et c´est parti pour le VRAI chapitre 6 tant attendu
ne soyez pas déçu du peu d´action ici, c´est un chapitre de transition
Chapitre 6 : Séparation
La « crise » de Philis s’était arrêtée aussi soudainement qu’elle avait commencé. Hormis la différence d’âge de la gamine, la seule chose qui avait changé était le fait qu’elle soit désormais éveillée. Tout semblait se dérouler comme si rien ne s’était passé : pas d’ara sombre, pas de lévitation, rien.
Les événements se sont ensuite rapidement enchaînés. L’arrivée de médecins, le départ de 64 en VE, emmené par Joshua, ainsi que du reste du convoi, y compris le fameux projet de Vinsey. Les parents des jeunes accidentés ignoraient la cause du départ soudain de tout un convoi, et il ne cherchaient pas vraiment à la connaître. Pour l’instant, ce qui était le plus intrigant était, sans aucun doute, la raison de cette fabuleuse poussée de croissance dont Philis avait été victime.
Plus tard les médecins annoncèrent à la mère qu’ils n’y comprenait rien : la fille était en parfaite santé, le cristal avait retrouvé sa couleur rougeoyante et personne ne parvenait à expliquer ce qu’il s’était réellement produit.
Cependant un autre changement, beaucoup moins spectaculaire, allait avoir lieu…
« Excusez-moi madame » dit une voix derrière la mère de Vharley. Cette dernière se retourna pour voir qui lui adressait la parole : c’était la mère de Zeratos.
« Oui ? dit-elle alors.
- Ce que j’ai à vous dire est un peu délicat, commença la mère de Zeratos, ne m’en veuillez pas si je me trompe lourdement…
- Que me voulez vous ? demanda la mère de Vharley en lui coupant la parole.
- Est-ce votre mari qui vous a frappé ? » se décida-t-elle enfin à demander
La mère de Vharley fut si surprise qu’elle ne nia même pas les faits et regarda autour d’elle : personne ne semblait les écouter.
« Comment savez-vous… commença-t-elle
- A force de voir les patients de mon mari, j’ai appris à reconnaître les différentes blessures . Et ceci, dit-elle en montrant les blessures au visage, ne peu pas être l’œuvre d’un monstre.
- Que me voulez-vous ? demanda la mère de Vharley apparemment pressée d’en finir avec cette conversation.
- Madame j’ai une grande famille et trois de mes fils sont récemment partis étudier loin de chez moi, par conséquent j’ai de la place. J’ai déjà proposé d’héberger cette fille qui a été prise dans l’explosion de Sybak. Je pense que ce serait une bonne idée que vous et votre fils veniez habiter à Triet avec nous.
- Je ne peux pas, se justifiait la femme battue, mon mari m’en voudrait, il me frapperait à mort s’il me retrouvait.
- Si vous ne le faites pas pour vous, commença la nouvelle mère adoptive de Xenora, faites-le au moins pour votre fils. Je doute fort qu’il puisse supporter cela aussi longtemps que vous . Réfléchissez, son bien-être doit passer avant tout. Et puis, je ne demande aucune réponse immédiate, je ne vous force à rien. Pensez-y, c’est la seule chose que je vous demande. »
Puis elle s’éloigna, laissant la mère de Vharley seule dans le couloir.
Encore enfermé, 64 se retenait presque de pleurer dans le VE qui le transportait. Il avait goûté à un semblant de liberté et cela le faisait repenser à sa mère.
« Au moins j’ai une fenêtre cette fois » pensa-t-il sombrement. En effet le dernier VE n’étant plus en état de résister à une éventuelle attaque, il avait été changé et le seul disponible avait une petite fenêtre avec des barreaux.
Le convoi fonçait dans les plaines de Gaorrachia, l’ancienne forêt rasée par un terrible incendie il y a de cela 60 ans. 64 regardait le paysage défiler par la petite fenêtre quand il se rendit soudainement compte que le reste du convoi prenait une autre direction.
« Où est-ce qu’ils vont ? demanda-t-il à un garde
- Ils retournent au labo, répondit simplement le soldat.
- Et nous on y va pas ? s’interrogea 64
- Nan, nous on va ailleurs, répondit le garde sans vraiment prêter attention au question du petit demi-elfe.
- Et où on va ? questionnait 64
- On va nul part, répondit l’homme d’un ton agacé, maintenant assieds-toi et boucle-là. »
64 obéi et passa le reste du voyage à se demander où on l’emmenait. Mais il allait très vite le savoir car un peu plus tard le VE, désormais le seul du convoi, se stoppa et 64 pu voir le lieu où il se trouvait…
Un camp d’entraînement, on l’emmenait chez les militaire ! Que pouvait faire un gamin dans un tel endroit ? Il devait y avoir une erreur quelque part.
Malheureusement pour 64, il n’y avait aucune erreur, on l’escorta dans le camp jusqu’au bureau du général. Sur le chemin, la quantité de grillage qui entourait le camp rappela un détail à 64, un détail qu’il ne pensait même pas avoir remarqué auparavant. Il se revoyait au moment de l’attaque du convoi par le dragon, à l’instant précis où le dragon s’était fait frapper par le Massacreur : une grille, il y avait une grille dans la pente de la colline où il s’était fait attaqué. Ce souvenir incroyable en provoqua un autre : la même grille, exactement la même, mais dans la cour du labo MSI. Il l’avait aperçu juste avant de monter dans le VE. Cela ne pouvait être une coïncidence, les 2 grilles étaient forcement reliées par un tunnel. Il avait maintenant un moyen de s’échapper du labo. Mais il ne se doutait pas à ce moment là qu’il n’était pas près d’y retourner…
On le fit entrer dans le bureau, sur la porte était inscrit « Général Reyvax, Directeur de campement ». Le soldat qui le suivait se posta près de la porte et se mit au garde à vous.
« Alors c’est ce mioche le fameux projet ? dit alors une voix grave, vous essayez de me faire croire que je doit transformer cette demi-portion en machine à tuer ? »
L’homme fixait 64 de son seul œil valide. Il avait en effet un bandeau noir qui lui couvrait l’œil droit, était assez corpulent, était vêtu d’un uniforme bleu avec de nombreuses médailles et avait les cheveux noirs bien plaqués sur la tête.
« Répondez soldat ! dit-il enfin à l’adresse du garde
- C’est exact monsieur ! répondit le soldat en restant au garde à vous, on à reçu pour consigne vous l’amener ici pour un entraînement intensif et de le récupérer suite à un délai de 11ans. »
« 11 ans ? ! » pensa alors 64. Il avait mal entendu, c’était impossible, il allait rester 11ans ici ? sans voir sa mère, sans voir Joshua, il n’avait même pas pu leur dire au revoir…
Il entendit la suite de la conversation mais ne l’écouta pas. Il était perdu dans ces pensées. Reyvax annonça ensuite que son entraînement commencerai dès le lendemain et qu’il s’en occuperait personnellement…