dites moi ce que vous pensez de sa:
Jour de pluie...
Une goutte
S´écoule,
La pluie
Découle,
L´ombre d´un
Nuage,
Sombre
Présage...
Elles tombent,
S´amplifient
Comme des trombes
Adoucies
Une course
Pour la vie
Dans une source
Trop tarie...
Les sols luisent
D´humidité
Elle s´éternise
Dans la contrée
Le vent la pousse
Sans qu´elle s´émousse
Toujours si douce
Sans s´arrêter...
Les orages grondent
Font tomber leurs foudres
Sans qu´une seconde
Ils ne nous recouvrent
De leur noires silhouettes
Signes de tempête
Sans qu´ils ne s´arrêtent
De verser leur onde...
Torrents indétournables,
Rivières prisonnières
Hurlements déplorables
D´enfants, victimes premières
Des jouissances de Nature
De leur force immature
Tombant sur le sol dur
Priant pour la Lumière...
Noires profondeurs abyssales!
Voix des ondes sépulcrales!
Ténèbres des fonds marins,
Aujourd´hui venant du Mal!
Onde, ô assassin vital
Qui as tué tué de tes mains
Tous ces innocents humains
Qui te résistaient en vain!
De tes grandes vagues déferlantes
Dans tes tempêtes et tes typhons
Dans tes voyages, si arrogante
Tu les fais choir sous la mousson
Leur dérobant leur existence
Les désolant en permanence
Leur démontrant toute ta puissance
Sans qu´ils n´en comprennent la raison...
Chaos! Chahus infernal!
Ecume de mélancolie
Crie ta mélodie tombale
Sous les corps et sous la nuit
Erosion, salis leur âme!
Douleur, fais pleurer leurs femmes!
Histoire, efface-donc ce drame,
Fais-le couler dans l´oubli...
C´est la fin, tout s´arrête
Les corps gisent, étendus
Plus de pluie, de tempête,
Seuls les pleurs s´accentuent
Sur les sols, plutôts mous,
S´étalent les fers roux
Supportant le poids doux
Des enfants accrochés...
Enfin tout s´achève,
Les moussons parties
Ne laissent que le rêve
A la terre sans vie
Et la pluie s´enfuit
Et ce monde périt
Tombe dans l´oubli
A jamais perdu...
Et l´eau s´écoule,
Traverse la nuit,
Au loin elle coule,
La source tarit
Plus rien n´existe
Plus rien ne vit
La mort persiste
Nul ne survit.
On l´entend
Elle s´éloigne
Laisse en blanc
La campagne
Nettoyée
De le vie
Purifiée
De l´ennui...
Elle part,
Nous laisse,
Sépare
Sans cesse
Les ombres,
Pénombres,
Décombres
D´un monde...