Je levai la tête vers le ciel, c´était le soir , le côté de notre planète n´était presque plus éclairé. Lorsque j´arrivai sur la place du marché, les vendeurs remballaient leurs affaires, certains stands étaient déjà vide, des hommes en habits miteux, fouillaient dans certains cartons, espèrant trouver à manger ou des objets délaissé par leur propriètaire. Même si notre ville était riche, dès qu´un marché se terminait, des clochards sortaient de leur taudis pour se nourrir à l´insu des honnêtes gens. C´étaient de leur fautes, s´il étaient pauvres, j´avais toujours épprouvais de la haine envers ces personnes. Il y avait même des petits, c´était tellement pitoyables, s´il ne pouvaient pas se nourrir pourquoi avoir des enfants ? Une voix se fit entendre derrière moi. << Tu as pus revoir ton frère, alors pourquoi n´es-tu pas heureuse ? >> Je me retournai en bégayant.
- Je..je...
- Ben, alors Fadatte tu marmonnes ? répondit Soren d´un air essouflé
Tout d´un coup j´hésitai, connaissait-il mon frère ? Non, c´était impossible.
- Tu as oublié le bâton de Casimir, mais je vais le garder.
Il accrocha à sa ceinture et fit des grands gestes devant mes yeux comme pour me réveiller, comment connaissait-il Casimir et pourquoi voulait-il venir avec moi ? Cette voix. Ce ne pouvait pas être lui qui m´avait dit ça, elle était comme irréel. Il n´était pas au courant pour mon frère, enfin c´est ce que je pensais. Il me dépassa et continua son chemin. Je restai planter là, cherchant du regard qui aurait pu être, le propriètaire de cette voix. Le rouquin se tourna vers moi, en s´impatientant et me jeta un petit << Alors, tu t´amènes? >> J´abandonnai et rejoignis Soren lentement. Nous continuâmes notre chemin, entouré de bruits de cartons, de cris de personnes s´arrachant la nourriture, des enfants qui pleuraient, des bruits de luttes... Je ne l´avais pas remarqué mais Soren ne fesait plus gamin, il était de la même taille que moi. Comment pouvait ton grandir aussi vite? Cependant, je ne posai pas de questions, j´en aurais tout le temps à l´auberge. Nous empruntâmes une ruelle mal éclairé, il eut un bruit et le jeune homme se mit devant moi prêt à me protéger. Un petit chat sortit de derrière une boîte en carton. Je regardai Soren exaspérée.
- Espèce d´idiot, me moquai-je
Il ne répondit pas, gêné, reprit le chemin, en traînant les pieds. Je le suivis en soupirant. Quelques minutes plus tard, on arriva enfin devant l´auberge. Je pris soin de vérifier si ma capuche était rabaissé. J´ouvris la porte, m´inondant de bruits de verres qu´on entrechoquaient, des cris de joies, des chanteurs un peu trop joyeux, des odeurs de viandes cuites ma rappelant que je n´avais toujours pas mangé, mais surtout l´odeur de l´alcool que je détestais tant. Le tout m´arracha un petit rictus, Soren rentra d´un air joyeux, je l´imitai mais d´un air maussade. Je détestais, ces endroit remplis de monde.