Laya
Il est moin bien que l´autre je pense :
Une jeune femme et une petite enfant se promenaient en ville. La femme avait de longs cheveux noirs qui lui atteignaient le bas du dos et de petites lunettes rondes, posées sur le bout de son nez. La petite avait des cheveux blonds et courts, sa petite frimousse souriait sans arrêt.
- Alors petite sœur, que fait-on maintenant ? demanda la plus grande.
- Magasin de jouets ! Dis oui, dis oui, dis oui ! insista l´enfant.
- D´accord… Mais d´abord on va aller se prendre une glace.
- Elle s´approchèrent d´une petite ruelle, il y avait beaucoup de monde. Mais elles trouvèrent quand même une place chez le marchand. La jeune femme installa l´enfant sur une chaise et partit chercher deux glaces. Elle revint, un peu plus tard, deux cornets à la main.
- Tiens, Magali, fraise pour toi.
- Merci, grande sœur.
La petit lécha son dessert comme si sa vie en dépendait.
- Eh, ne t´étouffe pas, hein ?
- D´accord.
Plus tard, elle continuèrent leur chemin.
Elles marchaient l´une à côté de l´autre. Le magasin était juste sur le trottoir d´en face. Le feu pour les piétons était vert, la jeune femme regarda des deux côtés et commença à traversé la rue. Sa petite sœur la suivait.
Un coup de klaxon retentit. Magali entendit sa sœur crier son nom et la pousser. Tout se passa très vite… Une voiture arriva. La jeune femme heurta le capot, le pare-brise, roula sur le haut de la voiture et retomba derrière le coffre.
L´engin avait filé, la femme gisait au sol. Magali se releva, essaya de retrouver ses esprit et courut vers sa sœur.
- Grande sœur ! Grande sœur !
Elle vit le sang sur la tête de sa sœur, celle-ci ne bougeait plus. Magali regarda de tout les côtés, la rue était déserte !
- Grande sœur, je vais trouver quelqu´un !
La petite parcourut les environs, criant pour demander de l´aide. Personne, absolument personne ne répondait.
L´enfant bougea un peu le corps de la jeune femme.
- Grande sœur, répond moi ! Me laisse pas…
Magali colla sa tête contre le ventre de sa sœur et pleura.
- J´ai encore besoin de toi. Je t´aime, grande sœur.
Elle se rendit à l´évidence.
- Tu n´as tenue ma main qu´un instant mais tu n´as jamais lâché mon cœur…
Petit à petit, la foule revint, elle commença à encercler les deux sœur. Mais l´enfant s´en fichait, ils venaient tous trop tard ! Maintenant sa sœur était morte, laissant un vide énorme dans le cœur de Magali.