Le rocher parisien
Prêté cette saison par l’AS Monaco au Paris Saint-Germain, José Pierre-Fanfan verrait d’un bon œil son avenir s’inscrire définitivement en capitale. Au moment de se rendre chez le leader, au stade Louis II, le solide défenseur parisien ( 1m89, 86 kg) dresse un état des lieux du Rocher monégasque. Une formation qu’il connaît bien pour y avoir évolué deux saisons.
Au camp des Loges
PSG.fr -. José, que de chemin parcouru en six mois !
José Pierre-Fanfan : « Le changement est en effet flagrant ! Au mois d’août, c’était un PSG en reconstruction, qui doutait, qui ne savait pas très bien où il allait. On avait à l’époque du mal à se projeter dans l’avenir, alors qu’aujourd’hui un groupe s’est créé, parfois dans la douleur, mais c’est ce qui a aussi certainement forgé son caractère. Le travail a entraîné de bons résultats et au moment d’entamer la dernière ligne droite, le PSG est deuxième et se bat pour une place européenne. »
PSG.fr -. Et sur un plan personnel ?
José Pierre-Fanfan : « Mon évolution est identique à celle de l’équipe. Après un début de saison difficile, j’ai aujourd’hui pris mes marques et j’évolue avec beaucoup de plaisir au sein de cette défense parisienne. »
PSG.fr -. Le match aller au Parc des Princes avait été marqué par la blessure de Nonda. As-tu oublié ce mauvais moment ?
José Pierre-Fanfan : « J’y pense encore et j’ai d’ailleurs régulièrement Shabani au téléphone. Il a fallu vite tourner la page et même si pour moi psychologiquement cela a été difficile à vivre, c’est avant tout Nonda qui a souffert. J’ai été déstabilisé au niveau de mon engagement sur le terrain et cela m’a pénalisé pendant les quelques matches qui ont suivis. »
PSG.fr -. Que penses-tu de la très jeune défense centrale monégasque ?
José Pierre-Fanfan : « Monaco possède en effet une très bonne charnière centrale. Rodriguez et Squillaci s’entendent extrêmement bien sur le terrain. Ils ont l’avantage d’être également complices en dehors du terrain, et bien souvent un mot leur suffit pour se comprendre ! Les deux affectionnent les duels, même si Rodriguez est un peu plus costaud physiquement que Squillaci. J’ai moi-même ce profil, alors que Fred possède plutôt une très bonne lecture du jeu. L’assise défensive de Monaco et du PSG comportent donc quelques différences, ce qui explique aussi les deux organisations bien distinctes. »
« Nous sommes une équipe de défis »
PSG.fr -. Monaco peut-il terminer la saison sur un rythme très soutenu ?
José Pierre-Fanfan : « Actuellement les Monégasques connaissent une petite baisse de régime, même si cela ne se constate pas au niveau des statistiques. Dans le jeu, ils ne sont plus aussi rayonnants qu’en début de saison, en revanche ils n’ont pas perdu leur efficacité. Ils gèrent donc très bien une période difficile. »
PSG.fr -. Le PSG peut-il gagner à Louis II ?
José Pierre-Fanfan : « Personne ne l’a fait ! Cela constituerait donc un véritable exploit de s’imposer là-bas. Mais nous sommes une équipe de défis et sans avoir la prétention de le crier sur tous les toits nous allons essayer de réaliser un gros coup. Mais je le répète, il s’agirait alors d’un véritable exploit. »
PSG.fr -. D’autant plus que Paris reste sur une qualification à Marseille, avec tout ce que cela signifie !
José Pierre-Fanfan : « Cette victoire à Marseille nous réconforte certes, mais sans dénigrer l’OM, Monaco est un ton au-dessus ! Il faudra donc se servir de notre match au Vélodrome, mais être aussi capable d’y apporter un petit plus, notamment au niveau de la finition. »
PSG.fr -. Tu es prêté par Monaco au PSG, ce match est donc l’occasion d’évoquer ton avenir…
José Pierre-Fanfan : « Je n’y pense pas trop à vrai dire. Je pense avant tout au PSG et je réalise mon maximum pour que Paris se qualifie en coupe d’Europe. Mon avenir n’est simplement pas encore à l’ordre du jour. Même si la meilleure chose pour moi consisterait à rester au PSG. »
PSG.fr -. A-t-on conscience de participer à un choc du championnat lorsque l’on évolue sur la pelouse du stade Louis II ?
José Pierre-Fanfan : « Il y a bien des supporters à Monaco, mais ils ne sont pas nombreux, voilà tout. Le contexte est particulier là-bas. Ce n’est pas le Parc des Princes par exemple. A Paris, lorsque tu pénètres dans le stade ça fleure bon le football, à Monaco ce n’est pas vraiment le cas. Mais oui, ce match reste tout de même un choc. »