Dans un entretien accordé au quotidien L´Equipe vendredi, l´ancien international Laurent Blanc, candidat au poste de sélectionneur en équipe de France, a défendu sa situation.
«Je sais que beaucoup de gens pensent et ils n´ont pas tort, que je n´ai pas d´expérience au poste d´entraîneur, a-t-il déclaré. Mais ce que je ressens, c´est qu´un sélectionneur doit encore, plus qu´un entraîneur, savoir gérer les hommes. Et ça, je pense avoir les capacités de le faire.»
Sur le fait qu´il connaissait certains joueurs encore en activité en équipe de France, Blanc a confié que cela lui semblait être «plutôt un avantage qu´un inconvénient, même si tout le monde ne paraît pas du même avis sur le sujet. La première qualité d´un entraîneur, c´est de connaître et de concrétiser les qualités de son groupe.»
«Il y aura des traumatismes à évacuer, c´est une évidence parce qu´avoir le potentiel, ça ne suffit pas, a-t-il ensuite affirmé pour parler des prochaines ambitions de l´équipe de France, qui va désormais tenter de se qualifier pour la Coupe du monde 2006. Il faut un état d´esprit, une motivation, il faut voir le plaisir dans cette équipe de France.»
Concernant la génération 1998-2000, dont Patrick Vieira soulignait jeudi dans L´Equipe l´association ratée avec celle de 2002-2004, Laurent Blanc a précisé que les «joueurs devaient faire une analyse personnelle, profonde pour savoir si leur motivation était intacte.»
Âgé de 38 ans, à la retraite depuis la fin de la saison 2002-2003, Laurent Blanc est en concurrence avec Jean Tigana pour succéder à Jacques Santini à la tête de l´équipe de France. Les noms de Bruno Metsu et Raymond Domenech ont également été cités.