Mishke
Tu engages les hostilités sans t'adresser directement à moi, comme une femme altière - et rancunière, et c'est ce que j'aime. Car tu t'adresses, plus qu'à quiconque, à moi.
Connais-tu cette pudeur saine, qui, par simple principe d'éthique, de propreté morale, nous place sur un pied d'égalité avec l'autre ? A mon sens, tu ne la connais pas. Tu n'as pas de pudeur. / J'y viens.
N'exprimant pas directement ta colère, tu réagis en femme. Tu la formule à qui voudra bien l'entendre, comme le prince désespéré qui s'en remet au peuple qu'il a conquis avec difficulté. Ta raison s'adresse au peuple mais ton sentiment est causé par ce que tu perçois comme les errances d'un trublion, que tu généralise par un gueux dédain, pour ne pas sombrer dans l'ad-hominem. Ton propos est creux, mais ta haine, vive, qui ne parviens cependant pas à prendre forme, car tu es incapable de l'exprimer avec la noblesse et la sincérité requise, est toutefois digne de mon intérêt professionnel. / J'y viens.
Penchons-nous de plus près sur les princes - et leur orgueil.
Le fait de s'en remettre au pouvoir des autorités, d'en dépendre, même, parce que tu as construit ta personne (IRL comme IRC) sur cette notion féminine que pour être protégé, il faut plaire, afin que tu aies une chance que tes caprices soient entendus, relève d'une personnalité sans consistance, aux notions morales - qui font la vertu et la grandeur de l'homme - basses.
Attardons-nous maintenant sur ce dont je suis accusé.
Ma bouffonnerie bienveillante reflète une aise souveraine, quand la tienne s'en remet à de vulgaires jeux de mots. Incapable d'une pareille liberté, d'une telle profusion dans la concision et d'une telle générosité, je ne pouvais que susciter ton déplaisir, car couplée à la gaieté paillarde, mes tirades sont parsemées de philosophie, de profondeur, or, ce qui est léger et épais à la fois, nul ne saurait s'en emparer. Et cela te crispe et t'énerve depuis ton engoncement. Alors tu t'en tiens à me jalouser et à le faire entendre, plutôt qu'à me considérer comme un égal, ou comme un supérieur.
Supérieur en liberté, bien entendu. Je ne joue pas à ces jeux médiocres, surtout pas sur un forum consacré à un jeu de rôle.