megaman
je répondrai à tes questions un peu plus tard . . .
Chapitre 45 : « Mise au point »
Une fois dehors, un vent de courage et de détermination souffla sur le groupe.
- Allons-y ! cria Lloyd.
Kratos lui mit la main sur l’épaule :
- Tu parles toujours trop vite, Lloyd. Allons-y, d’accord, mais où ?
Lloyd haussa les épaules :
- D’habitude, c’est toi qui sais où on va !
Kratos prit un air boudeur et croisa les bras :
- Eh ! Ce n’est pas toujours à moi de tout prévoir !
- Ça suffit, espèces de gamins, intervint Raine, arrêtez ou vous aurez affaire à moi !
Comme pour mettre ses menaces à exécution, elle leva sa canne au-dessus de sa tête et marmonna quelque formule.
- Ah ! Non, professeur, s’écria Lloyd, j’arrête ! Je suis désolé !
Satisfaite, Raine tourna la tête vers Kratos. Celui-ci rougit et bégaya une excuse confuse. Doublement satisfaite, Raine abaissa sa canne.
- Allons simplement en ville, dit-elle, et interrogeons les gens à propos de ce ruisseau mystérieux.
Kratos prit un air surpris :
- Tu crois ce que cette gamine a dit ?! !
Raine rougit de colère :
- Bien sûr, répliqua-t-elle, Fanny est peut-être une gamine, mais elle est très gentille et nous permet de faire avancer notre enquête qui stagne depuis quelques temps !
Une fois de plus, Kratos grommela quelque chose d’incompréhensible.
- Si on y allait ? proposa Colette.
- Ouais, rit Génis, allons-nous en avant que Fanny ne revienne et ne nous colle encore !
Sa plaisanterie tomba à plat. Tout ce qu’il reçut fut une bonne claque de Raine.
- Si c’est ce que vous pensez, se vexa-t-elle, je m’en vais de mon côté !
C’est ce qu’elle fit.
- Oh, là, là, soupira Kratos, les femmes . . .
- Oh, là, là, soupira Génis, les grandes sœurs . . .
Lloyd se leva -et oui, il s’était assis dans l’herbe, le paresseux- et réagit :
- Plus d’inquiétude à avoir ! Lloyd Le Brave est là pour aller récupérer Raine ! Tadaa !
Il entama un petit chant de héros, puis courut à la suite de son professeur.
- Pourquoi est-elle partie ? demanda Génis.
Kratos haussa les épaules. Il avait l’air à la fois coupable et triste.
Raine était assise sur un banc, en train de remuer ses pensées. Lloyd s’assit discrètement à côté d’elle. Heureusement, l’endroit était désert : personne ne pourrait les reconnaître et les attaquer.
- Que veux-tu, Lloyd ? demanda Raine d’une voix irritée, si ce sont Kratos et Génis qui t’ont envoyé, tu peux repartir !
- Pas du tout, dit Lloyd, je suis venu au vu de votre copie !
Étonnée, Raine jeta un coup d’œil inquiet à son élève :
- Au vu de ma copie ? Mais qu’est-ce que tu racontes ?
Lloyd rougit et se gratta le crâne :
- Une fois, en classe, vous m’avez dit « Je te mets un zéro au vu de ta copie ». Je croyais que ça voulait dire « parce que j’en ai envie » . . .
Raine éclata de rire. Lloyd fut, en premier lieu, vexé, puis le rire contagieux de Raine l’emporta. Ils rirent pendant dix minutes, assis sur un banc public.
Soudain, l’ambiance redevint sérieuse.
- Pourquoi Kratos et Génis sont-ils si bizarres ?
Lloyd porta son regard au loin, balança ses pieds sous le banc et répondit courageusement :
- Je crois que Génis était jaloux que vous portiez autant d’attention à cette fille, Fanny. Vous savez, ça fait depuis presque deux jours que vous n’avez pas joué à « Trigonométrie imaginaire » ensemble.
- C’est vrai, soupira tristement Raine, en plus, Génis adore ce jeu. Et si nous jouions un peu, tous les deux ?
Lloyd grimaça :
- Oh, moi et la géographie . . .
Raine soupira de nouveau :
- La trigonométrie, ce sont des maths, pas de la géographie.
Lloyd rougit et préféra ne pas répondre, de peur de dire une autre bêtise.
Raine reprit alors :
- Et Kratos ? Pourquoi est-il si puéril et immature ? C’est quand il réagit comme il vient de le faire qu’on voit que c’est ton père. Tu as souvent ce genre de réaction. D’habitude, il prévoit nos itinéraires et nous conseille. Il n’a rien fait de tout cela ces derniers jours.
- Je crois que, enfin . . ., tenta d’expliquer Lloyd, c’est depuis que tu . . .
Il jeta un regard inquiet à son professeur puis, voyant qu’elle se fichait éperdument qu’il la tutoie, continua :
- Quand que tu es revenue, il est devenu bizarre. Et il est de plus en plus distant, surtout depuis la . . . la mo . . . enfin, l’apparition de ma mère. Je vais lui en parler, un de ces jours !
Lloyd sourit et Raine ne pût qu’hocher la tête :
- Tu as raison. Et puis, je m’en fais pour rien ! Allons rejoindre les autres.
Sur ce, elle se leva d’un bond et s’en alla d’un pas rapide et assuré.
C´est possible que ce soit bourré de fautes d´ortho, dsl . . . 