Paris doit apprendre à manger les « petits »
PSG - Montpellier J - 2
CAPABLE de hisser son niveau de jeu au point de réussir d´excellents résultats contre les meilleurs ( Monaco, Sochaux, Lyon et Auxerre), Paris se montre nettement moins performant lorsqu´il s´agit d´affronter les formations présumées plus faibles. Hormis Le Mans, rentré dans la Sarthe avec une jolie veste le 18 octobre dernier ( 5-1), aucun « petit » n´a quitté le Parc avec l´impression d´avoir affronté un cador.
« Au Parc, on joue petit bras » Dans ce type de rencontre, il ne faut évidemment pas compter sur les visiteurs pour se jeter à l´assaut du but d´Alonzo et offrir ainsi les espaces dont se régalent les attaquants parisiens.
Face à ces équipes venues avec leur bétonnière pour cimenter leur jeu défensif, le PSG a beaucoup de mal à sortir le seul outil capable de perforer l´adversaire : le jeu rapide à une ou deux touches de balle. Il faut dire que les Parisiens, si libérés loin de chez eux, évoluent à domicile avec une grosse appréhension. « C´est vrai qu´on joue avec le frein au Parc, reconnaît Eric Cubilier. On a peur de se faire contrer. Regardez contre Troyes en Coupe de France, on attaque et boum, on prend deux buts en contre. Alors on essaye de faire des matchs moins beaux, mais de les gagner. » Bruno Barronchelli, adjoint de Vahid Halilhodzic, fait le même diagnostic : « On est timorés, mais je crois que l´appréhension de l´an passé est encore là chez pas mal de joueurs, constate-t-il. Si on était au tennis, je dirais qu´au Parc on joue petit bras. Mais on n´a pas besoin de psychologue, juste de travail et de temps. On a reconstruit en commençant par la défense. Maintenant, on va s´occuper de l´attaque et de l´efficacité dans le dernier geste. Il nous faudrait une grosse victoire, avec la manière, chez nous, pour que les joueurs aient un déclic. » A priori, Montpellier, qui réussit rarement aux Parisiens au Parc ces dernières années, ne semble pas l´équipe idéale pour se relancer. Mais le PSG a appris à se moquer des séries cette saison : « C´est bien, les statistiques, sourit Cubilier. Elles disaient que Sochaux était injouable chez lui et on a gagné là-bas. On expliquait aussi que, quand Monaco ouvrait le score, il gagnait toujours. Et vous avez vu ce qu´on a fait après le but de Squillaci ? » Alors, insistons très fort sur cette dernière statistique : sur les sept derniers PSG - Montpellier, Paris ne s´est imposé qu´une fois ( 3-0), le 4 mai 2000...