Pendant que Lloyd et Kratos mettaient définitivement en place le plan de vengeance de Mithos, Saïren, lui continuait de s’échapper, encore abasourdi par ce qu’il venait de voir. Son si cher père n’était que son oncle, et sa mère était morte à sa naissance, peut-être même par sa faute ? Il n’arrivait pas à le croire. Désormais, ça seule famille était Mithos et ses amis.
Il avait maintenant atteint la forêt de Heimdall. Il s’arrêta un peu, essoufflé. Il se rappelait encore le jour de sa rencontre avec Mithos :
Il jouait tranquillement près du puits de Mizuho, quand il entendit brusquement une voix près de la barrière. Apparemment, l’ennemi ne voulait pas se montrer, il dit juste qu’il cherchait un certains Saïren. Le petit garçon avait alors neuf ans, et il répondit à l’homme qu’il ne lui dirait où était Saïren que s’il se montrait. L’homme lui expliqua qu’il ne pouvait se montrer car l’accès au village lui était interdit. Le petit garçon lui avoua alors qu’il n’était autre que Saïren. Mais il n’eut pas de réponse, il reçu juste une pierre sur la tête. Il voulut la relancer sur l’inconnu, mais quand il la regarda il tomba dans une transe et c’est là que Mithos apparut, pour la toute première fois, devant les yeux du fils de Sélès.
Après s’être commémoré ce lointain souvenir, Saïren reprit sa course. Il arriva alors devant une pierre, qui ressemblait étrangement à une pierre tombale. Il y avait écrit dessus : « Mithos ». Ainsi, sa seule véritable famille était morte. Il ne pouvait pas en croire ses yeux, il ne savait même plus qui croire. Il entendit un gémissement. Il regarda aux alentours, et vit une autre pierre tombale, mais il n’y avait rien marqué dessus. A côté, une femme gisait, elle était couverte de sang. Il courra la voir. Saïren ne la reconnut pas mais elle oui, elle savait que c´était celui qui avait fait débuté tous ces malheurs, du moins qu’il en était en partie responsable. Mais elle ne dit rien, à ce moment critique, sa vie était bien plus importante. Le jeune homme, lui, ne savait que faire, non pas qu’il voulait la laisser mourir, mais qu’il ne savait vraiment pas comment la guérir. Elle lui tendit délicatement un livre et un bâton. Saïren ne comprenait rien.
« - Madame, je suis désolé mais je ne parle pas cette langue.
- Non, dit-elle, c’est un livre de magie. Lisez ce paragraphe, et agité ce bâton au dessus de mon corps.
- Mais,…
- Je vais bientôt mourir, il n’y a pas de mais qui tienne. »
Ce fut à ce moment que Mithos décida d’intervenir, il ne fallait pas que son ennemie survive, surtout pas sauvée par Saïren. Il dit lentement à Saïren :
« - Cette femme est notre ennemie, si tu la guéri, nous n’aurons plus aucune chance de tuer les autres.
- Tuer ? Je n’ai jamais voulu tuer ! Combien de choses comptez-vous me cacher encore ? Pourquoi ne m’avez vous pas dit que vous étiez mort ?
- Mais je ne suis pas mort !
- Si, reprit Saïren comme un enfant.
- Ecoute nous n’avons pas le temps pour blobloter alors tue cette femme tout de suite.
- NAAAAAAAAAAN ! JE REFUSE DE VOUS SERVIR, MITHOS OU NON !
C’était la première fois que Saïren se rebellait contre son maître. Raine elle, regardait la scène avec effroi, bien entendu, elle ne pouvait qu’entendre la voix de Saïren, mais ses derniers mots lui en avaient appris assez pour savoir qui était le véritable ennemi : Yggdrasill.
~°~
Pendant ce temps, à Altamira, Lloyd et Kratos continuaient de marcher dans les rues, en cherchant quelque chose. Ce fut quand ils arrivèrent à l’entrée de la société Lézareno qu’ils aperçurent Préséa. Elle n’avait pas beaucoup changée depuis vingt ans, elle s’était juste coupée les cheveux pour essayer de paraître plus vielle, mais en vain. Elle semblait heureuse et surprise de les voir.
« - Mes amis, comme ça fait plaisir de vous voir ! dit-elle avec un grand sourire.
- Oh mais nous aussi ! Dis-nous, on avait combien de pour-cent de chance de se croiser ? demanda Kratos.
- SEIZE POUR-CENT DE CHANCE DE SE CROISER ! O-U-H-R-A ! répondit Lloyd en imitant Préséa.
- Arrêtez de vous moquez ça ne me fais pas rire ? Vous ne pouvez pas savoir ce que ça fait de rester presque sans sentiments pendants pus de dix ans !
- Ah par ce que tu en as plus ? C’est marrants je croyais que tu étais la fille de Préséa, c’est vrai je te donnerais huit ans, pas plus ! dit Kratos en pouffant de rire. »
Préséa partit en courant, les larmes aux yeux. Ses meilleurs amis se moquaient d’elle et elle ne savait même pas pourquoi. Au loin Régal avait observé la scène. Il s’approcha des deux nouveaux venus.
« - C’était vraiment pas malin de faire ça ! dit Régal sur un ton autoritaire.
- Oh c’est bon toi t’as tué sa sœur et elle ne t’en veux pas tant que ça ! répondit Lloyd déçu que leur plaisanterie ne plaise pas à tout le monde.
- Oui mais c’était différent.
- C’est ça allez nous on a un truc à prendre au dernier étage tu veux ? fit Kratos exaspéré.
- Sortez immédiatement de la société Lézareno ou j’appelle les gardes.
- Très bien, répondit Lloyd. »
Il sortit son épée et la planta dans le ventre de Régal et dit : « On ne voulait pas utiliser la force, mais on a plus le choix ». L’épéiste accompagné de son père prirent l’ascenseur pour le dernier étage : la terrasse.
« - Qu’est-ce qu’on doit récupérer déjà ? demanda Lloyd.
- L’exphère de Alicia. Il nous la faut pour reconstruire le Canon à Mana, répondit Kratos.
…………………………………………………………….à suivre
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