Ce premier matin d´été ne ressemblait à nul autre! Vagabondant à travers bois comme en reve, Clémentine ne se lassait pas d´admirer la beauté de la foret de mousseray si differente de la froide cote nord d´ou elle venait. La moindre feuille luisant de rosée et d´impalpable volutes de brume s´enroulaient autour de rayons de soleil qui perçaient la masse verdoyante des chenes majestueux , des sorbiers souples et des ormes important. L air bruissait des trilles des oiseaux , des doux battement d ailes des papillons et des bourdonnement des abeilles qui s affairaient autour des fleurs, des fougeres etdes rocher couvert de lichen. Le coeur de la demoiselle hérisson était aussi léger que la besace qu elle portait sur son dos. Absordant par tus les pores de sa peau la beauté du paysage qui l entourait et les delices de la nouvelles saison, elle en oubliait sa faim . Elle esquissa une petite quique en faisant joyeusement tourbilloner son baton de frene et se mit à chanter:
Toi tout la haut, l´alouette
Du ciel le gai ménestrel
Grisolle donc a tue tete
Lance ton joyeux appel
Loue notre mere nature
La naissance du bel été
Comme ce jour a fiere allure
Vous les arbes allons chantez
Vos feuilles dansent dans le vent
Ne restez pas planté
Balance vous gracieusement
Vos fleurs donneront bientot
Milles fruit muris au soleil
Gardez men un grand plateau
Grand merci pour ces merveilles
Que tous ceux qui ont une voix
Par monts par vaux et par bois
Chantent gaiement avec moi
" Ami!Bien le bojour à toi"
A peine Clementine s´etait-elle qu´une voix lui répondu :
- Bien le bonjour à vous , ma jolie!
Elle s´arreta net au bord du fossé. Sur le sentieer qui le longeait de l´autre coté , deux robustes vieux hérissons lui souriaient chaleuresement. Ils se ressemblaient comme deux gouttes d´eau . L´un d´eux lui lança :
- Bougez pas , m´selle! On va vous aider à traverser!
Clémentine recula de quelques pas et leur adressa un clein d´oeil entendu.
- Restez ou vous etes! Je n´ai nul besoin d´aide!
Elle prit un peu d´elan, planta son long baton de fréne dans la terre meuble, donna un coup de talon et sauta à la perche par-dessus le fossé. Les deux hérissons se torillernt frenetiquement por faire cliqueter leur piquants les uns contres les autres , facon traditionnelle chez eux d´applaudir a quelques exploit . Clemntine se prit aussitot d affection pour ces deux joyeux lurons. Ellle s´approcha d´eux d´un air sollonel.ses deux amis firent d´eux meme jusqu´a les piquants de leurs tetes touchent le sol.
- Mes bons meussieur , je me nomme Clementine la vagabonde .
- moi, m´sellle , j´m´appelle Pierric et ce gros lard c´est mon frere ludovic. On est est d´l´abbaye d´Rougemuraille
Ludvic tendit la patte en direction de l´estomac repondit de pierric et grogna:
-J´suis pas aussi gras que ce vieux pierric, pas vrai m´selle?
-Je vous trouve ausii dodus l´un que l´autre ! Répondit Clémentine en riant.
Pierric et Ludvic échangérent un regard désabusé .
- Elle jolie , sa oui , mais joliment impudente aussi!
-Oui-da , sincére et sans pitié , comme toutes les p´tites mignones dans son genre!
- Un peu maigrichonne , cependant. Tu crois qu´elle pourrait nous aider à haler un rondin?
- M´selle Clémentine n´est pas maigre , elle est mince, mais costaude , j´en mettrais ma patte a couper ! Tu as vu comment ellle a sauté le fossé ? Elle peut haler des rondins !
Clémentine, fine mouche, répondit du bout des lévres:
-Bien sur que j´en aurais de la force! Je pourrais mmeme haler un rondin avec vous deux dessus, s´il m´en prenait la fantaisie! Mais je me sens trés mince aujourd´hui , avec ma besace vide sur le dos. Donc , je ne halerai de rondin qu´en échange d´un bon repas.
Pierric et Ludvic échangérent un second regard désabusé.
-M´selle Clémentine sait ce qu´elle veut, pas vrai?
- Sa y a pas à dire mon vieux! Cette jeunette n´est ni douce comme la mousse ni née de la derniere pluie. On va devoir la nourrir!
- Mais pas avant d´etre rentres , à Rouge Muraille, en tout cas . Las -bas , elle pourra s´empiffrer d´victailles jusqu´à ce quelle soit aussi rondouillarde que nous deux reunis. Marché conclu m´selle?
D´un air décidé, Clémentine frappa le sol du bout de son baton.
-Entendu! Menez-moi donc à ce rondin , mes amis!