Rassurez-vous, je ne vous oublie pas : la suite arrive bientôt ! ![]()
Enfin, quand je dis bientôt... c´est une façon de parler !
Mais ça avance, ça avance. Déjà, j´ai la souris et le clavier qui vont bien !! ça aide !! ![]()
t´as l´écran et l´unité central au moins?
nan, parce qu´avec toi, on n´est sûr de rien!
MDRRR !! Kesssss ke ça veut dire ça !! ?
Bien sur que j´ai tout ce qu´il faut !! Sauf peut être... la multiprise....arf....
d : moi j´en ai une, elle est jaune à tache noires, spéciale marsupilami.
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Excellents les derniers chapitres !! (Comme les autres que j´ai dévoré en 2 jours). On voit en plus une même scène sous deux regards diffèrents et c´est assez fin ! Tu as un talent incroyable !
Pour Martel :
La soeur de Mithos a les cheveux blonds.
La déesse les a verts.
Et j´en suis certain !
PS : je comptais faire de Yuan un général vers la fin de ma fic mais tu m´as devancé... Puis-je néanmoins garder l´idée ?
Bien sûr Molock ! Les idées sont à tout le monde ! ![]()
Fais de Yuan ce que tu veux !!
(voilà une réplique qui sent bon le yaoi... lol
)
Sinon, c´est bon, j´ai fini mon dernier chapitre. Il faut ke je rajoute les paroles de la zic et je vous poste ça.
Bonus Track ![]()
Attention, information de dernière minute !! Il se pourrait que j´accouche d´un ou deux dessins en rapport avec la dernière fic !!
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Je vous tiens au courant ! ![]()
viiiiiiiiiiiiiiiiiiii! la suite!
et euh... tu voulais pas faire un chiti Kratos/yuan? ![]()
et je voulais savoir(c´est Dess), mon one shot Yuan/Loyd est bientôt fini(il reste qu´a le taper,) et je voulais savoir si je pouvais te le passer pour que tu le corrige. merci d´avance! si tu peux pas, c´est pas grave! c´était juste pour avoir un avais sur ma première fic yaoi. (pas de lemon... enfin... naaaaan. boh... aprés tout!
)
Kratos/Yuan ? Ouais j´avais dit que peut être, éventuellement, je pourrais reprendre la fic où ils se battent... on verra. Dans tous les cas, je te tiendrai au courant !
Je suis flattée que tu me demandes de relire une de tes fic. ![]()
Bin, pas de problème. Tu peux me l´envoyer en .doc à studiokamui@hotmail.com
Par contre, j´espère que je pourrai faire ça assez vite. T´es plutôt pressée, j´imagine ? (qui ne l´est pas ?)
***
Bon, sinon voici le dernier chapitre de cette petite série sur le passé de nos héros. ![]()
J´ai vraiment pris mon pied à écrire ça (et j´ai bien pris mon temps aussi), alors j´espère que ça va vous plaire !
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NATURE MORTE
Sur la musique de :
Indochine – Le grand secret
James Blunt – You’re beautiful
Yuan était assis dans l’herbe au bord de l’eau, les jambes croisées, les mains posées sur les genoux. Il méditait. L’air était froid et le ciel gris diffusait une lumière pâle sur l’étang devant lui. Le demi elfe cherchait une façon d’entrer en communion avec le mana diffus autour de lui. Selon lui, avec beaucoup de concentration, ce devait être possible. Si c’était le cas, la mise en application de cette technique lui ouvrirait de nombreuses portes dans le futur. Ainsi, s’il parvenait à vibrer sur la même longueur d’onde que l’énergie du monde, il pourrait réduire le temps d’invocation de ses sorts. Peut être même pourrait-il multiplier les invocations sans subir de fatigue, en piochant directement le mana à sa source. L’idée était formidable. Elle venait de Martel. La jeune femme avait émis l’hypothèse que si le mana était présent dans toute chose, alors il n’y avait plus qu’à se servir. Yuan avait décidé de mettre la théorie en pratique.
Depuis qu’il avait choisi de quitter l’armée de Tesseha’lla pour mettre fin à la guerre, le demi elfe s’entraînait sans relâche. Il devait devenir le guerrier magique le plus puissant de cette terre. Il voulait endurcir tout à la fois son corps et son esprit. Avec l’aide précieuse de Martel et ses nombreuses connaissances elfiques en matière de plantes et d’onguents, il passait de longues heures à lutter contre des empoisonnements et toutes sortes d’états maladifs. Elle portait toujours sur elle des potions et leurs antidotes qu’elle lui administrait régulièrement en petites quantités. Elle veillait à ce qu’il ne meurt pas, et lui, développait sa résistance jusqu’à l’immunité. Grâce à elle, il apprenait à faire face à toutes sortes de situations imprévues et dangereuses, et à gérer la fatigue.
De son côté, Kratos s’occupait de l’entraînement de Mithos. Il avait établi des règles que le jeune demi elfe suivait à la lettre. Ils partaient régulièrement ensemble au petit matin, s’isoler au cœur de la forêt pour s’entraîner sans crainte de blesser quelqu’un. L’épéiste prenait son rôle de maître d’armes très au sérieux et le jeune demi elfe progressait à vue d’œil. Ils rentraient souvent à la nuit tombée, éreintés et blessés. Martel s’occupait d’eux alors, et Yuan mettait à profit son apprentissage récent des sorts de soins.
Ce jour là, Yuan était seul. Il était assis à sa place habituelle, sur la rive de l’étang. Le vent faisait onduler doucement la surface de l’étendue d’eau et frissonner les feuilles des arbres. Deux immenses chênes encadraient le demi elfe, dressant leurs branches vers le ciel de part et d’autre d’un petit carré de terre dégagé de ses ronces. L’herbe à leurs pieds était d’un vert intense et les brins se courbaient sous la caresse du vent de fin d’après midi. Il n’y avait ni fleur, ni animaux à proximité. Pas un bruit ne troublait le silence. C’était toujours à cet endroit que Yuan s’installait pour méditer. Il aimait l’absence de vie qui caractérisait ce lieu, comme s’il avait été oublié là pour l’éternité, hors du temps et des guerres. Les plantes et la forêt autour de lui, ainsi que l’eau de l’étang dégageaient une énergie calme et apaisante. Ils l’aidaient à se concentrer et à se détendre.
Le soleil à l’horizon étirait ses longs rayons mauves et orange, colorant le monde au loin dans des tons chauds et carmin. La journée finissait et la lassitude quittait peu à peu Yuan, s’envolant, légère, vers les nuages.
Yuan était assis en tailleur, le dos bien droit, la tête haute. Ses mains reposaient sur ses genoux, paumes ouvertes vers le ciel en une prière silencieuse. Il portait un pantalon de lin, blanc et fin, qui ne le protégeait pas de l’humidité du sol. Des traces de boue maculaient ses genoux et le fond de son pantalon. De la terre et des brins d’herbe étaient collés à la semelle de ses bottes. Il restait parfaitement immobile malgré l’air froid qui l’entourait. Une ceinture dorée ceignait sa taille, retenant un petit poignard à lame courte et au manche ouvragé. Il ne portait pas de chemise ni de cape. Tout son buste et ses bras étaient dégagés, laissant voir sa peau claire et l’arrondi de ses muscles. De petites cicatrices blanches parcouraient ses avants bras. Le stigmate d’une ancienne profonde entaille courait de sa hanche droite jusqu’à la naissance de ses pectoraux, barrant ses abdominaux d’une diagonale douloureuse. Sur toute la hauteur de son torse, on pouvait deviner des empreintes de blessures passées, ou des marques de brûlures. La peau lisse de ses épaules se découpait dans le couchant en de gracieuses courbes. Les muscles de ses bras roulaient sous la peau tendue. Ses longs cheveux bleus, retenus en catogan, reposaient doucement sur sa nuque. Quelques mèches rebelles masquaient en partie son visage, projetant leur ombre biscornue sur ses joues, jusqu’à la base de son cou. Ses paupières étaient baissées sur ses yeux bleus glacier, et la peau diaphane de son visage s’étirait de l’arête droite et fine de son nez jusqu’à des pommettes saillantes, sans couleur. Le creux sombre qui se profilait en dessous accentuait l’air malade et fragile du demi elfe. Des cernes bleuies soulignaient la fatigue et la rigueur de l’entraînement qu’il s’infligeait.
Un craquement se fit entendre dans le ciel, et une goutte tomba des nuages juste sur la joue de l’ascète. Elle glissa le long du visage jusqu’à son menton, marqua une très courte pause et tomba sans bruit sur la bosse formée par un os à la base de son cou. La goutte de pluie continua son chemin. Elle roula sur le corps du demi elfe, laissant une traînée humide sur sa peau, et finit sa course dans un pli du tissu à sa taille. Le magicien n’eut pas un frisson. Le vent se leva et des nuages gris se rassemblaient déjà au dessus de la forêt. Bientôt, d’autres gouttes suivirent. Une pluie froide se mit à tomber sur le lieu de recueillement du demi elfe. Les gouttes rebondissaient sur les feuilles des arbres, ruisselant le long des troncs. Le clapotis de la pluie résonnait dans la nature silencieuse. Les nuages se déversaient sur le monde, comme un soupir céleste trop longtemps retenu. L’eau pénétrait la terre, transformant le sol en boue, abreuvant les arbres et les plantes. La nature, habillée de ce voile bleuté et brillant, reprenait son rôle de mère et d’amante, abritant la vie en son sein. L’étang se colora en gris, sa surface brisée par un millier de minuscules impacts. Imperméable au monde du réel, l’esprit de Yuan vibrait, tel une étoile, à mille lieues de la Terre. Le bruit du crachin et l’odeur de la nature humide pénétra malgré tout son esprit désincarné, réveillant ses sens, ramenant son âme aux douleurs de son corps physique. Une bourrasque souleva ses cheveux et la chair de poule gagna ses membres malgré lui. Un frisson. Puis un autre. Yuan perdait sa concentration et la maîtrise parfaite de son corps. Il essaya à nouveau de faire le vide dans son esprit. Il s’obligea à respirer lentement par le nez. Puis il visualisa mentalement chacune de ses pensées, comme s’il s’agissait d’un nuage dans le ciel de son esprit. Ils lui revenaient en tête, innombrables, et les uns après les autres, il les chassa, ne laissant plus qu’une voûte bleue immaculée et ensoleillée. Dehors la pluie tombait drue, mais à l’intérieur de lui-même, Yuan était en paix. Il se libérait des tensions et de la prison de son corps. Il était aussi libre et léger qu’un oiseau. Il se laissa flotter ainsi, entre les limbes du réel et de l’imaginaire, à l’écoute des énergies. Qui sait combien de temps son esprit décorporé erra ainsi, en quête d’absolu.
Puis la pluie diluvienne redoubla d’intensité. Son écho se répercutait sur les feuilles et dans la vallée, mais l’ouïe fine de Yuan perçut un bruit particulier à quelque distance de là où il se trouvait. Un bruit de pas. Il pouvait s’agir d’un animal, comme d’un être humain. Le demi elfe décida de ne pas bouger et d’attendre, interrompant momentanément sa méditation. Aussi immobile qu’une pierre et parfaitement détendu, il ouvrit simplement les paupières. De grosses gouttes collaient ses cils ensembles, et le gris du ciel semblait se refléter dans le bleu acier de ses yeux.
Une silhouette sombre et floue se dessina peu à peu au loin, à travers le masque glacé de la pluie. Une forme fine, légère se glissa sans bruit entre les arbres. Un courant d’air. Un nuage. Une fleur. Les comparaisons ne manquaient pas. L’ombre gracile et discrète avançait silencieusement, semblant flotter au-dessus du sol boueux plus que marcher. Elle glissait. Oui, c’est cela, elle glissait telle un ange dans la nuit, inexistante et pourtant si présente. La forme sombre et sans couleur progressait innocemment en ondulant sous le regard de Yuan, aveuglé par la pluie. L’eau qui se glissait entre ses paupières brouillait sa vue. Il plissa les yeux.
La forme inconnue se mouvait avec aisance entre les filins clairs et glacés de l’ondée, brume intangible, barreaux d’une prison magique qui enfermait chaque être dans la cellule de son corps terrestre. L’eau glissait sur cette ombre fantomatique, faisant sienne chacune des courbes qui la définissaient, se fondant en elle, naturellement. L’être qui se tenait là appartenait à la nature. Il fusionnait avec elle. Il communiait avec elle. Cette silhouette faisait partie des arbres autant que des étoiles, du vent ou de la terre. Qui ou quoi que ce fut, Yuan admirait cet être. Cette capacité à être une part du grand Tout, il vénérait cela.
L’ombre glissa jusqu’à la rive de l’étang, rendu boueux par les éléments en colère, et se pencha en avant, pliée en deux. Contre toute attente, il s’agissait d’un être humain et non d’une chimère ou d’une âme vagabonde esseulée. Fort de cette certitude nouvelle, Yuan percevait à présent beaucoup mieux les mouvements de cette silhouette élancée, féminine. Ce qui semblait être de longs cheveux blonds retomba de part et d’autre d’un visage encore indiscernable. La forme indistincte parut tendre les bras en avant. Elle tenait un objet rond, de la taille d’un gros fruit. Accroupie par terre, elle essayait de plonger l’objet dans la vase de l’étang.
« - Martel », songea simplement Yuan.
Il ne pouvait distinguer ses traits, mais la logique voulait que ce soit elle. Personne ne vivait aux alentours, ni homme, ni demi elfe. Et son intuition lui soufflait qu’il n’en était pas autrement.
Il n’était pas surpris par cette apparition. Il constatait simplement sa présence, restant toujours parfaitement immobile et concentré. Il devait certainement se fondre dans la masse de la végétation, car elle ne le vit pas. Yuan se demanda ce qu’elle faisait.
L’averse qui avait détrempé toute la forêt dans laquelle se trouvaient les deux demi elfes diminua un peu d’intensité. Mais le soleil ne se montra pas. Le ciel était toujours d’un gris uniforme, sale, délavé. Yuan cligna des yeux pour mieux voir la jeune femme. Elle était à genoux à présent, remplissant une pleine gourde de vase et la refermant avec soin avant de l’accrocher à sa ceinture.
« - Du poison » songea Yuan, avisant les crapauds pustuleux qui pullulaient aux abords de la mare.
Leurs cloques gonflées éclataient sous la pression de l’orage, déversant leur venin visqueux sur la boue, comme une coulée de lave verte et jaune, aussi mortelle pour les humains que pour leurs petites proies habituelles. C’est ce liquide acide et brûlant que recueillait Martel. Il servirait à la concoction d’autres potions, toutes aussi dangereuses.
Martel accomplissait sa tâche avec beaucoup de sérieux et de conscience. Elle se croyait seule et le demi elfe en profita pour l’observer secrètement. Il la trouvait belle. Ses longs cheveux, habituellement soyeux et légers comme des plumes, étaient collés à son visage, poisseux d’eau et de terre. Les mèches emmêlées faisaient des paquets, retombants sur ses épaules ou s’enroulant le long de son cou, comme les lianes indomptables d’une forêt vierge. D’une main, la jeune femme releva une boucle qui lui tombait sur le visage. Le geste était simple, anodin, mais il laissa à Yuan comme une sensation de fourmillement à l’estomac. A présent une traînée de boue brune barrait le front de la jeune femme, contrastant avec la peau pâle de ses joues. Ses lèvres rondes et lisses étaient plissées en une moue charmante, trahissant sa concentration. La peau de sa bouche semblait faite de velours. Un velours rose tendre, au toucher satiné et doux. Le pastel de ses lèvres était si pur qu’il avait dû servir à réaliser mille tableaux de maîtres. C’était comme si les pétales les plus délicats des fleurs les plus précieuses s’étaient déposés sur ces lèvres. Par moments, l’angoisse la faisait se mordre délicatement la pulpe de sa lèvre inférieure. Le sang affluait alors dans la chair, la colorant en un carmin plus vif. Yuan pensait à ces lèvres comme à une cerise, rouge et brillante, dans laquelle il aimerait mordre. Le goût de ces lèvres devait être un met réservé aux dieux et aux êtres exceptionnels.
Une barre descendait maintenant de la gorge du demi elfe jusqu’à son ventre, l’empêchant de déglutir normalement, pesant dans son estomac. Il ne se sentait plus à l’aise du tout. Ses muscles commençaient à lui faire mal, et la pluie le faisait frissonner. Ou était-ce la vue de cette femme si attirante, si merveilleuse ?
Et le doré de ses cheveux ! Et le magnifique vert d’eau de ses pupilles ! Yuan ne pouvait détacher son regard d’acier de ces yeux. De longs cils blonds recourbés comme des arcs encerclaient l’iris vert et gris. De minuscules taches vert sombre parsemaient l’océan de ses yeux. Yuan aurait pu se noyer dans la contemplation de cet abîme. Peu à peu, il se laissa gagner par la tendresse infinie qui émanait de tout son visage.
Il connaissait Martel depuis quelques temps maintenant, et dès le premier jour, il avait été touché par sa présence gracieuse, comme un miracle, un ange descendu des cieux. Dès le premier regard, il avait été subjugué par sa fraîcheur, son élégance et sa gentillesse. Il s’était souvent demandé pourquoi il était le seul à percevoir l’essence de cette femme constamment autour de lui. Mais il avait fini par comprendre que la souffrance qu’il ressentait au fond de son cœur quand il la regardait portait un nom. Il avait vu en elle la beauté de chaque chose, la joie et l’espoir. Elle détenait les clés de son monde. Si chacun possédait son âme sœur, son double pour le compléter, et passait sa vie à le rechercher, alors Yuan avait fini sa quête. Il l’avait trouvée, il le savait. Il le ressentait dans chaque cellule de son être.
Mais quel homme digne de ce nom prendrait le risque de souiller la pureté d’une telle fleur ? Pas lui, ça non. Alors il avait tu ses sentiments. Peu importait sa propre souffrance.
Yuan reteint un soupir et une boule se forma au fond de sa gorge. Il tourna le regard alternativement vers ses pieds puis vers le ciel, cherchant du courage. Ses yeux le piquaient. C’était sûrement dû à la pluie. Il cligna plusieurs fois des paupières et grimaça. A présent que ça concentration s’était envolée, il ferait mieux d’aider Martel à terminer ce qu’elle faisait, et de retourner au campement pour se sécher. Il repoussa ses sombres pensées et décroisa douloureusement les jambes. Se relevant, il s’étira aussi silencieusement qu’un léopard. Ses membres, engourdis par l’immobilité, l’élançaient, rappelant le rêveur à la cruelle réalité. Mais le demi elfe, habitué à la souffrance, n’y prêta pas attention. L’ondée persistante diminua alors doucement. Les nuages se déchirèrent en de longues traînées cotonneuses, laissant filtrer un ou deux rayons de soleil prometteurs qui réchauffèrent le cœur du demi elfe. Puis la pluie cessa tout à fait. Toujours recroquevillée à terre, Martel tournait le dos à son admirateur inavoué.
Les mains longues et fines de la jeune femme s’agitaient dans la boue à ses pieds, remuant la vase, cherchant l’objet de leur désir. Aujourd’hui, c’était ces mains plus que tout autre chose qui fascinaient Yuan. Les longs doigts agiles et gracieux ressemblaient à des papillons aux ailes blanches, prisonniers de la boue qui recouvrait sa peau jusqu’à ses avant-bras, lui dessinant de longs gants de reine. Les manches de sa tunique étaient retroussées sur ses coudes, et la peau fine et blanche de ses bras nus brilla sous le faible soleil à présent dévoilé.
C’est alors que Yuan le vit. Un minuscule éclat, un reflet, une écaille… Ce que la pluie battante avait caché aux yeux perçants du demi elfe, un mince rayon de lumière le lui dévoila, se reflétant sur le bras ruisselant de la jeune femme. Une sorte de croûte grisâtre, épaisse comme le cuir d’un Troll et noueuse comme la peau d’un lézard recouvrait son avant bras. La chose avait l’air solide et rigide sur la chair souple et tendre. Sans cet aspect strié d’écorce, on aurait pu croire à une pièce d’armurerie aux reflets bleus irisés, mais il était impossible de voir la ligne de démarcation entre cette coque cannelée et la peau fine de la demi elfe. Les écailles de pierre couraient le long de son bras et se fondaient dans l’épiderme, monstrueuse excroissance fossilisée. Depuis quand portait-elle cette chose hideuse… Qu’est-ce que c’était ? Un parasite ? Quelle maladie ignoble l’avait-elle ainsi défigurée ? Le magicien fit un pas en avant, attiré et repoussé tout à la fois par l’étrange parure craquelée qui encerclait l’exsphère de la jeune femme et dévorait la peau de son bras. Il était choqué et ne pouvait détacher ses yeux de cette chose. Surprise par le bruissement des branchages qu’il repoussait sur son passage et le chuintement de ses pas dans la boue, Martel sursauta et lâcha une de ses gourdes qui tomba lourdement dans la vase de L’étang. Elle se retourna. Elle ne s’attendait pas à voir quelqu’un dans la forêt et son cœur battait à cent à l’heure. Mais c’est lorsqu’elle remarqua le regard dur de Yuan, posé sur elle, qu’elle se mit à pâlir. Comprenant enfin ce qu’il fixait avec tant d’obstination et de sévérité, elle paniqua et descendit vivement ses manches pour cacher ses membres. La honte lui cuisait les joues. Elle sentait le sang battre dans ses veines, affluant vers son visage. Elle fit quelques pas en arrière, prête à s’enfuir dans le sous-bois détrempé.
« - Martel ? Attends ! », cria le Yuan devant sa réaction.
Il dévala sans réfléchir la pente qui le séparait d’elle et lui saisi les poignets sans douceur. Ses mains puissantes laissaient des traces blanches sur la peau de la jeune femme, là où le sang ne passait plus.
« - Non !! » répondit aussitôt Martel, affolée.
Sa voix résonna dans le vide de la clairière. Elle tenta de reculer, apeurée, mais il tira violemment son bras à lui et releva d’un geste résolu la manche qui camouflait la maladie. Il la tenait fermement et observait sans un mot, les yeux écarquillés, l’horrible escarre. Elle se débattit, essayant vainement de se soustraire à la poigne de fer du demi elfe. Mais il était bien trop fort. Elle ne parvenait même pas à lui faire déplier les doigts.
« - Non ! Ne regarde pas ! » continua-t-elle, hystérique. « Je t’en prie. »
La peur d’être jugée et la honte de la maladie lui faisaient perdre la raison. Elle se mit à hurler et à le frapper, suppliant qu’il la libère. Ses ongles griffèrent jusqu’au sang les doigts du magicien. Elle tenta même de le mordre. Cependant, rien ne lui fit lâcher prise. Le demi elfe demeurait figé de peur et son visage reflétait un profond dégoût qu’il ne contrôlait pas. Les questions se bousculaient dans son esprit. Quelle était cette chose ? D’où venait-elle ? Mettait-elle en danger la vie de Martel ?
« - Qu’est-ce que c’est ? Depuis quand as-tu ça ? » murmura Yuan.
Son regard acéré détailla la croûte grise comme pour en percer les mystères. Ce n’était pas vivant. C’était minéral. Et pourtant cela ressemblait fort à un parasite ou un champignon.
La pierre était rêche et froide. Sa surface grise et bleutée était veinée d’un vibrant vert émeraude. Yuan grimaça devant l’atroce vision. L’abomination avait rongé la peau jusqu’au coude. Les crevasses qui entouraient l’exsphère avaient pris une teinte plus sombre, presque noire, comme si l’immonde parasite qui la consumait s’était transformé en charbon. Il approcha sa main de la bordure du bijou et la pierre brune s’effrita. Le demi elfe trembla de dégoût et d’horreur. Le bout de ses doigts était sale, recouvert de cette poussière sombre. L’exsphère qu’il lui avait posée récemment semblait être la source de ce mal.
« - Est-ce que ça te fait mal ? Pourquoi ne m’as-tu pas parlé de cette chose ? Il faut te soigner ! » continuait Yuan avec fougue.
Martel refusait toujours de se laisser faire. Elle n’avait pas encore abandonné le combat. Elle luttait contre l’emprise du magicien, se débattant comme un diable. Elle tirait de toutes ses forces sur son bras prisonnier en hurlant. Puis de son unique main libre, elle agrippa les cheveux du demi elfe collés par la pluie et tira dessus aussi fort qu’elle le pouvait, en même temps qu’elle lui assenait de grands coups de pieds dans les tibias. Elle se comportait comme une furie, emportée par la terreur et la tristesse. Le regard plein d’aversion que Yuan avait posé sur elle une minute plus tôt ne lui avait pas échappé. Il lui avait transpercé le cœur comme une flèche, et la douleur la rendait folle. Elle ne voulait pas que le demi elfe la regarde de cette façon. Elle voulait rentrer sous terre. Elle voulait qu’il ne l’ait jamais vue ainsi. La honte lui brûlait les joues. Son cœur se serrait cruellement. Elle voulait mourir. Mais d’abord elle devait parvenir à disparaître de sous ce regard écoeuré qui lui arrachait le coeur.
Martel se laissa tomber au sol, tirant de tout son poids sur son bras douloureux. Elle ne savait comment échapper au magicien. Cependant, elle se débattit tant et si bien, que leurs pieds dérapèrent sur la terre boueuse de la forêt et ils perdirent l’équilibre, roulant pêle-mêle sur la rive de l’étang. La jeune fille continua de batailler pour s’enfuir, mais ses jambes n’avaient aucune prise sur le limon verdâtre et tous ses mouvements restaient vains. Ses vêtements étaient maculés de boue et de feuilles mortes. Ses cheveux ébouriffés et sales faisaient des nœuds dans lesquels se perdaient les doigts de Yuan. Toujours muet de stupeur, le magicien se protégeait par réflexe, parant les coups comme il le pouvait. Son corps était recouvert de bleus et de boue et les poings légers de Martel glissaient sur sa peau luisante à chacune de ses attaques. Son visage affichait une incompréhension douloureuse. Pourquoi n’avait-elle rien dit ? Ne lui faisait-elle pas confiance ? Le demi elfe sentit son cœur se serrer.
Il renversa soudainement la jeune femme sur le dos, et tenant toujours son bras malade d’une main ferme, il lui immobilisa les jambes à l’aide de son genou. Il ne pouvait la laisser continuer à se démener comme ça. Elle finirait par se blesser elle-même. Il fallait qu’elle se calme. Yuan se pencha sur elle, et de son second bras, il appuya de tout son poids sur ses épaules. La jeune femme ne pouvait plus faire un geste. Elle tenta bien de se relever, mais elle en était incapable. Elle aurait pu griffer le visage envoûtant du magicien si proche du sien maintenant, mais la rage avait fait place au désespoir et son bras libre retomba mollement le long de son corps. Ses yeux croisèrent ceux du demi elfe et il lui sembla qu’une nuée de papillons volait soudain à l’intérieur de son estomac en même temps que son cœur se mit à battre la chamade. Elle détourna la tête, fuyant le regard interrogateur et pur comme de la glace du guerrier. Pourquoi fallait-il qu’il soit aussi beau ? Pourquoi son air d’enfant perdu la touchait-il tant ? Le souffle du demi elfe balaya la surface de la joue de Martel et elle frémit. Elle se sentait toujours si démunie devant lui. Elle aurait aimée lui renvoyer une autre image d’elle même, mais il était trop tard. Sa gorge se noua et elle battit des paupières.
Le demi elfe l’observa. Il ne l’avait toujours pas lâchée. Jusque là, il n’avait prêté aucune attention à ses suppliques, seule la pensée qu’elle mettait peut être sa vie en danger lui avait importée. Mais à présent il réalisait que la situation lui avait échappé. Il n’avait pas voulu que leur bagarre dégénère. Il ne voulait surtout pas lui faire de mal. Yuan relâcha la pression de sa poigne sur le poignet mince de Martel, puis constatant qu’elle ne se débattait plus, il la libéra complètement.
La jeune femme s’était finalement immobilisée. Elle était épuisée, physiquement et nerveusement. Ses muscles lui faisaient mal et la tête lui tournait. Elle s’assit lentement, ramenant ses jambes sur le côté, la tête baissée, et se mit à pleurer doucement. Des hoquets la secouaient tandis que de chaudes larmes roulaient sur ses joues, lavant la boue de son visage, laissant derrière elles de longues traînées claires. Martel était fatiguée de devoir se cacher à tous. Elle avait essayé de cacher son état à la vigilance de son frère, mais finalement c’était Yuan qui avait découvert sa maladie. Et elle ne pouvait rien contre la volonté implacable du demi elfe. Elle avait beau essayer de les retenir, les larmes franchissaient toutes seules le barrage de ses paupières.
Les sanglots de la jeune femme achevèrent de désorienter Yuan. Pourquoi pleurait-elle ? Il n’avait jamais voulu ça. Il aurait tant aimé pouvoir la soulager de sa souffrance. Il regardait les gouttes claires et brillantes glisser sur son visage et tomber lourdement sur ses mains. Chacune des larmes qui coulaient sur ses joues déchirait son cœur en mille morceaux. Il aurait tant souhaité pouvoir la prendre dans ses bras pour la consoler. Quelle magie pouvait ôter l’eau de ses yeux et apaiser son chagrin ?
La douleur et la tristesse se peignirent sur le visage décharné du demi elfe. Il souffrait, et cette torture était infiniment pire que toutes celles qu’il avait pu s’infliger jusqu’à aujourd’hui. Il s’agenouilla face à Martel, ne sachant que faire. Les écailles, bien visibles sur son bras replié sur ses genoux, brillaient à la lumière du soleil. Yuan s’en voulait d’avoir fait peur à la femme qu’il aimait, et de s’être montré aussi peu compréhensif. Ecoutant son cœur, il effleura le dos de la main de Martel du bout de ses doigts blessés et tachés de sang séché. Elle ne dit rien, mais releva vers lui ses yeux verts embués de larmes. La jeune femme fragile était secouée de sanglots silencieux. Ses pleurs semblaient ne vouloir jamais s’arrêter. Yuan se méprisait. Il aurait dû comprendre les craintes de la jeune femme. Il ne prenait même pas la peine de l’écouter. Si seulement il avait fait l’effort de se mettre à sa place et deviné ses sentiments. Il voulait réparer ce qu’il avait fait. Il le voulait de tout son cœur, mais il ne savait que faire.
Il prit tendrement la main de la jeune femme dans la sienne, et posa un baiser sur ses doigts recouverts de boue. Puis il releva ses yeux fiévreux vers ceux de Martel. Elle le fixait sans sourire, pleurant toujours. Son regard allait de ses prunelles bleues pâles à ses lèvres, salies par la terre de ce baisemain. Ils restèrent ainsi un moment, les yeux dans les yeux, chacun sondant l’esprit de l’autre, hésitant. Yuan se rapprocha de la jeune femme et pris ses épaules entre ses mains. Elle frissonna. Ses paumes larges étaient chaudes sur sa peau glacée. Elle se sentit soudainement en sécurité. Il approcha alors son visage du sien, et inclinant légèrement sa tête sur le côté, il pressa doucement ses lèvres sur les siennes. Elles étaient aussi douces et chaudes qu’il les avait imaginées. Martel ferma les yeux. Sa peau sentait l’herbe fraîche et le santal. Ses épaules frissonnaient, fragiles et fines sous ses doigts. Yuan avait l’impression de vivre un rêve. Martel avait les yeux rouges et ses larmes intarissables avaient un goût salé. Elle entrouvrit ses lèvres et le magicien glissa sa langue sur la sienne. La caresse était tiède et délicieuse. Il goûtait là à un moment d’éternité. C’était une renaissance au monde des sens. Son cœur, malmené par toutes ces émotions, était sur le point d’exploser. Pour rien au monde il n’aurait laissé sa place à un autre.
Martel ne sanglotait plus. Elle poussa une série de profonds soupirs plus émouvants les uns les autres, comme si elle ne pouvait respirer assez pour ralentir les battements de son coeur. Le baiser se prolongea longtemps. Ils étaient l’un tout contre l’autre maintenant, et Martel sentait le torse dénudé du demi elfe à travers sa tunique, contre sa poitrine. Ses mains étaient pudiquement posées sur les biceps du guerrier, effleurant sa peau, caressant lentement l’arrondi de ses muscles.
Puis Yuan détacha ses lèvres de celles de la jeune fille, caressant une dernière fois sa langue et humant son parfum, avant d’éloigner à nouveau son visage. Ses paupières s’ouvrirent sur un océan bleuté au milieu duquel ses pupilles dilatées formaient un gouffre près à avaler la jeune femme tremblante. Martel avait chaud malgré le vent glacé. La lumière dansait sur les cheveux azurés du demi elfe, et elle ne pouvait détourner les yeux de ce spectacle magnifique. Ainsi son chevalier servant l’aimait donc vraiment un peu. Ces dernières semaines, au fur et à mesure qu’elle prenait conscience de ses sentiments pour lui, elle avait vécu dans le doute et l’angoisse d’un amour à sens unique. Aujourd’hui, malgré le mal qui la rongeait, elle était heureuse. Elle avait le cœur gros de soulagement et de bonheur contenu. Elle avait si souvent rêvé de ce moment. Et la réalité avait été à la hauteur de ses espoirs.
Yuan rapprocha ses lèvres de l’oreille de Martel et susurra :
« - Je trouverai un moyen de te soigner, je te le promets. »
Puis il dévisagea la jeune femme, recherchant son assentiment. Une boule de chagrin et de joie mêlés enflait dans sa gorge et elle resta sans voix, ses yeux plongés dans les siens, immobiles. Le magicien s’inquiéta de ce silence inattendu et aussitôt son cerveau se mit à élaborer des théories. Peut être Martel ne ressentait-elle rien pour lui. Tout son corps se raidit à cette idée qui le mortifiait. Dans ce cas, pourquoi l’avait-elle laissé l’embrasser ? Ou bien lui avait-il un peu forcé la main ? Non, ça jamais ! Tout se mélangeait en lui. Les pensées, les souvenirs et son imagination s’emmêlaient en un maelström d’idées. Yuan écrasa une main sur son front, cherchant à comprendre. Qu’est-ce qui était vrai ? Pourquoi ne souriait-elle pas ? Son cœur tapait douloureusement dans sa poitrine. Son visage se crispa et le chagrin lui fit monter les larmes aux yeux. Il les chassa rageusement de son poing en secouant la tête. Son sourire désabusé reflétait la douleur qui l’étreignait. Les commissures de ses lèvres retombèrent en se contractant et la tristesse le fit grimacer. Il lâcha les épaules de Martel et, détournant le regard, il eut un petit mouvement de recul.
Il avait été stupide de penser qu’elle ressentait la même chose pour lui. Et maintenant il était ridicule. Il n’était pas assez bien pour elle, et elle avait eu la délicatesse de ne pas lui jeter ces mots à la face. Quel imbécile. Il n’était qu’un idiot ! Quelle folie avait-il fait là ? Il n’était pas digne d’elle. Il devait disparaître. Il n’était rien. Un orphelin de Syback. Un moins que rien.
Yuan retenait ses larmes à grand peine, mais il ne voulait pas pleurer devant elle. Il ne devait pas lui imposer ça. Il se releva lentement et renifla. Ses vêtements étaient couverts de boue et la chair de poule striait ses bras. Il se détourna de la jeune femme et tout en regardant le sol, l’ai honteux, il marmonna :
« - Excuse moi. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris. Pardonne moi… »
Sans un regard en arrière, il lui tourna le dos et se dirigea vers l’orée de la forêt, le pas traînant et le dos courbé comme sous un poids trop lourd. Martel l’observa sans comprendre sa réaction. Elle avait vu ses yeux briller beaucoup trop vivement dans le couchant et elle se demanda pourquoi il s’en allait. Elle restait pétrifiée, complètement incrédule. Pleurait-il ? Il ne cessait de se frotter les yeux de son poing. Que ce passait-il ? Il ne pouvait pas partir ainsi ! Martel était perdue. Son cœur se serrait à en mourir. Elle ne pouvait pas le regarder partir sans rien faire. Elle se remit sur ses jambes et couru à sa suite. Arrivée à la hauteur du demi elfe, elle se jeta sur lui. Emportés par l’élan, ils plongèrent tous deux dans l’étang au centre de la forêt, projetant une formidable gerbe d’eau boueuse dans l’air. Yuan était abasourdi. Il sortait la tête de l’eau en toussant, tentant de reprendre sa respiration, quand l’élue de son cœur se jeta à son cou et l’embrassa avec passion. Leurs vêtements trempés leur collaient au corps et leurs cheveux s’emmêlaient, mélangeant leurs couleurs comme une aquarelle sous la pluie. Les bras de Martel entouraient Yuan, serrant son corps contre le sien, dans une fusion de leurs deux cœurs.
« - Je t’aime », murmura Martel quand elle pu à nouveau parler. « Je t’en prie, ne m’abandonne plus jamais.»
Yuan avait les oreilles qui bourdonnaient. Le sang cognait dans ses veines et il était ivre de bonheur. Il serra Martel plus fort et sanglota. La jeune femme lui caressa tendrement la tête en soupirant.
« - Jamais, Martel », lui murmura-t-il au creux de l’oreille. « Jamais je ne te ferai défaut. »
PAROLES
Indochine – Le grand secret
Laisse-moi être comme toi
Laisse-moi être toi
Laisse-moi être ton sang
Laisse-moi un peu de temps
Je rougirai quand je te verrai
Et quand je te parlerai
Mais quand les lumières seront éteintes
Je te dirigerai sans crainte
Laisse-moi faire comme un garçon
Laisse-moi cette illusion
Laisse-moi être ton roi
Laisse-moi leur faire comme toi
Je te montrerai comment on fait
Et puis je te remplacerai
Je ferai comme une fille qui se défend
Une fille qui perd son sang
Laisse-moi être comme toi
Laisse-moi plusieurs fois
Laisse-moi être tes yeux
Laisse-moi faire l’amoureux
Et si un jour tu devais t’en aller
Est-ce que tu pourrais bien m’emporter
Et si un jour tu pouvais tout quitter
Est-ce que tu pourrais garder notre secret ?
Laisse-moi être ta croix
Laisse-moi essayer
Laisse-moi être juste toi
Laisse-moi être comme toi
Je te laissai trouver la voie
Et puis je penserai comme toi
Comme une fille qui voudra prendre son temps
Comme si c’était la dernière fois
Si tu devais un soir
Est-ce que tu m’emmènerais
T’envoler sans moi
Est-ce que tu m’emmèneras ?
Et si un jour on pouvait s’en aller
On pourrait bien enfin s’emmener
Et si un jour on pouvait se quitter
On pourrait bien enfin se retrouver
***
James Blunt – You’re beautiful
My life is brilliant
My life is brilliant
My love is pure
I saw an angel
Of that I´m sure
She smiled at me on the subway
She was with another man
But I won´t lose no sleep on that,
´Cause I´ve got a plan.
[Chorus]
You´re beautiful. You´re beautiful
You´re beautiful, it´s true
I saw your face in a crowded place,
And I don´t know what to do,
´Cause I´ll never be with you
Yeah, she caught my eye,
As we walked on by.
She could see from my face that I was,
Fucking high,
And I don´t think that I´ll see her again,
But we shared a moment that will last till the end.
[Chorus]
You´re beautiful. You´re beautiful.
You´re beautiful, it´s true.
There must be an angel with a smile on her face,
When she thought up that I should be with you.
But it´s time to face the truth,
I will never be with you.
_________________________
TRADUCTION
Ma vie est brillante
Ma vie est brillante
Mon amour est pur
J’ai vu ange
Ça j’en suis sûr
Elle m’a souri dans le métro
Elle était avec un autre homme
Mais je ne vais pas perdre le sommeil pour ça
Parce que j’ai un plan
[Refrain]
Tu es sublime. Tu es sublime
Tu es sublime, c’est vrai
J’ai vu ton visage, sur une place noire de monde
Et je ne sais pas quoi faire
Parce qu’on ne sera jamais ensemble
Oui, elle m’a tapé dans l’oeil
Quand on s’est croisé
Elle pouvait voir sur mon visage que
Putain je planais à 20 000
Et je ne crois pas que je la reverrai
Mais on a partagé un moment qui durera à jamais
[Refrain]
Tu es sublime. Tu es sublime.
Tu es sublime, c’est vrai.
Il doit y avoir un ange, qui a souri,
Quand il a imaginé qu’on devrait être ensemble.
Mais il est temps de voir la vérité en face
On ne sera jamais ensemble
Un autre prodigieux chapitre composé par Kamui
Jusqu´à maintenant ce nouveau chapitre est mon préféré
Dis Kamui, t´as jamais pensé à écrire un roman par hasard
Parce que tu as un talent exceptionnel, sérieusement! J´aimerais possèder, au moins, la moitié de tes compétences en écriture. Des discriptions autant des lieux que des sentiments des personages sont phénoménales.
Vraiment, tu m´as tellement troublée dans ce chapitre que je ne sais plus quoi écrire.
On a peut-être attendu plus longtemps avant que tu publies le chapitre, mais je pense que l´attente en valait certainement la peine
Pour résumé mon commentaire: magnifique, grandiose et spectaculaire ce nouveau chapitre.
BRAVO ![]()
Un seul mot : démentiel !
Yuan ne serait pas ton persos préféré ? C´est ce que j´ai l´impression de ressentir à travers sa description et toutes ces nouvelles sur lui.
Quel mise en scène incroyable, j´en avais presque les larmes aux yeux (sérieux !) .
Je n´ai jamais vu un tel talent... Tu travailles à fond les sentiments et la psychologie ce que j´ai souvent mis de coté et j´ai eu comme un électrochoc depuis ta première fic.
Franchement, un pur délice paradisiaque et éternel...
Héééé non Molock !! Yuan n´a que la deuxième place sur l´estrade de mes personnages préférés. Loin devant se tient un homme digne, aussi majestueux et bavard qu´un aigle empaillé, Kratos le Magnifique !! (mais quel dommage qu´il soit aussi mal f
aussi mal fagoté...)
et moi aussi maladroite ! lol ![]()
Que d´éloges ! Que d´éloges ! Merci Rubis et Molock pour vos félicitations. ça me va droit au coeur !
Nan Rubis, j´ai jamais pensé devenir écrivain. Ma vie, c´est le dessin !!
Hé ouaiiiiis !! J´espère pouvoir vous faire des illu´ qui dépotent autant que le texte.
C´est vrai Molock ?? Si j´arrive à faire pleurer quelqu´un avec une fic, alors là, c´est la consécration !! lol ![]()
C´est vrai que je développe au maximum les émotions et la psychologie des personnages. Après, l´histoire, c´est presque secondaire. Pourvu qu´on ait les tripes à l´envers !! ![]()
Dans le dernier chapitre, finalement, il ne se passe presque rien. J´ai tout misé sur les descriptions et l´ambiance. Z´avez vu les belles métaphores sur la peinture et la nature ?? Franchement, je me suis fait plaisir là.
Et puis les sentiments : un peu de torture psychologique, du doute, des espoirs. Saupoudrez le tout d´un peu de violence et une touche d´érotisme. Et hop !! ![]()
Bien joué...