SI all-ready, j´ai aussi sur les blondes, les brunes, et touts les types de pauvre fille.
Let´s go
LA PAUVRE FILLE
Nunuche, dinde, idiote, conne, fashion victim… Les mots ne manquent pas pour nommer ce genre de nanas omniprésentes dans le milieu des japonisants. Nous avons choisi le terme de « pauvre fille » pour la désigner avec tout ce que cela implique.
On la voit arriver de loin avec ses fringues choisies dans le noir et autres attitudes frisant la trisomie. Totalement superficielle et futile, une seule chose compte chez la pauvre fille: son apparence! Qu’elle soit belle ou moche, l’ego est monstrueusement développé chez elle et elle fait tout pour le mettre en avant: coupe de cheveux à 100€, maquillage à la Végétaline, vernis fluo, parfum écœurant à la vanille, loose socks, portable traînant au cul tout un tas de breloques de mauvais goût en provenance directe du Japon (triple pléonasme). Tout est factice et rapporté chez elle, rien n’est naturel à part sa connerie. Se sentant proche de ces pandas japonais appelés « ganguro », la pauvre fille ressemble à une touriste partout, même dans sa propre ville. Elle adore suivre la mode japonaise, avec trois ans de retard…
Etant creuse intérieurement, c’est sur la petite touche magique, le détail qui tue, qu’elle compte pour s’élever au-dessus de la tourbe. Pour se faire, la pauvre fille a le sens du sacrifice. Elle sautera des repas s’il le faut pour financer ses faux-ongles qui clignotent, la dernière paire de moon-boots à talons-aiguille ou son paquet de serviettes hygiéniques Hello Kitty. La convoitise est son point faible. Elle adore baver devant une vitrine, réelle ou online, en s’imaginant posséder sa lubie du moment. Elle ne parle que de ça pendant un mois, elle le dessine parfois. Une fois l’objet acquis, elle en profite un peu et puis le laisse très rapidement pourrir dans un coin pour finalement le revendre sans regret l’année suivante sur Ebay. Elle a, entre temps, recommencé le même numéro avec un autre objet. La pauvre fille est une bouteille de soda gazeux qu’il faut continuellement agiter sinon les petites bulles retombent. Son engouement pour quelque chose à la même durée de vie que son rimmel.
Jamais elle ne s’est remise de son enfance nourrie de Barbie, symbole même de la pétasse matérialiste, et surtout de séries animées japonaises avec des magical girls dedans, comme Sailormoon par exemple. Ce fut le déclic. Combien de monstres le Club Dorothée a-t-il engendré ainsi? Toute sa vie ne sera qu’une suite de rose bonbon, de paillettes, d’étoiles, de petits cœurs et une conception de la réalité proche de celle de Bisounours Land. Elle parle en bébé, glousse énormément et écrit en langage SMS sur les forums. A ce propos, on la reconnaît très vite sur ces mêmes forums grâce à ses immenses bannières en .jpg baveux et/ou avatars multicolores avec son prénom ou pseudo écrit dessus. Certaines ne dépassent pas les 6 ans d’âge mental…
Sa conversation fout le bourdon, tout tourne autour de sujets futiles et inintéressants: la mode, sa collection de poupées, son dernier piercing en date, son voyage au Japon où elle a fait toutes les boutiques de Shibuya, la nouvelle coiffure d’une chanteuse Jpop etc. Inutile d’essayer de lui parler de politique, ça ne l’intéresse pas du tout ou juste pour dire que Bernadette Chirac a beau s’habiller en Chanel, elle reste hideuse et n’a aucune classe, ce qui n’est pas faux d’ailleurs…
Elle tient sur moins de 500 mots de vocabulaire, les confond entre eux, comprend rien, fait rire sans le vouloir et sans savoir pourquoi. Tout le monde se fout de sa gueule par derrière et est un véritable sujet de plaisanterie pour ses amis lorsqu´elle n´est pas là. Des Cathy Guetta en puissance!
La pauvre fille vit dans un rêve éveillé. La misère, la maladie, la mort, ça n’arrive qu’à la télé pour elle, dans des pays lointains… Le vrai malheur pour elle, c’est d’être à court d’auto-bronzant un samedi soir, se casser un ongle ou d’apprendre que son esthéticienne ne pourra pas venir lui faire le maillot à domicile… Devoir se montrer telle qu’elle est, sans masque pour se cacher, est son angoisse la plus profonde!
Ses loisirs tournent autour du cosplay, lire des shôjo manga, danser, faire du shopping, maquiller sa poupée, voir d’autres pauvres filles, s´occuper avec amour de son clébard virtuel sur sa Nintendo DS rose pendant que son vrai chien crève de faim dans la cuisine, entamer des régimes de deux heures et se regarder dans la glace. Très important ça! Comme tous les cons de la jeune génération, elle a un Skyblog. Avec des articles écrits en alternant les majuscules avec les minuscules, et faisant perdre 8/10 à chaque visite tant les couleurs sont criardes, c’est un temple érigé à sa propre gloire. Grâce à son numérique, elle pond galerie sur galerie: elle avec ses « koupiiiiiineuh » (voir notre dictionnaire de la pauvre fille pour comprendre la signification de ce mot et d´autres qu´elle emploie sans arrêt…), elle avec ses parents, elle avec son chien, elle avec elle… Elle! La star!! Elle se voue un véritable culte de la personnalité. Un mélange d’exhibitionnisme latent et de mégalomanie puérile. Elle voudrait tant être célèbre. En public, elle reste modeste, disant qu´elle se trouve moche et qu´elle a un gros cul. En fait, elle attend qu´on lui dise le contraire, ça la flatte et la rassure.
Paris Hilton est son modèle de perfection physique, Robbie Williams son amant imaginaire quand elle se doigte, Harry Potter sa bible, les Sims son jeu vidéo phare, Le Journal De Bridget Jones son film culte, Star Academy l´émission à ne jamais rater, Peach Girl son manga fétiche. Des références!…
Le mariage est une de ses obsessions. Le plus tôt possible sera le mieux. D’une part, parce que rester seule plus de 2mn lui est insupportable et de l’autre, pour pouvoir enfin porter une robe de mariée. Comme Muriel, c’est un de ses rêves d’enfance. Elle veut la totale là-dessus, avec la calèche tirée par les chevaux blancs, les fleurs d’oranger, la pièce montée de 4m, le lancer de bouquet, 400 convives, tonton René bourré au mousseux et qui vomit partout, la danse du tapis etc. Bref! le parfait mariage beauf de province! Et puis quelle merveilleuse occasion pour elle d’être le centre d’intérêt et recevoir le plein de cadeaux. Quand elle aura des gosses, lui faisant ainsi doubler sa culotte de cheval, elle continuera de jouer à la poupée en les habillant et les déshabillant, en leur mettant du parfum sentant le chocolat, et en leur conseillant de toujours sourire dans la rue pour bien montrer aux gens qu´ils croiseront à quel point leur si jolie maman est gentille avec eux…
Contrairement aux autres loseuses japonisantes (gothiques, visualeuses, yaoi, béjhideuses etc.), la pauvre fille consomme de l’épiderme masculin. Elle a très souvent un coquin voire même plusieurs, parfois en même temps… Les pouffiasses attireront toujours de la clientèle. Le plus dur pour son mec sera de la présenter à ses potes sans que ceux-ci n’éclatent de rire…
Elles changent de meilleur(e) ami(e) toutes les 30 secondes, se veulent kawaii même quand elles dorment, s’enflamment pour rien, aiment tout ce qui est soi-disant positif (l’amitié, l’été, les vacances, sucer…) et fustigent les trucs négatifs « parce qu’il y a déjà assez de gens méchants comme ça dans la vie, bouh! »…
Ne les démolissez pas si vous en rencontrez, mais amusez-vous à leurs dépends. Prenez-les pour ce qu’elles sont mais en la jouant second degré vu qu’elles ne le comprennent pas. Vous passerez un excellent moment de détente. Elles sont la plupart du temps pas méchantes, juste « gentilles » comme on dit… Par contre, n’hésitez pas à les humilier dès que vous le pouvez. Elles ont sérieusement besoin de recevoir quelques coups de pieds dans leur cul mou afin de leur faire prendre conscience des choses. Par exemple, pour Noël, offrez-leur un coffret anti-cellulite assorti d’un ravissant gant de crin. Ça les mortifiera au plus profond d’elles-mêmes car, comme toutes ces idoles en carton-pâte n’aspirant qu’à être aimées, elles sont bourrées de complexes.