LETIZI
DANS L´HUMIDITE matinale du camp des Loges, Alonzo, Letizi et le jeune Benhamou s´activent sous la conduite de Dominique Leclercq, l´entraîneur des gardiens de but du PSG. L´ambiance se révèle plus professionnelle qu´amicale. Alonzo dans la lumière s´impose comme le numéro un actuel de l´équipe et prépare son match de dimanche contre Nice avec Benhamou comme doublure sur le banc. Letizi dans l´ombre parachève sa convalescence et livrera une petite opposition ce week-end avec Ogbeche, Cubillier et quelques autres. Pourtant, dans sa tête, un seul but : retrouver sa place de titulaire. Au coeur de l´entraînement, Leclercq, en poste depuis quatre saisons au PSG, juge ses hommes en expert. « Dès la poignée de main du matin, je devine l´état d´esprit de chacun. S´ils ont bien dormi. Si les jambes sont lourdes. Si untel est grognon ou n´a pas envie de travailler. J´adapte l´entraînement en fonction ». Tous trois réclament une attention spécifique. « Pour Luis Fernandez, Letizi était le numéro un. Vahid Halilhodzic a imposé, lui, une concurrence totale, reprend Leclercq. En début de saison, j´ai ainsi averti les joueurs : « Je suis là pour vous amener au top niveau. Les problèmes éventuels entre vous ne doivent pas gâcher la bonne humeur et la compréhension. On peut discuter de tout. » Un discours fédérateur facilité par l´amitié qui lie depuis toujours Letizi et Alonzo. Même si ce dernier a chipé la place de l´autre si souvent blessé. « Alonzo a franchi un cap. A 31 ans, il arrive à maturité. Il n´a jamais été aussi bien. Mais comment va-t-il réagir quand Letizi va revenir sur le banc ? Alonzo est un garçon explosif. Il faut canaliser son énergie et améliorer sa constance. C´est comme un trotteur qu´il faut empêcher de se mettre au galop. »
« Il était au plus bas » En comparaison, Letizi doit ressortir au plus vite du paddock. Un Letizi en pointillé avec son club depuis le mois de mars dernier. « Il n´a disputé que deux matchs avec le club », souligne Halilhodzic. La vérité sur Letizi se révèle assez simple « Avec Lionel, on a dû tout reconstruire, avoue Leclerq. En travaillant notamment sur un renforcement des cuisses et des mollets. Il y avait un déficit musculaire global. On a rééquilibré la « bête ». De même, mentalement, Letizi était au plus bas. Il s´est fait une auto-analyse, une autocritique. Aujourd´hui, il est revenu encore plus fort dans sa tête. Il a juste besoin de retrouver la compétition. A son niveau, la technique ne se perd jamais. Il faut juste appréhender à nouveau la vitesse de la trajectoire des balles. Il est aujourd´hui à 80 %. Mais on va bientôt retrouver un grand Letizi ». A moins qu´Alonzo ne fasse un sans-faute jusqu´à la fin de saison...