Paris a trouvé la bonne formule
Camp des Loges, hier matin. Profitant d´un instant de distraction du chauffeur, Fabrice Fiorèse démarre la camionnette et conduit lui-même ses partenaires des terrains aux vestiaires. Treizième match sans défaite de suite ( onze en Championnat, deux en Coupe de France), la bonne humeur règne.
Assis sur les genoux de Pauleta, Boskovic est hilare. Soucieux de conjuguer spectacle et efficacité sur leur pelouse, le Serbe et son équipe ont montré contre Montpellier ( 6-1), la veille au Parc, un nouveau visage, séduisant et prometteur.
Un match référence. A la peine à domicile depuis le début de saison, le PSG a mis un terme à cette mauvaise habitude. « On voulait se référencer au Parc, c´est fait » se félicite le capitaine Frédéric Déhu. Solides en défense, concentrés de bout en bout, les Parisiens se sont montrés irrésistibles. « C´était la perfection, assène Hugo Leal. Au Parc, on est soutenus par notre public. » Malgré la faiblesse de l´opposition montpelliéraine, Bruno Baronchelli estime que « par rapport au jeu produit, c´est un match référence ».
Une attaque décomplexée. Il faut remonter vingt ans en arrière ( 7-1 contre Bastia en 1984) pour trouver une victoire parisienne plus large que celle de samedi. L´apport de Ljuboja ( deux buts et une passe décisive pour sa première titularisation), le renouveau de Boskovic ( un but, une passe), la réussite de Reinaldo ( un but après trois minutes de jeu), et l´opportunisme de Pauleta ( deux buts) sont autant de sources d´espérance. « On avait à coeur de montrer ce qu´on pouvait faire contre des équipes présumées plus faibles que Marseille et Monaco, raconte Baronchelli. Nous avons une défense solide, notre jeu collectif s´améliore et aujourd´hui ça se ressent sur le plan offensif. »
Une marge de progression. Les Parisiens peuvent-ils s´imposer si largement à chaque fois ? « Il y aura d´autres matchs moyens au Parc, tempère Vahid Halilhodzic. On peut encore progresser : certaines passes sont précipitées, on peut davantage diversifier l´animation. » Fatigués après la trêve hivernale par le travail effectué à Clairefontaine, les joueurs sont aujourd´hui plus fringants. « Le travail paye, notre niveau augmente », assure Leal.
Confirmer contre Bayonne. A quoi rimerait ce festival sans une qualification, demain en Coupe de France, contre Bayonne, qui évolue trois divisions en dessous ( CFA) ? « On a beaucoup à perdre, attention au relâchement », prévient Baronchelli. « On devra être irréprochables », avertit Déhu. « L´idéal serait de marquer vite, espère Leal. On aimerait gagner quelque chose cette année. On n´a pas le droit de décevoir. »
Sylvain Wiltord, en fin de contrat avec Arsenal en juin, n´a pas exclu de jouer au PSG, hier dans l´émission « Téléfoot » ( TF 1) : « Le PSG est le club de ma jeunesse, je suis originaire de la région parisienne, j´y ai ma famille, mes amis. Y aller serait un choix de carrière. »