Taratantanplanplan
Gentedames, medemoiselles, messieurs, mon chapitre
Quatrième parchemin :
Phéryon passa une nuit plutot agréable au milieu de ses draps frais, mais quelques cauchemars vinrent le hanter au petit matin… Il rêva qu’on le brûlait vif au milieu de parchemins, attaché à un esquif. Quand il se réveilla en sursaut, comme à son habitude, le chant du coq retentit. Il lui semblait quand même que ses rêves devenaient de plus en plus étranges, mais gagnaient en réalisme. L’elfe se rendit compte que ses vêtements étaient encore couverts de sueur et du sang de l’homme qui l’avait agressé le soir précédent. Il se changea rapidement, rassembla ses affaires et alla payer l’aubergiste, un petit Nervys tranquille qui tenait son commerce sans la moindre prétention. Il paya donc l’homme aquatique et sortit, histoire de prendre un copieux petit déjeuner à base de poisson, cela faisait bien longtemps qu’il n’en avait pas mangé. Quand il ferma la porte, un bruit d’éclaboussures se fit entendre. Sans doute le patron qui se refaisait une beauté dans sa baignoire.
Nilvania était une ville magnifique aux yeux de notre héros : il faisait trop noir la veille pour qu’il puisse s’en rendre compte. De l’herbe poussait un peu partout sur la ville qui était construite sur une descente douce menant à la plage. Il entendait de partout des crieurs vanter les qualités de leurs poissons, ce qui ne fit qu’accroître sa fin déjà grande. Il héla donc un jeune homme qui vendait de belles dorades grillées, il lui en donna une encore chaude. A la vue des 10 pièces de cuivre que lui tendait Phéryon, le gamin lui tendit un second poisson mais se le vit refuser. Quand il partit, l’elfe laissa derrière lui un garçon tout emerveillé.
Son premier geste fut d’essayer de trouver la bibliothèque au milieu des autres « grands » bâtiments du centre, comme la mairie ou la caserne. Celle ci avait été abandonnée faute de relève, et les soldats s’étaient donc dispersés en ville et avaient fondé un foyer. Il finit par la trouver après quelques minutes de recherche, c’était en fait une sorte de grande maison, mais qui possédait de belles dorures en façade. Il entra donc dedans et demanda à voir le bibliothécaire supérieur, qui en fait tenait aussi lieu de personnel d’accueil et de trieur, des jeunes gens encore inexpérimentés qui étaient payés à faire le fastidieux travail de classement des parchemins. Il s’adressa donc au vieil homme à la chevelure gris d’argent. Il se présenta comme ancien chevalier qui avait trouvé un parchemin appartenant à ce lieu. Il lui remit donc, et demanda également si il lui était possible de s’attarder après la fermeture. Le bibliothécaire, qui répondait au nom de Stygmo Peplérias, lui répondit par l’affirmative avant de se replonger dans un parchemin relatant la passionnante vie des Groukis Tachetés, des papillons qui passaient leur temps à manger et à dormir. On en avait conclu qu’ils avaient les mêmes ancêtres que les Labradors. Phéryon se lança lui aussi dans l’ascension des échelles en ébène qui étaient posés le long des étagères avant de se caler gentiment dans un petit recoin qui lui semblait propice à la pratique de son sport préféré, la lecture ( même si on faisait mieux question destruction le lipides ) . Il prit un parchemin au hasard, un vieux rouleau d’écorce relatant la vie des Hammels, une espèce de grands pachidèrmes poilus. Quand il eut fini une rangé de parchemins, la plus grande part des visiteurs étaient partis et le bibliothécaire supérieur annonça la fermeture. L’elfe lui dit qu’il sortirait au milieu de la nuit, si il ne dormait pas sur place. Il récupéra donc la clé des lieux avant de se replonger dans ses lectures.
Au beau milieu de la nuit, un bruit se fit entendre. Phéryon se cacha et attendit. Un jeune piaf qui portait des vêtements hybrides humain-nervys venait d’entrer. Il le vit partir directement vers une étagère spéciale, et prendre un livre qui avait retenu sa propre attention. Il arma son arbalète et attendit de voir le comportement de l’oiseau. Celui-ci examina le livre avant de le mettre dans sa besace et repartir. L’elfe tira un carreau dans la poignée de la porte principale au moment ou l’autre s’en saisissait.
« Écoute moi bien l’emplumé… Si tu ne veux pas que ta vie se finisse au dessus d’un feu de joie, une broche plantée dans le derrière, tu vas venir gentiment me voir et tout me raconter.