Interwiew de Stéphane Noro :
Stéphane Noro, comment vous sentez-vous aujourd’hui après avoir été prêté au FC Metz ?
Je me sens très bien, j’ai été très bien accueilli par les joueurs comme par le staff, je suis donc très content d’être ici.
La bonne nouvelle du jour est que vous serez qualifié pour le match en retard contre Marseille ?
C’est vrai que je serai qualifié pour jouer contre l’OM. Maintenant, ce sera le coach qui décidera s’il me fait jouer ou pas. Moi, je viens d’arriver, je travaille et on verra bien. C’est vrai que cela serait une bonne chose, mais, si je ne joue pas, ce ne sera pas dramatique. Ce n’est pas une fin en soi. Maintenant, c’est vrai que jouer l’OM est toujours intéressant car ça reste l’une des grosses équipes du championnat.
Où en êtes-vous sur le plan physique ?
Je me sens bien. J’ai fait une bonne semaine depuis que je suis arrivé ici. Maintenant, on verra mardi ce que ça donnera sur le terrain.
En rejoignant Metz, vous avez obtenu le challenge sportif en Ligue 1 que vous désiriez ?
C’est clair que le challenge est très intéressant et c’est ce qui a facilité ma venue ici. J’arrive dans un bon club, avec un challenge sportif intéressant et l’opportunité de retrouver la Ligue 1. Ce sont trois bonnes choses qui font que je suis venu. Les contacts sont très récents, ça date de dix, quinze jours. Jean Fernandez m’a téléphoné pour me faire part de son souhait de me faire venir à Metz. J’ai tout de suite donné mon accord et il ne restait plus aux deux clubs qu’à se mettre d’accord sur la transaction.
« Faire de belles choses »
Comment Jean Fernandez compte-t-il vous utiliser ?
Il m’a dit qu’il souhaitait me faire jouer à mon poste, c’est à dire milieu de terrain, plutôt dans l’axe. C’est le poste auquel je préfère évoluer. Mes frappes de loin ? C’est clair que ça peut être une arme supplémentaire. Maintenant, j’essaierai de jouer comme j’ai l’habitude de le faire en premier lieu. Si j’ai l’occasion de frapper et de marquer, je tenterai ma chance, mais il ne faut pas que ce soit non plus une obligation.
Quels sont précisément vos objectifs durant ces six mois à Metz ?
Mon objectif principal est d’abord le maintien de l’équipe en Ligue 1. Ensuite, je vais essayer de faire les meilleurs matchs possibles et de jouer le plus souvent possible. Je veux donner le maximum et faire de belles choses, surtout.
Le problème est que Metz, sous contrôle de la DNCG, ne pourra pas forcément vous acheter en fin de saison ?
C’est sûr. Maintenant, si le maintien en Ligue 1 se fait, la DNCG ne devrait plus avoir de problème par rapport à ça. Ce sera donc à voir ensuite. Il y aura une discussion entre les dirigeants et moi et nous verrons ce que nous pourrons faire de bien.
Metz et Sedan ne sont pas des clubs si différents que ça ?
C’est vrai que ce sont des clubs assez similaires. Ils se ressemblent sur pas mal de points. Maintenant, Metz a un plus gros vécu en D1, c’est donc très intéressant pour moi et ça ne peut que m’enrichir pour l’avenir.
« Toujours difficile d’être un peu galvaudé »
De quoi manquiez-vous essentiellement à Sedan depuis la relégation en L2 ? De confiance ?
Non, un peu de tout. Quand on ne joue que par intermittence, que l’on n’évolue pas à son poste et que l’on est un peu galvaudé, c’est toujours difficile. Si je trouvais le temps long ? Non, pas spécialement, mais, quand on a l’opportunité d’avoir un challenge comme celui que me proposait Metz, on ne réfléchit pas à deux fois. J’ai saisi cette opportunité et j’espère rendre à Metz tout ce qu’il va m’apporter.
A Sedan, vous sortiez pourtant d’une grosse saison en Ligue 1…
Oui, je ne sais pas d’où tout ça venait. J’ai toujours bien travaillé à l’entraînement. Maintenant, le coach ( Dominique Bathenay) avait décidé de ne pas me faire jouer à mon poste qui est milieu défensif. C’est vrai que je n’ai pas fait non plus de très bons matchs et je suis le premier à l’accepter ainsi qu’à le reconnaître. A partir de là, c’est devenu un peu difficile. En football, il y a des périodes un peu moins roses que d’autres, là ça en a été une. Ceci dit, il n’y a rien eu de dramatique.
Et puis vous conserverez de Sedan d’excellents souvenirs tout de même ?
Oui, même si ces six mois ont été un peu difficile, je garderai de très bons souvenirs de Sedan. C’est le club qui m’a fait le premier découvrir la Ligue 1 et je n’oublierai jamais tout ce que Sedan m’a apporté.