On pari combien que dans 2h un autre va poster le même copier/coller??
Assis sur la banquette
Fin août, Paris vit déjà un peu dans la douleur. Derrière les vitres de l’autobus qui les ramène du stade du Roudourou, l’équipe sait mieux ce dont elle est capable. Les bonheurs s’enchaînent et le PSG roule vers une autre destinée. Les couacs face à Gueugnon et à Lens ne seront que d’utiles rappels à l’ordre. Cet autobus est aussi le symbole du voyage. Là où Paris revit.
Au Parc des Princes
Dimanche 14 septembre, aux abords du parking des bus sous le Parc des Princes aux environs de 22 heures 50
Personne ne sait si le bouillonnant Gabriel Heinze va s’exprimer. Il est pourtant l’auteur d’un but décisif. A plus d’un titre. En même temps que son coup de tête offre une bouffée d’oxygène à Paris face à la lanterne rouge toulousaine, il efface une semaine où le cas du transfert souhaité de Jérôme Leroy par Vahid Halilhodzic avait été au cœur des débats. Pour son centième match sous les couleurs du PSG, Gabriel Heinze dédie la victoire à son copain qui a rejoint la Bretagne, et l’histoire s’arrêtera là.
Car c’est bien sur le terrain que l’entraîneur parisien souhaite que les joueurs s’épanchent, pas sur leurs états d’âmes. Si bien que les rapides retrouvailles à Guingamp entre Leroy et ses ex-coéquipiers annoncent une véritable révolution en octobre. Si ce dernier avait offert à Paris ses premiers points à l’extérieur ( Metz) c’est face à la nouvelle équipe de Leroy que Fiorèse et Pauleta relancent le PSG.
Depuis juillet, chaque jour au camp des Loges n’a cessé d’être le laboratoire des bons gestes en faveur de son attaquant vedette. En octobre, Paris retrouve un peu plus encore celui pour qui il n’a que d’yeux. De la septième à la dixième journée, Pauleta inscrit cinq buts, avant de vivre la fin d’une embellie qui a conduit Paris de la dix-septième place à la troisième.
Mercredi 29 octobre, dans le bus du retour en direction de l’aérodrome de Saint Yan aux environs de 20 heures 10
Il pleut à tout rompre en Bourgogne. Avant de perdre en seizième de finale aux tirs au but, Paris comptait bien utiliser à plein, les deux jokers européens que sont la coupe de France et la coupe de la Ligue. Paris attaque un mois de novembre qui ne lui a que rarement réussi par le passé, allez savoir pourquoi. D’ailleurs, Vahid Halilhodzic ne veut plus que l’on parle de cette « crise hivernale ». Gueugnon puis Lens tombent Paris. « A un moment donné, nous allons obligatoirement perdre un match. Et c’est là qu’il faudra être fort, et on verra alors si effectivement quelque chose à changer au sein du club » expliquera Alonzo avant le déplacement à Ajaccio, qui, sans le savoir donc, annonçait deux sorties manquées.
Et c’est encore ce diable d’Alonzo qui offre un quatrième et déroutant succès parisien à l’extérieur ( Nantes).Dans le deuil qui frappe l’un des leurs, les Parisiens ont trouvé la force et la foi de déjouer une mauvaise série trop vite annoncée. A l’issue de l’indémodable OM-PSG, Halilhodzic fera taire les critiques sur cette victoire avant le gong. « Le football est un jeu d’échecs, c’est de la tactique. Prenez notre match à Marseille, nous savions qu’à un moment ou un autre, un ballon passerait dans l’axe. Et c’est arrivé à la 90e minute de jeu. » Fort de ces nombreux points pris à l’extérieur qui font de Paris, avec le leader monégasque, la meilleure formation en déplacement, le syndrome hivernal tient plus d’une pathologie inversée : Paris se sent bien loin de chez lui.
Mercredi 3 décembre, dans le parking souterrain du Parc des Princes à l’arrivée de l’autobus de Strasbourg aux environs de 19 heures 05
Il fait très froid pour le retour d’Antoine Kombouaré au Parc. En traversant le couloir qui le conduit de ce souterrain à son vestiaire, celui des visiteurs cette fois, Kombouaré sert des mains et embrasse beaucoup. « Casque d’or à jamais dans la légende » peut-on lire à son entrée sur la pelouse sur l’une des banderoles des Boulogne Boys, ce PSG-Strasbourg a plus que jamais des allures de fête.
Retrouvailles avec un ancien héros ( souvenez-vous PSG-Real Madrid…) et retrouvailles avec les nouveaux héros du Vélodrome ( c’était trois jours plus tôt…). Pauleta achève un trop long mutisme ( 519 minutes sans marquer). La métamorphose est en place, et si l’on excepte l’égalisation de Frei à Rennes, Paris s’offre un concert de louanges méritées après Bordeaux et Lyon.
Samedi 23 mai 2004, hôtel « Chez Walter » à Furiani aux environs de 22 heures 50.
Dans un bus ivre de bonheur. C’est désormais officiel, Paris jouera la saison prochaine, la coupe…Stop ! Là, il s’agit d’un autre pan d’histoire qu’il reste à écrire. Mais surtout à vivre. En autobus.
José Carlin
La première partie > >>
L´évolution du classement du PSG de la première à la 19e journée