handarax
t motivé ! ^^
sinon, vs trouvez que ça s´améliore, la longueur de mes chapitres ?
bon, voilà le chapitre suivant . . .
Chapitre 35 : « De ville en ville »
La porte de l’auberge s’ouvrit. Dehors, le soleil rayonnait. Quelques personnes marchaient tranquillement dans les rues, rien de bien inquiétant. Kratos sortit le plus discrètement possible. Génis fut le dernier à quitter l’auberge. Il ferma la porte derrière lui.
- Pourquoi on s’en va ? se plaignit Lloyd, j’aurais bien voulu dormir encore un peu . . .
- Réfléchis un instant, répliqua Kratos, si ces trois personnes sont des soldats, dans quelques heures, voire quelques minutes, nous allons avoir toute une armée aux trousses !
Lloyd bailla mais ne protesta pas. Ce fut Colette qui s’interrogea :
- On va où, alors ?
- On quitte cet endroit.
- Mil’Tor, dit Génis.
Kratos se tourna vers lui, la mine interrogative.
- Mil’Tor, répéta Génis, c’est le nom de ce village. Je l’ai lu sur une pancarte en arrivant.
- Ok, dit Kratos, on quitte Mil’Tor.
- Pour aller où ? insista Colette.
- Là où le destin nous . . .
Kratos fut interrompu par un léger cri de Lloyd :
- Là !
Il montrait le sol du doigt. Ses amis baissèrent les yeux, scrutant le sol pavé. Il y avait des traces ! Des traces d’animal !
- C’est Noïshe ! affirma Lloyd, j’en suis sûr !
Kratos s’accroupit et observa la trace de plus près. C’était une chance que personne ne l’ait effacée. La trace était bien marquée dans le sol.
- Je crois aussi que Noïshe est passé par ici, confirma Kratos.
- Eh ! Regardez ! remarqua Colette, il y a d’autres traces !
Bien dessinées dans le sable roux, plusieurs marques semblables à la première se succédaient sur un long chemin.
- Si on les suivait ? proposa Lloyd.
Kratos réfléchit quelques instants :
- Pourquoi pas, finit-il par répondre, de toute façon, nous n’avons rien d’autre à faire. Et, avec un peu de chance, ces traces nous mèneront au repaire de nos ennemis.
Ils quittèrent le village de Mil’Tor.
Après trois kilomètres, les quatre compagnons étaient toujours sur la piste de Noïshe. Les traces se faisaient de plus en plus rares.
- Oh là là , soupira Génis, j’espère que ce n’est plus très loin. J’ai mal aux jambes !
- Et moi, mal aux pieds, renchérit Lloyd.
Soudain, une légère brise souffla. La sable se souleva.
- Oh non ! gémit Génis.
- Qu’est-ce qu’il ya ? s’enquit Lloyd.
- Le vent va effacer les traces, expliqua Génis.
À ces mots, il s’agenouilla et scruta le sol.
Lloyd s’accroupit à ses côtés :
- Alors ?
- Tout a disparu, répondit Génis, on n’a plus aucun repère.
- Ça veut dire qu’on est perdus ? s’inquiéta Colette.
- Bien sûr que non, répondit Kratos, nous ne savons pas où nous sommes nin où nous allons. Ce n’est pas pareil.
Chacun cherchait une solution. D’un coup, Lloyd se mit sur la pointe des pieds.
- Qu’est-ce que tu fais ? s’étonna Génis.
- Arrête, Lloyd, intervint Kratos, ce n’est pas le moment de faire un complexe sur ta taille !
- Chut ! répliqua sèchement le jeune garçon.
Il tendit l’oreille. Il avait entendu quelque chose, il en était certain.
- Il y a du bruit dans cette direction, exposa-t-il.
Génis écouta à son tour :
- Je n’entends rien du tout, dit-il enfin.
Colette et Kratos se concentrèrent. Kratos fronça les sourcils. Aucun bruit ne lui parvenait. Colette n’entendait rien non plus.
- Pour une fois, dit Kratos, je te fais entièrement confiance, Lloyd.
- Ah oui ? s’étonna Génis, et pourquoi ?
Kratos hésita à répondre. Il serra le manche de son épée :
- Bien, c’est-à-dire, . . . Anna avait l’ouïe extrêmement fine. Il est possible que Lloyd en ait hérité.
Lloyd fut surpris de cette remarque, mais il en fut extrêmement flatté.
Suivant les indications de Lloyd, le petit groupe se mit en route. À seulement quelques minutes de marche, il y avait une petite ville.
- Bravo Lloyd ! le félicita Colette, tu es vraiment génial.
Lloyd rougit et sourit jusqu’aux oreilles.
À l’entrée de la petite ville, une femme vint les accueillir :
- Bienvenue à Tissyur, notre ville marchande !
Elle se retira ensuite.
- Une ville marchande ? répéta Génis.
- Nous sommes bien tombés, lança Kratos, nous allons pouvoir en profiter pour renouveler un peu notre matériel.
- Tu as raison, confirma Colette en fouillant sa bourse, nous n’avons plus aucune gelée !
- Il faudra aussi que je me procure un nouveau kendama, ajouta Génis, le mien commence à se faire vieux.
- On devrait se séparer, déclara Lloyd, on ira plus vite.
- Je suis d’accord, dit Kratos, rendez-vous ici dans deux heures. Colette, viens avec moi.
Kratos emmena Colette tandis que Lloyd et Génis partirent de leur côté. Des étals étaient installés partout dans les rues.
- Il ne vendent que des fruits, ici, remarqua Génis.
Soudain, un cri retentit :
- Excellente qualité !
C’était un marchand.
- Toute neuve ! Multi-fonctions !
Lloyd et Génis n’arrivaient pas à voir la « chose » en question. Il y avait bien trop de monde.
- On va voir ? demanda Génis, un petit sourire curieux aux lèvres.
- J’allais te le proposer ! répondit Lloyd en se faufilant dans la foule.