Le coup du Père Noël
Dans son approche très pointue de ses adversaires, il n’a sûrement pas échappé à Vahid Halilhodzic que Paris n’a plus gagné à Lyon depuis dix ans. Alors, l’entraîneur parisien a forcément son idée pour enrayer ces chiffres, et pousser plus loin encore cette métamorphose parisienne. Car si Vahid a mis du soleil dans l’automne parisien, à Lyon, il peut jouer au Père Noël.
Au camp des Loges
PSG.fr -. Vahid, le mercato approche à grands pas et l’on connaît en la circonstance vos besoins. Où en êtes-vous avec tous ces noms qui circulent comme Wiltord ou Ljuboja ?
Vahid Halilhodzic : « Wiltord nous intéresserait, mais pour qu’il vienne chez nous il faudrait qu’il divise par cinq son salaire. Ljuboja aussi est intéressant. En fait, je suis surtout content que certains joueurs sont maintenant intéressés par le PSG car ça n’avait pas été le cas l’été dernier. »
PSG.fr -. Savez-vous de quelle enveloppe vous disposerez ?
Vahid Halilhodzic : « Oui, car le Président m’a donné les chiffres hier ( lire mardi, nda), et du coup je n’ai pas bien mangé ni même bien dormi. Mais il est comme tous les présidents du monde : Il faut essayer d’être champion avec le plus petit budget possible ( sourire).»
PSG.fr -. Se qualifier pour la Ligue des champions, est-ce l’objectif ?
Vahid Halilhodzic : « Mais la Ligue des champions n’est pas l’objectif ! Je n’ai jamais promis ça, et ce n’est pas un manque d’ambition de ma part. Les joueurs peuvent le dire, mais si nous disputons une coupe d’Europe en fin de saison, ce sera exceptionnel. Je suis venu ici pour être champion, mais ça ne se fera pas comme ça. »
PSG.fr -. Vahid, on reproche à Paris de jouer en contre lors de chacun de ses déplacements. Qu’avez-vous à dire à cela ?
Vahid Halilhodzic : « Mais tout le monde joue ainsi à l’extérieur ! Mais que je sache, nous avons toujours joué avec trois ou quatre joueurs à vocation offensive. Dans ma philosophie de jeu, tout le monde doit chercher à récupérer le ballon lorsque nous ne l’avons pas. Le football est un jeu d’échecs, c’est de la tactique. Prenez notre match à Marseille, nous savions qu’à un moment ou un autre, un ballon passerait dans l’axe. Et c’est arrivé à la 90e minute de jeu. »
PSG.fr -. Comment comptez-vous faire sans votre capitaine, et sans Cana ?
Vahid Halilhodzic : « Cana et Déhu vont beaucoup nous manquer car ce sont deux joueurs importants dans l’animation défensive par leur travail de placement et de relance. Attention, leurs absences ne sauraient être un prétexte en cas de défaite. Nous allons donc tenter quelque chose sous une autre forme d’organisation. »
" Celui qui est bon, joue "
PSG.fr -. En revanche, un qui revient vite, c’est Juan-Pablo Sorin.
Vahid Halilhodzic : « Sorin est rétabli mais il manque cruellement de rythme. Le service médical a accompli un gros travail pour le remettre très vite sur pied. C’est un joueur intéressant car il peut évoluer aussi bien derrière qu’en milieu récupérateur ou le long du couloir gauche. »
PSG.fr -. Et Hugo Leal ?
Vahid Halilhodzic : « Hugo Leal a été satisfaisant face à Bordeaux, et en ce moment il joue car il montre quelque chose de plus à l’entraînement. Je ne le répéterai jamais assez, celui qui est bon, joue. »
PSG.fr -. Paulo Cesar rejoint Santos ( prêt). Comment s’est passée la séparation ?
Vahid Halilhodzic : « Avec le groupe, nous l’avons remercié pour son comportement très professionnel. Il est déçu car il voulait jouer, mais il a toujours respecté mes choix. »
PSG.fr -. Comment expliquez-vous que Lyon ait un groupe de joueurs de qualité extrêmement fourni et que Paris en soit au même niveau au classement ?
Vahid Halilhodzic : « Cela prouve que le PSG a un peu de qualité. On dit toujours de nous que nous évoluons en contre, mais j’ai entendu ça à Lille pendant quatre ans et on a tout de même failli battre Manchester United. »
PSG.fr -. Sincèrement, imaginiez-vous que Paris en sera là où il en est à la trêve ?
Vahid Halilhodzic : « Franchement ? . Non. »
PSG.fr -. A Lyon, face à quoi faudra-t-il être prudent ?
Vahid Halilhodzic : « Lyon a le meilleur collectif dans la conservation du ballon. Si nous faisons faute à vingt-cinq mètres, nous perdrons. Sur deux ballons, Juninho en mettra au moins un au fond. »