Désolée du retard ^^
Bon, malheureusement, il n´y a pas vraiment de combats. J´ai dû modifier quelques détails, donc, l´action commence dès le début du prochain chapitre ! Encore
Chapitre 46 : « en mauvaise posture »
L’équipe fut de nouveau au complet, et prête à repartir à l’aventure. Pour éviter une nouvelle fois de se faire repérer, ils s’étaient déguisés. Fanny leur avait donné à chacun une perruque qui cacherait leurs oreilles. Raine et Génis furent exemptés d’en porter et en profitaient pour se moquer de leurs amis :
- Vous avez l’air R-I-D-I-C-U-L-E !
Génis partit dans un éclat de rire. Raine se tenait les côtes et pouffait avec très peu de discrétion.
- Arrêtez un peu de rire, dit Colette, il faut se changer maintenant.
Elle sortit plusieurs costumes de son sac et les distribua.
- Pourquoi doit-on mettre d’autres vêtements, grimaça Génis.
- Tout simplement parce qu’on doit être en train de nous rechercher, répondit Raine en enfilant une longue robe rouge, et nos vêtements sont assez caractéristiques. Surtout ceux de Lloyd !
L’intéressé tira la langue et troqua ses vêtements rouges vifs contre un pantalon bleu et un pull gris. Ses amis se changèrent en vitesse.
- Allons-y, marmonna Lloyd, apparemment mal à l’aise dans ses vêtements tristes.
Kratos en tête, le petit groupe d’aventuriers déambulait dans les rues de Tyssiur. Personne n’avait l’air de les reconnaître. Génis poussa un soupir de soulagement. Colette, deux longues nattes rousses dans le dos, remarqua un objet étrange dans une vitrine. Elle s’arrêta, obligeant ses amis à l’imiter. La vitrine était celle d’une magasin de meuble et de décorations exotique. L’objet que Colette observait devait faire dix centimètres de long. C’était une sorte de cendrier allongé.
- Très joli, ironisa Kratos, mais nous avons d’autres préoccupations, non ?
Colette posa un doigt sur la vitre. Raine observa le cendrier avec plus d’intensité. Puis elle écarquilla les yeux : oui, elle l’avait reconnu.
- Du Bois Sacré, souffla-t-elle.
Kratos approcha son visage de la vitre et scruta avec attention la petite sculpture. Le cendrier représentait un chien couché, taillé dans les moindre détails. Lloyd ne put s’empêcher de penser à Noïshe. Il ravala ses larmes et tenta de changer de sujet :
- Et alors ? Qu’est-ce que ça fait que ce soit du Bois Sacré ?
Raine et Kraots soupirèrent d’un bel ensemble.
- Le Bois Sacré est une matière particulière qu’on ne trouve qu’à Thésséhala, expliqua Génis, donc, c’est bizarre d’en trouver ici.
- Je crois que . . .
Raine fut interrompue par un bruit de foule.
Plusieurs villageois couraient. Tous dans la même direction. Sur leur visage se lisait la même curiosité. Lloyd et ses compagnons décidèrent d’un accord tacite de les suivre. Il se retrouvèrent sur la grand place. Là où, des jours auparavant, ils avaient retrouvé Raine. Cette fois, il y avait un attroupement autour de deux personnes.
- Des étrangers ! cria quelqu’un.
- Des ennemis ! renchérit une voix.
- Des humains ! De sales humains !
Les deux accusés disparurent sous un flot de coups. La foule comprenait des enfants, des femmes et même des animaux domestiques. Dans ce tumulte, un bruit de métal retentit. Le bruit d’un sabre dégagé de son fourreau.
- Stop ! Nous ne somme pas des humains !
C’était probablement une personne attaquée. Cette fois encore, la voix parut familière à Lloyd. Deuxième bruit d’épée :
- Ecartez-vous !
Deuxième voix familière. Les demi-elfes obéirent et reculèrent de quelques pas. Les deux acolytes étaient à présent visibles. Leur visage et leurs vêtements étaient facilement reconnaissable.
- Botta et Fex, murmura le groupe.
Les deux Rénégats étaient debout, leur arme au poing, mais toujours encerclés.
- Pourquoi pensez-vous que nous sommes des étrangers ? cria Botta.
Une jeune femme à la démarche assurée s’avança et lui répondit :
- Vos vêtements ! Ils vous trahissent ! Personne ici n’oserait s’habiller avec autant de mauvais goût !
Botta grimaça. Il savait que lui et son ami étaient dans de sales draps. Fex avança vers la jeune femme.
- Nous sommes des étrangers, et alors ?
Il avait accompagné sa phrase d’un mouvement d’épée agressif. La femme lui lança un regard hautain et répondit :
- Et alors ? Mais figurez-vous que les étrangers ne sont pas les bienvenus ici ! Surtout depuis qu’un Ange a semé la panique un peu partout !
Fex grommela. Botta décida d’intervenir :
- Mais nous sommes des demi-elfes ! Des étrangers, certes, mais des demi-elfes tout de même.
La femme le jaugea et en conclut :
- Je ne vous crois pas ! La preuve, lança-t-elle.
Elle se jeta sur Botta, et entreprit de lui arracher les oreilles. Botta hurla de douleur et repoussa la demi-elfe. Cette fois, il brandit son sabre d’un air hargneux :
- Vous ne croyez pas, tant pis ! Venez goûter à mon arme si ma parole ne vous suffit pas !
Il observa la foule, espérant qu’elle n’allait pas se jeter sur lui. À côté de lui, Fex cherchait un moyen de détourner l’attention de toute la population. Il trouva ce moyen. Il repéra dans la foule, un jeune demi-elfe aux cheveux gris. À ses côtés, une autre demi-elfe aux cheveux argent. Ils étaient entourés par un petit groupe assez étrange, mais Fex ne tarda pas à les reconnaître. Il sourit, abaissa son arme :
- Il y a effectivement des intrus ici, des humains.
Botta le regarda avec un air effaré.
Un peu plus loin, Lloyd et ses amis sentirent qu’ils étaient découverts. Discrètement, ils posèrent leurs main sur leurs armes.
- Quel lâcheur, grogna Génis.
Fex reprit :
- Et ces humains se trouvent juste sous votre nez . . .
- Ça suffit ! hurla Botta, tais-toi !
Trop tard. Fex avait déjà pointé le doigt sur un groupe de femmes. Lloyd soupira bruyamment :
- Ouf, j’ai vraiment cru qu’il nous avait repéré . . .
- Il nous a repérer, dit Kratos, mais il sait très bien que si nous sommes capturés, lui et Botta seront en très mauvaise posture.
Botta soupira à son tour. Son ami lui avait fait peur. Comme s’il avait lu dans ses pensées, Fex se retourna vers lui et le gratifia d’un grand sourire.