Coup de frein au Parc
Paris n’est finalement pas parvenu à enchaîner son troisième succès consécutif au Parc en 2004. Après une première période un peu tendre, le coup de fouet en deuxième partie de soirée n’a pas atteint le résultat escompté. Ces trois points qui auraient pu ramener Paris à cinq points du leader monégasque. L’entrée en jeu prometteuse de Ljuboja n’a pas suffit.
Au Parc des Princes
Pour dire les choses franchement, voilà une rencontre qui ne restera pas dans les annales. Pas seulement par ce résultat qui conditionne forcément une partie de cette légitime déception, mais bien plus parce qu’on s’était pris à rêver sur les coups de 19 heures 30 à un Paris à cinq points d’un leader qu’on a déjà classé au rang d’intouchable ( Bastia-Monaco, 0-0, nda).
Après une première période frigide en intentions vagabondes, et d’où ne ressortira qu’un seul petit tir cadré, on se disait que Paris allait offrir un visage tout autre après le repos. Et si cela a bien été le cas, la conclusion est sans appel : ce soir Paris n’a pas trouvé le chemin des filets.
Un seul tir en première période donc, c’est peu, trop peu même pour inquiéter une formation messine qui n’a opté pour un remake de la muraille de Chine en se rendant au Parc. Les hommes de Fernandez, fort d’un milieu compact, causent de nombreux soucis aux relayeurs que sont Cana et Leal. Il faut donc en recourir aux ailes pour se donner un peu d’air. C’est Heinze qui délivre le premier ballon à parvenir dans la zone de vérité. Ce centre de l’international argentin termine pourtant dans les bras de Butelle, le jeune portier messin ( 8e).
C’est donc une première période tristounette que nous offre les vingt-deux acteurs du jour. Et même si rien n’est là pour inquiéter Paris outre mesure, il faut attendre cinq minutes avant le repos pour que Paris s’offre son premier tir cadré. Une belle et longue ouverture de Heinze vers Fiorèse permet à ce dernier de jouer en retrait vers Sorin. L’autre international argentin trouve la tête de Pauleta au deuxième poteau, mais la tentative du meilleur buteur parisien s’achève par un bel arrêt de Butelle sur sa ligne ( 39e).
La bonne entrée en jeu de Ljuboja
C’est certainement avec des intentions renouvelées que Paris entame la deuxième manche de ce duel. Déjà, Paris doit se passer de Alonzo. Blessé, il a dû céder sa place à Letizi, l’ancien messin, à la pause. Jusqu’à l’heure de jeu, les coéquipiers de Déhu font le siège des buts lorrains. Les corners se succèdent, et Pauleta ( 46e) tout comme Reinaldo ( 51e) ne sont guère heureux dans leurs tentatives. Si le tir de Pauleta est contré, en revanche, Butelle est tout heureux de voir le ballon lui rebondir dessus sur un corner où Reinaldo était à l’affût, sous les coudes du portier messin.
Pour redonner un coup de fouet et de la lucidité offensive, c’est sous la clameur de la foule que Ljuboja fait officiellement ses débuts parisiens ( 64e). Et très vite l’ancien strasbourgeois fait parler sa jolie technique balle au pied. Un crochet et un tir enchaîné, et revoilà Butelle contraint de boxer des deux poings un ballon qui prenait la direction des buts lorrains ( 71e).
Metz se crée un bon contre en même temps qu’une frayeur dans les rangs parisiens. Le centre de Maoulida ne trouve pourtant que le bout de la semelle de Renouard en pleine ascension vers le but de Letizi ( 72e). Hugo Leal tente le coup de bluff en tirant directement son corner, mais là encore Butelle se montre attentif en même temps qu’exemplaire ( 79e). Le haro sur les buts messins des dix dernières minutes ne trouve pas d’épilogue heureux. Paris est freiné dans sa course vers les sommets.
José Carlin
PSG-Metz : 0-0 ( 0-0). Arbitre : Colombo. 40603 spectateurs. But(s) : Aucun. Avertissement(s) : Thiaw ( 86e) pour Metz.
PSG : Alonzo ( Letizi, 46e) - Heinze, Mendy, Pierre-Fanfan, Sorin ( Boskovic, 85e) - Hugo Leal, Cana, Déhu - Fiorèse, Pauleta, Reinaldo ( Ljuboja, 64e). Entr. : Halilhodzic.
Metz : Butelle - Allegro, Meniri, Morisot, Signorino - Frutos, Leca ( Renouard, 46e), Dié, Djiba - Maoulida ( Thiaw, 83e), Rodriguez. Entr. : Fernandez.