L'intrépidité, c'est c'est un truc de "ouf". (la consonance de ce mot est encore plus laide que celle de l'autre chant moyenâgeux)
Le jeune con d'aujourd'hui ne sait pas plus discerner le fou du faible que du fort. Couard et insensible, il n'a aucune estime pour son prochain : il préfère se taper un fou rire devant des miroirs et des vitrines que de daigner tendre un œil sur la pomme qui lui est tendue. Il préfère s'empiffrer en solitaire devant un bon porno (le jeune con achetant ses "émotions" en dvd et véhiculant ses "invectives" en aparté) ou encore vider ses miettes aux pieds des pigeons, que de partager un bon repas avec le visiteur épuisé, qui, discret, attend au bas de son immeuble. Il préfère maintenir son inestimable statut de caïd au sein de son illustre corporation que de se risquer à s'opposer au patron oppressant le pauvre balayeur aux grosses lunettes rondes.
Le jeune plein d'avenir n'a aucun sens de l'empathie, ne faisant attention à personne d'autre qu'à sa triste gueule, il suffit juste de mettre un pied dans une grande ville pour s'apercevoir que le grand huit tourne seul, que la ville est déserte.
C'est pour ça que je suis fier d'être un va-nu-pied et de vivre aux côtés de vaches malodorantes, logeant dans la cambrousse, prêt à mordre le premier con osant pointer sa truffe alléchante sur mon beau taudis.
A quand la véritable révolution des jeunes ?