TROISIÈME BUTEUR de l´équipe en championnat ( 6 buts), derrière Pauleta ( 11) et Reinaldo ( 7), Fabrice Fiorèse véhicule une bonne humeur en parfaite harmonie avec les résultats actuels du PSG. Il profite de ses retrouvailles avec Guingamp, son ancien club, pour se confier en toute sincérité. Après Montpellier ( 6-1) et Toulouse ( 1-0), le PSG est-il obligé de prendre trois nouveaux points avant de se rendre à Auxerre ? Fabrice Fiorèse.
Ce qui compte, c´est de rester le plus longtemps possible en haut du classement. Cela passe par un carton plein à domicile. A nous de marquer vite, pour nous faciliter la tâche et ne pas refaire comme contre Metz ( 0-0). Nous penserons à Auxerre et à Sochaux en temps voulu. Depuis l´épisode contre Bordeaux, la saison dernière ( *), souffrez-vous toujours de votre réputation de simulateur ? C´est fou mais à chaque fois que je tombe ou bien que je suis blessé ( NDLR : il montre sa main tuméfiée par les crampons d´Ecker à Marseille) , les mecs de l´autre équipe me passent à côté avec des « Relève-toi ! » A Monaco, j´avais une trace de crampons sur le front et le maillot arraché, l´arbitre laisse jouer et les adversaires me disent : « Arrête de faire ton cinéma. » Ces petits détails montrent que ceux qui m´ont fait ça ont vraiment détruit quelque chose. Ou alors, on peut dire qu´ils ont construit quelque chose de très négatif vis-à-vis de mon image. J´ai une part de responsabilité, mais d´autres aussi. Comment changer cela ? Avec le temps, et grâce à mes performances individuelles ou collectives. Mes buts ou mes passes décisives ont fait parler de moi, en bien. Mon image est en train de changer. C´est aussi parce que celle du club change, grâce à l´enchaînement des résultats positifs. Les performances du PSG depuis deux ans vous ont-elles privé d´une éventuelle place en équipe de France ? Honnêtement, je n´ai pas de regrets au point de me ronger les ongles. Je suis arrivé tard dans le circuit. Et maintenant, c´est trop tard, il faut être lucide. J´ai 28 ans. Avec ce qu´a démontré Saha mercredi, quel est l´intérêt de prendre un joueur comme moi ? Alors, quelles sont vos envies ? Déjà, de gagner quelque chose au PSG. A mes yeux, c´est le meilleur club au niveau européen. Ensuite, je rêve de jouer une Coupe d´Europe avec Paris. Je me sens très bien ici. Ma femme est ravie. Aujourd´hui, je n´ai pas envie de partir. A la rigueur, j´aurais envie de finir ma carrière ici. Avez-vous le sentiment d´incarner l´esprit du nouveau PSG ? J´essaie d´être le plus gentil, le plus juste possible. Je n´ai pas les qualités de Ronnie ( NDLR : Ronaldinho) , mais j´en ai d´autres. En quoi votre jeu a-t-il changé depuis votre arrivée ? Au début, Jean-Louis Gasset et Luis Fernandez me disaient que si on ne me donnait pas la balle sur mon premier appel, je me retrouvais à courir jusque dans les tribunes. Ils m´ont fait changer cet appel de balle. Et, cette saison, le « coach » me fait varier mon jeu sur la longueur et la largeur. Et puis Ljuboja nous facilite la tâche en gardant la balle. Vous êtes resté proche de Jérôme Leroy, dont Vahid Halilhodzic s´est séparé pour protéger le groupe. N´est-ce pas paradoxal ? C´est vrai qu´il me manque. Après, dans la vie, on ne maîtrise pas tout. C´est toujours le patron qui prend la décision, et là, ça a été le coach. En attendant, Jérôme relève la tête de l´eau avec Guingamp et j´espère que nous allons le faire replonger.