A Toulouse, pas question de s´arrêter en si bon chemin
Face à la lanterne rouge, les Parisiens vont tenter de profiter de l´élan donné par leur spectaculaire victoire devant Montpellier ( 6-1). En espérant tirer les marrons du feu du choc des deuxièmes entre Auxerre et Lyon demain.
Ce dimanche 14 septembre 2003, le PSG est en fâcheuse posture. Dix-septième du championnat après cinq journées, le club parisien est tenu en échec par Toulouse sur sa pelouse. A la 67 e minute, suite à une action confuse dans la surface, Gabriel Heinze offre à Paris une courte mais très précieuse victoire ( 2-1).
Une semaine plus tard, au stade du Roudourou à Guingamp, les joueurs de Halilhodzic, réduits à dix dès la 33 e minute, s´imposent 2-0. C´est le déclic, la saison du PSG est lancée. Depuis ce fameux 14 septembre, le PSG réalise un parcours de champion et n´a concédé qu´une seule défaite en dix-sept matchs ( le 2 novembre face à Lens, 1-0). Avant de se mesurer une nouvelle fois au promu toulousain, ce soir, Pauleta et ses partenaires ont tous en tête le match aller. « Nous avions joué dans la douleur, se souvient José Pierre-Fanfan. Finalement, ces rencontres difficiles contre Toulouse et Guingamp ont été des détonateurs qui nous ont mis sur orbite. »
« On prend de plus en plus de plaisir »
Le PSG est aujourd´hui métamorphosé. Sûr de sa force, il compte profiter du duel du week-end, demain entre Auxerre et Lyon, pour grignoter une ou deux places au classement. « Il y a un coup à jouer et on pourrait effectivement se relancer, poursuit Pierre-Fanfan. Nous voulons prendre un maximum de points lors des deux prochains matchs avant de se mesurer à nos concurrents directs pour l´Europe, Auxerre et Sochaux ( NDLR : le 29 février et 6 mars). » Pour Vahid Halilhodzic, l´objectif de ce déplacement en Haute-Garonne est tout aussi clair. « Toulouse est dernier et si le PSG veut avoir des ambitions, il doit faire quelque chose là-bas. Mais il faut se préparer avec beaucoup d´application. » En ce moment, le manager parisien est particulièrement détendu. « L´ambiance est exceptionnelle, raconte-t-il. Chaque match, chaque victoire renforcent l´unité et la cohésion du groupe. Pourvu que ça dure ! Mais on n´oublie pas qu´à Paris, ça peut aller plus vite qu´à Marseille. Il ne faut surtout pas lâcher maintenant. On n´a rien gagné, il faut aller au bout. » Pierre-Fanfan confirme les propos de son entraîneur : « Nous sommes vraiment très bien. Tout le monde s´est détendu, même le staff, même le coach... Vahid est comme tout le monde, le matin, il arrive avec le sourire. C´est plus agréable à vivre. On joue de mieux en mieux et on prend de plus en plus de plaisir. » Paris semble vivre actuellement dans un monde merveilleux et seul le classement, incroyablement serré, atténue son plaisir. « Ce championnat est très disputé et le moindre faux pas peut faire très mal, conclut José Pierre-Fanfan. On n´est jamais à l´abri d´un relâchement. On peut passer à côté de quelque chose si on négocie mal les points déterminants. La course à la Ligue des champions se joue en février et mars. » C´est-à-dire maintenant... Il serait donc regrettable qu´un faux pas à Toulouse brise le bel élan du PSG, invaincu depuis onze rencontres.