En attendant la suite incessament sous peu de Rroyd, je vous propose une petite histoire pour celles et ceux que j´ai fait pleurer, mais avec les ´mauvaises´ larmes. Cette histoire, vous la devez à vous-même, car les amis sont ainsi, c´est pour la vie.
Une nuit, la lune s’arrêta, au beau milieu du ciel. Elle pensa :
« Le soleil, il n’y en a que pour lui, les hommes le louent, et moi je le suis. Ils l’accompagnent durant la journée, et moi je suis seule dans la nuit. Quelle vie ! »
Et elle se mit à pleurer… Mais une voix l’appela :
« Moi je suis là, petite Lune ! »
- Qui parle ainsi ? demanda la Lune.
- C’est moi petite Lune, je suis sur la terre, et je te regarde chaque nuit. Que t’arrive-t-il aujourd’hui, pour que tu t’arrêtes et pleures au milieu de l’infini ?
- Je me sens si seule, alors que le soleil a votre compagnie. Vous le louez, vous l’adorez, il est le roi, c’est pour vous un ami. Et moi…
- Je suis là, ô Lune, pour moi tu es ma vie !
- Que me dis-tu là ? C’est le soleil qui te fait vivre ! Ses rayons te chauffent, alors que moi je te refroidis…
- Ce n’est pas vrai, Lune, chaque fois que je te regarde, j’ai le cœur rempli de joie, quand je te vois, je te trouve belle et je te loue, moi petit barde… Tu es ma muse et mon inspiration.
-Merci, homme, mais tout de même, je me sens parfois bien seule…
- Qu’à cela ne tienne, répondit l’homme, s’il le faut, je viendrai toutes les nuits te tenir compagnie.
-Toi ? Mais tu es homme, tu ne peux vivre la nuit !
-Je viendrai, lui dit l’homme, car je t’aime et tu es ma vie.
La Lune rougit, cachant un peu de sa face brillante et blanche, elle sourit.
-Mais homme, nous ne pouvons nous aimer, je suis Lune, et toi homme, et chaque nuit je m’en vais…
-Ce n’est pas grave, Lune, je te suivrai partout, même si je suis las, je te chanterai des poèmes, pour alléger ta peine, si tu en as. Je te porterais, s’il le fallait, car je t’aime.
A ces mots, la Lune bondit de joie. Elle fit des tours et des tours sur elle-même, en répétant « On m’aime, il m’aime ! », zigzagua parmi les étoiles, fila le long de la Voie Lactée, puis lentement, petit à petit, se calma, et revint vers lui.
« Mais est-ce bien vrai que tu m’aimes ? » dit-elle avec inquiétude.
-Oui, ô Lune, pour moi tu es la plus belle, je te le dirai chaque nuit, pendant que tu poursuivras ta course dans l’infini.
Et c’est ainsi que la Lune reprit sa course, heureuse, car elle n’était plus seule. Un homme lui tenait la main.