Bonjour à vous mesdames, mesdemoiselles et messieurs. Tout à l’heure, pendant que je rédigeais un nouveau chapitre de ma fic, l’envie irrésistible de venir converser sur ce forum m’est venue. Car après tout, quoi de plus détendant que de venir discuter quelques instants via le net lorsque l’on n’a qu’un ordinateur à sa portée ? Oh bien sûr, il y a également la possibilité d’écouter de la musique, mais l’un n’empêche pas l’autre.
En parlant de musique, un phénomène de société se répand sur ce domaine. Un style musical particulier qui se saisit peu à peu de notre environnement. La façon dont ce type de musique se répand m’intrigue depuis un moment. Vous en avez sans doute entendu parler, à moins d’être complètement reclus dans un coin perdu de ce monde. Et encore, si le phénomène ne s’est pas répandu jusque là-bas…
Je parle ici de quelque chose que vous connaissez donc, en théorie, tous sans exception : le rap. Non, il n’est pas question de ce fabuleux outil qui sert à râper votre gruyère lorsque vous mangez des pâtes, bien qu’il soit plus utile que le sujet entamé. Je parle bel et bien du style musical.
« Mais qu’est-ce que le rap en réalité ? » me direz-vous. Et il est bien normal de votre part de vous intéresser à ce phénomène touchant toute la société actuelle ou presque. A priori le rap serait constitué d’un fond sonore peu développé et programmé pour passer en boucle sur lequel on fixe des paroles dépourvues d’air, et souvent de sens.
Certain d’entre vous me dirons certainement qu’au départ, le rap ce n’était pas ça. Je l’admets, à la base il n’y avait pas le fond sonore, ce qui poussait les rappeurs à saccader leur paroles afin de donner un semblant d’air. Je n’aurai pas la prétention de vous dire lequel des deux était meilleur que l’autre, n’ayant personnellement jamais râpé autre chose que du fromage.
« Mais qu’était le rap au départ ? » certains demanderont. Eh bien, lors de son apparition, le rap était un moyen aux personnes vivant dans les quartiers défavorisés de faire passer un message, tout en faisant passer le temps. La plupart du temps, le message en question était le suivant « fuck la société » (la décence me retient de vous traduire le premier mot). Même si le niveau artistique n’était que peu développé à l’époque, le rap avait alors au moins le mérite de posséder des paroles visant à faire comprendre quelque chose à la population.
Aujourd’hui, le rap a bien changé. L’ayant déjà évoqué précédemment, je vous épargne la liste des changements du point de vue musical (à supposer que l’on puisse bien parler de musique). Désormais ce style ne vise qu’à vendre un maximum, faire du blé à profusion, et énerver les passants dans la rue en créant un bruit plus désagréable encore que les moteurs de voitures. C’est une réalité, le rap est à la société ce que les puces sont au chien : un emmerdeur de première. Aujourd’hui, les jeunes des banlieues, ainsi que ce qui est appelé de nos jours les « pseudo-racailles » ou les « zizi-boys », l’utilisent comme un moyen d’annoncer leur passage en mettant des morceaux à fond dans leurs « vago* ». Heureusement, ou malheureusement (tout dépend de la façon de voir les choses) les « zizi-boys » piétons n’ayant pas d’autoradio sur leurs baskets, ils se contentent de brailler le plus fort qu’ils peuvent pour signaler leur présence dans le quartier voisin. Encore que certains ont trouvé le moyen de se balader en ville avec des postes radio pour ne pas avoir à se fouler les cordes vocales, ou de risquer une entorse des synapses en tentant de faire une phrase à la syntaxe correcte.
« Mais qu’est devenu le message ? » La réponse est simple en réalité. Pour le peu de morceaux possédant encore un soupçon de paroles compréhensibles, le message est resté le même : « fuck la société ». Mais à la différence du rap lors de son apparition, ce message devient bien ironique venant des rappeurs qui utilisent désormais le « système » qu’ils critiquent tant afin de vendre un maximum d’albums à l’ensemble de la société à laquelle ils se permettent de dire « fuck » au lieu d’un correct « merci pour le fric, bande de pigeons ».
Plus tard, le rap fut à l’origine d’un autre style musical : le R’n’B. Mais que signifient ces trois syllabes ? « Railleur en Bagnoles » ? « Rien n’a Battre » ? « Ridicules et narcissiques Branleurs » ? Le mystère reste entier. La seule chose de certaine, c’est qu’il ne peut s’agir de la troisième proposition, cette dernière étant formée de mots possédants bien trop de syllabes pour les adeptes du genre (quoique cela expliquerait l’utilité de l’abréviation). Mais qu’est-ce que le R’n’B ? La même chose que le rap, le message en moins. Bien que ce dernier ne semble plus être une obligation du genre désormais.
Les faits sont là, le rap a perdu ses esprits. Autrefois réservé aux personnes de couleur, les blancs semblent y avoir de plus en plus accès depuis le succès fracassant d’un rappeur dépourvu de couleur qui ne m’a pas autorisé à le citer. Il sera donc surnommé M&M’s, à vous de voir si vous savez à qui je fais référence par là.
Autrefois, le rap servait à expulser la colère de soit. Maintenant il ne fait qu’inspirer davantage la haine. Je fais ici référence aux divers incidents à l’encontre d’un rappeur que je ne nommerai pas non plus, faute d’autorisation. Cependant, afin de faire comprendre à qui je fais référence pour vous laisser le loisir d’entamer par vous-même des recherches sur le sujet, je lui donnerai également un surnom : 50 centimes (ce qui correspond à la valeur de ses CD une fois les taxes retirées selon certains spécialistes).
La question à se poser aujourd’hui est : le rap a-t-il toujours sa place dans notre société, ou est-ce la société qui doit trouver sa place dans le rap ? Question bien philosophique je vous l’accorde, mais il fallait bien un soupçon de réflexion dans ce texte…