Le Prince Albert de Monaco a annoncé mercredi qu´un nouvel investisseur allait entrer «dans les prochains jours» dans le capital de l´AS Monaco, demi-finaliste de la Ligue des champions, afin de pérenniser le club actuellement «dans l´attente d´une situation claire.»
«Le plan n´est pas encore écrit, mais il devrait comprendre les investisseurs actuels ( Monaco Football Investissement qui détient 34% des parts du club), plus un nouvel investisseur. Des certitudes devraient être données dans les jours à venir», a-t-il expliqué. «Je ne peux encore rien dévoiler. Mais cela se présente très bien et devrait vite se décanter, a-t-il poursuivi en précisant que l´association doit rester majoritaire.»
«Le club de Monaco est, d´une certaine façon, familial et fait partie du patrimoine de la Principauté. Il serait délicat de le voir passer sous une responsabilité extérieure. Les Monégasques ne le comprendraient pas», a encore dit le prince. Endetté à auteur de plus de 53 millions d´euros, Monaco a vécu une saison 2003-04 «négative financièrement», a souligné le Prince Albert. «Cet été, on voulait garder tout le monde. On l´a fait. Cette année, l´idée est la même. Certes, dans l´état actuel, on est obligé d´étudier une offre intéressante. Mais cela ne signifie pas forcément des départs. On n´est pas suicidaire. On ne dilapidera pas l´effectif. La vente d´un joueur ne sera que forcée», a-t-il affirmé.
Dans le même temps, il a aussi annoncé vouloir faire confiance à Didier Deschamps pour la saison prochaine «s´il adhère au projet qu´on lui présentera, sinon, on ne le retiendra pas, dit-il. Je ne pense pas qu´il faille s´en séparer. C´est un meneur. Il lui fallait appréhender son rôle et devenir bon stratège. Aujourd´hui, il prouve. Il a des résultats et aucun problème relationnel.» Enfin, le prince n´envisage pas de se séparer du président du club, Pierre Svara, sous contrat jusqu´en juin 2004.
«L´équipe dirigeante est moins expérimentée ( que la précédente), à l´image de Pierre Svara, amoureux du football mais pas encore suffisamment aguerri dans son rôle de dirigeant. Soumis à la pression, il apprend sur le tas, exposé à faire des maladresses. Mais il lui faut continuer, apprendre son métier. Pour l´instant, il n´est pas envisagé de s´en séparer», a conclu le Prince Albert. Monaco passera le 15 avril devant la Direction nationale de contrôle de gestion ( DNCG) de la Ligue du football professionnel ( LFP), quelques jours après la tenue de son conseil d´adminstration qui doit entériner l´arrivée du nouvel investisseur.