salut ! Je vous file la suite de mon histoire ! Amusez-vous bien lol
Chapitre 17 : « piégés en forêt »
Lloyd repoussa une branche.
- C’est une jolie forêt, murmura Génis.
- Tu trouves ? demanda Lloyd, étonné.
- Non ! répondit vivement Génis en secouant la tête, cette forêt est lugubre. Je disais ça juste pour essayer de me rassurer.
Les arbres cachaient le soleil matinal. Il faisait froid et sombre.
- J’espère qu’on va vite les retrouver !
Génis tremblait comme une feuille. Des bruissements se faisaient entendre çà et là. Un hululement fit sursauter les deux amis.
- Je sais comment on va détendre l’atmosphère ! déclara Lloyd.
- Ah, bon ? Comment ? s’enquit Génis.
- On va chanter ! cria Lloyd, bon c’est parti ! " Y en a marre de l’école . . . "
- " Lloyd en a vraiment ras-le-bol" ! continua Génis, " les cours, ça le gonfle . . . "
- " Résultat : je ronfle" !
Ils chantèrent à tue-tête. On pouvait les entendre à des kilomètres à la ronde.
- STOP ! Arrêtez le massacre !
Lloyd et Génis se turent instantanément. Raine était accoudée à un arbre. Colette, un peu en retrait, tenait en main un petit panier.
- Ça va pas ou quoi ? fulmina Raine.
Elle s’approcha des garçons et leur asséna un bon coup de poing sur la tête.
- Aïeheuuuuuuuuuuuuu ! gémit Lloyd.
- On vous cherchait, se justifia Génis.
- C’est une raison pour hurler, peut-être ?
Silence. Plus personne ne parla.
- On ferait peut-être mieux de rentrer, intervint Colette, pour ranger les fruits qu’on a cueillis.
- Tu as raison, sourit Raine, on y va.
Génis regarda autour de lui. Le petit groupe était entouré d´arbres, d´arbres et d´arbres.
- Heu, vous connaissez le chemin ? demanda le jeune demi-elfe.
- Le chemin ? Mais bien sûr ! répondit Raine, on a laissé des morceaux de mie de pain sur le chemin ! Ça vient d’un conte . . . Le Petit Mana-Poucet, je crois.
- Des mies de pain, de plus ou moins 1 cm sur 1 cm, roulé en boule, avec un petit goût de pizza ? demanda Lloyd, inquiet.
- Tout à fait, acquiesca le professeur, pourquoi ?
- Ben, je les ai vus par terre. J’ai trouvé que c’était du gaspillage de laisser ça au sol. Alors, ben, . . . hésita Lloyd, ben, je les ai mangés.
- . . . CRETIN ! !!
Lloyd se mit à courir et Raine le poursuivit. Génis soupira. Pendant ce temps, Raine avait fini par attraper Lloyd et le frappait de toutes ses forces. Puis elle se calma.
- Alors professeur, demanda Colette, comment on va rentrer ?
Raine réfléchit :
- Il faut tout d’abord ne pas nous séparer. Malheureusement je ne sais pas du tout par où aller.
- Moi, je sais ! dit Lloyd, tout content.
Colette sauta de joie :
- Ouais ! Lloyd, tu es notre héros !
Raine ne paraissait pas si confiante :
- Je suis sûre et certaine que c’est une très très mauvaise idée de te suivre. Mais puisque tu es le seul à prétendre connaître le chemin, on te suit.
Génis regarda le sol puis lança un regard noir à Lloyd qui signifiait : « si tu nous enfonce dans cette forêt, je t’arrache les yeux ».
Lloyd s’agenouilla et regarda le sol.
- D’après moi, c’est vers le sud !
Colette, admirative, applaudit.
- Ah, ouais ? souffla Génis, et c’est où le Sud ?
Raine hocha la tête, pour dire qu’elle était d’accord avec la remarque de son petit frère.
- Le Sud ? dit Lloyd, c’est . . . Heu . . . C’est par là !
Sûr de lui, il se mit à avancer, suivi de Colette. Raine et Génis le suivirent à contre-cœur.
Colette, heureuse, se mit à sautiller parmi les arbres et soudain . . . SPATCH. Colette s’étala, dos au sol. Elle lâcha son panier et les fruits se répandirent par terre.
- Aïe ! J’ai trébuché sur un tronc, dit-elle.
- Tu ne t’es pas fait mal, au moins ? demanda Raine en aidant la blondinette à se relever.
Colette se leva et se frotta les fesses :
- Je dois avoir un gros bleu ! Mais je peux encore marcher, pas de problème !
Elle fit un pas en avant et écrasa une pêche.
- Oh, non ! s’écria-t-elle, les fruits ! !!
Génis rit :
- Décidément ! Laisse, c’est pas grave. On ira chercher à manger en ville.
Colette sourit :
- D’accord !
Lloyd ramassa le panier. Il le donna à Colette :
- Garde-le bien ! Allez, on continue !
Ils se remirent en route.
Sur le dos de Raine, Génis dormait profondément. Colette et Lloyd, en tête, ne désespéraient pas de retrouver le chemin du campement. Le soleil se couchait peu à peu, et la forêt s’assombrissait de plus en plus.
- Lloyd, on tourne en rond ! gémit Raine, je reconnais cet arbre à deux branches ! On est déjà passés devant ce midi ! !!
Lloyd grogna et s’affala sur le sol, à bout de forces. Colette s’assit sur une souche d’arbre, à ses côtés. Raine déposa son frère endormi sur un tapis de feuilles et s’assit à son tour.
- J’ai faaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaim ! cria Lloyd.
- Chut, tais-toi ! lui dit Raine, il y a sûrement des monstres dans cette forêt et tu vas les attirer !