Chapitre 4 : La route vers Herminorias : Etape à l´auberge du poney chatoyant
"-Nous allons à Herminorias, donc vers le Nord...Entre deux, nous ferons étape à l´auberge du poney chatoyant."
"-Vous êtes sûr ?"
"-Mais oui ! Je connais Elastor comme ma poche !"
"-Je vous fait confiance...Je n´ai jamais trop apprécié la géographie..."
"-Ah ! Ah ! Allez ! Dépêchons-nous : je n´ai aucune envie de me balader ici en pleine nuit !"
"-Moi, j´adore me balader en pleine nuit."
"-Ah? Vous êtes étrange, Mademoiselle Kalypso."
"-Vous de même...Je dois avouer que je vous avez mal juger..."
"-Je vous en prie: Tutoyons-nous !"
"-Si tu veux...Mais je me demandes un chose : J´ai été très ingrate avec toi : Pourquoi ne m´as-tu pas chassé, attaqué..."
Il eut l´air soudain gêné...
"-Euh...Oh ! Regarde ! "
Un aigle plongea sur un petit campagnol et l´acheva d´un puissant coup de son bec acéré. Nous continuâmes notre route, tout en parlant. C´était la première fois que j´appréciai un elfe...C´était très étrange... Le soleil allait bientôt se coucher lorsque nous arrivions tout deux à l´auberge du Poney Chatoyant. C´était un petit bâtiment sympathique tout à fait différent des grands bâtiments en pierres mordorées du Dojo... Nous entrâmes dans la taverne. Elle était bondée et le patron , un nain, versait de la bière à flot dans les verres de ses clients. Thémarön hurla le nom de l´aubergiste et celui-ci accourut. Thémaron lui demanda deux chambres. Mais, le tavernier eut l´air gêné...
"- Il ne m´en reste plus qu´une..."
Thémarön, mal à l´aise, lui affirma que ce n´était pas grave... Le nain rit et nous montra une petite table au fond du bar. Nous nous installâmes et le nain nous servit à manger et à boire :
"- Hein ? Mais elle est où l´eau ? "dis-je surprise
"- Tu..tu ne bois pas d´alcool ?"
"- Ce poison ? Une seule bouteille suffit pour transformer un homme respectable en individu stupide et irresponsable..."
"- C´est bon !! Demande au patron ! Il doit avoir de l´eau"
Je me levai et alla au comptoir sans jamais quitter mon arme. Le nain accourut et me donna un carafe remplie d´eau. je fis un superbe demi-tour et me redirigeai vers la table où était assis mon compagnon. A peine, étais-je à mi-chemin vers ma table, que des sifflements fusèrent de toutes part. Un homme, complètement ivre me dit :
"- Alors ma jolie ? Ca te dit de venir dans ma chambre cette nuit ?"
Avant même que j´eus le temps de répliquer, il posa sa grosse main sur mes fesses C´en était trop. Le suite ne fut qu’un malheureux réflexe. Je lui envoyai ma carafe pleine d´eau sur son crâne. Je lui lançai tellement fort, qu´elle se brisa. Et je sortis comme une furie de l´auberge. Dehors, la nuit était calme et fraîche, totalement à l’opposé de l’énervement de le taverne. Les torches projetaient mon ombre en la déformant sur la façade en bois. Soudain, j’entendis des cris. Je grimpai sur le grand chêne qui côtoyait l’auberge pour essayer de repérer la source du cri et je la trouvai facilement… Une jeune fille blonde, juste à côté de la taverne était aux prises avec plusieurs brigands, roturiers, bandits, mercenaires ou un différent qualificatif que vous voulez employer pour parler d’un colosse armé jusqu’aux dents… Cette jeune fille ne s’en sortirai pas toute seule… Son arme était vraiment étrange : elle n’arrêta pas de changer de forme et cela la gênait pour attaquer ses adversaires. Un des colosses s’avança vers la fille qui paniquait. Je décidai de passer à l’action. Je sortis mon sabre et je pris appui sur un grosse branche solide. Ma jambe se détendit comme un ressort et je sautai dans la direction du mécréant. Et, en étant toujours dans les airs, je plantai mon arme droit dans le dos du mécréant. Il s’immobilisa et s’effronda. Je pris de nouveau appui sur la cadavre et sauta sur le toit de l’auberge. L’obscurité de la nuit et ma rapidité à tuer rapidement ma proie firent que personne ne me vit. Les différents brigands tuèrent hurlaient et regardèrent partout pour trouver le meurtrier de leur chef… J’exécutai un dernier saut et abattis un autre brigand. Je me relevai et regardai mes adversaires un par un en ricanant. La jeune fille me fixait, époustouflée. Je sortis mon arme d’un coup sec du cadavre et je me précipitai sur le premier ennemi venu en hurlant. Un par un, les adversaires tombaient… Ils étaient pitoyables… J’avais quinze ans et ils se laissaient tuer sans avoir le temps de se défendre… Puis, il me sembla que les survivants sortaient de leur torpeur et commençaient à se battre vraiment…La jeune fille, aussi revenait à l’attaque. Grâce à des pouvoirs psy, je pense, elle lévita et se précipita, deux épées en mains, sur les brigands… Maître Si Jao m’avait souvent parlé des pouvoirs psy mais je n’en avais jamais vu auparavant.. C’était assez impressionnant à voir ! Il ne restait plus que quelques assaillants. Un de ces derniers combattants commençait sérieusement à m’exaspérer. Je concentra toute mon énergie. En abattant mon arme, Le ki se libéra et envoya voler l’importun dans les airs. Sa nuque se cogna contre la branche en émettant un craquement sinistre. Son corps retomba, inerte, son cou formant un ange droit… Les roturiers comprirent bien vite qu’ils ne faisaient pas le poids devant ces deux gamines et d’une lâcheté inhumaine, ils s’enfuirent… J’essuyais mon sabre sur une des tuniques d’un mort lorsque la jeune fille m’aborda :
« - Merci! Sans ton aide je ne m’en serrais jamais sorti !A u fait quel est ton nom?, me demanda-t-elle
- Kalypso, répondis-je
- Moi c’est Aory !, dit-elle toute excitée, et je… »
Je voulais absolument savoir comment elle avait réaliser cette magie !
- Comment as-tu fait ça ?
- Fait quoi ?
- Ce que tu as fait tout à l’heure…
- Je pourrais te retournai la question !
- Je pratique le ki-kendo… J’utilise mon énergie mentale pour créer des ondes de ki pour achever plus vite mes adversaires… Et toi ? Comment pratiques-tu cette magie ?
- J’utilise la télékinésie…Je sais faire ça depuis ma naissance ! Au fait, où vas-tu aller ?
- Je ne sais pas vraiment, Herminorias je crois…
- Et bien, Kalypso, je viens avec toi ?
- Hein ? ! Pas question ! Tu ne ferais que me gêner !
- Pour l’instant ! Mais je vais progresser et quand je serais assez puissante je te retrouverais et je t´aiderai.
- Ce que je vais faire est dangereux et de toutes façons…
- Je m’en fiche ! Tu m’as sauvé et je te sauverai à mon tour ! »
Qu’est-ce qu’il ne fallait pas entendre… Je lui tournai le dos et partit en direction d’Herminorias.. La jeune cria :
« - N’oublie pas on se reverra et je te prouverais que je suis assez forte pour t´accompagner ! »
Je ne répondis pas… Je traînais un peu aux alentours de l’auberge… Je m’ennuyai ferme… Tout à coup, quelqu’un me saisit le bras. Instinctivement je voulus prendre mon sabre. Et l’inconnu éclata de rire :
« - Décidemment ! Quel réflexe ! Je dirai même plus que c’est une sale manie de dégaîner à tout va !
- Oh c’est toi, Thémarön !
- Allez viens ! Rentrons à l’auberge ? Au fait qu’est-ce que tu as fichu dehors ? On a entendu des cris ? »
Il me fixa l’air sournois :
« - Tu n’as pas fait de bêtises au moins ?
- J’oserais jamais voyons…
- Ahahah ! Allez dépêchons nous ! Il commence à pleuvoir…