"C´était l´heure qui précède l´éveil des dieux
Sur le sentier de l´événement divin
L´immense esprit fatidique de la nuit, seul
Dans son temple d´éternité inéclairé,
Gisait immobile, allongé dans la marge du SIlenceL´on pouvait presque palper, opaque, impénétrable,
Dans le sombre symbole de son rêve éborgné
L´abîme de l´infini désincarné ;
Un insondable zéro occupait le monde.
Un pouvoir d´être illimité mais déchu, aux aguets
Entre le rien primordial et l´ultime,
Se rappelant le sein ténébreux qui l´avait engendré,
Se détournait du mystère insoluble de la naissance
Et du lent cheminement de la mort,
Brûlant de s´éteindre dans le vide néant.
Comme en un sombre commencement de toutes choses
Un vague simulacre sans traits de l´inconnu
Répétant sans cesse un geste inconscient,
Prolongeant à jamais une aveugle intention,
Berçait la torpeur cosmique de la force ignorante
Dont le sommeil créateur, avivé, attise les soleils
Et emporte nos vies en son tourbillon somnanbule.
Frayant dans l´énorme et vaine transe de l´espace,
Une ombre tournant dans un vide sans âme,
Son informe stupeur sans mental et sans vie,
La terre, rejetée une fois de plus aux limbes de la pensée,
Pivotait abandonnée en un gouffre sans fond
Oublieuse de son esprit et de son sort.
Impassibles les cieux étaient neutres, vides, placides.
Puis dans la nuit insondable quelquechose bougea ;
Un innommable mouvement, une idée inconcevable
Insistante, insatisfaite, indeterminée,
Chose qui désirait être ne sachant comment,
Harcelait l´inconscient pour éveiller l´ignorance.
Un désarroi soudain ouvrit en son sillage
Un espace suffisamment dégagé pour qu´un ancien besoin inassouvi
Qui reposait dans une grotte subconsciente où n´accède que la lune,
A l´affut d´une lumière absente, puisse lever la tête,
Comme si les yeux froncés d´un souvenir aveugle
Cherchant à recouvrer un être disparu
N´entrvoyait que la dépouille de leur propre souhait.
Comme si même dans les profondeurs de ce néant,
Au coeur de cette ultime dissolution,
Se dissimulait une entité sans mémoire,
Survivante d´un passé mort et enterré
Qui ressuscitée dans un monde decevant
Etait condmanée à revivre l´angoisse et le tourmant."
Voilà, comme je pars bientôt en vacances et que mon MSN est mort, si quelqu´un pouvait transmettre ça à Virus en lui disant que si il choisi le Savitri ce sera un peu plus de 700 pages comme celle-ci sans interruption ou rappelle, une longue poésie plasmodieuse de plus de 700 pages ; certes difficile à sonder mais où les termes sont tous français. ^^
Merci. 