pour vous faire attendre un peu
le premier paragraphes
CHAPITRE I
Les flammes embrasaient Orniqua, la terre des combattants, brûlée par toutes les guerres qui y sévissaient depuis la nuit des temps. Le crépitement des flammes racontait toutes les cruautés qui faisaient rage sur ce pays. Plusieurs cadavres jonchaient le sol, donnant la couleur de la mort au sang qu’ils déversaient. C’était ici que pendant plusieurs siècles avaient combattu les armées des Vivants et celles des Damnés revenant des Enfers pour tyranniser le monde. Les Vivants n’avaient jamais cessé de défendre leur terre, mais un jour, ils ont dû se résigner. La terre avait cédé au mal ce qu’elle avait de plus précieux, la vie. Mais une ville n’avait pas été atteinte, une seule qui avait résisté aux assauts répétés. Cette ville s’appelait Nosfel, le Royaume des Vivants. Tous les villageois étaient partis défendre vaillamment leurs contrées, mais quelques héros se battirent pour sauver le monde de son inévitable déchéance. Cinq héros étaient assis autour de la table au milieu de la salle principale où siégeait le Roi mort. Les épées des libérateurs se trouvaient disposées sur la table, toutes se croisant, représentant l’emblème de la vie. L’un deux prit la parole :
- Messieurs, il faut se résigner, cette guerre est perdue d’avance ! Nous ne sommes que cinq contre des dizaines d’armées, nous ne ferons jamais le poids ! Ce serait de la folie !
- Calmez-vous Messire Condor, dit l’homme à son interlocuteur. Nous sommes tous apeurés seulement à l’idée d’y penser. La peur nous prend, mais nous sommes le seul espoir du monde !
- N’abandonnons pas maintenant, commença un guerrier. Je préfère mourir pour sauver mon peuple que de servir leurs armées de Mort-vivants délabrés !
- Nous devrions préparer un plan, dit une voix rauque, comm…
Les portes de la bâtisse commencèrent à s’ouvrir, laissant place à un homme enveloppé dans une cape noire couverte de symboles runiques or. Cette cape ne permettait de voir que sa tête enveloppée dans des bandelettes. Les héros le dévisagèrent un moment puis le Seigneur Condor se précipita, tête baissée vers l’homme mystérieux.