Lydrin, Jade, Mélody et tout les autres arrivèrent une demi-heure plus tard à Luin. La cité était toujours détruite ; personne ne s’en était occupé pendant leur absence. Là, les prisonnier se serrèrent tous dans leur bras et félicitèrent nos héros pour les avoir délivré d’une mort certaine. Tarkan et Niousha restaient en retrait : leur deuil ne les permettait pas de faire la fête. Une homme pris dans ses bras une jeune femme…
- Soso, c’est finit, chuchota l’homme. Nous sommes sauvés, nous allons vivre.
- Oh, Blaise, je suis si contente que nous nous en sommes tirés ! répondit Soso.
Ils s’embrassèrent.
- Excusez-moi, fit Tarkan à Jade et à Lydrin. Serait-il possible que mon frère et moi, nous nous joignons à vous ? Plus rien ne nous retient, ici. Nous voulons nous mettre au service des gens pour les aider à mieux vivre…
- Pas de problème, répondit Lydrin. Vous faites parti de l’équipe !
- Merci du fond du cœur, fit Niousha.
- Où allons-nous, maintenant ? demanda Mélody qui venait d’arriver.
- On va s’occuper de Ticka… fit Lydrin.
- Oui, bonne idée ! acquiesça Jade. Mon Katana en brûle d’impatience !
Lydrin sourit. Jade l’imita, mit ses bras autour de sa nuque et l’embrassa tendrement. Lydrin, plus qu’étonné, alla poser ses mains sur les hanches de sa bien-aimée, et leur baiser lui sembla durer une éternité…
- Ainsi notre très cher Kratos est amoureux, hum ? demanda Yggdrasill.
- C’est tout à fait cela, approuva Pronyma.
- Quelle est l’identité de cette femme ?
- C’est une jeune humaine, répondit-elle. Lorsque j’ai pénétré dans son rêve, je l’ai entendu l’appeler Anna…
- J’espère qu’il n’a pas remarqué ta présence…
- Il l’a remarqué, Seigneur Yggdrasill. J’ai du quitter les liens mentaux en vitesse car il m’avait identifié.
- Alors il va venir ici pour chercher des explications… Est-ce que ta potion est prête, Pronyma ?
- Elle l’est, acquiesça la femme.
- Bien… Verse la dans ce verre d’eau.
Le Seigneur Yggdrasill tendit un petit vase fort bien décoré en or. Pronyma sortit une fiole de son habit, ouvrit délicatement le petit bouchon et versa les quelques gouttes qu’elle contenait dans l’eau. Ces dernières se mélangèrent totalement au liquide et n’interférèrent nullement sa couleur transparente.
Dans sa chambre, Kratos s’était réveillé, ne pouvant attendre d’avantage pour obtenir des réponses à cette mystérieuse apparition de Pronyma dans son rêve. Il enfila son habit de Séraphin et se dirigea à grandes enjambées vers la salle du trône.
Sans même prendre la peine de frapper à l’immense porte, il l’ouvrit brutalement et accourut auprès de son vieil ami. Yggdrasill était seul et occupé à frotter sur l’accoudoir gauche de son trône ; Pronyma avait prit le soin de se cacher.
- Mithos, tu vas répondre à toutes mes questions, maintenant ! commença Kratos sur un ton plus agressif qu’il ne l’avait désiré.
- Allons allons, Kratos, qu’est-ce qui te tracasse encore ? Est-ce à propos du Seigneur Korail ?
- Pronyma a pénétré mon rêve. Et elle ne l’a sûrement pas fait sans ton autorisation ! Puis-je savoir à quoi vous jouer ?
- Détend toi, mon ami… Bois donc un verre d’eau.
Il fit apporter par un Ange le petit vase et Kratos le saisit brutalement. Sans se soucier de quoi que se soit, il le but d’un trait ; en effet, il avait fort soif. Mais une fois le verre vide, il sentit comme un bourdonnement dans son cerveau et compris qu’il avait été victime d’un poison : du poison d’entrave. Il lutta, cracha pour essayer d’extraire le poison de son œsophage, supplia Yggdrasill du regard afin qu’il lui vienne en aide… Mais ce dernier restait sur son trône, les bras croisés, attentif à la situation. Quand soudain, Kratos sentit tout son corps vaciller, puis la douleur s’éteignit. Il se lâcha la tête sans même comprendre pourquoi il la tenait et regarda son ami. Pronyma entra discrètement par une porte latérale.
- De quoi parlions-nous ? demanda Kratos au Seigneur Yggdrasill.
- Kratos, si je te dis le mot « Anna », qu’évoque-t-il en toi ?
- « Anna » ? demanda-t-il d’un air étonné. Rien, pourquoi ?
Yggdrasill sourit. Il avait réussi. Kratos était redevenu l’homme fort et sûr de lui même d’auparavant ; il venait d’oublier l’amour, il venait d’oublier sa femme, il venait d’oublier Anna…
En hommage à Blaise, ami défunt et qui, tout comme dans cette histoire, vivra à jamais, libre, dans le cœur de Soso…
Voilà, fin du chapitre !
J´espère qu´il vous a plu ! 
N´oubliez pas de mettre un commentaire et constructif ( que dirait Flo
).
