Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
Merci beaucoup Anna pour ce très beau commentaire
Je vais immédiatement commencer la suite ![]()
Bon, je commence par ce qui m'a gêné:
"Devant le bowling où Jack l’avait emmenée afin de lui faire une surprise"
Oui, là ce n'est pas une faute c'est juste une remarque qui ne concerne que moi : "afin de lui faire une surprise" inutile de le préciser. C'est un détail qui rallonge ta phrase et l'alourdis.
"Réalisant tous que ce dernier voulait affronter son frère sans impliquer quiconque dans son combat, ils savaient qu’il n’avait qu’une infime chance de le tuer."
pas de lien entre les deux bouts de phrase. Remplace la virgule par un point.
"C’est à ce moment précis qu’une voiture,"
Ce fut.
"En prononçant cette phrase, la pensée du jeune guerrier était principalement pour les deux femmes qui ont compté le plus pour lui : Erica et Colleen. Tous les souvenirs qu’il partageait avec elles deux envahirent son esprit. Il se revit devant la sépulture d’Erica, en train de faire son ultime adieu à celle dont il était autrefois amoureux, consolé ensuite par celle qu’il aimait aujourd’hui : Colleen. "
C'est mignon ^^
"Devant les barrières mécaniques fermées, empêchant tout franchissement sans passer par la douane"
"sans passer par la douane" est là encore un détail que tu pourrais virer.
"de couleur identique au bleu apparu "
Au bleu de quoi?
"Puis, il leur adressa un sourire diabolique, leur tourna le dos, et s’éloigna dans l’océan de flammes "
comme Séphiroth!
"Tuant au passage impitoyablement" : là j'aurai inversé l'ordre des mot "tuant impitoyablement au passage"
"Rafael observa le résultat de son œuvre mortelle."
Funeste n'aurait-il pas été mieux que mortelle? Je pose la question parce que je n'en sais rien, mais que "mortelle" me parait pas approprié, sans que ce soit faux. Après j'attends l'avis des autres.
"Neyu… » marmonna-t-il."
Tu me rends hommage? (J'ai mis le temps avant de percuter quand même! XD)
C'est adorable! ^^
"Ma chère petite marionnette… Tu n’es que le simple commandant de l’armée que Mathias et moi dirigerons, une fois que l’Atlantide renaîtra de ses cendres ! L’armée que tu as levée ne servira qu’à ça… Tu n’as donc pas le droit d’agir à l’encontre de ma volonté ! N’oublie pas que ta vie dépend de moi… Tu es à moi, Rafael… Sans ce cher Cid qui travaillait pour moi, tu serais mort aujourd’hui… Tu m’as débarrassée jadis de cet abruti… Mais si tu désobéis encore une fois à mes ordres, je n’hésiterais pas à te tuer. "
Oui Rafael, reste donc à ta place!
Déçue qu'il ne soit qu'une marionnette, même si je sais que ce n'est pas vraiment le cas. Rafael n'étant pas le genre d'homme a se laisser manipuler, mais je me demande alors quel est son but? Pourquoi laisse-t-il Neyu l'utiliser? A-t-il un plan pour être "the big boss"?
"A l’intérieur de ce dernier, une magnifique femme d’âge mur, aux très longs cheveux rouges, se tenait debout, regardant à travers une sorte de vitre circulaire située à ses pieds. Cette somptueuse femme portait un long manteau blanc, et avait de magnifiques yeux bleus. Son regard était plongé dans cette mystérieuse sorte de vitre."
Ca, c'est l'hommage à ma splendeur.
(Même si je ne suis pas d'âge mur, et que je n'ai ni les cheveux rouges, ni les yeux bleu, mais bon! XD)
"Ce que ta chère mère adoptive Héléna n’a pas réussi à faire il y a dix huit ans de cela… Tuée par les deux hommes de sa vie, alors qu’elle allait prendre le contrôle d’Ereya…"
Peter et Héléna ont donc eu une aventure...
"Son père est un grand guerrier Elitist, de plus… Tout comme ta mère biologique était une guerrière d’un grand talent. Après tout, vous n’êtes pas frères pour rien … » "
Ils sont vraiment frères? Je suis pas sure d'avoir bien capté.
Le combat entre les deux frères est sympa sinon, enfin, au niveau des dialogues surtout.
Jack est plus déterminé que jamais.
Chapitre fort avec ce duel et les quelques brides d'informations sur la "supérieur" de Rafael et leur but. Il se fait confisquer ses dragons comme on confisque les jouets d'un enfant! XD Ca m'a fait rire!
Je n'ai en fait pas lu les comm' de Misha et Anna, mais je pense avoir fait le tour. Si je remarque un détail qui m'a échappé, ne t'inquiète pas je te le ferai savoir! XD
Vivement la suite ^^
"de couleur identique au bleu apparu "
Au bleu de quoi?
dans les mains de Rafael
Funeste n'aurait-il pas été mieux que mortelle? Je pose la question parce que je n'en sais rien, mais que "mortelle" me parait pas approprié, sans que ce soit faux. Après j'attends l'avis des autres.
je suis d'accord
funeste aurait fait mieux que mortelle
"Neyu… » marmonna-t-il."
Tu me rends hommage? (J'ai mis le temps avant de percuter quand même! XD)
C'est adorable! ^^
En fait, j'avais du mal a trouver un beau prénom pour ce personnage, alors en voyant ton pseudo, je me suis dit qu'en faire un anagramme pouvait convenir à ce personnage
ravi que cela te fasse plaisir. XD
Ca, c'est l'hommage à ma splendeur. (Même si je ne suis pas d'âge mur, et que je n'ai ni les cheveux rouges, ni les yeux bleu, mais bon! XD)
oui oui, commence pas à faire ta narcissique hein
XD
Ils sont vraiment frères? Je suis pas sure d'avoir bien capté.
frères dans l'âme et dans l'esprit
Oui, Peter et Héléna ont eu une aventure, dont on verra un ou deux extraits en flashback.
Merci de ton commentaire sinon, suite ce soir ou demain
"En fait, j'avais du mal a trouver un beau prénom pour ce personnage, alors en voyant ton pseudo, je me suis dit qu'en faire un anagramme pouvait convenir à ce personnage
ravi que cela te fasse plaisir. XD"
oui ^^
"oui oui, commence pas à faire ta narcissique hein
XD "
Je n'ai pas pu résister! XD
"Oui, Peter et Héléna ont eu une aventure, dont on verra un ou deux extraits en flashback."
Donc Peter est le père de Jack!
"frères dans l'âme et dans l'esprit "
Ok ^^ Ca me parait plus logique! XD
A bientôt pour la suite alors ^^
Donc Peter est le père de Jack!
Pourquoi direct la théorie de la pâternité? Arguments, please ![]()
Superbe manière de détourner la question, qui d'ailleur était une affirmation
La manière dont Peter est soucieux de Jack. ![]()
Et puis, parce que ce serait sympa!
(l'argument qui tue! XD)
T'as fini de mettre des accents là où il n'y en a pas! ![]()
paternité, pas pâternité! Avec l'accent, ça me fait penser à pâtisserie! XD
Yuen
oui mais la on n'est pas dans un chapître
Admettons que Peter soit le père biologique de Jack, et qu'il soit au courant... Pourquoi serait-il aussi torturé depuis la mort de son petit garçon? Pourquoi n'a-t-il pas avoué à Jack qu'il est son père, après la mort de Kyle, et la disparition de Rafael? Jack, à l'époque jeune adolescent, n'aurai sans doute pas voulu imiter son frère.
Ca tient pas debout ça, la manière dont il se soucie de Jack, il faut trouver d'autres arguments
XD
Peter ignore peut-être que Jack est son fils?
La manière dont il se soucis de Jack est dû au fait qu'il avait un grand respect pour ses parents, et donc il se fait un devoir de veiller sur lui. Mais rien n'empêche qu'il peut être son père! ![]()
yuen Posté le 24 juin 2008 à 12:23:28 Peter ignore peut-être que Jack est son fils?
La manière dont il se soucis de Jack est dû au fait qu'il avait un grand respect pour ses parents, et donc il se fait un devoir de veiller sur lui. Mais rien n'empêche qu'il peut être son père!
Ca par contre, c'est déjà plus plausible ![]()
Fou de colère, Malcolm se précipita en direction de Rafael, et, dague en main, tenta de lui asséner de nombreux coups. Mais celui-ci les para tous à l’aide de son épée. Ravi d’avoir réussi à mettre le mage-guerrier dans tous ses états, il effectua un nouveau mouvement de vitesse, et se retrouva devant une des nombreuses maisons qu’il avait incendiées. A ce moment précis, il fut assailli par ses trois adversaires choisissant de l’attaquer en triangle. Encerclé, il sembla n’avoir d’autre choix que de riposter aux futurs assauts de ces derniers. Cependant, durant l’instant où il les avait provoqués, il venait de préparer une magie Foudre de troisième niveau, qu’il envoya sur ses adversaires. Suite à l’impact des éclairs de grande taille caractérisant ce sort, Peter, Ridley et Malcolm furent arrêtés net dans leur élan.
Même si tous trois offrirent une très bonne résistance à cette magie, Rafael profita de leur instant de faiblesse pour contre-attaquer. Rengainant son épée, il alla se déplacer derrière Malcolm, et l’assomma d’un coup précis, porté dans le dos. Puis, il courut vers Ridley, ressortit son arme, et, tout comme il l’avait fait à Jack, transperça le ventre de la jeune guerrière. Gravement blessée par ces deux attaques successives, elle tomba inconsciente au sol. Ne resta désormais debout que Peter et Rafael. Jetant un regard sur chacun de ses compagnons évanouis, le guerrier Elitist trembla de rage et de douleur.
« Lieutenant… Il ne reste plus que nous, maintenant…
- Ridley…, murmura-t-il. Jack…
- Deux ans que tu cherches le commanditaire du meurtre de ton fils… Et de ton meurtre, par la même occasion… Maintenant ça y’est… Nous sommes enfin l’un face à l’autre.
- Fumier…, grogna Peter.
- Préfères tu te battre, ou savoir pourquoi j’ai voulu votre mort, à tous les deux ?
- Je ne veux plus rien entendre, ni savoir, provenant de ta bouche… Ce que je veux, c’est t’arrêter, en mémoire de ma famille morte à cause de toi et de ta folie…
- Quel dommage… Tu aurais pu connaître la raison qui m’a poussé à agir, avant de faire face à la défaite la plus humiliante de ta carrière… »
Bien qu’amoindri, Peter attaqua Rafael. Mais celui-ci stoppa de suite sa course en effectuant un déplacement dans sa direction, puis lui asséna un coup de poing en plein estomac. Sonné, Peter s’agenouilla par terre, laissant son adversaire se concentrer afin de préparer le sort qu’il utilisera afin de l’achever. Le lieutenant, tant bien que mal, tenta de se relever. Lorsqu’il y’arriva, ce fut hélas déjà trop tard. Rafael lui lança le même sort qu’il avait envoyé à Colleen, blessant ainsi gravement son dernier adversaire. Gisant au sol, il eut une pensée envers son petit garçon avant de fermer les yeux et de perdre connaissance.
Une fois de plus, Rafael avait réussi à vaincre son frère et ses compagnons, ceci malgré l’apport de Ridley. Tandis que les maisons continuaient de bruler autour de lui, le leader des Enfants d’Atlantis regarda ses cinq adversaires gisant au sol, les uns après les autres. Puis, il marcha lentement vers Malcolm, l’observa un instant, et lui redonna un peu de vitalité. Il fit tour à tour la même chose à Colleen, Ridley, Peter… Et finit par Jack. Après avoir redonné un peu d’énergie vitale à chacun, il resta longuement debout, continuant de scruter ses ennemis. Des bruits de pas se firent soudainement entendre derrière Rafael. Ce dernier se retourna sur le champ, et aperçut Karim, accompagné de plusieurs de ses soldats, s’approcher de lui.
« Te voilà…, dit Rafael d’un air satisfait.
- Tu avais raison… Ils sont tous venus t’affronter…, déclara Karim. Joli carnage… Félicitations. Je suppose que tu dois savourer ta revanche ?
- Sparks et Wedge viennent aujourd’hui de subir le pire châtiment qui soit : voir devant eux le résultat de leurs pêchés… L’un a vu ça depuis sa tombe, l’autre vivra avec ça jusqu'à la fin de sa pauvre existence…
- Mon bateau est amarré sur le quai. On emmène tout ce beau monde ?
- Bien sur…
- Tu pourrais aller toi-même aux ruines… Pourquoi tiens-tu tant à y envoyer ton frère ?
- Jack n’est pas encore en mesure de nous rejoindre… C’est une épreuve qu’il doit passer… Je veux tester ses capacités et sa volonté… Son sens du devoir… et sa loyauté envers moi. Il doit passer par cette épreuve afin de devenir encore meilleur.
- Je vois…
- Emmenez-les, maintenant... »
Les guerriers Snakayas de Karim portèrent les cinq adversaires de Rafael, et les conduisirent sur leur bateau amarré au port, sous les yeux de leur chef suprême qui les accompagna. Tout en faisant route vers le port, le nouveau lieutenant principal de Rafael remarqua la cicatrice en forme de serpent sur la main droite de Malcolm. Surpris, il se tourna vers son leader, et, suspicieux, lui demanda :
« Ce type porte la marque des guerriers Snakayas… Comment ça se fait ?
- Ah bon ? rétorqua Rafael feignant la surprise. Je n’avais jamais remarqué ce détail auparavant…
- Ca fait des années que tu connais ce type, et tu n’avais jamais remarqué ce détail ? Rafael, ce type porte la marque. C’est un Snakayas !
- Probablement le fils d’un membre de ton peuple qui a pris la fuite… Pourquoi t’inquiètes-tu ainsi ? Est-ce par rapport à ta famille ? »
Karim resta silencieux. Devant son mutisme, Rafael devina que son lieutenant pensait à son petit frère et à son père, tragiquement disparus en mer lorsqu’il était enfant.
« Ecoute… La mer a pris ton père et ton frère lorsque tu étais môme… Ta mère, rongée par le chagrin, s’est laissée mourir… Tu as ensuite pris seul le commandement de ton peuple. Toi, le prince… Tu es un enfant guerrier, Karim. Comme moi…
- Je sais des choses sur toi que Vallon et Ridley ne savaient pas. Peut être… me caches-tu des choses à moi aussi.
- Si tu penses que je te cache des choses, autant que je fasse cavalier seul… Mais ainsi, ton peuple verra ses chances de renaître partir en fumée, comme cette ville.
- Suis-je bête… Tu as raison. Je te présente mes excuses. »
Finalement arrivés au port, Rafael et ses sbires grimpèrent sur le navire de Karim, un superbe bateau aussi grand que l’esquif royal de Logan. Le propriétaire de ce véhicule maritime ne perdit pas une seconde, s’installant très vite dans le cockpit. Alors que Rafael enlevait l’amarre, Karim démarra son bateau, programmé pour se rendre sur le continent d’Opala. Finalement, le navire commença à avancer. Le frère d’adoption de Jack regarda donc une dernière fois la cité de Ranaya noyée dans un océan de flammes, le fruit de son œuvre funeste, s’éloigner peu à peu de son champ de vision.
Quelques heures plus tard, dans une cellule d’or dont les parois étaient recouvertes de nombreux trous d’échappement d’air, Jack rouvrit les yeux. Il se releva lentement, et, une fois debout, se demanda ou il se trouvait. Reprenant peu à peu ses esprits, il réalisa que son arme lui avait été retirée. Comprenant qu’il venait d’être fait prisonnier, il s’approcha de la porte, et la frappa avec violence. Ce faisant, il s’exclama :
« Ou suis-je ? Faites moi sortir d’ici, bande de pourritures ! »
Jack continua de s’acharner sur la porte, hélas sans succès. Lorsqu’enfin, il cessa de taper, une voix moqueuse se fit entendre dans les hauts parleurs dont la cellule était équipée.
« Bonjour petit frère… Bien dormi ? »
Le jeune guerrier reconnut immédiatement cette voix grave, s’adressant à lui avec arrogance.
« Rafael…
- Si tu veux savoir si c’est de ma faute si tu te retrouves enfermé, je plaide coupable…
- Fais-moi sortir d’ici…, lui ordonna Jack.
- Avant ça, nous avons à parler tous les deux, mon frère…
- Je t’ai déjà tout dit lorsque nous nous sommes battus…, lui rétorqua Jack.
- Ce qui n’est pas mon cas… Je vais t’ouvrir la porte de ta cellule. A partir de là, tu seras guidé par quelques uns de mes mercenaires Snakayas… Ils t’amèneront à moi. Place-toi devant la porte, et attends un peu. Je dois également parler avec deux de tes camarades…
- Et si je refuse ?
- Je tuerais un a un tes compagnons… Je suppose que ce n’est pas ce que tu veux, alors tu vas gentiment coopérer… Compris, petit frère ? »
Dans une cellule voisine, Peter, ayant repris conscience depuis déjà un moment, tournait en rond comme un lion enfermé dans une cage. Songeur, il repensa à la défaite subie quelques heures auparavant, et s’inquiéta pour la vie de ses autres camarades, tous vaincus impitoyablement par Rafael. C’est alors que la voix de ce dernier vint l’interrompre dans ses pensées :
« Salut Lieutenant… Bien réveillé ?
- Rafael…, grommela Peter.
- Désolé de t’avoir fait attendre… Ca fait un moment que je te vois végéter dans cette cellule
- Qu’as-tu fait des autres ?
- Ne t’inquiète pas… Ils sont enfermés dans une cellule similaire à la tienne, et sont en vie… Pour le moment du moins…
- Espèce de pourriture…, chuchota Peter.
- Leur survie ne dépend que de ta coopération. A partir de maintenant, tu as intérêt à faire sagement tout ce que je te dis si tu ne veux pas qu’ils rejoignent le petit Elaïas…
- Fumier…
- Soigne donc ton langage… J’ai la vie de tes protégés entre mes mains, dois je te le rappeler…
- Bien…, murmura Peter résigné. Que dois-je faire ?
- Tu vas venir jusqu'à moi. Place-toi devant la porte de ta cellule… Je dois encore discuter avec un dernier de tes compagnons avant de te libérer… »
Le dernier compagnon en question n’était autre que Ridley. La jeune femme, réveillée aussi depuis quelques temps, était assise au beau milieu de sa cellule. Tout comme Jack et Peter, son arme lui avait été enlevée. Son visage laissait transparaître une profonde colère, dirigée contre elle-même : en effet, elle était furieuse de ne pas avoir réussi à tuer son ancien mentor, comme elle l’aurait voulu. Remontée, elle frappa le sol à l’aide de son poing gauche, se faisant également beaucoup de soucis pour la santé de ses nouveaux compagnons. Car elle avait peur Rafael les ait exterminés sans aucune pitié, sachant très bien qu’il en était capable. La voix de celui-ci résonna alors dans sa prison :
« Alors Ridley, ce retour aux sources te plait-il ? »
Au son de cette voix, la mage guerrière se releva, et se dirigea vers la porte de la cellule.
« Ou es tu ? demanda-t-elle à Rafael.
- Ton cachot est équipé de hauts parleurs, je te parle à travers eux… C’est bien de se retrouver à sa place, n’est ce pas ? Même si j’aurais mis moins d’or dans ta cellule, personnellement… Enfin, ça n’a pas d’importance.
- Pourquoi tu ne m’as pas tuée ? hurla-t-elle.
- Te tuer ? Pourquoi aurais je fait ça, alors que tu peux m’être utile ?
- Utile ? fit Ridley surprise. Utile en quoi ?
- Je t’expliquerai… Tu vas sortir d’ici gentiment, et te laisser guider par mes guerriers Snakayas… Refuse et j’extermine tes nouveaux amis… Je suppose que tu ne veux pas être responsable de leur mort ? Vu tous les gens que tu n’as pas su sauver parce que tu étais trop faible pour t’opposer à moi, ce serait dommage d’avoir d’autres morts sur la conscience…
- Espèce de salaud…, grogna Ridley.
- Bien, je vais ouvrir la porte de ta cellule, celle de Peter et celle de Jack. Prépares-toi... »
Rafael ouvrit donc les cellules des trois personnes à qui il s’était adressé. La mort dans l’âme, celles-ci sortirent de leur cachot respectif, et furent accueillis par un soldat Snakayas, les empêchant de s’enfuir en pointant son épée vers eux. Jack, Peter et Ridley, se retrouvant, s’inquiétèrent très vite sur le sort que Rafael allait réserver à Colleen et à Malcolm, qu’il avait gardé prisonnier. Un autre guerrier Snakayas leur fit alors signe de les suivre. Les trois camarades n’eurent d’autre choix que de s’exécuter, et de se laisser conduire à Rafael.
Au même moment, dans la grande salle du trône du palais de Karim, le guerrier à l’ensemble noir les attendit patiemment, assis sur le trône de son principal lieutenant. Rafael repensa à ce qui s’était produit sur Ranaya, alors qu’il était en train de faire appel aux pouvoirs du vaisseau nommé Atlanta. En effet, la mystérieuse femme à bord de ce même vaisseau l’avait privé de l’usage de ses dragons, et lui avait fait subir le même bruit qu’il avait déclenché sur Gambreth, et après l’attaque de Zard sur la cité Ranayenne. Son regard s’emplit soudain de rage, rien qu’en pensant à elle.
« Cette chienne de Neyu ne perd rien pour attendre… » chuchota-t-il.
Plusieurs minutes plus tard, ses prisonniers firent leur apparition dans la pièce. Le leader des Enfants d’Atlantis se leva du trône, afin de les accueillir comme il se devait. Tous trois lui adressèrent un regard empli de mépris et de colère.
A suivre…
Je trouve que ce combat, comme tout tes combats d'ailleurs, ressemble beaucoup à des combats de RPG. Ca fait un peu trop tour par tour, si tu vois ce que je veux dire. Un attaque, l'autre contre, il attaque, le premier se prend dans la gueule ou contre... C'est pas complètement dérangeant, mais c'est parfois un tout petit peu irréaliste. Ca fait très "jeu vidéo" en fait.
Tu oublies aussi les esquives. Sinon c'est pas grave, tant que ce n'est pas dérengeant comme tu dis, c'est ma manière de faire et je la garderais jusqu'au dernier chapitre de cette fic
que ce soit clair et net. J'ai commencé ainsi, je finirais ainsi.
"Elles serviront à servir mes desseins…"
Pas terrible, ça.
"Jack réussit finalement, malgré son piteux état, réussit à se remettre debout après son deuxième essai"
Pareil.
ben dis moi ce que je peux mettre de mieux au lieu de me dire que c'est pas terrible
C'est une belle expression anglaise surtout, mais comme on a déjà parlé de ça il y a quelques temps, je ne vais pas me répéter.
Accord, compromis...
Et alors? Deal étant un mot couramment utilisé, je vois pas pourquoi il irait pas.
Euh... J'aurais plutôt dir les résultats de "leurs erreurs", ou de "leur bêtise", un pêché, il y a un côté moral. Je vois pas pourquoi Rafaël, qui est méchant et qui le sait, donnerait une leçon de morale.
Faudrait que t'arrêtes de chercher des détails au mot près. Pêchés dans le sens de crimes, quoi
De plus, j'sais pas si t'as saisi, mais c'est pas la première fois qu'il s'érige en juge.
Cette phrase, sans ironie, me fait très peur. Elle me donne preque l'impression d'avoir affaire à avec une lavette. Ca vient peut-être de moi, mais Karim ne me fait pas groose impression là.
Bien sur qu'il ironise un petit peu, après tout Rafael est le seul a pouvoir exaucer sa volonté, mais comme il a besoin de lui, il se ravise. Cela ne veut pas dire qu'il ne se méfie pas après que Rafael lui ait caché que Malcolm était un Snakayas.
Jack, Peter et Ridley, se retrouvant, s’inquiétèrent très vite sur le sort que Rafael allait réserver à Colleen et à Malcolm, qu’il avait gardé prisonnier."
"Allait réserver", ou avait déjà reservé, il les avait peut-être déjà tué, ou autre.
Excuse moi, mais ou est la faute? Tu me mets "allait réserver" dans ta correction, alors que c'est ce que j'ai mis dans ma phrase.
Je crois ne pas me tromper en disant que les conjonction "mais" et "alors" sont un petit peu tes violons d'Ingres... Penses-y à chaque fois que tu les mets, si tu ne peux pas remplacer, construire autrement ou supprimer.
J'y pense déjà, mais merci tout de même.
Sinon, pour l'index, j'en ferais un après mon prochain chapitre, avant de partir en colo.
Merci de ton commentaire sinon ![]()
Yuen
je viens de répondre sur ce point
Tu m'excuseras, mais je ne suis pas du tout d'accord avec toi: il y'a juste ce qu'il faut de combats à mon sens. Un certain équilibre combats/scénario est respecté. On a eu plusieurs chapitres sans combats, et la on repart pour plusieurs chapitres sans combats.
Donc, pour le trop de combats, désaccord total ![]()
Euh... "allait réservé", c'était pas ma correction. Ma correction, c'était plutôt "allait reservé ou avait déjà reservé". Mais vu comme c'est moche, c'était pas vraiment une correction xD
Misha
et d'abord c'est "allait réserveR" avec un "r"
Mode boulet on:
Powned
Mode boulet off.
![]()
Liquid
Et d'abord si je commentais aussi le style de tes commentaires, j'aurais beaucoup à dire crois-moi
Mais je m'abstiens pour pas t'enfoncer encore un peu x)
Bon voilà, je suis impardonnable de ne pas faire de grand comm' mais Misha et Yuyunette m'ont devancés ![]()
Je moins de temps pour moi en vacances que quand je travaille
Donc, mes remarques, sont les mêmes que celles de Misha et Yuyune. Mais j'ai bien aimé ce chapitre ![]()
La suite du combat Rafaël / Jack que je trouve assez bien et l'arrivée des compagnons de Jack, bien
On pourrai croire que c'est la fin de Jack mais non, il est sauvé à la dernière minute ^^ (ouf XD)
Maintenant,j'aimerai bien savoir ce compte faire Rafaël de Jack et ses compagnons. Et en découvrir un peu plus sur le peuple snakayas ![]()
Mais c'est toi le boss, donc c'est toi qui décide, mais ne traine pas trop non plus, je suis préssée de savoir XD
Bon, c'est pas grand chose ce que je dis mais promis je ferai un meilleur comm' pour le prochain chapitre
Donc vivement la suite
Et encore désolé de ne pas avoir quelque chose de très interessant ![]()
Anna
toout ce que le lecteur dit est intéressant
XD
Merci de ton commentaire sinon ![]()
Bien, avant de partir pour une durée de deux semaines, voici le chapitre
Bonne lecture
Chapitre 36 : La genèse du mal ( partie 1 )
Dans l’immense palais doré de Karim, Rafael venait d’être rejoint par les trois prisonniers qu’il avait gracieusement invité à venir auprès de lui : Ridley, Peter et Jack. Le trio de soldats le dévisageait d’une expression pleine de haine et de mépris. Le guerrier à l’ensemble noir s’amusa de cette situation, et préféra ignorer l’immense rancœur que ses adversaires éprouvaient à son encontre.
« Ridley, Lieutenant, Jack… Ravi de vous voir en bonne santé.
- Ou sont Colleen et Malcolm ? lui demanda Jack d’un air inquiet.
- Colleen ? s’interrogea Rafael. Ah oui, Rachel tu veux dire… Tu t’inquiètes pour leurs vies ? le questionna-t-il d’un air moqueur.
- Réponds à ma question : ou sont-ils ?
- Dans une cellule similaire à la vôtre… Pour l’instant, du moins.
- Cesse de tourner autour du pot, et explique-nous pourquoi tu nous as laissés en vie, et faits prisonniers ici, au lieu de nous tuer comme tu aurais pu le faire…, lui ordonna presque Peter.
- Qu’est ce que tu veux, Rafael ? Pourquoi nous as-tu faits venir ici, au lieu de nous laisser croupir dans nos cellules ? »
Suite à cette question posée par Ridley, le frère d’adoption de Jack se dirigea lentement vers l’une des nombreuses vitres de la pièce, qui, comme les autres, était traversée par les rayons du soleil. En plongeant son regard vers l’extérieur, il affirma à son ancienne camarade :
« Tu es aussi perspicace que ton frère… Il y a bien une raison qui m’a fait vous appeler…
- Tu as dit que je pourrais t’être utile… Qu’est ce que ça veut dire ?
- Es tu donc si impatiente de savoir ce qui t’attend ? lui demanda Rafael se tournant vers elle.
- J’aimerais juste savoir pourquoi tu n’as tué aucun d’entre nous, alors que tu pouvais le faire… Pourquoi nous garder prisonniers ?
- Tu vas très vite le savoir, camarade…
- Rafael…, l’interrompit Jack.
- Tu as quelque chose à me dire, Jack ? »
Le jeune guerrier baissa soudain la tête. Rafael quitta alors sa position, et s’approcha de lui. Une fois son frère face à lui, Jack se reprit, et le regarda droit dans les yeux. C’est alors qu’il lui demanda :
« Je veux savoir… ce qui t’a changé à ce point.
- Tu es décidément rempli de contradictions, petit frère… Hier, tu disais que cela t’était complètement égal… Que tu ne voulais qu’une chose : me tuer…
- C’est toujours ce que je souhaite…, rétorqua Jack d’une voix pleine de détermination. Mais j’ai besoin de savoir ce qui t’a poussé à faire ce que tu fais…
- Pourquoi tiens-tu tant à savoir ?
- Ton frère a voulu te ressembler… Jamais il ne s’est remis de ta disparition…, déclara Peter. Avant ton retour, il ne souhaitait qu’une chose : détruire la religion responsable de ta mort. Comment crois-tu qu’il puisse avaler toutes les saloperies que tu as faites, et que tu es en train de faire ?
- C’est avec mon frère que je parle, Lieutenant… Donc, Jack, tu tiens vraiment à connaître ce qui se cache derrière mes actions ?
- Je tiens… à savoir… pourquoi… »
Rafael tourna le dos à son frère. Le leader des Enfants d’Atlantis se mit à réfléchir durant plusieurs secondes. Passé ce temps de réflexion, il déclara :
« Très bien… S’il y a une chose que je te dois, c’est peut être la vérité. La vérité sur la véritable nature de ma disparition… Je vais donc te l’expliquer, à toi et à Peter, vu que Ridley sait déjà ce que je vais vous dire… N’est ce pas, camarade ?
- Ridley… » murmura Jack tournant son regard vers la jeune guerrière.
Rafael, gardant le dos tourné à ses prisonniers, commença, après quelques instants de silence, à leur conter les évènements qui ont fait de lui leur ennemi.
« Tout à commencé dans un petit village, à une vingtaine de kilomètres de Ranaya City. Mes parents biologiques, Alaban et Laura Torres, étaient tous deux de redoutables guerriers. Ce fut l’unique chose que j’aurais connu d’eux. Jusqu’à l’âge de cinq ans, j’ai grandi dans la plénitude et l’insouciance, au sein de ce village. Seulement, j’ai très vite connu les plus durs aspects de la vie. Alors que je m’épanouissais pleinement, un drame qui allait changer à jamais mon être eut lieu. Je rentrais au village, après être allé me balader sur la plage à proximité. J’aperçus soudain de la fumée émaner de plusieurs habitations. Je me suis mis à courir… De plus en plus vite… Et lorsque j’étais arrivé devant ma maison, je l’ai retrouvée en feu… Avec plusieurs autres maisons brulant autour de moi… J’ai mis plusieurs secondes à réaliser ce qui était en train de se dérouler sous mes yeux… Lorsqu’enfin, je finis par comprendre que presque tous les habitants de mon village avaient péri, brulés vifs, dans leurs maisons, je me suis effondré à genoux. Ce jour là, je pense avoir pleuré toutes les larmes de mon corps…Moi, un môme de cinq ans, assistant au massacre des siens… Chaque jour de mon existence, je repense à cette vision… Dans mon esprit, plusieurs sentiments se mélangeaient : la tristesse, l’incompréhension… mais surtout une immense colère…
Je suis resté de longues minutes à genoux, pleurant sans cesse. Les secours sont arrivés très tardivement, à la tombée de la nuit. Tous ces gens étaient mobilisés pour éteindre les flammes ravageant la quasi-intégralité des maisons constituant le village. Plusieurs secouristes m’ont vu agenouillé par terre, devant sa maison. Ils se sont dirigés vers moi. Ces gens faisaient le maximum pour essayer de me parler.
« Petit… Est-ce… ta maison ? »
L’enfant innocent que j’étais se trouvait en état de choc. Par conséquent, je ne parvins pas à lui répondre. Face au mutisme dans lequel je m’étais plongé, ce pompier comprit que la maison en face de laquelle je me trouvais était bien la mienne.
« Tes parents… Ou sont-ils ? »
Mais encore une fois, je ne répondis pas. Tout du moins pendant un long moment. Les pompiers seulement en train d’éteindre l’incendie, j’ai fini par murmurer quelque chose, que seul l’un d’entre eux a entendu :
« Dedans… Ils sont… dedans… »
Il a fallu presque une heure aux pompiers et secouristes pour arrêter tous les incendies, et retirer les cadavres brulés de l’intérieur des maisons. Même hors du village, où j’ai été emmené par les pompiers, je pouvais sentir cette épouvantable odeur de chair brulée. Devant ce spectacle, mes yeux, mon âme et mon cœur s’emplirent d’une rage incommensurable. Dés cet instant, je jurai vengeance envers ceux qui ont incendié ma maison et tué mes parents.
« Et je m’arrêterais jamais… Pas tant que je les aurais pas tous retrouvés et tués… »
Ce fut un serment solennel… Malgré mon très jeune âge, une âme de guerrier commençait déjà à m’animer, ceci à partir de ce jour.
J’ai passé ensuite plusieurs années dans l’orphelinat de Ranaya, ou j’ai grandi avec d’autres mômes ayant perdu leurs parents, dans diverses circonstances : soldats tués, accident de voiture, et d’autres choses encore… Mais déjà à l’époque, j’étais un petit garçon isolé des autres enfants de mon âge. Ma principale occupation était très simple : un entraînement de fer… Même à cet âge, j’apprenais les principaux rudiments du combat. J’étais armé, à l’époque, d’une épée basique. Le directeur de l’orphelinat connaissait la grandeur de la rage qui m’animait, et c’est pour ça que j’ai été mis à part des autres mômes… Je crois qu’il pensait que je pouvais représenter un danger pour eux. Un jour, l’un d’entre eux m’a parlé à travers le buisson qui me séparait de lui.
« Eh… »
Je l’ignorai, préférant me concentrer sur les coups que je donnais dans le vide. Mais ce gosse insistait pour me parler. C’était un nouveau, ou devrais je dire, une nouvelle venue dans ce lieu de tristesse.
« Tu t’appelles comment ? »
Agacé par sa manière d’insister, je me suis arrêté, et me suis tourné vers elle.
« Fiches moi la paix, gamine…
- Gamine ? J’ai ton âge, à ce que je sache.
- N’empêche que tu m’embêtes… Alors va-t-en…
- Tu es le fameux Rafael dont tout le monde parle ?
- Et alors ?
- Tout le monde parle de toi ici… J’ai entendu les directeurs parler à ton sujet… Au sujet de la destruction de ton village… »
Stupéfait, je me suis arrêté de parler, laissant cette fille expliquer ce qu’elle avait entendu.
« Parait que c’est les Némésis qui ont brulé ton village…
- Les Némésis ? Qu’est ce que c’est que ça ?
- Je sais pas… P’têt qu’a la biblio, y a des bouquins qui expliquent ce que c’est. Tu devrais aller voir…
- C’est ce que je ferais.
- Tu ne me dis pas merci ?
- Pour ça, tu peux toujours attendre, gamine… »
Le soir venu, j’ai suivi les conseils de cette fille, et me suis rendu en cachette à la bibliothèque. J’ai trouvé de nombreux livres, notamment l’ouvrage que je t’ai fait lire avant notre départ pour Ryant afin de détruire l’armée de Cid, Jack. Ce livre qui nous a fait découvrir l’existence de Zakarian, de la religion qui a perpétué ses idéaux, ainsi que des dérives de cette même religion. Ce que je pus lire dans ce livre me conforta dans l’idée que cette gamine m’a soufflée : c’était de toute évidence les Némésis qui avaient tué mes parents, et brulé mon village.
Plusieurs mois plus tard, en plein entraînement, j’appris de la bouche du directeur qu’une personne cherchant à m’adopter souhaitait me rendre visite. Ces affirmations attisèrent d’emblée ma curiosité. Non pas que j’étais ravi qu’une personne avait l’intention de m’adopter… mais je n’avais qu’une seule envie : quitter cette prison pour enfants, et ne plus avoir à supporter les cris et les pleurs de ces gosses malheureux, qui me rappelèrent sans cesse mes propres souffrances. Ce fut les raisons qui m’ont poussé à accepter de rencontrer cette personne, sur le champ. Le directeur m’emmena donc à l’accueil de l’orphelinat, endroit où je vis cette femme pour la première fois. Une toute jeune femme blonde aux yeux bleus, avec des cheveux très courts… Je ne lui donnais même pas vingt ans. Je pouvais déceler, dans son regard et sur son visage, une certaine émotion… alors qu’elle ne m’avait jamais rencontré. Connaissait-elle mon histoire, et voulait-elle m’adopter pour cela ? Ou avait-elle un parent tué dans l’incendie du village ? Je ne tardais pas à obtenir réponse à mes quelques interrogations :
« Es-tu le petit Rafael ?
- Et alors ?
- Bonjour mon petit… Mon nom est Héléna… Je suis… Je suis ravie de faire ta connaissance… »
Héléna voulait échanger une poignée de main avec moi, par pure politesse. Mais je refusai de m’y plier : je ne connaissais pas encore assez bien cette femme pour pouvoir lui faire confiance. Je l’interrogeai ensuite :
« Pourquoi êtes vous ici, devant moi ?
- Parce que… j’ai entendu parler de toi et de tes prédispositions au combat. Mon petit ami et moi souhaitons t’adopter afin que tu puisses apprendre les rudiments du combat auprès de personne ayant une certaine expérience.
- Corrigez moi si je me trompe, mais vu votre âge, vous devez encore être étudiants à la faculté, votre ami et vous, est ce exact ?
- Oui… Oui, nous sommes étudiants.
- Vous n’êtes pas des Elitists confirmés… Quel intérêt aurai-je à apprendre auprès de vous ?
- Rafael, le petit ami de cette jeune femme se nomme Kyle Reynolds. Il s’agit du plus talentueux étudiant de la faculté. Kyle est promis à une carrière de soldat prometteuse. Je suis convaincu que tu apprendras beaucoup auprès de ces deux personnes. Ils ne souhaitent qu’une seule chose : t’aider à grandir et prendre soin de toi.
- Prendre soin de moi… Pourquoi moi, et pas un des autres gamins de cet orphelinat ?
- Parce que tu as vécu un terrible traumatisme il y a quelques années, Rafael. Tu as besoin de personnes qui te reprennent en main. Sache que les personnes qui cherchent à adopter connaissent la réputation que tu t’es faite au sein de cet orphelinat… Beaucoup d’entre eux ont peur de toi, et de tes réactions… Sauf Kyle et moi…
- Peur de moi…, m’amusais je.
- Kyle possède l’assurance nécessaire afin de te prendre en charge, et t’enseigner les rudiments du combat de façon nettement plus poussée. Nous le désirons tous les deux, Rafael…
- Vous et votre ami m’offrez l’opportunité de partir de cet endroit sinistre… Plus une formation de guerrier… Alors dans ce cas, pourquoi dirais-je non ?
- Lorsque tu auras l’âge, tu pourras entrer à la faculté si ton niveau s’avère correct. Kyle s’y est d’ors et déjà engagé. La procédure d’adoption durera un mois, maximum deux. Ceci fait, tu seras officiellement l’enfant de Kyle Reynolds. Si tu veux quitter l’orphelinat des aujourd’hui, c’est possible également.
- C’est ce que je compte faire… Je vais préparer mes valises et partir dés demain.
- Superbe… Alors a demain, Rafael… » finit Héléna.
Cette femme, ta mère Jack, voulut échanger à nouveau une poignée de main avec moi. Chose que je lui accordai cette fois ci. Une nouvelle fois, je pouvais déceler une certaine émotion dans le regard qu’elle m’adressait. Nous nous séparâmes alors, elle, rentra chez elle, tandis que je montai dans ma chambre pour préparer mes affaires. Je dois admettre qu’en faisant mes valises, penser au fait de quitter cet immonde endroit une fois pour toutes éveillait chez moi une très grande impatience.
Le lendemain, je quittai l’orphelinat. Héléna me conduisit jusqu’au petit appartement, situé près de la faculté, qu’elle occupait avec son petit ami, Kyle Reynolds. Arrivés sur place, j’ai pu rencontrer ce fameux jeune guerrier, dont les talents n’étaient soi disant plus à prouver. Celui qui allait contribuer à renforcer davantage mon expérience dans le combat, alors que je n’avais que neuf ans.
« Salut petit… Je suis Kyle… Enchanté de te connaître.
- C’est vous le type qui souhaite me former davantage au combat ?
- En effet… Héléna et moi avons entendu parler de tes prouesses, alors nous avons décidé, d’un commun accord, de te prendre à notre charge.
- Parait que je représentais un danger pour les autres enfants de l’orphelinat… C’est pour ça qu’ils ont été chercher les premiers venus pour m’adopter ?
- Certains gamins avaient peur de toi, en effet…, me répondit Kyle. Tout simplement parce que tu ne savais pas canaliser ta rage. Ce n’est sain ni pour toi, ni pour tous ces enfants.
- C’est bien ce que je disais : je leur faisais peur…
- Et c’est la raison qui nous a amenés jusqu’à toi : tu dois apprendre à canaliser ta colère si tu souhaite devenir un redoutable guerrier.
- Et si cette rage est mon moteur ?
- Ta rage est peut être ton moteur, mais la laisser prendre le dessus en combat est le meilleur chemin à emprunter vers la mort. »
Dés lors, je commençai ma nouvelle vie auprès de ce jeune couple. Un jour, Kyle m’avait défié en combat, alors que je venais à peine de commencer mes leçons nocturnes à ses côtés. Je pensais pouvoir le battre, mais j’avais complètement tort. Il n’a eu aucune difficulté à me vaincre. J’avais l’habitude de me croire invincible, il faut croire que j’avais tort. C’est à cet instant que je compris que j’avais beaucoup de progrès à faire avant d’être au niveau requis pour pouvoir rentrer un jour à la faculté Elitist de Ranaya.
Mais seulement un mois après mon arrivée chez eux, un drame arriva : Kyle, ainsi que l’une de ses camarades, Taylor, disparurent en mer alors qu’ils étaient dépêchés en mission. Les recherches ont duré de nombreuses semaines, mais elles ne donnèrent aucun résultat. Il a donc été déclaré mort… Dés lors, le désarroi envahissait Héléna… Elle ne dormait plus, ne mangeait plus… Soit elle était couchée dans son lit, passant son temps à pleurer, ou alors elle allait sur la plage, attendant patiemment que la mer daigne lui rendre son chéri. Quand à moi, je me retrouvais seul. Sans mentor pour m’encadrer, ni mère pour prendre soin de moi. J’ai du me débrouiller tout seul, jusqu’à l’arrivée d’un homme venu aider Héléna à supporter la mort de Kyle. Lui aussi était en deuil, car il était très proche de Taylor, la personne disparue avec mon père d’adoption. Cet homme, c’était toi, Lieutenant… Tu as aidé Héléna alors qu’elle était rongée par le chagrin, tu m’as dispensé quelques leçons à la place de Kyle, tu as aidé cette jeune femme désemparée à m’élever… Vous aviez presque le même âge. Votre douleur vous avait rapprochés, au point de devenir de très bons amis. Une fine équipe, toujours prêts à vous aider l’un l’autre.
Mais tout ceci n’a duré que deux mois : en effet, Kyle et Taylor sont réapparus. Vivants, ils avaient échoué sur une petite île, et réussi à attirer un navire vers eux deux mois après le naufrage de leur bateau. Il faut croire que les recherches ont oublié de fouiller cette île, bien qu’assez éloignée du lieu de leur naufrage… D’une efficacité affligeante… Enfin, Kyle et Héléna ont pu se retrouver, tandis que toi, Lieutenant, tu as retrouvé la jeune fille sur laquelle tu avais des vues. Les choses rentrèrent dans l’ordre, finalement… Et peu de temps après ses retrouvailles avec Kyle, Héléna tomba enceinte… Malgré leur jeune âge, et avec moi à leur charge, ils décidèrent de garder cet enfant. Lorsque je venais d’atteindre ma première année de vie chez ces gens, j’assistai à la naissance de leur fils : un petit bébé aux yeux bleus… Toi, Jack. Je me souviens avoir été présent à la maternité le lendemain de ta naissance. Le visage d’Héléna resplendissait de bonheur. C’était la première fois que je mettais les pieds dans une maternité. Héléna m’invita à m’approcher d’elle.
« Bonjour, Rafael… Je suis vraiment contente de te voir, mon garçon… »
Elle eut des gestes affectueux à mon égard… Des gestes qu’aurait une mère envers son fils… Me considérait-elle vraiment comme tel, me demandais-je ?
« Le bébé est la bas… Ton petit frère…
- Petit… frère… ?
- Tu veux aller le prendre, et me l’apporter ? »
D’abord très hésitant, je me dirigeai finalement vers le berceau. Je me suis mis à te regarder, Jack… Mon petit frère, disait-elle… Je t’ai observé de longues secondes, avant de te prendre dans mes bras, et de t’amener à ta mère. Durant les quelques pas qui te séparaient d’elle, tu m’as regardé avec tes petits yeux bleus de bébé… J’avoue que j’étais plutôt intimidé… mais finalement, je te rendis à ta mère, qui commença de suite à te bercer. Dans un élan de curiosité, je lui ai demandé :
« Comment comptez-vous l’appeler ?
- Jack… Nous avons décidé d’appeler ton frère ainsi.
- Jack… Prénom banal, mais qui lui va bien… »
Ainsi, mes parents adoptifs et moi-même partageâmes cet instant unique qu’a été ta naissance… Pour la première fois depuis l’incendie de mon village, j’avais l’impression d’appartenir à une véritable famille.
Deux années passèrent depuis ta naissance, Jack… Durant ce temps, ta mère, fraîchement promue au rang d’Elitist, avait laissé le combat de côté pour s’occuper exclusivement de toi. Pendant que moi, je continuais mon entraînement auprès de Kyle. Deux ans plus tard, un nouveau drame vint secouer notre existence : recrutée pour une mission, Héléna a été assassinée durant celle-ci. A l’époque, tu étais encore trop petit pour comprendre que ta mère ne reviendrait jamais, Jack. Kyle et moi avons eu toutes les peines du monde à te faire accepter sa disparition. C’est pour cela qu’après beaucoup d’hésitations et de réserves, nous avions décidé de t’emmener à ses funérailles. De nombreuses personnes y étaient présentes, dont toi, Lieutenant, ainsi que celle qui était devenue ta jeune fiancée, Taylor. Avec Kyle, nous étions tous cinq réunis autour du cercueil. C’était moi qui te tenais la main, mon frère, alors que Kyle prononçait son discours d’adieu. Je me souviens que tu l’avais suivi, Peter… Et toi aussi, tu as prononcé un discours qui a bouleversé l’assemblée. Toi, qui fus juste son meilleur ami… Ensuite, l’heure était venue pour les deux enfants de cette femme d’aller déposer une fleur sur le cercueil : j’y suis allé en premier… Puis, je suis revenu auprès de toi, et t’ai donné la main.
« Jack… Va mettre ta fleur… Je vais t’y accompagner… »
Je t’avais emmené jusqu’au cercueil de ta mère. Devant lui, tu avais énormément de peine à déposer ta rose. Je t’ai donc aidé à la poser, en te tenant le bras et en le dirigeant sur le cercueil. Te souviens-tu de ce moment, mon frère ? Peut être pas, après tout, tu n’étais qu’un tout petit enfant… Mais moi, je m’en rappelle très bien. Kyle et Peter savaient les difficultés que tu aurais à grandir sans l’amour de ta mère… Ils m’ont donc demandé de participer plus activement à ton éducation… Après tout, c’était normal : je le devais à cette femme qui m’a recueilli et élevé… Comme il s’agissait d’une dette que j’avais envers les Reynolds, j’acceptai de m’occuper davantage de toi. La seule chose qui me faisait m’interroger, c’était ton attitude, Lieutenant… De quoi te mêlais-tu ? Après tout, tu étais reparti à tes petites affaires le jour où Kyle et Taylor sont revenus d’entre les morts… Ce n’était pas ta famille, mais celle de Kyle. Après la cérémonie, je t’avais pris à partie, pour te demander quelles étaient tes intentions… Ce à quoi tu m’avais répondu :
« Ta mère était ma meilleure amie, ton père l’est aussi. La vie du petit Jack doit être prise en main… Bien que l’amour de ta mère soit irremplaçable…
- Ce n’est pourtant pas ta famille…
- Peut être, mais c’est tout comme… Je dois ça à Héléna et Kyle… De la même manière que tu leur dois de contribuer à l’éducation de leur fils…
- Si tu le dis… »
Depuis la mort d’Héléna, les années ont passé. Tu avais grandi auprès de Peter, Kyle et moi… mais aussi en présence des minables que tu appelais tes amis : cette chère Erica, et ce niais de Malcolm. Alors que tu venais d’atteindre ta neuvième année, et moi ma dix neuvième, une nouvelle tragédie vint mettre notre petit monde en morceaux. Une tragédie aussi brutale que soudaine : Kyle à été frappé d’un infarctus foudroyant… et en est mort. Ce drame t’avait complètement anéanti, Jack… Sept ans après la mort tragique de ta mère, c’est ton père que tu perdais. Après sa nomination posthume au titre de Grand Elitist, et après avoir rendu ses cendres à la mer, nous dûmes, Peter et moi, participer ensemble à ton éducation… Alors que je venais à peine d’obtenir le droit d’entrer à la faculté, je pris en main tes premiers entraînements… Car j’étais bien décidé à faire de toi un redoutable guerrier, contre ton avis, Lieutenant… Finalement, ce fut toi qui pris la décision de t’entraîner avec moi, afin de devenir un soldat, car tu souhaitais devenir un Elitist, comme tes modèles Kyle, Peter… Et moi… Même si je venais seulement d’entrer à la faculté, tu savais que je deviendrais Elitist… Mes prouesses faisaient déjà du bruit au sein même de la faculté, et tu as su les entendre…
Ce fut donc après la mort de Kyle que j’ai pris en main ton entraînement les soirs, lorsque tu rentrais de l’école et moi de la faculté… La première chose que nous faisions en revenant de nos occupations, c’était ça : des exercices afin de t’aider à maîtriser les rudiments du combat… Tu utilisais cette épée que Peter t’avait offerte en cadeau d’anniversaire, quelques mois auparavant… Le travail que j’ai mené avec toi était très difficile… Mon but était de te transformer en machine à tuer, afin que tu participes à ma vengeance à mes côtés : retrouver et anéantir toute la religion Némésis, que je pensais responsable du meurtre de mes parents. Toi et moi étions pareils, Jack : nous avions perdu nos parents dans de tragiques circonstances… C’était aussi une des raisons qui m’ont poussé à te former. Ton entraînement à duré quatre ans et demi… Alors que tu atteignais l’âge quatorze ans, tu étais fin prêt à rentrer au sein de la faculté, et suivre les traces de celui que tu appelais ton père… Ton admission coïncidait avec la fin de mon cursus, et la mission qui m’avait permis d’accéder au rang d’Elitist : cette mission où Peter et moi étions chargés de retrouver la Coalition Némésis, emmenée par un soldat nommé Adam Shalas…
Ce guerrier avait fomenté un coup d’état envers le gouvernement Ranayen, en constituant une troupe de mercenaires composée d’une quarantaine de soldats… Shalas et ses troupes avaient infiltré la base militaire d’Alcabia, le jour d’une visite du Président Tyler et de sa clique. Tout ce bon monde s’est retrouvé otages de ces Némésis, y compris ce très cher Général Zard… Shalas, un guerrier d’une grande expérience, mais relativement âgé, a ensuite lancé un message télévisé au gouvernement Ranayen :
« J’ai déjà Alcabia toute entière sous mon contrôle… Je vous laisse douze heures pour me céder Ranaya, James Tyler… Auquel cas j’utiliserais les armes dont j’ai la disposition pour m’attaquer à votre Etat… »
Pour délivrer tous les otages, et éliminer Shalas, il n y avait d’autre solution que celle de la discrétion… C’est pour ça que, connaissant la force de la coalition, Peter et moi avons été désignés pour effectuer cette mission. Nous nous sommes rendus sur Alcabia, et infiltrés dans la base militaire… Le niveau des soldats de ce type était d’une médiocrité totale… Je me suis débrouillé pour les tuer, un à un… Tous ceux qui gardaient les otages, tandis que Peter délivrait ces derniers et les mettait en sureté… Mon nombre d’adversaires augmentant considérablement, je commençai à m’affaiblir… Tu m’avais filé un sacré coup de main, Lieutenant… Grâce à ton aide, j’ai tué sans pitié chacun des membres de cette faction… Adam Shalas compris, même s’il nous avait causé nombre de problèmes. A partir de là, j’étais considéré comme un héros : j’en avais fini avec cette coalition de malheur… Tout du moins, c’est ce que je croyais…
Plusieurs mois après, eut lieu la mission que nous avions livrée tous les trois ensemble : retrouver le dernier membre de la coalition encore en vie, et l’anéantir… Le docteur Cid… Il était en train de bâtir une armée privée, en modifiant génétiquement des soldats ordinaires, afin de renverser l’ordre établi par le Président Tyler… Inutile de revenir sur les détails de la mission… Vous savez très bien comment cela s’est terminé : alors que nous venions de vaincre la créature de Cid, je me suis retrouvé piégé dans la base sur le point d’exploser. Lorsque la porte s’est refermée avant que j’ai pu la franchir, j’étais envahi par un sentiment que je n’ai connu que deux fois dans ma vie : le désespoir… Le désespoir d’avoir échoué, et de ne pas être parvenu à mettre au point ma vengeance… De ne pas avoir tué Cid et anéanti cette religion… De ne pas pouvoir voir l’assassin de Némésis que tu deviendrais, Jack… Alors qu’il ne restait plus que quelques secondes avant l’explosion, mon désarroi s’envola lorsque je vis la porte de secours s’ouvrir… Sans perdre un instant, je me précipitai vers elle. Seulement, lorsque je l’ai franchie, la base explosa. Je me suis retrouvé projeté plusieurs mètres plus loin. Mon crâne avait fracassé le sol. J’ai donc sombré dans un coma profond, et, lorsque je me suis réveillé dans un endroit qui m’était inconnu… je ne me rappelais plus de rien. D’absolument rien…
A suivre…
Et oui, la biographie à la première personne de Rafael était un passage obligatoire
la suite dans deux semaines
portez vous bien et au 18 Juillet ![]()