C´est vrai que Zélos va sortir encore plus déséspéré de sa ptite aventure ?
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"les méchants profs", Coco ? C´est à NicoLloyd que tu dis ça !?
lol
lol City !!
Hum, bin oui, c´est vrai !! ![]()
Je suis une sadique dans l´âme, tu sais !! hin hin !!
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Parfaiiiiiiit ![]()
Je me chargerai moi-même de le consoler ![]()
Mouahahahahaha... ![]()
Bon, si je rentre pas trop déchirée ce soir, vous aurez la suite de la fic cette nuit. Sinon, ce sera demain quand je me réveillerai avec la gueule de bois !
Je m´en vais descendre les réserves de punch pour fêter ce long week end !! A pluch´ les zamis !! ^^

Bye méchante ![]()
Bon, alors chose promise chose due !! ![]()
Voici, tout chaud, le chapitre 3 de cette fic passionnante sur notre ami Zélos.
Je me dois, néanmois de prévenir tout un chacun, que :
"certains passages pourraient heurter la sensibilité des plus jeunes, etc."
C´est pas chaud, chaud. Mais on met quand même un pied (deux même) dans le shonen-aï. Et le postant, là, je me rends compte qu´il est un peu long... ^^l
Allez, bonne lecture !! ![]()
***
Chapitre 3 :
UN REVEIL DIFFICILE
Sur la musique de :
Kubb – Wicked soul
Zélos reprit connaissance au sommet d’une grande tour de granit grise et sombre. Il se trouvait dans une pièce minuscule, mais haute de plafond et vide de mobilier. Les murs de pierre brute et froide étaient percés par une unique fenêtre sans vitre, à environ 5 ou 6 mètres au-dessus du sol. Une faible lumière en descendait, éclairant doucement une porte métallique épaisse comme le poing, et solidement cadenassée.
L’Elu promena son regard autour de lui et il comprit rapidement qu’il devait se trouver dans un cachot, peut-être dans la Tour du Salut elle-même. Ses poignets étaient enserrés dans des fers d’une autre époque, et maintenus au-dessus de sa tête par une lourde chaîne d’acier, passée dans un anneau, scellé au mur. Les bords métalliques acérés mordaient la chair nue de ses mains. Il était pieds nus et torse nu et le froid des dalles sur le sol remontait en lui, le faisant frissonner.
Soudain, le garçon sentit une présence. Une ombre, debout contre le mur d’en face, le dévisageait. Il n’aurait pas su dire si elle avait toujours été là, ni comment elle était entrée. La silhouette fit un pas en avant et le visage de Sheena se découpa dans la lumière. Elle le regardait sans animosité, mais sans compassion non plus. Zélos n’en croyait pas ses yeux. Que faisait-elle là ? Et où se trouvaient-ils exactement ? Il ouvrit la bouche pour lui poser la question, mais elle se précipita sur lui et posa sa main sur ses lèvres pour l’empêcher de parler. Son regard se fit plus doux et elle lui sourit. Ses doigts glissèrent sur la peau de son visage et le long de son cou en une caresse fragile. La jeune fille passa ses mains sur le torse de l’Elu, complètement tétanisé, descendant lentement vers sa taille. Ses cheveux noirs retombaient sur ses épaules nues. Zélos sentait la pression de ses seins contre lui à travers son kimono de combat. Il ne comprenait pas ce qu’il se passait. Une douce chaleur l’envahit peu à peu. La lumière qui pénétrait le cachot se fit plus intense, devenant presque aveuglante. Bientôt il fit tout à fait jour dans la pièce. Au fur et à mesure que l’obscurité reculait, la température montait également. Zélos sentit sa peau se réchauffer comme si elle était vivement frictionnée. Détachant son regard de la fenêtre inaccessible, il baissa la tête vers Sheena. Mais celle-ci avait disparu. A sa place se trouvait un homme qu’il avait déjà vu. Un demi-elfe, à en juger par ses oreilles. Un ange, si on en croyait les ailes multicolores et translucides qui remuaient dans son dos. Il était vêtu d’une combinaison blanche et or qui semblait irradier la lumière. Ses longs cheveux blonds retombaient sur son visage, lisse comme celui d’un enfant. Une légère brise soufflait à présent dans la cellule et des mèches de cheveux frôlèrent la peau surchauffée de Zélos, le faisant frissonner à nouveau.
« Yggdrasill … » murmura l’Elu, apeuré.
Le chef du Cruxis sourit d’un air mauvais en entendant le ton de sa voix, emplit de craintes. Il continua de promener ses mains sur le corps de l’Elu, laissant des traces de brûlures partout où il les posait. Zélos fut pris d’une terreur incontrôlable. La chaleur augmentait, se faisant étouffante, oppressante. Il sentait ses membres se consumer d’un feu intérieur, intense, mordant. Sa peau se couvrit de plaques rouges et de cloques, tandis que son esprit s’enflammait, ne lui obéissant plus.
Il se mit à hurler de douleur et de peur, suppliant le demi-elfe de le lâcher. Les murs autour de lui prirent feu et l’incendie se propagea dans toute la pièce. L’air surchauffé ondulait, déformant le cachot.
« Laissez-moi ! » criait-il, les larmes aux yeux. Sa voix se brisa sur les ricanements du demi-elfe. « Ça brûle ! Ça brûle ! Lâchez-moi ! », le supplia-t-il encore.
Mais l’ange ne bougea pas. Les paumes de ses mains étaient posées à plat sur les joues humides de l’Elu, distillant la fièvre en lui. Le garçon essaya de se dégager de son emprise, mais c’était peine perdue. Il était complètement dominé. Il ne pouvait ni bouger, ni réfléchir. La douleur se fit plus intense.
« Yggdrasill !! ! » hurla-t-il de toute la force de ses poumons, avant de se réveiller en sueur.
La chambre de l’auberge, qu’il n’avait pas quittée, était baignée d’une douce lumière orange, à peine tamisée par les rideaux des fenêtres. Zélos était allongé sur le dos sur un lit confortable. Les draps étaient tombés à terre. Une silhouette à contre-jour était penchée au-dessus de lui, le maintenant fermement couché en le tenant par les coudes et les épaules.
« Yggdrasill ? » lui répondit l’ombre d’une voix grave et calme, mais apparemment surprise. Un silence passa, puis elle reprit sévèrement : « Cesse de t’agiter Elu, ou tu vas rouvrir tes blessures. »
Zélos revenait progressivement à lui, en même temps que les souvenirs des derniers jours refaisaient surface dans sa tête. Il se souvenait du mal de vivre qui l’avait envahi et de sa fuite dans le désert. Ses membres, douloureux sous la poigne de l’homme, lui rappelaient ses brûlures et ce sauvetage non désiré. Le regard froid de cet homme sur lui la nuit dernière lui revint en mémoire. Mais était-ce vraiment la nuit dernière ? Il ne parvenait pas à évaluer le temps qu’il avait pu passer dans cette chambre, veillé par ce type qu’il ne connaissait pas. Il se souvint également du verre d’eau et des bandages qui le recouvraient. Il laissa échapper un soupir nerveux et se calma un peu. Son corps se détendit et sa tête reposa doucement sur l’épais oreiller. La fièvre l’avait fait cauchemarder et son esprit flottait encore dans un brouillard de questions et de fatigue. Ses yeux mi-clos cherchèrent le regard de l’inconnu qui avait fini par le lâcher.
« C’est mieux comme ça, fit la voix autoritaire de l’étranger. Ça fait presque une heure que tu t’es mis à délirer à cause de la fièvre. J’ai cru un moment que je ne parviendrais pas à te ramener à la réalité », soupira-t-il en se redressant.
Son visage passa dans la lumière et un rayon de soleil se refléta sur une mèche de cheveux châtains qui lui tombait sur les yeux. Zélos se retint de crier. La stupeur se lisait sur son visage épuisé au teint cireux. L’homme devant lui n’était pas un inconnu. Il portait un uniforme violet de mercenaire, usé par le sable du désert. Une longue épée dans un fourreau de cuir brun, pendait à sa taille. Sur un dossier de chaise derrière lui, au milieu de la pièce, était replié un manteau violet en queue de pie. Une exsphère brillait à sa main.
« … Kratos ! », parvint à articuler le garçon, le souffle court.
Son regard à la fois stupéfait et inquiet ne quittait plus les yeux malicieux du guerrier, qui prenait manifestement un certain plaisir à son embarras.
« Tu auras mis du temps à reprendre tous tes esprits, Elu, ricana l’homme, ses bras nonchalamment croisés sur sa poitrine.
- Kratos ! » répéta le garçon à court de mots.
Il lui semblait que le cauchemar avait recommencé, avec en lieu et place du chef du Cruxis un de ses subalternes. Cependant la peur restait la même. Zélos se crispa sur son matelas, se demandant s’il devait tenter de fuir immédiatement. Il n’avait plus du tout envie de mourir, et l’avenir qui se profilait pour lui le faisait frémir d’angoisse.
Kratos perçut sa frayeur et il coupa court à ses doutes :
« Inutile d’y penser, tu n’es en état d’aller nulle part », déclara-t-il en secouant la tête. « Tu peux à peine t’asseoir. »
Zélos l’observait toujours, le regard brûlant, sans un mot. Kratos resta silencieux un moment, puis il reprit :
« Si ça peut te rassurer, sache que je ne suis pas là pour te livrer au Cruxis. »
Sa voix était posée, et son ton semblait honnête. Zélos aurait voulu le croire de tout son cœur, mais on lui avait déjà tellement menti… Surmontant sa peur, il se força à parler. Sa voix était faible. Il essaya d’en contrôler le tremblement, sans succès.
« Qu’est-ce qui me le prouve ? demanda-t-il d’une voix rauque.
- Absolument rien », répondit froidement le mercenaire.
Son visage ne trahissait aucune émotion. Les deux hommes se jaugeaient du regard et une minute passa sans que l’un deux n’esquisse un geste. Puis de guerre lasse, Kratos soupira et décroisa les bras. Zélos se crispa sur le matelas, fixant alternativement la porte et le mercenaire. Celui-ci défit la boucle de sa double ceinture, et saissant son arme par le fourreau, il la jeta sur le second lit, de l’autre côté de la pièce. Il se retourna vers le garçon qui n’avait pas bougé, et posa ses mains sur ses hanches en soupirant.
« Alors ? Satisfait ? »
Zélos resta muet d’étonnement. Bien sur, cette petite démonstration ne prouvait rien. Son épée restait à portée de main. Mais ce n’était tout de même pas anodin, de la part d’un guerrier aguerri comme lui, de se désarmer volontairement. Peu importe que ce soit devant un ennemi aussi inoffensif que lui en cet instant. Et plus que tout, rien ne l’obligeait à essayer de le mettre en confiance. Zélos était impressionné.
« Bien ! Maintenant que tu as compris que tu ne risquais rien, on va essayer de te rendre figure humaine », grommela le mercenaire.
Il se rapprocha du lit et se pencha sur l’Elu. Celui-ci avait abandonné toute méfiance et il se laissa manipuler sans rien dire. Kratos posa ses mains puissantes sous les aisselles du jeune garçon et le souleva avec précaution à la force de ses bras, le hissant sur les coussins qui s’entassaient à la tête du lit. Il parvint à le faire asseoir à moitié. Zélos serra les dents pour ne pas se laisser emporter par la douleur. Il ne put, malgré tout, se retenir de gémir quand Kratos commença à défaire le pansement qui entourait son bras droit. La fièvre persistante et la fatigue accumulée avaient raison de sa résistance. Le mercenaire suspendit aussitôt son geste et observa le garçon. Son visage était jaune et couvert de sueur. Des cernes bleues s’étiraient sous ses yeux jusqu’à ses tempes. Son regard vide flottait quelque part au-dessous de la tête du guerrier. Kratos reposa le bras bandé sur le matelas devant lui et passa sa main devant les yeux du garçon.
« Zélos. Tu es encore avec moi ? » demanda–t-il en se levant.
La pupille de l’Elu se déplaça lentement de gauche à droite, suivant la main.
« Essaie de ne pas tourner de l’œil le temps que je revienne. »
Le mercenaire se dirigea rapidement vers la table qui se dressait au centre de la pièce et fouilla dans une sacoche de toile grise. Il en sortit une boîte de comprimés blancs qu’il ouvrit d’un mouvement sec du pouce. Il prit un des cachets et revint au chevet de l’Elu.
« Avale ça ! » lui ordonna-t-il sèchement en glissant le comprimé entre les lèvres du garçon.
Il plaça sa main derrière sa nuque et approcha un verre d’eau de sa bouche. Zélos, assommé par la douleur, obéit sans réfléchir. Le médicament eut du mal à passer sa trachée inflammée, mais ses effets furent presque immédiats. L’Elu rouvrit lentement les yeux. Sa pupille dilatée fixait ses mains qu’il tenait devant son visage. Il pouvait bouger à nouveau. Il essaya de replier ses jambes mais Kratos l’en empêcha. Le mercenaire abaissa doucement les bras du garçon. Il le regardait avec un peu de pitié.
« Ne bouge pas. Ça ne bloque que la douleur pour une heure ou deux. Tu n’es pas guéri. »
Zélos fixa le mercenaire en silence et se rallongea docilement.
« L’effet est radical mais trompeur. Tu peux aggraver tes blessures sans même t’en rendre compte. Alors je t’interdis de faire le moindre geste jusqu’à ce que j’aie terminé de changer tes pansements, compris ? »
La voix de l’ange ne souffrait aucune objection et Zélos ne répondit rien. Il se contenta de l’observer en silence, profitant du répit que lui procurait le médicament pour laisser son esprit se reposer un peu. Kratos s’assit sur le bord du lit et prit le bras du garçon entre ses mains pour l’examiner. Il le tourna plusieurs fois sur lui-même, puis il le posa sur ses cuisses pour défaire le bandage. Ses mains agiles déroulèrent la gaze autour du poignet et du bras de l’Elu, remontant petit à petit jusqu’à son épaule. Zélos vit progressivement apparaître sa chair sous les gestes précis du mercenaire. La peau était brûlée mais elle n’était plus recouverte de plaques rouges. Des zébrures mauves et jaunes marquaient profondément les muscles et le pourtour des cartilages, comme s’il avait été roué de coups. La vision n’était pas vraiment attrayante et l’Elu détourna la tête avec un frisson.
« Ce n’est pas beau à voir… », marmonna Kratos.
La blessure suintait un liquide gras et brillant. Le mercenaire prit un linge propre et le trempa dans de l’eau tiède. Avec des gestes simples, il nettoya doucement le membre à nu du garçon. Zélos ne sentait que le contact souple et soyeux de la serviette humide sur sa peau abîmée. Kratos fit glisser le tissu au creux de son cou, sur son épaule, en petits cercles concentriques. Puis il descendit lentement de haut en bas, le long de son bras jusqu’à son coude. Il rinça le linge dans une bassine sur la table de nuit et nettoya l’avant-bras du garçon. Il finit par le dos de la main, puis la paume, laissant ses doigts coulisser entre ceux de l’Elu, masser ses phalanges, et emporter la poussière et la fatigue.
Zélos dévisageait le mercenaire. Son comportement le mettait mal à l’aise. Il avait l’impression étrange d’être une sorte de poupée à taille humaine. Kratos releva brusquement les yeux de son travail et son regard croisa celui, gêné, du garçon.
« Qu’est-ce que tu as ? », demanda l’épéiste en le fixant intensément.
Zélos sentit son visage virer au rouge et la peau de ses joues se mit à le piquer.
« Rien ! », répliqua-t-il un peu vivement.
Il n’aurait su dire pourquoi son cœur s’était mis à battre aussi fort, ni pour quelle raison il rougissait ainsi. Kratos se leva sans bruit et alla chercher un flacon rempli d’un onguent beige dans la sacoche sur la table. Zélos profita qu’il lui tournait le dos pour poser sa main sur sa joue, essayant de savoir si ses pensées étaient lisibles sur son visage. Sa paume fraîche rencontra la peau chaude et brûlée de son front, mais il n’obtint pas de réponse satisfaisante. Il reposa son bras sur le matelas avant le retour du mercenaire.
Kratos reprit sa place au bord du lit et entreprit d’étaler une couche du baume cicatrisant sur la peau abîmée de L’élu. Le regard de Zélos suivait obstinément chacun de ses gestes. Les doigts plongeaient dans le bocal de verre et ressortaient couverts d’une épaisse couche de cette pommade qu’ils déposaient ensuite en petites touches, tout du long de son membre meurtri. La main du mercenaire s’ouvrait alors et sa paume caressait délicatement le bras du garçon, étalant progressivement la mixture sur ses blessures, sans oublier un centimètre carré de sa peau.
Zélos sentit ses oreilles chauffer et sa nuque le démanger. Il ne pouvait détacher son regard des mains du mercenaire, larges et puissantes. La peau souple sur les muscles de ses doigts laissait apparaître les bosses aiguës du cartilage et des os. Les longues veines bleues et épaisses couraient entre les tendons, tendus comme des câbles. Ces mains, nues sans leur gant, faisaient penser à un corps d’homme déshabillé… L’Elu baissa soudain les yeux sur son propre corps à peine vêtu, seulement masqué par les bandes, et il fut saisit d’une brusque bouffée de pudeur. Il lutta contre l’envie subite de remonter les draps jusqu’à sa taille. Essayant de se reprendre, il releva la tête et rencontra le regard perçant du mercenaire qui le dévisageait, immobile. Un frisson fulgurant lui parcouru alors l’échine. La chair de poule faisait se dresser les fins poils blonds de sa nuque.
Kratos s’était arrêté et il observait avec attention l’attitude étrange de Zélos. Il avait suivi le parcourt de son regard sur ses mains, puis sur les blessures qui l’entravaient et il avait fini par croiser à nouveau le gris bleu de ses yeux. Le chemin qu’avaient pris ses pensées lui restait cependant inconnu. Il lui sembla que le garçon frissonnait à présent. Le comprimé d’anti-douleur qu’il lui avait donné avait-il eu des effets secondaires particuliers ? Le mercenaire fixait d’un œil attentif la pupille dilatée de l’Elu qui fuyait le contact visuel. Les yeux du garçon brillaient d’un éclat fiévreux, tandis que sa bouche se tordait en un sourire inversé, sans joie.
« Qu’est-ce qui ne va pas ? », questionna-t-il, inquiet.
Zélos secoua la tête sans répondre. Le courage lui faisait défaut.
« Répond-moi », insista le mercenaire plus vivement. « Tu ne te sens pas bien ? »
A sa grande surprise, Zélos fut saisi d’un hoquet, et des spasmes l’obligèrent à se plier en deux. Soudain, il se pencha par-dessus le lit et vomit sur le carrelage de la chambre. La bile se mélangeait à la salive. Des tremblements incontrôlés secouèrent d’un seul coup tout le corps fébrile du garçon. Kratos, pris de court, n’eut que le temps de le retenir par les épaules pour l’empêcher de tomber. Il attendit que l’estomac de l’Elu se vide sur le sol, puis il l’aida à s’allonger à nouveau. Il lui passa de l’eau fraîche sur le visage et dans le cou. Le garçon tremblait toujours comme s’il avait été plongé dans de l’eau glacée. Ses lèvres étaient violettes et ses cheveux trempés de transpiration. La panique se lisait sur son visage malade.
« Essaie de te calmer Zélos », recommanda l’ange avec douceur en remontant une couverture sur son corps affaibli.
Il passa sa main sur le visage de l’Elu et repoussa vers l’oreiller les mèches de cheveux qui lui tombaient dans les yeux. Les gestes étaient simples et doux, presque tendres. Zélos eut l’impression, l’espace d’une seconde, d’être retombé en enfance, quand il était malade et que sa mère veillait sur lui.
« Tu as dû faire une réaction allergique au comprimé que je t’ai donné, expliqua calmement l’épéiste. Maintenant que tu l’as recraché, tout ce qu’on peut faire c’est attendre que ses effets s’estompent. »
L’Elu sentit alors revenir petit à petit la morsure de la brûlure sur son bras, puis le long de ses jambes. Sa poitrine le démangeait de plus en plus et il s’agita sous les draps.
« Ça… brûle…, ânonna-t-il, le souffle court.
- Non, pas encore… », souffla à voix basse Kratos, excédé.
Il se rappelait les blessures que le garçon était parvenu à s’infliger la première fois, à cause de la douleur. Il ne fallait surtout pas que ça recommence. Il devait l’empêcher de se faire du mal. Kratos réagit immédiatement et saisit vivement les poignets du garçon à travers les draps et les écrasa de toute sa force contre le matelas pour l’empêcher de bouger.
« Reste tranquille, je t’en prie… », marmonna-t-il les dents serrées.
Zélos continuait de s’agiter sous les draps, malgré la poigne du mercenaire. Sa fièvre augmentait et il se mit à divaguer. Des mots dénués de sens s’échappaient de sa bouche. Kratos songea qu’il ne tarderait pas à sombrer à nouveau dans l’inconscience s’il ne faisait rien. C’était risqué, mais il se décida à utiliser la magie pour faire baisser la fièvre et tenter de diminuer la chaleur dégagée par les brûlures du garçon. Le mercenaire se concentra et fit glisser un filet de mana glacé à travers le corps de l’Elu. Une aura blanche, à peine bleutée, coula des mains de l’épéiste sur les poignets du garçon, et parcourut ses bras jusqu’à son cœur, puis fila le long de ses jambes jusqu’à ses pieds. La peau rougie de Zélos prit une teinte plus claire. Le froid envahit l’Elu et sa fièvre retomba brusquement. Lorsque ses lèvres commencèrent à bleuir et qu’il eut rouvert les yeux, Kratos cessa sa technique magique. Zélos avait cessé de parler et de s’agiter. Son regard n’était plus vitreux. Ses prunelles fixèrent ses poignets prisonniers et remontèrent le long des bras du mercenaire, jusqu’à son visage. Il le dévisagea comme s’il le voyait pour la première fois. Kratos le libéra et se redressa.
« Tu te sens comment ? lui demanda-t-il.
- Comme un lapin qu’on aurait congelé après l’avoir fait rôtir… », rétorqua Zélos, sarcastique.
Sa voix était faible, mais il ne délirait plus.
« Tu fais de l’humour ? répondit Kratos, un léger sourire aux lèvres. C’est la preuve que tu vas mieux. »
Il s’assit sur le bord du lit, et reprit la main de Zélos dans la sienne. L’épéiste regardait l’Elu qui fixait leurs mains emmêlées.
« Je dois absolument refaire le bandage au plus vite, reprit Kratos. Tu te sens prêt ? »
Zélos observait toujours les mains du mercenaire qui massaient machinalement sa paume de leurs doigts. Il ne répondit pas tout de suite. La gêne qu’il avait ressentie plus tôt était toujours là.
« Pourquoi ? murmura finalement l’Elu.
- Comment ça pourquoi ? Tu ne peux pas laisser tes brûlures ainsi à l’air libre, s’emporta Kratos brusquement.
- Non, reprit le garçon. Je voulais dire, pourquoi m’as-tu sorti de ce désert ? »
Le mercenaire regarda l’Elu sans répondre. Zélos planta ses yeux dans les siens et répéta plus vivement.
« Pourquoi m’avoir sauvé si ce n’est pas pour me livrer au Cruxis ? »
Son regard était dur et ses yeux brillaient de larmes retenues. Kratos saisit une bande de gaze propre sur la table de nuit et commença à bander la main et le bras du garçon sans tenir compte de ses grimaces de douleur.
« Tu ne veux pas me répondre ? Qu’est-ce que tu caches encore ? dit-il avec colère.
- Reste calme Zélos », répondit doucement le mercenaire.
Il se leva pour terminer le pansement. Il banda le haut du bras, puis l’épaule du garçon et quand il eu fini, il laissa sa main gauche posée contre son cou et sa joue. Les doigts du mercenaire jouaient avec les boucles rousses qui reposaient sur l’oreiller. Il glissa son autre main sous les draps et la posa avec précaution sur le ventre de l’Elu. Celui-ci fut parcouru par la chair de poule.
« Tu dois avoir faim, non ? Je vais aller te chercher de quoi manger. »
Zélos resta muet de stupeur et de gêne. Son visage reprit immédiatement des couleurs en même temps qu’une bouffée de chaleur remontait en lui.
« Tu vois, tu ne devrais pas t’énerver, ricana Kratos en le voyant rougir. Sinon la fièvre va revenir. »
Il sourit d’un air malicieux en caressant la joue du garçon du bout de ses doigts, puis se leva et s’approcha de la porte. L’entrebâillant, il s’arrêta et se retourna vers l’Elu.
« Ne bouge pas d’ici ! » ordonna-t-il.
Puis il disparu dans le couloir. Zélos était figé. Bien que son corps fût engourdi par le froid, il avait très bien senti la main de Kratos le caresser à plusieurs reprises. Il ne savait ce qu’il devait en penser. Son esprit essayait vainement de comprendre, mais les conclusions auxquelles il parvenait lui laissaient un goût amer.
Ses réflexions l’occupèrent jusqu’à ce que Kratos revienne, un plateau de bois entre les mains. Il pénétra dans la chambre et jeta un bref coup d’œil au garçon. Il sourit discrètement en constatant qu’il avait bien suivi son ordre. Il débarrassa la table de chevet et y déposa le plateau qui contenait un bol de soupe, une assiette de viande et de choux et un morceau de pain.
Zélos sentit son ventre se contracter à la vue de la nourriture. Depuis quand n’avait-il pas mangé ? Le fumet du plat de viande le faisait saliver. Sans qu’il sut pourquoi, il songea aux plats délicieux que faisait mijoter Génis durant leur périple. Ils lui manquaient. Il se demanda ce que faisait le groupe de l’Elue de Sylvarant. Etaient-ils en train de le chercher ? Le croyaient-ils mort ? Zélos ne savait pas si ses vêtements étaient restés sur place dans le désert. Si c’était le cas, il était normal que Lloyd et les autres ne cherchent pas à le retrouver.
Pendant qu’il réfléchissait, Kratos l’avait aidé à s’asseoir dans son lit, calant son dos contre des coussins. Il avait rompu le morceau de pain et le lui tendait à présent. Zélos le regarda sans le prendre, puis ses yeux fixèrent ceux du mercenaire.
« Où sommes-nous ? » lui demanda-t-il très sérieusement.
Kratos le regarda.
« Selon toi ? lui répondit-il.
- Je n’en sais rien ! cria le garçon avec colère.
- Calme-toi Zélos, reprit le mercenaire. Mange, tu as besoin de reprendre des forces. »
L’Elu frappa la main de Kratos et le morceau de pain alla atterrir sur le tapis, sous la table. Les épaules du garçon tressautaient comme s’il sanglotait. La fatigue le rendait irritable et fragile nerveusement.
« Je ne mangerai pas tant que tu ne m’auras pas répondu ! » hurla-t-il. « Quel jour sommes-nous ? Qu’est-ce que tu veux ? »
Kratos fut surpris de la violence de son geste et de ses paroles, mais il ne se laissa pas impressionner.
« A ta guise » répondit-il froidement en ramassant le quignon de pain.
Il se dirigea vers une poubelle et y jeta le morceau tombé à terre. Les yeux de Zélos s’agrandirent, mais il le regarda faire sans rien dire. Kratos se dirigea vers la fenêtre et s’assit sur le rebord, bras croisés. Il observait l’Elu en silence, attendant patiemment qu’il craque et se jette sur la nourriture.
Zélos avait espéré que sa vie avait suffisamment d’importance aux yeux du mercenaire pour se permettre de le menacer d’une grève de la faim. Il pensait parvenir ainsi à lui délier la langue, mais cela ne semblait pas fonctionner. Il regrettait à présent son idée stupide. Son ventre se tordait violemment et il n’arrivait pas à détacher ses pensées du plateau, posé à portée de sa main. Cependant, il n’avait que cet unique moyen de pression en sa possession et il s’obligea à tenir bon plusieurs heures durant.
Kratos était impressionné par la force de volonté de l’Elu. Après avoir déposé le plateau à côté de lui, il l’avait enjoint à manger pour récupérer. Mais devant l’obstination du garçon, il avait eu recourt à des ruses pour infléchir sa décision. Il avait décrit le goût des aliments et leurs parfums. Il avait parlé de nourriture jusqu’à ce qu’il fut temps pour lui aussi de se nourrir. Il était descendu à l’auberge et était revenu avec un second plateau. La nuit tombait dehors, mais dans la pénombre grandissante de la chambre, Zélos n’avait toujours pas touché à son repas. Le mercenaire s’était installé à table et s’était mis à manger tranquillement. C’est là que l’Elu avait craqué. Il s’était mis à pleurer à chaudes larmes silencieusement. Ses épaules montaient et descendaient au rythme de sa respiration saccadée. Il ne disait rien, ne se plaignait pas, ne réclamait rien. Il avait posé ses conditions et s’était efforcé de les respecter, mais il n’était pas assez fort.
Kratos l’observa un instant, puis il se leva. Il traversa la pièce et alla s’asseoir sur le bord du lit comme à son habitude. Il regardait les larmes couler sur le beau visage de Zélos. Ses yeux étaient rouges, gonflés et fuyants. Le mercenaire prit le menton du garçon entre ses doigts et l’obligea délicatement à tourner la tête vers lui.
« Ne fais pas l’imbécile, Zélos. Mange », lui dit-il avec compassion.
Les larmes redoublèrent sur les joues du garçon. Il n’aimait pas être pris en pitié. Il valait mieux que ça. Il serra les poings. Kratos s’en aperçut et il décida de faire le premier pas pour débloquer la situation.
« Ne présume pas de tes forces, continua-t-il. Après tout, tu n’as rien mangé depuis que je t’ai retrouvé, cela va faire 3 jours bientôt. »
Zélos releva la tête et regarda le mercenaire avec surprise à travers ses larmes. Trois jours ? Cela faisait trois jours seulement qu’il était enfermé dans cette chambre ? Il aurait dit une éternité. Il était normal alors, que le groupe de Lloyd ne l’ait pas encore retrouvé. Kratos souriait et le regardait avec douceur. Il passa sa main fraîche sur son visage pour essuyer ses larmes. De son pouce il essuya les traces humides qui maculaient ses paupières.
« Et où… , commença Zélos entre deux sanglots.
- Au cœur du désert, le coupa Kratos. Dans une ville qui se nomme Triet, mais je ne pense pas que tu en ais jamais entendu parler. Tu te trouves dans l’unique auberge de l’oasis.
- Triet…, murmura Zélos pour lui même. Alors, je suis toujours sur Sylvarant ? »
La question ne demandait pas de vraie réponse et Kratos resta muet. Il saisit le dernier morceau de pain qui se trouvait sur le plateau à côté d’eux et le tendit à l’Elu. Celui-ci le regarda fixement une seconde, puis il le prit d’une main tremblante et le porta à sa bouche en fermant les yeux.
PAROLES
Kubb – Wicked soul
I don’t want to watch The Street on TV
I don’t want to hear about your day
I’ve got no time to hear
About how much you care
Shut your mouth and come this way
[Chorus]
I´m the weirdo in your bedroom
And I can see you in the dark´
Tonight’s the night I shed my wicked soul
I take it out on you and watch you lose control
Tonight’s the night I shed my
Tonight’s the night I shed my
Tonight’s the night I shed my wicked soul
My wicked soul
Let’s disconnect all communication
I’ve told your mother not to call
So lay down on the bed
Cause now I’ve locked the door
And we don’t live out there no more
[Chorus]
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TRADUCTION
Je ne veux pas regarder la bourse à la télévision
Je ne veux rien entendre de ta journée
Je n’ai pas le temps d’entendre
A quel point tu t’intéresses
Ferme-la et viens par ici
[Refrain]
Je suis le mec bizarre dans ta chambre
Et je te vois dans le noir
C’est cette nuit que je relâche mon âme inique
Je m’en prends à toi et je te regarde perdre tout contrôle
C’est cette nuit que je relâche
C’est cette nuit que je relâche
C’est cette nuit que je relâche mon âme inique
Mon âme mauvaise
Coupons toutes communications
J’ai dit à ta mère de ne pas appeler
Alors allonge-toi sur le lit
Car maintenant j’ai fermé la porte à clé
Et là dehors on n’est plus vivant
Oula y´a beaucoup de lettres. ![]()
Je rêve où on va avoir droit à un Zélos/Kratos ![]()
Si c´est le cas j´en bave d´avance ![]()
Et les autres qu´est-ce qu´ils font pendant ce temps ? ![]()
Yop !
Un chapitre excellent. Le cauchemar de l´Elu au début fait assez frissonner et les diffèrentes étapes de son "rétablissement" aussi. J´aime bien aussi la facon dont Kratos tente de le persuader à manger par ses ruses provocantes et malicieuses. Très bien trouvé-lol.
Une seule petite erreur que j´ai remarquée :
"passer sa trachée inflammée"
Tu voulais sûrement dire "enflammée".
Voila. Vivement tes prochains chefs-d´oeuvres.
Laya
Si tu veux pas du Shonen-aï, le yaoï te conviendrait-il ? ![]()
Oh ! Mais c´est dégoutant !
Mouhahahahaha
Encore heureux que je n´aille pas jusqu´au Lime/Lemon
Coco
Il y a rien de dégoutant là-dedans ![]()
Siiiiiiiiii !
Et pourquoi ça ?
Je comprend pas...
Parceque c´est malsain ! ![]()
Laya
Tu es facilement chocable
Pense à moi qui est vu mon premier film X à 8 ans.. :nonon: Tu vois il ya pire
Moi la première fois que je suis tombé sur un Lémon j´ai pas été trop choqué
Et oui c´est Coco que je comprend pas ![]()