Nice-PSG de l´année dernière raconté par un hooligan parisien....
C´est triste...
Nice-PSG, on y est allés parce qu´on savait qu´il y aurait des mecs en face... Ça se sait dans le milieu. Sur Internet, les Niçois racontaient qu´ils allaient nous massacrer. Ils commençaient à se montrer un peu trop. On avait la ferme intention de les taper. On était 70 à se déplacer en individuels [en dehors des clubs de supporters], dont 10 anciens. On a pris l´avion, d´autres sont venus en train ou en voiture. On s´est donné rendez-vous dans un bar du centre-ville, en s´envoyant des Texto ou en se laissant des messages sur les portables. Quand je suis arrivé, il y avait déjà 40 à 50 mecs. On a attendu en buvant des bières. Pendant ce temps-là, les flics arrêtaient les mecs les plus voyants à la gare. On a décidé d´aller au stade par groupes de 10. Le premier groupe est parti à pied, les flics les ont suivis. Nous, on y est allés en bus. Sur place, on a trouvé une petite rue pour contourner les barrages. On est arrivés à 50, directement devant la tribune des “ultras” niçois. J´ai dit aux gars: " Il est hors de question de reculer!" On a commencé à chauffer les Niçois en criant: " Hooligans, Paris!" pour les faire venir. Au départ, les mecs nous jetaient des trucs du haut de la tribune, mais ils n´osaient pas venir au contact. Les premiers à s´approcher en ont pris plein la ah que coucou. A un moment, un Niçois a sorti un couteau, genre couteau de boucher. Il a voulu planter un mec. Un jeune de Paris l´a ceinturé. C´est lui qui a pris le coup de couteau. Le type au couteau, on l´a fracassé contre un mur. Des mecs qui tenaient un camion de frites sont arrivés avec une batte de base-ball et une crosse de hockey. Ils ont été désarmés et ont pris des coups. Un Niçois arrivait avec une pelle: il a été fracassé. Les flics se sont mis avec les Niçois. On a reculé, mais les mecs qui nous suivaient continuaient d´en prendre plein la ah que coucou. On avait amené des fusées pour disperser tout le monde en cas de danger, mais on n´a même pas eu besoin de s´en servir. La bagarre a duré quatre ou cinq minutes. Même si un mec de chez nous a pris un coup de couteau, on leur a mis la misère à 50 contre 200. Après, on a assisté au match. A dix minutes de la fin, on a arraché des dizaines de sièges pour les lancer sur les ultras niçois. Après le match, on a attaqué le café où ils étaient regroupés. On en voyait à l´intérieur qui avaient des pansements. C´était un déplacement assez anodin. C´est le seul truc qu´on ait eu à se mettre sous la dent cette saison.