Trois mois après y avoir obtenu un succès quasi-synonyme de maintien, les Grenats étaient de retour ce soir au Stade Vélodrome. Après que le « commando ultras » marseillais ait joliment fêté ses 20 ans de soutien par un tifo du plus bel effet, cette rencontre entre deux des cinq co-leaders de l’élite débutait sur un rythme soutenu.
Les Grenats, loin de se laisser décontenancer par une ambiance bien différente de celle rencontrée la saison passée, jouaient crânement leur chance. Même si le contexte et les hommes ne sont pas les mêmes, Jean Fernandez avait tout de même gardé le manuel du parfait hold-up sous la main. Les Marseillais durent le constater après douze minutes passées à butter sur une défense lorraine bien en place et accrocheuse. Franck Ribéry, côté gauche, adressait un coup-franc plongeant pour Hervé Tum qui catapultait le cuir au fond des filets de Barthez ( 0-1, 12°). Metz, efficace au possible, jetait ainsi un sérieux coup de froid dans la bouillotte marseillaise.
Mais le Vélodrome ne dort jamais bien longtemps. Après une période de battement, les Locaux se mettaient au travail et trouvaient la faille grâce au premier but olympien de Peggy Luyindula, bien servi de la tête par Marlet ( 1-1, 26°). Jusque là, l’OM n’avait pas été dangereux mais cette égalisation, logique, était le point de départ d’une plus claire domination olympienne.
Aux bonnes intentions s’ajoutaient désormais de bons mouvements de jeu et des occasions. La plus dangereuse était à mettre à l’actif de Costa qui profitait d’une belle inspiration de Luyindula pour se présenter aux vingt mètres face à Wimbée. Sur son pied gauche, le transfuge de Bordeaux ne parvenait pas à tromper la vigilance du portier messin.
La pause ne calmait pas les ardeurs des Mosellans qui jouaient véritablement sans complexe. Certes, les hommes de Jean Fernandez souffraient de la pression marseillaise mais leur combativité et leur sérieux défensif leur permettait de rivaliser avec les stars marseillaises, à l’image de Jean-Philippe Caillet qui fermait son couloir avec autorité face à Lizarazu.
Les joueurs d’Anigo parvenaient tout de même à mettre Wimbée à contribution notamment grâce à Bamogo. Tout d’abord, l’ancien Montpelliérain manquait d’un cheveu une frappe de Ferreira consécutive à un corner mal dégagé. Ensuite, il tentait sa chance des vingt mètres mais le gardien messin lui faisait échec.
La défense lorraine, à la limite de la rupture sur certaines actions, tenait bon même si elle se permettait de moins en moins de contre-attaque. Le virage nord cru même au but à deux reprises. La palme de la plus grosse opportunité revenait à Battles, qui catapultait au dessus des buts messins un ballon relâché par Wimbée.
La fin de rencontre était complètement folle et la furia finale allait coûter très cher aux Locaux. Franck Ribéry donnait pourtant un premier avertissement aux Olympiens par un long rush stoppé par Fabien Barthez. Mais finalement, c’est Stephane Borbiconi qui donnait l’avantage aux Grenats sur un corner tiré au premier poteau ( 1-2, 90°). Une véritable photocopie du but vainqueur marqué par Méniri quelques mois plus tôt ! L’OM, malheureux, n’était pas au bout de ses peines. Une nouvelle contre-attaque voyait Franck Ribéry offrir un doublé à Hervé Tum ( 1-3, 92°).
Les Grenats, après avoir fêté leur victoire avec la centaine de supporters lorrains présents, avaient même le droit à des applaudissements de la part d’une partie du public marseillais ! La soirée était ponctuée par un feu d’artifice, comme pour saluer celui qui venait d´avoir lieu sur la pelouse… Un vrai bonheur !
La feuille de match
A Marseille ( stade Vélodrome) : Metz bat Marseille 3 à 1 ( mi-temps: 1-1)
Spectateurs : 55.000 environ
Arbitre : M. Thual
Buts :
Marseille : Luyindula ( 26)
Metz : Tum ( 11, 90), Borbiconi ( 88)
Avertissements :
Marseille : Marlet ( 24), Meïté ( 65)
Metz : Pompière ( 54), Caillet ( 73)
Les équipes :
Marseille : Barthez ( cap) - Ferreira, Beye, Hemdani, Meïté, Lizarazu - Pedretti, Eduardo Costa - Marlet ( Batlles 71), Bamogo - Luyindula ( Cheyrou 77)
Metz : Wimbée - Caillet, Pompière, Borbiconi ( cap), Signorino - Ribéry ( Ndiaye 90+3), Leca, Obraniak, Avezac - Tum ( Socrier 90+1), Gueye ( Renouard 80)