plus condamnée depuis l’incident de l’autre jour.
Harry.
Puis, il rédigea une autre lettre pour Hagrid.
Merci Hagrid pour le cadeau. Ca me fait plaisir. On se voit le 14 septembre à Poudlard ?
Excusez-moi pour cette réponse brève, mais je commence à avoir sommeil.
Harry.
Le poignet d’Harry commençait à en avoir assez de rédiger tant de lettres. Il se dit qu’il répondrait à Sirius chez Hermione. Puis, il se promit qu’il ferait souffrir les Dursley avec la magie en cas de refus pour finir les vacances à Cardiff. Harry était très fatigué, il fallait absolument qu’il dorme s’il souhaitait prendre de la poudre de cheminette pour aller au Terrier. Il se coucha dans son lit tiède, ôta ses lunettes de son nez et éteignit sa lampe de chevet en essayant de chasser le visage de Cédric qui avait refait surface parmi ses pensées.
Le lendemain aux alentours de 11h, Harry se réveilla enfin. Il prit une douche froide pour le réveiller et le mettre en forme, puis descendit à l’étage du dessous pour manger un peu. Lorsqu’il vit la tante Pétunia, il lui adressa la parole.
Bonjour! C’est étrange, ce matin tu n’es pas venu barricader à ma porte tes fameux coups de poings, dit-il ironiquement en s’asseyant à la table.
_Et bien si justement, répliqua sèchement la tante Pétunia en coupant l’habituel pamplemousse du matin en quatre. Mais tu dormais tellement profondément que tu ne m’as pas répondu. De toute façon, nous préférons manger sans toi.
_Si c’est ça que vous appelez manger, dit-il en prenant son quart de pamplemousse en grimaçant un peu.
Au moment même, il se rappela qu’il pouvait faire usage de la magie.
Aujourd’hui, j’ai envie de manger des pans cakes aux œufs brouillés, annonça Harry d’un ton très mélancolique.
L’oncle Vernon leva comme d’habitude ses yeux de son journal pour lancer un regard noir à son neveu.
_C’est ça mon garçon. Tu peux te gratter Harry!
Celui-ci le « remballa » immédiatement :
_Ah oui, j’avais oublié de vous le dire, cette année je suis autorisé à utiliser la magie. Accio jus de fruit!
Aussitôt le verre que Dudley tenait à la main, s’éleva dans les airs pour atterrir dans la main du sorcier.
_Merci Dudley! ironisa Harry entre deux gorgées. Mmmmh, délicieux! Justement Dudley, prépare-moi mon petit déjeuner. Les œufs brouillés je les souhaiterai légèrement salés s’il te plaît. Merci d’avance!
Dudley se précipita immédiatement à la cuisine en se tenant le derrière de peur qu’une queue de cochon y pousse comme il y a 5 ans.
Harry éclata de rire en voyant la scène.
_Ah oui, oncle Vernon ? reprit-il.
La personne en question grogna en guise de réponse sans s’arrêter de lire.
_Je vais terminer mes vacances ailleurs, ici c’est beaucoup trop morose à mon goût, dit-il en désignant d’un coup de tête sa part de pamplemousse. Donc, mes amis viendront me prendre cet après-midi, à 16h, par la cheminée, reprit-il.
_Je ne suis pas d’accord, c’est hors de question que des gens totalement givrés viennent esquinter les murs de mon salon ! brailla l’oncle Vernon en se souvenant des étés précédents.
_De toute façon je ne vous demande pas votre avis ! Je vois que vous tenez beaucoup à votre Dudlichounet chéri pour le mettre en danger de mort! Rappelez-vous de ce qui est arrivé à la tante Marge ! cracha t-il sans respirer en voulant évoquer le jour où il avait par colère gonflé sa tante grâce à la magie.
_J’allais oublier, il faut que j’aille finir la lettre que j’ai entamée pour mon parrain, poursuivit Harry sans cesser de crier et en se retenant d’aller illico-presto étrangler l’oncle Vernon.
Il marqua un temps de pause pour attendre les effets de ce qu’il venait de dire. Les Dursley avait toujours eu peur du parrain d’Harry, celui-ci leur faisait croire que c’était un dangereux criminel dévergondé qui ne pensait qu’à tuer, et qu’il s’était échappé de la prison des sorciers et qu’il comptait bien s’en prendre à eux s’ils osaient toucher un unique cheveu de son filleul.
La tante Pétunia oscilla tandis que l’oncle Vernon pâlit de peur d’avoir affaire avec un assassin particulièrement redoutable.
_Bon d’accord, bredouilla t-il mort de frousse. Mais…euh…dis le bien…s’il te plaît à ton parrain que nous…nous t’y laissons aller.
Un sourire de la taille et de la forme d’une banane immense s’étala sur le visage d’Harry, non seulement l’oncle Vernon lui avait dit pour la première fois « s’il te plaît » et en plus il le laissera finir les vacances chez Hermione.
_Alors Dudley, ils arrivent mes pans cakes ? tonna Harry d’un ton qu’il voulait menaçant en se tournant vers la cuisine. La tante Pétunia dégagea un petit cri suraigu et détala tel un éclair porter de l’aide à son fils qu’elle avait oublié.
Harry sourit.
_Je vais préparer mes affaires en attendant.
Quelques minutes plus tard, il redescendit auprès des Dursley qui évitaient soigneusement son regard. Harry dégusta avec plaisir ( pour une fois) son petit déjeuner que la tante Pétunia avait préparé à la place de son cousin. Harry voulait profiter au maximum de cette dernière journée qu’il passerait avec eux et mis donc la cerise sur le gâteau.
_Un peu de sauce tomate sur mes œufs ne serait pas de refus, Dudley, et fais moi griller au passage deux ou trois saucisses pendant que tu y es.
_Toi, vociféra t-il en s’adressant à l’oncle Vernon, je veux 500 livres sterling en liquide dès maintenant. L’oncle Vernon s’empressa d’aller les chercher et quand il fut à mi-parcours Harry finit par dire à contre-cœur un petit « laisse tomber » malgré sa terrible tentation de s’offrir pour une fois ce qu’il désirait avec l’argent des Dursley dans le monde moldus. Il avala une dernière bouchée, se leva et prit la direction de sa chambre. Quand il passa devant la cuisine il vit Dudley lui apporter un plateau remplis à ras-bord de saucisses.
_ Non-merci pour les saucisses, je n’ai plus faim! lui dit-il.
Il éclata d’un rire tonitruant et monta les escaliers quatre à quatre.
Toujours fatigué, il se remit au lit pour rattraper les heures qu’il avait perdu la nuit précédente. Il mit son réveil à 15h30, et s’endormit sans même enlever ses lunettes.
Lorsque Harry entendit le « dring » de son réveil, il gloussa de joie et expulsa contre le mur ses couvertures pour sortir de son lit. Il sauta en tous sens, valsa quelques pas de danse pour exprimer son bonheur et tenta de coiffer ses cheveux en désordre pendant plus de quinze minutes pour être un peu plus présentable devant les Weasley. Ce fut une bataille perdue d’avance. Harry traîna ensuite avec difficulté sa grosse valise dans les escaliers sans grand succès, et finit par utiliser un sortilège de lévitation. Il s’assit sur les dernières marches des escaliers et attendit pendant un moment indéterminable les Weasley. Les minutes passèrent et Harry s’impatienta. Il alla pour la millième fois aux toilettes, vérifia quatre ou cinq fois s’il n’avait rien oublié, mangea une part de son gâteau d’anniversaire ( le fraisier de Sirius), eut le temps d’embêter Dudley, de déposer dans toute la maison des bonbons piégés pour son cousin et même de faire quatre fois le tour du pâté de maisons. Mais toujours aucun signe des Weasley toujours en retard, ce que l’oncle Vernon ne manqua pas de constater. Il regardait à présent paresseusement une publicité à la télévision sur la compilation de la série « Smallville » tant aimée par les anglais, lorsqu’une détonation brusque provenant de la cheminée, le fit sursauter.
_Enfin, pensa t-il.
C’est alors qu’il entendit une voix familière un peu étouffée.
_Harry !
Celui-ci se précipita sur Ron, couvert de poussière qui venait de sortir de la cheminée en toussotant un peu. Harry l’étreignit très fortement en manquant de lui craquer tous les os de son corps.
_Et bien toi tu es en forme ! remarqua Ron emprisonné par les bras d’Harry.
Revoir une tête de sorcier amenait à Harry un immense réconfort. Il le lâcha enfin avant de s’élancer énergiquement dans les escaliers.
_Attends un instant, je vais chercher mes bagages en haut.
_Euh…Harry ? Tes bagages sont déjà en bas, signala Ron en inspectant le salon des Dursley.
_Ah…fit Harry en redescendant les marches quatre à quatre.
Il avait un grand mal à cacher sa joie d’aller pour la première fois chez Hermione, et sans doute à cause du taux élevé d’adrénaline qu’il avait dans le sang, il ne pouvait s’empêchait de sautiller sur place, un sourire d’extase aux lèvres.
_Euh…Qu’est ce que tes moldus t’ont fait manger à midi, d’ailleurs où sont-ils ? demanda Ron en regardant Harry s’exciter comme s’il venait de gagner la super cagnotte du Loto.
_Ne t’inquiète pas, ils se cachent dans la cuisine, dit Harry se moquant pas mal de ce que pouvaient bien faire les Dursley.
Il tendit à Ron la cage d’Hedwige, sa valise, son balai qui ne rentrait pas dans sa malle, et le gros gâteau de Sirius tout en frétillant de joie. Ron frémit en prenant le paquet dans ses mains et regarda la boîte de pâtisserie avec envie. Harry vit que son ami était pris d’un excès de gourmandise et lui assura qu’il lui coupera une part au Terrier en se retenant de s’étrangler de rire.
_C’est le moment de partir ! Je meurs d’envie de voir Hermione et sa nouvelle coupe en espérant qu’elle sera encore plus belle qu’avant, dit Ron sur un ton mélancolique.
Lorsqu’il prit conscience de ce qu’il venait de dire, ses traits se figèrent et se colorèrent en rouge presque violet. Harry ne désirant pas mettre son ami davantage mal à l’aise, lui tendit de la poudre en s’écroulant de rire, que Ron prit aussitôt. Il propulsa les cendres dans la cheminée d’où s’éleva un nuage de fumée verte. Ron à présent parti, Harry, toujours hilare, pénétra dans le feu qu’il venait de créer, et prononça « le Terrier » en appréhendant ce qui aller survenir. Harry ferma ses paupières de peur d’avoir la nausée et il dut succomber à plusieurs secousses très violentes au niveau de son nombril, mais il rigolait encore de ce que venait de dire son ami. Il ouvrit les yeux quand tout s’arrêta enfin, en se tenant les côtes. Il vit 8 têtes rousses qui le regardaient d’un air anxieux.
_ Et bien… Bonjour ! dit-il sur un ton joyeux.
Et se fut un fiasco général : tout le monde le prenait dans ses bras, lui ébouriffait les cheveux, lui donnait des tapes amicales dans le dos, lui souriait, lui faisait la conversation. Tous l’étreignaient sauf Ginny, trop timide pour toucher Harry. Celui-ci ne dirait pas non pour un second voyage en enfer ( reprendre de la poudre de cheminette pour retourner volontiers chez les Dursley) pour échapper à toutes ses bourrasques qui l’étouffaient.
et en + c juste le 1er chapitre
_Bon, coupa Mr Weasley voyant que l’invité était sur le point de s’évanouir.
_Harry, Ron et Ginny vous devez partir. Les Granger vous attendent. Ron tu passeras en premier, tiens, prends de la poudre de cheminette et prononce distinctement surtout « La Rose Blanche ». Harry tu le suivras et après ce sera ton tour Ginny. Au revoir les enfants. Envoyez-nous des hiboux, pour qu’on puisse avoir de vos nouvelles.
_D’accord, répondit Ron en embrassant tout le reste de sa famille en commençant par sa mère anxieuse qui ne cessait de le bombarder de recommandations de dernière minute.
Il s’avança ensuite dans la cheminée, et propulsa la poudre dans l’âtre.
_La Rose Blanche ! dit-il.
Ensuite se fut le tour d’Harry. Il prit ses affaires et répéta les mêmes gestes que Ron. Le cauchemar qu’il redoutait tant s’ensuivit…
Quelques minutes plus tard, il entendit les voix de Ron et d’Hermione qui se disputaient déjà. Lorsque Harry ouvrit les paupières, il vit Ron rouge de colère qui criait sur une fille qu’Harry ne connaissait pas. Le jeune homme un peu à l’écart se racla la gorge pour signaler sa présence. La jeune fille se retourna alors vers lui.
_Harry ! Comment ça va ? s’écria t-elle en le prenant dans ses bras.
_Heu…On se connaît ? bredouilla t-il amadoué et écrasé par la fille aussi belle que Cho Chang. Celle-ci le regarda d’un air incrédule.
_Harry ça va ? Tu es certain ? demanda la jeune fille les sourcils froncés.
C’est à ce moment qu’Harry reconnut la jeune femme. C’était Hermione ! Mais totalement différente de celle qu’il voyait pratiquement tous les jours à Poudlard.
L’Hermione devant ses yeux avait des cheveux lisses et soyeux qui lui tombaient sur les épaules. Hermione avait minci, et elle avait également pris des formes plus féminines. Tandis que sa tenue vestimentaire avait pratiquement changé. Hermione était vêtue d’un débardeur ( avec un décolleté plongeant) à fines bretelles et un mini short en jean sauvagement déchiré en quelques endroits. Un trait de crayon soulignait son regard et ses cils étaient barbotés de mascara noir. Tandis que ses lèvres étaient rosies et recouvertes d’un brillant à lèvres. Coiffée et maquillée comme ça elle ressemblait davantage à l’Hermione qui accompagnait Krum au bal de Noël.
_Harry tu peux sortir d’ici s’il te plaît, je suis coincée derrière toi, dit une voix étouffée de fille.
C’est à ce moment là qu’Harry redescendit sur la terre ferme et arracha difficilement ses yeux rivés sur Hermione pour laisser sortir Ginny de la cheminée qui elle aussi avait la bouche grande ouverte en contemplant le nouveau physique d’Hermione.
_Eh beh ! réussit-elle à dire.
_Mais qu’est-ce que vous avez tous ? Vous préférez ma tignasse broussailleuse ? dit-elle un peu agacée par leur comportement.
_Non, non, bien sur que non. s’empressa de dire Ron.
_Tu es canon comme ça ! rajouta t-il en relevant une mèche de son amie pour mieux l’observer.
Il rougit quand il prit conscience de ce qu’il venait de dire et de faire, et détourna son attention sur un cadre à photo au-dessus de la cheminée comme s’il éprouvait un grand intérêt pour l’objet, tandis que les joues d’Hermione s’empourpraient à une vitesse dangereuse ( on aurait pu faire frire des frites sur son visage) et elle aussi s’intéressa au bout de ses chaussures à hauts talons. ( presque « aiguilles ») Un silence gênant pour eux deux s’installa. Harry et Ginny échangèrent un regard intrigué, puis éclatèrent de rire. Harry prit alors la parole avec la même énergie que tout à l’heure.
_Alors Hermione, tu ne nous fais pas visiter ta merveilleuse maison ?
_Ah, euh, oui bien entendu ! dit-elle un peu distraite. ( on comprend pourquoi ! )
Elle les fit monter dans des immenses escaliers, qui menaient sur le couloir central. Elle ouvrit une porte.
_Sûrement celle de sa chambre, pensa Harry pour lui-même.
Un spectacle merveilleux surgit alors à ses yeux. Toute la pièce était bleue, des peluches blanches ornaient son lit. Des rideaux blancs aux motifs bleus tombaient sur le radiateur originalement sculpté, tandis que sur sa couette bleue et blanche, des petits vifs d’or étaient imprimées et que sur la tapisserie assortie au lit baldaquin des balais volants étaient dessinés. Le tout était éclairé par un rayon de soleil aveuglant.
_Ta chambre est magnifique ! s’exclama Ginny en saisissant une petite peluche qui avait une tête à s’appeler Damien ( c’est joli comme prénom je trouve, d’ailleurs mon nounours s’appelle Damien. Je sais que vous vous en foutez pas mal mais j’avais envie de le dire).
_Merci, dit Hermione enchantée par cette remarque.
_Dis Hermione où sont
P
assés tous tes livres ? s’étonna Ron très surpris en n´apercevant aucun livre.
_Bah, dans mon autre chambre, dit Hermione comme si c’était évident.
Elle les mena dans la pièce d’à côté trois fois plus espacée que le salon des Weasley. Des immenses bibliothèques occupaient tous les murs dont la couleur de la tapisserie ne pouvait même pas être distinguée tellement les étagères étaient gigantesques. Deux grands lits entourés de poufs, de canapés, de fauteuils, gisaient au centre de la salle. Les amis d’Hermione ne purent rien dire. Et c’est ainsi qu’elle leur fit la visite de sa grande et belle villa.
_Hermione, où sont tes parents ? demanda Ginny assise dans le canapé moelleux, après la visite. Je ne les ai pas vus aujourd’hui.
_Ils sont sortis, répondit Hermione en s’asseyant sur une chaise. Ils doivent revenir pour le dîner. S’il te plaît Ron, fais attention à la télécommande, ne va pas me la casser, s’inquiéta t-elle en retirant l’objet des mains de son ami.
Etant donné que c’était la première fois que Ron mettait les pieds dans une maison de moldus, il touchait à tout, sans exception. ( il avait failli faire exploser la chaîne hi-fi en mettant le volume au maximum et en faisant sursauter tout le quartier)
_Hermignonne ? appela Ron d’un air gentil, le sourire aux lèvres.
_Oui, grogna Hermione à contre-cœur en se doutant bien que son ami aller lui demander quelque chose susceptible de la contrarier.
_Est-ce que je peux me chauffer encore des crêpes au chocolat dans le minoconde ? demanda Ron presque à genoux.
_Le four micro-onde, Ron. Tu devrais étudier les moldus, lui reprocha Harry énervé par toutes ses réflexions agaçantes tandis que lui-même mastiquer distraitement un chewing-gum aux fruits rouges qu’Hermine lui avait donné.
_Ca fait la millième fois aujourd’hui, il faudrait modérer ton appétit, Ron. C’est oui pour cette dernière fois, prononça Hermione distinctement pour bien se faire comprendre.
_Je vous propose d’aller au cinéma, je vous paye même votre place, dit-elle sur un ton beaucoup plus sympathique lorsque Ron fut revenu. ( avec une énorme crêpe dégoulinante de chocolat fondu)
_C’est quoi une cinéma ? demanda Ginny sans quitter des yeux son frère qui tentait de lui faire envie avec sa pâtisserie.
_Un cinéma, rectifia Harry en lançant un regard glacial à Ron qui venait de faire tomber une goutte de chocolat sur son jean. C’est une grande salle où des gens sont assis dans des fauteuils pour visionner un film sur écran géant. Une sorte d’énorme télévision si tu veux, lui expliqua t-il sans faire attention à son locuteur qui rougissait de plus en plus. ( Ginny n’avait toujours pas résolu son problème de rougissement lorsqu’ Harry la regardait ou quand il lui adressait la parole directement)
_Désolée, ça ne m’en dit pas plus, dit Ginny.( toujours rouge tomate) De toute façon je verrai sur place.
_Par contre vous devez vous habiller comme des moldus, rappela Harry à l’adresse des deux roux vêtus étrangement pour les moldus en se frottant le genoux pour tenter de faire partir la tache sombre que Ron lui avait faite.
_ Harry, tu peux prêter des habits à Ron ? demanda Hermione en observant anxieusement la robe verte de sorcier de Ron.
_Oui, je crois, répondit Harry en pensant à ses vieux vêtements hérités de Dudley.
_Voilà pour toi ! dit Hermione à Ginny en lui tendant un mini-haut à une seule manche de couleur rose, et une jupe très courte blanche, ainsi que des bottes en cuir.
_Et bah, dis donc ! s’exclama Ron en dévisageant les habits que sa sœur empoignait.
_Je n’imagine pas Ginny dans ces habits sexy, ajouta t-il. Déjà sur toi Hermione ça m’a fait un choc, alors sur ma petite sœur ! Tu n’as pas plus habillé ?
Lorsqu’ils furent prêts, ils sortirent par le jardin. ( Ron insista pour emporter une grosse bouteille de sodas)
A présent, tout le monde se retournait au passage du groupe, en particuliers les garçons de leur âge qui regardaient avec attention les deux jeunes filles. ( beaucoup d’entre eux s’arrangeaient pour essayer de leur parler)
Après plusieurs minutes de marche, Harry, Ron, Hermione et Ginny s’arrêtèrent dans un coin à l’ombre épuisés et énervés. Harry donna son sweat à Hermione pour la couvrir un peu.
j´ai deja lu cette fic quelque part tu l´as copier ou tu la deja mis sur http://twwo.haisoft.net/index1.html
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ya du cassage dans l´air ![]()
desoler de te decevoir mais je ne suis jamais allé sur ce site.
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peut etre que je les mises mais je ne me rapelle pas d´etre aller sur ce site
ben je sais pô moi mais avec Ron que veut des crepes au chocolat et qui fait une taches sur son jean on lit po ca tt les jours
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en fait je me suis un peu aider .
_J’en ai marre de ces machos qui vous « matent » et qui vous tripotent ! s’emporta Ron, bleu de colère. Le prochain qui recommence, je lui ferais la tête au carré ! Très bien, j’ai un plan, dit-il en se calmant un peu. Harry, tu vas prendre Hermione dans tes bras comme si tu sortais avec elle depuis toujours, et moi je prends Ginny. Au moins, on nous laissera tranquille et nous aurons une bonne raison de leur régler leur compte !
Harry devint cramoisi à cette idée, mais acquiesça à contre-cœur. Il chuchota à l’oreille d’Hermione :
_C’est de la faute de ton accoutrement ! Tu n’aurais pas pu t’habiller convenablement ! Imagine un peu si McGonagall passe dans le coin !
_Arrête Harry, ne fais pas l’hypocrite. C’est toi je te signale qui m’assurait que j’étais mieux comme ça, répliqua Hermione avec un grand sourire et en lui faisant un gros bisou collant sur la joue pour l’énerver un peu plus.
_On changera évidemment les couples, ajouta Ron précipitamment un peu jaloux d’Harry en voyant cette scène et en regrettant les consignes qu’il venait de donner.
Une idée vint à l’esprit d’Harry.
_Pourquoi ne pas prendre le bus ? Ca nous éviterait bien des choses ! trouva Harry très content de sa proposition.
_Bonne suggestion ! approuvèrent Ginny et Hermione en choeur.
_C’est quoi ça encore le pus ? s’énerva Ron qui voulait à tout prix jouer le jeu avec Hermione.
_Tu verras ! dit Ginny elle aussi déçue de ne pas être au bras d’Harry.
Quand ils arrivèrent enfin au cinéma, ils furent soulagés, mais c’était avant que Ron intervienne en semant la pagaille parmi les autres clients. Ron parlait fort, s’agitait dans tous les sens, marchait sur les pieds des autres clients, ne se gênait pas pour insulter Hermione à haute voix et par-dessus le marché, il ne voulait voir aucun film proposé au grand désespoir de tout le monde et même de la vendeuse qui attendait avec impatience qu’ils fassent leur choix. Voilà maintenant une demi-heure que Ginny, Hermione et Harry tentaient de le convaincre. Ils finirent donc enfin par voir le nouvel « Indiana Jones » même si Ron ne désirait nullement regarder ce film. A la fin de la séance qui plut à tout le monde même à Ron, celui-ci balbutia des excuses à Hermione pour son comportement inadmissible de tout à l’heure.
Quand tout fut oublier, ils rentrèrent à « La Rose Blanche » en achetant au passage une glace quatre boules à Ron. ( les séances de cinéma ça creusent, dit-il pour justifier cet instant de gourmandise)
Mrs Granger leur ordonna d’aller se laver les mains pour pouvoir manger le dîner qu’elle avait préparé.
Lorsque Harry sortit de la salle de bains pour partager le repas avec les autres, il sentit une odeur appétissante provenant de l’étage du dessous. Il descendit les escaliers quatre à quatre en manquant au passage de se casser le nez et se précipita dans la salle à manger.
_Assis toi entre Ginny et Hermione, Harry, lui conseilla Mrs Granger.
La mère d’Hermione était une petite femme au visage aimable et intelligent, aux cheveux noir ébène ( un peu comme ceux d’Harry) et légèrement bouclés. Elle avait des dents longues et très abîmées malgré qu’elle soit dentiste.
Mr Granger avait quant à lui des cheveux châtains clairs coupés courts. Il portait des lunettes semblables à celles de Dumbledore qui corrigeaient la vue à de magnifiques yeux bleu-marin.
Comme c’était une des première fois que les Weasley et Harry voyaient les parents Granger, ils restaient silencieux à cause de leur timidité. Voyant leur malaise, le père d’Hermione décida de rompre le silence qui régnait.
_Alors les jeunes qu’avez-vous fait aujourd’hui ?
Ron se mit alors à lui raconter l’histoire du film qu’ils avaient vu, tandis que tous savouraient les mets délectables que Mrs Granger avait cuisinés avec soin.
_J’ai déjà prévu le programme de demain : Le matin révision de D.C.F.M. et de Potions, et l’après-midi nous irons au nouveau parc d’attraction pas loin d’ici et le soir nous irons au restaurant chinois. Ca vous tente les gars ? proposa Hermione quand Ron s’arrêta de parler.
_Pour moi ça marche sauf que j’ignore ce qu’est un parc d’attraction. Est-ce que c’est une organisation parlant du sortilège d’Attraction ? demanda Ron.
_Non, pas du tout, répondit Harry en éclatant de rire. Mais là-bas c’est génial pour faire le point de sensations fortes, malheureusement je n´y suis jamais allé à cause des Dursley.
_Les moldus chez qui tu habites ? demanda Mrs Granger.
_Oui, répondit Harry. Ils sont vraim…
_Bon, coupa Hermione, ‘xcuse Harry, mais demain on se lève à 7h00 !
_Quoi ? croassa Ron en manquant de s’étrangler avec sa pomme aspergée d’une montagne de chantilly. A 7h00 ?
_Exactement Ron, à 7h00. Les Granger sont toujours très matinaux, il faudra t’y faire. Ne fais pas cette tête là ! s’exclama Hermione en voyant son ami indigné.
_Très bien, reprit Mrs Granger, Harry, Ronald et Ginny arrangez-vous savoir où vous allez coucher, c’est à vous de voir mes chéris.
_Appelez-moi Ron, suggéra Ron pour faire bonne impression.
_C’est d’accord Ron ! dit Mrs Granger gentiment. Bon tout le monde au lit ! Demain rude journée !
Harry et Ron décidèrent de dormir dans la même chambre pour s’amuser un peu plus, ils prirent donc la seconde chambre d’Hermione.
_Je me demande comment Hermione peut faire pour se reposer parmi tous ces gros livres, moi, personnellement, ça me donne la nausée rien que d’y penser, s’extasia Ron en contemplant la pièce pleine de gros volumes particulièrement ennuyeux.
_N’empêche leur maison est géante, poursuivit Ron, tu as vu la salle de musculation, celle du billard, celle de la véranda, et celle de…
_Oui Ron, cette maison est géniale, coupa Harry à moitié somnolent.
_Je ne savais pas qu’en étant dentiste, on pouvait se payer une telle baraque, dit Ron.
_Sûrement un héritage, pensa Harry à haute voix. Ron ?
_Mmmmmoui, bailla Ron.
_Qu’est ce qui t’es pris de dire à Sirius que j’aime Cho ? Tu ne serais pas suicidaire ces temps derniers ? demanda Harry presque sur un ton menaçant.
_Au fait, tu as eu des nouvelles d’elle cet été je crois. dit Ron indifférent au reproche de Harry.
_ Oui, répondit brièvement Harry. J’ai reçu une lettre de sa part.
_Qu’est ce qu’elle voulait ?
_Ca te regarde ? demanda Harry un peu énervé.
_J’ignorais qu’Hermione croyait en Dieu, pensa Harry.
Il réfléchissait à présent aux paroles dites par Hermione auparavant: « Protège mes amis même s’ils ne sont pas très aimables envers moi ». Oui, ces paroles étaient vraies. Harry et Ron ne cessaient de la contrarier, de lui répliquer sévèrement, de se moquer de son incroyable intelligence sans doute parce qu’elle était une fille, pourtant ils étaient ses seuls amis proches. Ils ne se rendaient pas compte qu’ils la blessaient intérieurement, qu’ils la faisaient souffrir. Harry se promit qu’il changera de comportement envers elle. Mais c’était surtout Ron qui devait mettre fin à tant de méchanceté. Harry lui en parlerait le lendemain. Il bailla longuement ( une mouche faillit rentrer dans sa bouche) et s’endormit juste après.
« Il était dans une pièce sombre, seul, isolé, attaché solidement aux chevilles et aux poignets contre un mur. Il avait peur de ce silence effroyable, de cette solitude qui lui glaçait le sang.
La fenêtre était ouverte et s’agitait au rythme du vent qui lui caressait violemment le visage. Des poussières lui brûlaient les yeux, des feuilles mortes lui flagellaient les joues déjà endolories par le froid. Des larmes commençaient à se mêler au sang qui giclait et qui fusait de part et d’autres de sa peau. Ses larmes salées picotaient légèrement ses plaies. Mais ses hématomes n’étaient rien comparés à la douleur de son cœur qui tentait de stopper ses battements pour mettre fin aux souffrances endurées par le jeune garçon. La porte s’ouvrit soudainement à la volée pour laisser la place à un homme ou plutôt ce qui restait d’un homme presque humain qui s’avérait être…Le seigneur des Ténèbres.
_Voilà le jeune Potter, murmura-il de sa voix aiguë et froide. Voilà ce qu’est devenu l’héritier de Godric Gryffondor : une sorte de prisonnier ligoté par le puissant sorcier du monde : Lord Voldemort. Malheureusement pour toi, Dumbledore n’est pas là pour toi, pour te sortir du combat. Personne ne viendra te sauver. Personne. Oui, tu es là en face de moi prêt à mourir. Je te tuerai Harry Potter, je te tuerai.
Il y a à présent 3 mois que je suis « revenu à la vie », que ton sang impur de moldus coule dans les veines de l’héritier de Salazar Serpentard. J’ai voulu reprendre ma puissance non pas pour vivre mais principalement pour te tuer toi et tes proches d’une mort atroce. Je traînerai ton cadavre sur le sol poussiéreux de ta tombe, enfin si quelqu’un pouvait te mettre sous terre. Tu te croyais fort Potter, et bien voilà où tu en es parvenu : à la fin de tes jours.
_Comment suis-je arrivé ici ? demanda Harry suffoquant de douleur et de peur.
_Par le sommeil, répondit l’homme le plus terrifiant du monde des sorciers. A chaque fois que tu dormiras, tu me rejoindras. Nous sommes liés toi et moi par le difficile sortilège nommé « Dortelamio ». Tu ne peux pas sortir d’ici tant que tu ne te réveilles pas. Mais la tâche est beaucoup plus dure que tu ne le penses Potter, car tu ne te réveilleras jamais ! cria Voldemort.
Il fut secoué d’un fou rire à vous faire froid dans le dos. Un rire aigu, strident, effroyable, insupportable qui ne vous procure aucun bien quelles que soient les circonstances. Harry se sentait tellement impuissant. Tout était perdu pour lui, il allait forcément mourir. Il pleurait de grosses perles de larme non pas de tristesse mais de ce qu’il a de plus désespérant au monde, qui était inexprimable par un mot. Jamais plus il ne reverra ses amis, ses camarades de cl…
Voldemort le coupa dans ses pensées pour reprendre la soit disant « conversation ».
_Tu es dans une autre dimension, Potter. Nous sommes entre le présent et l’avenir. Mais je pense que tu es trop idiot pour comprendre ceci. ( Harry n’était pas idiot, mais en effet il n’avait pas compris cette phrase) Malheureusement, mes fidèles Mangemorts n’ont pas pu se joindre à nous pour partager cet heureux événement, étant donné que le sortilège « Dortelamio » n’est valable uniquement pour deux personne. Et quand tu ne seras plus de notre monde, nous tuerons eux et moi tous ceux que tu aimes en commençant par ta sœur dont j’ignore encore le nom, mais je m’en fiche pas mal.
_Oui Potter, tu as une sœur, ajouta t-il en voyant le regard étonné que fit Harry malgré sa douleur à la cicatrice. Tu n’auras même pas l’occasion de lui dire bonjour ! poursuivit Voldemort en s’étranglant de rire. ( malheureusement je ne pense pas qu’il puisse en mourir, dommage ! )
Alors comme ça Harry avait une sœur qu’il ne connaissait pas. Etait-ce un mensonge de Voldemort pour accentuer les peines de Harry avant sa mort ? Mais si c’était vrai qu’il avait une sœur, pourquoi ceux qui étaient au courant ne lui avaient-ils pas parlé d’elle ? Mais comment était cette fameuse sœur, allait-elle bien ? Harry voulait tant la connaître, lui parler, lui sourire, bref vivre avec elle ! Mais d’un côté il aurait préféré ne pas en avoir car maintenant il appréhendait beaucoup plus sa mort prochaine. Harry avait déjà rencontré Voldemort auparavant, mais jamais il n’avait eu si peur qu’aujourd’hui. Les autres rencontres avec lui étaient terribles et terrifiantes, mais il avait toujours une chance à côté de lui pour s’en sortir, mais là il n’avait ni porte de sortie ni un espoir d’en sortir vivant, car cette fois-ci contrairement aux autres confrontations avec Voldemort, Harry n’était plus dans un monde réel et physique, il était en quelque sorte dans ses propres pensées. Voldemort rompit de nouveau ses pensées.
_Moi-même je n’étais pas au courant. Bien entendu, les complots de Dumbledore peuvent m’être communiqués. Mais même si je ne sais pas où cette petite idiote se cache, je la trouverai ! Puis ensuite je m’en prendrai à tes amis : la famille Weasley, le sang-de-bourbe Hermione Granger. Après vient le tour de tes moldus, sans doute les dernières personnes de ta famille en vie ! Tu te demandes comment je les connais tous, hein ? Et bien, disons qu’un de mes futurs mangemorts m’a informé de toutes tes activités, tes déplacements, par l’intermédiaire de son père un de mes plus fidèles serviteurs. Drago Malefoy, ça ne te dis rien ? dit Voldemort de sa voix neutre horrible à entendre.
Alors comme ça Malefoy était bientôt un mangemort. Mais c’est impossible ! Bon d’accord, Malefoy est quelqu’un de mauvais mais pas jusqu’au point de s’allier avec le plus grand meurtrier du monde. Et en plus, Drago est beaucoup trop faible, peureux et timide. Il ne serait même pas capable de regarder son maître dans les yeux.
_Mais pour l’instant j’ai un autre chat à fouetter : toi, reprit Voldemort en esquissant un sourire. Endoloris ! cria t-il.
Harry sentait de part et d’autre de son corps une douleur atroce comme si quelqu’un lui brûlait la peau et la tordait dans tous les sens, comme si ses plaies se rouvraient, ses os craquaient, ses muscles se déchiraient, ses organes pourrissaient, sa respiration s’arrêtait, son cœur s’apprêtait à lâcher, il avait aussi l’impression d’être habiller d’un pyjama en papier de verre. Bref, il subissait le martyr. Il tentait vainement de bouger mais ses liens étaient trop serrés. Si cela ne cessait pas bientôt, il mourra très certainement. Le jeune garçon hurlait, criait, pleurait. Il devenait fou. Son sang c’était bloquer dans ses veines. Harry avait mal, très mal. La douleur s’intensifiait, la fatigue s’installait, la joie explosait. Ce que vivait Harry en deux mots c’était: la mort. »
Dans la chambre, Ron venait de se réveiller par les hurlements que poussait son meilleur ami. Lorsqu’il le vit en transe, il jeta pêle-mêle ses draps et couvertures par terre et sortit de la pièce en courant pour aller réveiller Hermione. Celle-ci, dès le signal de Ron, accourut auprès de Harry et faillit s’évanouir en le voyant dans ce piteux état. Elle commença à gesticuler dans tous les sens ne sachant quoi faire.
_Je crois qu’il subit le sortilège Doloris, cria Ron en s’adressant à Hermione pour couvrir le vacarme que faisait Harry.
Ils se mirent à faire les cents pas, stressés et nerveux.
_Mon Dieu, s’égosilla Hermione. Pauvre Harry ! Il souffre et nous, nous sommes là les bras croisés à ne rien faire !
_Comment peut-il subir un sortilège pendant son sommeil ? demanda Ron. Je ne pensais pas que ses cauchemars étaient aussi violents et épouvantables.
_Ron, regarde, il a les yeux ouverts ! cria Hermione en s’approchant de plus près du souffrant. Mais c’était bien une mauvaise idée car elle se prit le bras d’Harry en pleine figure.
_Je ne suis pas sûr qu’il nous voit vraiment. Attends ! répondit Ron en parlant le plus fort possible pour que sa coéquipière puisse l’entendre.
Il s’avança prudemment, et claqua des doigts juste devant les yeux verts d’Harry, mais ils ne réagirent pas, ils n’avaient pas de réflexes, ce qui signifiait que Harry ne les voyait pas et qu’il n’était pas moralement avec eux.
_Ron, il faut absolument qu’il se réveille ! s’écria Hermione. Il faut annuler le sortilège ! Je vais chercher ma baguette magique.
Elle sortit de la pièce à toutes jambes et revint avec un seau d’eau et sa baguette magique qu’elle pointa sur Harry en hurlant :
_Finite Incantatem !
Puis sans attendre que le sortilège réagisse, elle versa le contenu glacé du seau sur la tête du pauvre Harry qui se réveilla en sursaut dégoulinant et frissonant de froid. Celui-ci réalisant qu’il était de retour à la « Rose Blanche » se précipita sur ses amis qu’il avait quitté il y a quelques instants. Sa cicatrice qui lui brûlait énormément et sa peau qui calcinait méchamment le fit tomber dans les pommes.
Quand il reprit conscience, le décor autour de lui était drôlement flou. En tous cas d’après les vagues couleurs qu’il apercevait, il n’était plus chez Hermione. Puis en tournant un peu sa tête il vit une tête rousse.
_Ron ? demanda t-il d’une voix très fatiguée et rauque.
_J’ai une tête de mec ? s’exclama la voix de Ginny apparemment choquée d’être confondue avec son frère aîné.
_Pardon, s’excusa Harry d’une voix pâteuse.
_Oups, j’ai complètement oublié de te donner tes lunettes ! se rappela Ginny.
Elle était tellement timide d’être seule avec Harry, qu’elle prononça cette phrase si doucement que Harry ne comprit pas le sens des derniers mots.
Elle lui enfila sa paire, et s’écarta pour qu’il puisse voir autour de lui.
_Merci, remercia Harry. Dit, où est-ce qu’on est ?
_Chez Dumbledore, répondit Ginny. Mais Harry, il faut que tu te reposes, tu es encore très faible.
Harry se releva en essayant de s’asseoir dans le lit à baldaquin.
_Fais ça au moins pour moi, je vais me faire incendier par Dumbledore si tu fais de nouveau un malaise. C’est moi qui suis censée te surveiller aujourd’hui, supplia Ginny sur un ton réprobateur.
_Ca fait combien de temps que je suis resté inconscient ? demanda Harry en ignorant ce que son admiratrice venait de dire.
_Je vois que tu restes imperturbable même après mes conseils, Ron m’avait prédit que tu étais une vraie tête de mule, soupira Ginny. Mais je vais tout de même te répondre : Tu es dans les vap’ depuis maintenant 3 jours.
_3 jours ? s’étonna Harry en haussant les sourcils.
_Exactement, dit Ginny avec un sourire.
Harry lui sourit en retour mais arrêta toute suite car sa cicatrice le faisait gémir de douleur.
A
ïe, j’ai mal au front. Tu peux me passer des glaçons pour que je les mette sur ma cicatrice Ginny s’il te plaît ?
_Mais tu en as déjà un sachet plein ! dit Ginny en pouffant de rire.
_Très drôle, maintenant va m’en cherch…
Il s’interrompit lorsqu’il sentit sous ses doigts, une fraîcheur glacée.
_Je n’ai rien dit, dit Harry rougissant de honte. ( ce qui ne plut pas à sa cicatrice qui lui fit davantage mal)
Quelqu’un frappa à la porte.
_Vous pouvez entrer, répondit Ginny en tournant la tête ses longs cheveux voletant dans les airs.
Dumbledore pénétra dans la chambre et vit que Harry s’était déjà remis de son malaise.
_Tu es déjà réveillé, chuchota t-il d’un air mystérieux.
Il s’approcha de Harry lui prit une main pour voir sa température à l’aide de sa baguette magique, et se retourna vers Ginny pour lui demander de partir. La jeune fille s’exécuta en silence. Harry alla droit au but.
_J’ai une sœur, dit Harry sombrement sur un ton de défi et de reproche.
_Harry, écoute… , commença Dumbledore.
_Vous me l’avez caché, vous m’avez toujours menti sur ma famille, avoir une sœur c’est tout de même important, j’avais le droit de savoir! s’énerva Harry en se redressant oubliant totalement qu’il avait mal à la tête.
_Harry, je comprends ce que tu ressens, débuta Dumbledore.
_Personne ne comprend ce que je ressens, coupa sèchement Harry contrarié. Rendez-vous compte que je ne mène pas une vie d´un garçon de normal, que je ne peux pas avoir de vie privée, que je ne peux pas me balader dans la rue sans qu’on m’interpelle, que j’ai constamment des ennuis, que j’ai un grand sorcier à mes trousses qui cherche à me tuer alors que je n’ai rien fait de mal, que je n’ai même plus de famille, que maintenant je ne peux plus dormir tranquillement, et tout ça parce que je m’appelle Harry Potter, et que j’ai soit disant réaliser un exploit dont je ne me souviens même pas ! cria Harry sans prendre le temps de respirer et en regardant le plus méchamment possible Dumbledore qui, le visage triste observait avec calme Harry.
Des perles coulèrent le long des joues du jeune homme fatigué et meurtri.
_Je n’en peux plus, dit-il en sanglotant de peine, je n’en peux plus, répéta t-il.
_Je…je suis désolé professeur de m’être emporté, c’est l’émotion, je sais très bien que vous avez gardé ce secret seulement pour son bien, ce n’est pas de votre faute, s’excusa précipitamment Harry en prenant conscience qu’il venait de s’énerver sur le directeur de son collège.
_Je te pardonne Harry, assura Dumbledore. Mais maintenant il faut que tu me racontes le plus exactement possible ce qui s’est passé, je sais très bien que tu es fatigué et que tu en as assez de tous ces évènements qui t’arrivent soudainement, mais il faut que tu me racontes ce que Voldemort t’a dit et ce qu’il t’a fait, mais sache que jusque là je suis toujours très fière de ton courage.
Harry lui raconta tout de A à Z en commençant par Voldemort se moquant de lui. Il lui déclara avec le plus de détails ses nouveaux projets, ses intentions de meurtre. De temps en temps pendant son récit Dumbledore l’interrompait pour lui poser quelques questions compliquées auxquelles Harry avait du mal à répondre. Lorsqu’il eut finit de narrer ce qu’il avait « rêver » Dumbledore reprit la parole.
_Harry, revenons à cette histoire concernant ta sœur. Je confirme ce que Voldemort t’a dit : tu as bien une sœur, il ne t’a pas menti.
Harry ouvrit la bouche pour demander quelque chose mais Dumbledore poursuivit.
_Elle se nomme Jane.
Harry buvait ses paroles, suspendu à ses lèvres car c’était un des instants les plus importants de sa vie.
oualala ya tro de gen ki fon sa
Chapitre 2 : Les nouveaux pouvoirs
La porte s’ouvrit à la volée, Dumbledore était dans l’encadrement de la porte pour savoir pourquoi un tel vacarme s’était produit. Quand il vit Harry, inconscient, allongé sur le carrelage, aspergé de sang, il ne poussa pas de cris apeurés et ne tomba pas net sur le sol. Au lieu de ça, il s’approcha d’Harry dans un dérapage accéléré.
Hermione au contraire était pâle comme la neige, elle tomba à genoux, une expression de choc intense se lisait sur son visage, ses paupières se refermèrent lentement et la main sur le cœur resta silencieuse en regardant le corps mutilé de son ami, des larmes roulaient sur ses joues. Ron l’attrapa par la taille et la redressa pour l’empêcher de voir Harry, il était mauvais qu’elle reste là, cela pouvait perturber la tranquillité de son esprit. Elle se retourna une dernière fois où Dumbledore, décisif, ne perdant aucune seconde s’empressa de retirer le couteau de la plaie du garçon. Hermione hurla de tristesse, et pleura de longs sanglots qui l’empêchèrent de respirer, elle se serra alors dans les bras de Ron. Lui, pleurait doucement, en silence, gardant son sang froid. Dumbledore fit apparaître d’un petit coup de baguette un brancard, de nulle part. Avec une force extraordinaire pour un vieillard qui approchait la centaine, il porta le mourant pour le déposer sur la civière et la fit voler au salon où Mme Pomfresh suivie de Jane arrivait en courant. En voyant l’état de Harry, l’infirmière eut le réflexe de mettre ses mains sur les yeux de Jane pour pas qu’elle s’évanouisse à la vue du corps meurtri de son frère. Tandis que Dumbledore posait le brancard sur la table Mme Pomfresh fit apparaître le matériel nécessaire pour soigner la plaie. Elle entreprit de recoudre la blessure manuellement à l’aide d’une fine aiguille médicale et d’un fil spécialisé. Ron entraîna Hermione à l’étage essayant également d’inciter Jane à les suivre mais celle-ci n’était pas décidée à bouger. Mme Pomfresh l’avait complètement oublier, et celle-ci était immobile devant les escaliers qui menait à l’étage. Elle était dans un état second et il n’y avait aucune réaction sur son visage. Pas une larme, pas de grimace, rien. Elle avait le visage triste et sombre, seulement.
Une fois la coupure refermée, l’infirmière posa des bandages sur les abdominaux bien dessinés ( grâce au Quidditch) du souffrant. Mme Pomfresh arborait un visage très grave quand elle s’occupait du malade, ce qui n’était pas du tout bon signe pour Harry. Dumbledore, redoutant la réponse de l’infirmière demanda tout de même d’une voix calme :
_A t-il une chance de s’en sortir ?
_Il y a très peu de temps il était dans le coma, et là à peine s’en est-il remit qu’il se poignarde alors qu’il était encore très faible. Je pense qu’il va nous quitter demain au plus tard. Je suis désolée pour vous tous mais je ne peux rien faire pour Harry, répondit-elle le plus franchement du monde.
Jane poussa une longue plainte et s’approcha de son frère, puis s’allongea à ses côtés. Elle posa délicatement sa tête sur la poitrine du garçon à l’agonie. Mme Pomfresh s’avança pour lui dire de laisser Harry se reposer tranquillement, mais Dumbledore l’attrapa par le bras et lui lança un regard voulant dire « n’intervenez pas ». Jane pleurait, pleurait, pleurait sans se soucier de respirer. Elle souffrait énormément, son frère Harry qu’elle désirait tant rencontrer était là devant elle en train de mourir. Elle ne le connaissait pratiquement pas ce garçon aux yeux verts qui paraissait si intéressant, si mystérieux. Jane souhaitait tellement lui parler, échanger des secrets avec lui, discuter de tout et de rien, se serrer contre lui comme de vrais frères et sœurs. Mais non, elle n’avait rien fait de tels avec Harry, en l’espace d’une journée son rêve de toute petite, qu’elle avait commencé à réaliser s’était totalement écroulé.
Après avoir prier tous les dieux possibles pour que Harry guérisse, tout le monde monta se coucher exceptée Jane qui voulait rester auprès d’Harry. Malgré sa fatigue pesante, Jane observait continuellement Harry de ses yeux embués de larmes espérant qu’un miracle se produira. Ainsi soit-il ! Harry qui n’avait pas manifesté un signe de vie depuis 5 heures et des poussières, remua la tête, et, sans ouvrir les yeux, il effleura du bout des doigts la peau douce de Jane. Celle-ci au contact de ses doigts sursauta et lorsqu’elle se rendit compte que Harry était « revenu à la vie » elle se mit à le serrer fortement comme si elle souhaitait l’étrangler. Elle avait tellement pleuré qu’elle ne possédait ni larmes de joie ni larmes de peine. Elle se contenta d’éclater de rire et de crier comme une femme barbare.
_Harry tu es vivant ! hurla t-elle en manquant de le faire tomber de la civière.
Harry, toujours les paupières closes se releva, et s’assit en calant un coussin derrière son dos.
_Pourquoi ris-tu Jane ? Qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce qu’on fait ici d’ailleurs où nous sommes ? demanda Harry qui avait perdu la mémoire.
_Tu, tu…ne te souviens pas ? s’exclama Jane en le soupçonnant de faire une de ses blagues sinistres.
_Non, répondit banalement Harry.
_Tu t’es suicidé Harry, dit Jane comme si c’était évident. Elle se mit à danser dans le salon.
_Pardon ? s’exclama Harry incrédule.
_Tu t’es suicidé, répéta Jane comme si ça devait être évident.
_Mais je n’ai jamais désiré me tuer, c’est insensé ! s’écria Harry en sortant de son lit.
_Oui, oui je te crois. Je n’ai jamais dit le contraire rassure-toi. Je pense que quelqu’un veut ta peau et par conséquent il t’a lancé le sortilège de l’Imperium ou un truc dans le genre. Tu as une idée de quelqu’un qui souhaite que tu te tranches la tête ? demanda Jane comme un journaliste professionnel en tendant un micro invisible sous son menton.
_Euh…à part Voldemort je ne vois pas qui voudrait me tuer et en serait capable.
_Mais comment a t-on pu te faire ça ? En te faisant boire une potion peut-être, suggéra Jane. Tu sais Harry, quand je te parle, tu peux me regarder, c’est la moindre des politesses. Je sais que tu as perdu connaissance mais n’en profite pas pour te faire plaindre, dit Jane sur un ton de reproche.
_Arrête tes plaisanteries Jane, je sors tout de même du coma ! répliqua Harry toujours les paupières closes.
_Mais Harry…
_Au lieu de dire des conneries passe-moi le sac de glaçon sur la table, que je le mette sur mon front.
_Co…comment sais-tu qu’il y a des glaçons sur la table ? bégaya Jane qui avait perdu son assurance à la vitesse de l’éclair.
_Parce que ! dit Harry en haussant les épaules.
_Parce que quoi ? interrogea Jane de plus agacée.
_Parce que comme tout le monde j’ai deux yeux pour voir, répondit Harry d’une intonation lassée.
_Mais Harry tu as les yeux fermés, je te dis ! Ne fais pas l’idiot et ouvre tes yeux ! ordonna Jane énervée par son frère.
_Ca suffit Jane, j’en ai assez de…
_Harry ! coupa Jane en montrant du doigt son ventre.
_Oh non Jane, tu ne vas pas t’y remettre ! s’emporta Harry très irrité par les plaisanteries de Jane, enfin c’est ce qu’il croit.
_Harry ta plaie a disparue ! s’exclama la jeune fille le plus sincèrement qu’elle peut.
_Ma plaie ? De quoi tu parles ? demanda Harry embrouillé par sa sœur. Il était drôlement perdu comme s’il avait raté un épisode de Smallville.
_Pour te tuer, tu t’es enfoncé un couteau dans le ventre. Et là tu n’as plus rien !
_Ah oui ? s’étonna Harry en soulevant son tee-shirt découvrant ses abdominaux ( waouh ! ) parfaitement dessinés.
Sa sœur détourna son regard sur la cheminée de Dumbledore, apparemment gênée. Des questions lui noyèrent le cerveau : Pourquoi Harry arrivait-il à la voir sans ouvrir les yeux ? Et où est passée sa coupure sur son corps de rêve ? Une idée lui traversa l’esprit : il fallait prévenir le professeur Dumbledore. Elle se leva, bredouilla un bref « salut » à son frère qui ne comprenait rien à ce qui se passait et monta à l’étage comme si elle souhaitait casser le mur du son. Elle entra en trombe dans la chambre de Dumbledore et elle se mit à crier des phrases sans aucun sens en espérant réveiller Dumbledore profondément endormi. Elle n’hésita pas à l’agiter dans tous les sens.
_Professeur, réveille-toi ! Euh non, réveillez-vous ! Harry est vivant ! lui hurlait-elle dans les oreilles.
Dumbledore était malgré la brutalité de la jeune fille, toujours au pays des rêves. Elle lui donna même de violentes claques comme si c’était normal « d’agresser » le directeur de son futur collège juste pour le réveiller.
Dumbledore après autant d’agitation consentit enfin à ouvrir les yeux.
_Jane que se passe t-il ? bredouilla t-il secoué en tous sens par la jeune fille apparemment costaude.
_Harry est vivant ! affirma t-elle en continuant de lui offrir de belles claques.
_Quoi ? balbutia le vieillard.
_Harry est vivant ! …Il a les yeux fermés…peut voir…plus de plaie…ventre ! haleta t-elle.
_Quoi ? s’étonna Dumbledore en se faisant toujours secouer par Jane.
_En vie…yeux fermés…sans doute le sortilège…Imperium…plus du tout…sur son ventre…que s’est-il passé ? dit Jane en mangeant la plupart des mots tellement elle était excitée et en ne cessant pas de faire voler Dumbledore dans les airs.
_Jane, bon sang, mais lâchez-moi ! dit le pauvre homme désarçonné.
_Non ! Harry est en vie, il faut lui parler !
Elle l’attrapa par les vêtements et le mit debout vite fait bien fait en lui lançant une pulsation déchaînée dans le dos. Dumbledore perdit l’équilibre et chancela, mais avant qu’il heurte le sol, Jane l’empoigna par le bras et le tira en avant. Elle courut dans les escaliers en manquant de faire tomber le vieillard, comme à son habitude. Dumbledore se dit qu’elle avait du inhaler de l’adrénaline, même un peu trop !
Jane lui montra son frère qui était debout et faisait les cent pas dans le salon, toujours les yeux fermés. Dumbledore s’approcha de Harry et sans le vouloir le fit sursauter.
_Harry que s’est-il passé ? demanda Dumbledore apparemment étonné que le garçon se soit remis sur pieds en si peu de temps.
_Je l’ignore. Jane m’a parlé de tentative de suicide mais je n’ai rien compris, répondit Harry les yeux fermés. Dumbledore le remarqua et se mit à réfléchir pendant un moment interminable, puis il dit enfin :
_Harry, où sont tes lunettes ?
_Mes lunettes ? Je n’en sais rien, pourtant je vois parfaitement bien sans ! constata Harry.
_Jane, tu disais qu’il avait perdu sa marque sur le ventre ? Je peux t’examiner Harry ?
Pour toute réponse, Harry s’avança de plusieurs pas vers lui et souleva maussadement et avec agacement son tee-shirt une nouvelle fois. Dumbledore regarda attentivement sa peau et lui appuya à quelques endroits pour savoir si ça lui faisait mal, réponse négative. Il le tapota doucement avec sa baguette magique mais aucune réaction.
_Les pouvoirs de l’héritier, murmura t-il.
_Pardon ? dit Jane en cessant de manger la glace à la vanille qu’elle avait entamée.
_Harry est l’héritier de Gryffondor, répéta t-il un peu plus fort.
_Qui ? Moi ? s’étonna Harry.
_Harry ouvre les yeux, ordonna Dumbledore.
_Oh non professeur ! Pas vous ! Vous n’allez pas vous y mettre ! Je ne vous verrai pas si j’avais les yeux fermés, c’est insensé ! s’exclama Harry avec un petit rire aux lèvres.
_Touche tes yeux, tu verras par toi-même, répliqua Dumbledore qui commençait à désespérer.
Harry obéit sans dire un mot, à contre-ceur et avec agacement, en soupirant de désespoir, mais il constata qu’il avait bel et bien les yeux fermés. Lentement, il ouvrit réellement ses yeux au grand plaisir de Dumbledore et de sa sœur.
_Alors ? dit Jane sur un ton qui voulait dire « j’avais raison tu vois, alors quel effet ça fait d’avoir tort ».
_Bah…rien, répondit simplement Harry. Je vous vois normalement, comme tout à l’heure. Mais c’est étrange, je n’ai plus besoin de mes lunettes.