Voici enfin le chapitre 11
Bonne lecture
Chapitre XI : Drôle d’arrangement
… bleu avec des points noirs, mais plus on regardait, plus on se rendait compte qu’ils avaient une forme bien précise… tous la même forme… tous avec le côté le plus petit dirigé vers la lumière…il faisait froid…
Zorisk s’éveilla dans une pièce aux murs en bois. Il était allongé dans un grand lit avec drap bleu et avait l’épaule gauche bandée avec du tissu blanc attaché avec grand soin. Zorisk observa un peu la pièce. C’était une pièce d’environ 15 mètres carré, le mobilier en bois était constitué d’une table, de trois chaises, d’un petit bureau entre deux bibliothèques, d’une commode et d’un petit autel sur lequel se trouvait une petite statuette de Clayra, la dernière élue qui avait régénéré le monde il y a de cela 220 ans, ainsi qu’un bouquet de fleurs exotiques devant un symbole de bonne fortune de Martel et son anneau du sorcier. L’impression de froid qu’il avait eu au réveil fut vite balayée par la chaleur régnant dans la pièce.
Le rouquin tenta de se lever, mais il n’arrivait pas à s’appuyer sur son bras gauche. Il parvint après secondes à tenir debout et s’approcha d’une fenêtre. Il était visiblement dans un village de pêcheurs si on se référait aux filets et à l’odeur d’eau de mer, assez grand, d’où il se tenait il voyait une dizaine de bâtiments et il y en avait certainement d’autres. Le ciel était plein de nuages sombres et le temps était très lourd. Il faisait assez chaud et la flore exotique lui permettait de penser qu’il n’était pas très loin de l’équateur. Zorisk alla jeter un œil sur l’une des bibliothèques et lu les tranches des livres : livre compliqué, livre compliqué, livre compliqué, livre apparemment compliqué , livre compliqué, livre compliqué, livre un peu moins compliqué mais compliqué quand même, livre compliqué, livre atrocement compliqué, livre compliqué … Cela lui permit d’avoir une idée de la nature de son hôte, certainement un lettré. Il retourna vers la fenêtre et posa son bras valide sur le rebord. Il entendu des rires et se pencha.
Trois gosses, deux filles et un garçon, d’environ 8 ans et au teint assez bronzé couraient derrière un gros coq aux plumes couleur roche en riant. La fille jeta un œil vers la maison ou se trouvait Zorisk et vit ce dernier. Elle souris et se mit à courir en criant : « Samos ! Samos ! » suivie de ses camarades.
Moins d’une minute plus tard, la porte de la maison où était Zorisk s’ouvrit et un grand homme aux cheveux blond et courts, au teint clair, aux yeux vert émeraude et au visage jovial se tenait sur le pas de la porte, entouré par une bande d’enfants de jeune âge visiblement très curieux. L’homme fit partir les enfants et claqua la porte, il portait une longue tunique blanche et avait une bande de tissu bleu sur cette tunique, c’était un prêtre de l’église de Martel. Il sourit à Zorisk et lui dit :
« Bonjour. Bien dormi ?
- Euh… oui , dit Zorisk, hésitant.
- Eh bien c’est déjà ça. J’avais des raisons de m’inquiéter en voyant tes blessures.
- C’est vous qui m’avez soigné ?
- Donne moi du « tu » s’il te plait. Ici tout le monde me tutoie. Oui, sinon, c’est moi qui t’ai soigné. Ce n’était pas une mince affaire vu tes blessures.
- Merci, et vous… hum… tu est ?
- Samos Oriam, mais appelle moi juste Samos.
- D’accord, et moi je m’appelle Zorisk… en pensant qu’il n’était pas le plus à plaindre en matière de prénom finalement.
- Tu est l’élu du Mana, interrompit Samos avant de reprendre en voyant la mine surprise de Zorisk. J’ai vu ton cristal du Cruxis quand je t’ai soigné.
- Euh… oui en effet. Je suis où là exactement ?
- Dans ma maison. Près de l’église du Village de Hautevue.
- Jamais entendu parler…
- Un petit village secret sur une île sans ferme humaine. Ici, on est à l’abri des rafles de Désians. C’est pour ça qu’il y a tant de monde pour un simple village de pêcheurs, on doit bien être une centaine de personnes à vivre ici. Tu veux bien t’allonger sur le dos, je dois changer ton pansement sur l’épaule. Je ne sais pas ce que tu a fais mais la plage était rouge sang et ton épaule était vraiment dans un état pitoyable. »
Zorisk s’exécuta et Samos retira les bandages à l’arrière de son épaule. Il nettoya la plaie et utilisa un sort de magie de soin pour permettre à la plaie de cicatriser. Pendant ce temps, Zorisk lui raconta tout, excepté le fait que la véritable élue était Zana. Il ne savait pas pourquoi, mais il lui faisait intégralement confiance, il était presque hypnotisé par sa voix très mélodieuse et un peu surhumaine. Zorisk fut massé et puis Samos lui remit des bandages propres et lui retira ceux de sa jambe qui était guérie. Ils discutèrent une partie de l’après midi et puis Samos conduisit Zorisk au chef du village quand celui-ci fut rentré de la pêche. Depuis deux jours, le ciel laissait présager un violent orage et tout les pêcheurs se hâtaient de ramasser de belles prises. Après avoir reçu moult honneurs du chef de Hautevue, Zorisk retourna dans sa chambre et ne toucha pas à la bouillabaisse qu’avait préparé Samos pour lui. Ce dernier était partit chercher des renseignements afin d’acheminer le jeune élu aux sceaux suivants. Zorisk fut touché par la façon dont le monde entier souhaitait sa mort, d’une manière ou d’une autre. Mais après tout il était normal que des personnes voulussent l’arrivée de la régénération. Finalement il s’endormit, heureux de ne pas devoir bénir des nouveau-nés et de faire voler des petits enfants comme certains villageois lui avaient demandés. Samos lui avait permis d’éviter cela.