Les personnes arrêtées lundi lors de divers raids antiterroristes en Grande-Bretagne projetaient de se faire exploser lors du match du Championnat d´Angleterre entre Manchester United et Liverpool, samedi, selon le tabloïde The Sun de mardi.
Le club de Manchester United a toutefois nié mardi dans un communiqué que son stade eût été la cible d´un attentat terroriste. «On ne nous a jamais dit qu´Old Trafford était la cible d´un attentat terroriste», a déclaré un porte-parole de «Man U», mardi matin, précisant que le club a été en contact avec la police, comme avant toute rencontre de Championnat.
«Nous ne faisons aucun commentaire sur les cibles ( terroristes) potentielles et sur les spéculations qui ont cours actuellement», a déclaré une porte-parole de la police de Manchester interrogée mardi matin, estimant «ne pouvoir rien nier ni confirmer».
Selon le journal populaire britannique, qui ne cite qu´une source policière anonyme, les terroristes présumés avaient acheté des places en divers endroits dans les tribunes d´Old Trafford. Ce stade, qui peut recevoir 67.000 spectateurs, accueille les rencontres à domicile des «Diables rouges», champions d´Angleterre en titre.
«Old Trafford était la cible» et «le complot impliquait plusieurs kamikazes séparés en différents endroits du stade», selon la source non identifiée citée par le Sun, qui ne cite pas spécifiquement la rencontre entre Manchester United et Liverpool de samedi.
Le Times, qui appartient comme le Sun au groupe News Corp de l´Australien Rupert Murdoch, était beaucoup plus prudent mardi, se contentant d´évoquer les «craintes selon lesquelles des militants islamiques préparaient des attentats à la bombe contre un stade de football ou un centre commercial à Manchester».
La ville de Manchester compte deux stades de football accueillant des équipes de première division: Old Trafford pour Manchester United et le City of Manchester Stadium, entièrement rénové pour les derniers Jeux du Commonwealth, pour Manchester City.
La police antiterroriste britannique a lancé lundi son deuxième coup de filet d´envergure depuis les attentats de Madrid du 11 mars en arrêtant dix personnes d´origine nord-africaine et kurde irakienne lors d´une opération dans le nord et le centre de l´Angleterre.
Six hommes et une femme ont été arrêtés dans la région de Manchester ( nord) et trois hommes ont été interpellés dans les comtés de South Yorkshire, Staffordshire et West Midlands.
L´opération menée par quelque 400 policiers a été coordonnée par la police de Manchester et la branche antiterroriste de Scotland Yard.