PSG/Trophée du Parisien du mois Ljuboja :
« J´avais peur de décevoir »
DEMAIN SOIR, au Parc, juste avant le coup d´envoi du match contre Sochaux, Danijel Ljuboja recevra le premier Trophée du Parisien du mois. Il a été élu par les supporters du PSG et les lecteurs du « Parisien » pour ses excellentes performances en février. Il a accueilli la nouvelle avec fierté.
« C´est le premier... » glisse-t-il avant de boire quelques gorgées d´une tisane à la camomille : « Je bois ça et après je me couche toute la journée. »
Que représente cette récompense pour vous ?
Danijel Ljuboja ( attaquant du PSG). Ça veut surtout dire que je n´ai pas déçu tout le monde depuis que je suis arrivé. J´avais peur de décevoir et une grosse envie de bien faire. Ce n´est pas évident. Mais maintenant ça va, ça se passe bien. Il n´est pourtant jamais facile de prendre un train en route.
Ce trophée signifie-t-il que vous avez réussi votre intégration ?
Pour le moment, oui ! J´espère que ça va continuer. Mais ce n´est pas comme si j´avais gagné un trophée à la fin de l´année. Là, c´est juste un mois. L´important, c´est d´être constant et de durer. Je pense aussi que tous les joueurs méritent de recevoir quelque chose. C´est injuste quand un seul joueur est récompensé.
Avez-vous enfin pris le temps de découvrir Paris ?
Il ne faut pas trop que j´y aille car c´est vraiment un aspirateur à énergie. Il y a trop de circulation... C´est fatigant. C´est pour ça que je suis content d´habiter Chambourcy ( Yvelines), près du camp des Loges, pour ne pas faire beaucoup de route.
Appréciez-vous la vie parisienne ?
Je suis déjà sorti avec des joueurs après des matchs. Mais bon, « sortir » ça signifie : restaurant, après on boit un verre et puis on rentre. Dans la semaine, ça ne m´est jamais arrivé et ça ne m´arrivera jamais parce que sinon on ne peut plus suivre le rythme.
L´attention médiatique dont vous faites l´objet vous plaît-elle ?
C´est vrai qu´on parle davantage de moi ici qu´à Strasbourg. Là-bas aussi, j´ai fait de bonnes choses. Mais je joue surtout pour me faire plaisir sur le terrain. C´est le jeu qui m´intéresse. Tout ce que je voulais, c´était être dans un grand club. Pour moi, en France, c´est Paris. Le but est atteint. Mais ça ne suffit pas.
« Je ne fais pas les choses pour être une star »
Avez-vous conscience de votre apport au PSG ?
Le club était déjà troisième quand je suis arrivé. Je ne voulais surtout pas qu´il retombe. Je n´ai pas changé grand-chose.
Pensez-vous être une star ?
Je ne fais pas les choses pour être une star mais pour apporter à l´équipe. Après, ce sont les gens qui parlent. C´est peut-être la coupe de cheveux qui fait ça ! Je l´ai depuis un an et demi et un pari avec mon pote Habib Beye ( NDLR : défenseur de Strasbourg aujourd´hui à Marseille). Elle me porte chance. Je vais la garder encore un peu. Si je l´enlève maintenant, on va dire : « Il est parti où, Ljuboja ? »
Demain soir, ce sont les retrouvailles avec Sochaux...
Ça fait plaisir de rencontrer le club qui vous a permis d´être là aujourd´hui. Chaque année, pendant huit ans, j´ai vu la moitié des joueurs du centre de formation se faire virer. Je me dis que j´ai de la chance.