Pendant que Lloyd restait au chevet de son meilleur ami, Kratos, lui, se dirigeait vers la maison de l’ancien. Il était effondré par le chagrin. Son fils était presque dégoûté de lui, et il n’y pouvait rien. Il entendit des pas rapide, comme ceux de Lloyd.
«- Lloyd, écoute, je suis désolé pour ce que j’ai dit mais j’essaye d’être objectif et…mais il s’interrompit en voyant la tête que Lloyd avait. »
En vérité, ce n’était pas Lloyd, mais une bête immonde. Elle ouvrait sa gueule et montrait ses longues dents jaunes. Elle avait un pelage blanc, ce qui paraissait assez étrange aux yeux de Kratos du fait que la plupart des monstres qu’ils croisaient étaient plutôt sombres. L’homme croisa les yeux de la bête. Ils étaient d’un émeraude des plus magnifique. La bête commença à l’attaquer. Kratos était paralysé, il n’arrivait même plus à se défendre. La bête le mit à terre et le griffa. Elle entendit ensuite un bruit et disparut en courant. Kratos tourna la tête et aperçut un jeune couple elfe. Il leur murmura un merci, et le jeune couple, le regardant, se moquèrent ouvertement de lui. Kratos se releva tant bien que mal mais retomba. Il vomit à nouveau du sang, mais la quantité était plus importante. Des larmes coulèrent sur ses joues :
« Tous ces choix que j’ai fait au long de ma vie pour faire vivre une vie meilleure aux autres, tous ce que j’ai entreprit, n’a donc servit à rien ? Me voilà après plus de quatre mille ans d’existence et mon fils ne veux pas me voir, mon petit fils ne me connaît que par des histoires racontées par sa mère, et après des combats acharnés et impossibles à faire, je ne sais même pas me défendre contre une simple bête ? »
Il recracha du sang, beaucoup moins mais la souffrance restait a même. A chaque qu’il vomissait son sang, Kratos avait l’impression que sa respiration se coupait, qu’il était en train de mourir, comme il y a vingt ans, lors du combat l’opposant à Lloyd dans la forêt de Heimdall.
« Et par dessus tout je crache du sang, je me rejette moi-même, dit-il en pleurant. »
Il releva la tête et aperçut une jeune femme en robe blanche, d’un drap fin. Elle avait les cheveux bleus clairs. C’était Raine. Elle lui sourit, d’un sourire tellement gentil qu’il n’arrivait pas à y croire :
«- Raine, c’est toi ? Tu…tu vas bien ? s’inquiéta Kratos.
- Bien sûr que je vais bien ! Tu vois bien, seul Génis est blessé, moi je suis parti en courant, j’ai abandonné mon propre frère, ironisa-t-elle. Tu me crois capable de ça ?
- Non, je ne voulais pas…
- Et bien c’est trop tard. Je suis sur le point de mourir K-R-A-T-O-S. Je me meurs au pied du sceau d’Origin et personne n’en a rien à faire, dit Raine de son ton colérique. »
Kratos ne pouvait le croire. A nouveau il se mit à pleurer, Lloyd ne lui pardonnerait jamais la mort de Raine. Il ferma les yeux pour essuyer ses larmes et les rouvrit : Raine avait disparut. Ce n’était qu’une illusion. Il s’évanouit brusquement, il avait subit un nombre de choc trop important. Son mana commençait à se vider, mais heureusement pour lui, la maison de l’Ancien était proche. Le chef du village ouvrit donc la porte, alerté par cette lumière, et demanda aux gardes de transporter son ami dans sa chambre, et d’appeler les plus grands guérisseur. Mais Kratos était dans un comas si profond qu’on ne pouvait rien faire pour lui. Il ne pouvait s’en sortir que par lui-même. Lentement, il commença à rêver, à rêver de Raine, de Lloyd, du passé, il voyait toute sa vie défiler, dans tous les sens, mais Raine était toujours présente, dans le rôle de la défunte. Ce fût elle qui mourut à la place de Martel, elle qui mourut à la place de Ann . Il devait l’aider, mais il n’y arrivait jamais, à chaque fois c’était la même fin : Raine mourrait, par manque d’attention sur elle…
A suivre…