Pendant ce temps, Raine racontait son histoire à Colette. Elle et Génis avait appris de nouvelles choses sur le sceau d’Origin. Si Mithos avait été enterré là, ce n’était sûrement pas sous l’ordre de l’Ancien car quiconque reste dans un long sommeil profond près de son sceau, même s’il n’y a que son âme, comme pour le cas de Mithos, obtient beaucoup plus de mana. Mithos prévoyait donc de devenir un fantôme, mais qui pourrait tout de même attaquer. En découvrant ça, Génis et Raine avaient décidé de déplacer la tombe de Yggdrasill, mais lors de leur arrivée, un ninja les a attaqué. Génis a eut la chance de s’enfuir, mais pas Raine. Colette n’en revenait pas. Raine lui raconta aussi que Saïren était au service de Mithos, qu’ils avaient réussi à rentrer en contact.
« - Mais il faudrait un puissant sort, pour ça ? demanda Colette.
- Oui, mais il suffit qu’il communique parle biais d’un objet, comme un remémoir.
- Un remémoir ne sert pas à se souvenir d’un événement ?
- Si, mais Mithos était assez puissant pour y mettre le souvenir de son âme. Avec ça, il suffit juste que Saïren dispose du sang d’un des serviteurs du Mithos au moment où il était encore au pouvoir et… »
Mais elle s’arrêta : Sheena et Zélos arrivaient, et Raine ne voulait pas qu’ils sachent, du moins pas tout de suite, que leur « fils » était un traître. Sheena avait les larmes aux yeux, elle n’avait plus cette mine de combattante et de chef de Mizuho, non. Zélos essayait de garder son teint naturel, mais il ne pouvait pas. Il était désespéré. Génis se réveillait alors lentement. Il n’arrivait pas encore à voir très bien, mais il était vivant. Zélos commença :
« - Merci Raine de nous l’avoir ramené.
- Euh…oui, en effet cette petite teigne tiens vraiment de toi She... ! mais elle s’arrêta, elle venait de faire une gaffe !
- Et bien, comme vous le savez, Sélès est sa mère, maintenant pour le vrai père…
- Zélos, tu sais, tu n’es pas obligé… dit Colette. »
Zélos s’assit sur le banc. Il tenait sa tête dans sa main, mais reprit son discours :
« - En vérité, nous ne savons même pas qui est le père. Sélès nous a donné son enfant juste avant sa mort.
- Mais elle devait avoir un petit-ami alors ? dit Raine.
- Non, après la disparition de Mithos, je suis devenu en quelque sorte un héros, comme vous. Sélès, elle, était folle de jalousie, bien que cela semblait s’arranger entre nous deux. Elle a sombré dans les bars, dans l’alcool, elle commençait de plus en plus à quitter l’abbaye le soir.
- Enfin, elle avait peut-être trouvé un métier qui ne lui exigeait pas beaucoup d’effort, suggéra Colette.
- Un métier ? Au que ça oui elle en a trouvé un. Elle était pute ! Oui, ma sœur était une pute. Elle devait se faire au moins deux clients par soir, je parie même que le curé de l’abbaye y est passé ! »
Raine le gifla. Zélos avait bien l’habitude, mais cette fois il ne réagit pas par un « aïe » ou encore un « mais euh ». Les mots l’avaient dépassé, tout le dépassait. Son neveu était parti on ne sait où, sa femme était effondrée, et son meilleur ami Lloyd était possédé.
~°~
Saïren était toujours avec Chris sur le haut de la société. Cela devait faire dix minutes que le samouraï appuyait sans relâche sur le bouton de l’ascenseur. Mais il restait toujours bloqué. Chris lui essayait le deuxième, mais en vain. Les deux adolescents ne savait plus quoi faire. Chris s’approcha de Saïren, et lui mit une main sur l’épaule : « Laisse, il ne vaudrait mieux pas s’épuiser pour rien ». Saïren se retourna, il avait les yeux en sang. Chris regarda furtivement la blessure du samouraï qui avait miraculeusement guérie. Encore l’œuvre de ce Mithos, c’était donc pour ça qu’il avait demandé à son père de ne pas l’étrangler, pour que Saïren puisse combattre son ennemi. Cette fois, Chris n’aurais plus d’aide, l’un des deux allait mourir. Mais il se sentait près. Saïren s’avança, sortit un katana. Il souriait. Depuis plus de dix minutes, il avait joué la comédie. Chris aurait du savoir que le fils de Sheena avait trop de fierté pour pleurer devant son ennemi. Elle pourtant avait su le faire, mais lui semblait plus diabolique, sans doute à cause de l’influence de Mithos.
Les deux ennemis étaient à deux mètres de distance.
« C’est ici que notre fameux combat commence, et c’est en bas qu’il se finira pour toi, une fois que je t’y aurais jeté après d’avoir tué… »
Il sauta ensuite en l’air, brandissant son katana, près à trancher un Chris plus déterminé que jamais. Le combat s’annonçait comme épique…
…………………………………………………………………… A suivre
!