Le Parc des Princes suspendu un match
Aix-les-Bains ( Savoie) DE NOTRE ENVOYE SPECIAL
La décision a été prise lundi tard dans la soirée par la commission supérieure d´appel de la Fédération française de football. Le Parc des Princes est suspendu un match. Le PSG doit donc disputer sa prochaine rencontre à domicile ( contre Caen le 14 août, deuxième journée de L 1 , à 17 h 15 sur Canal +) sur un terrain neutre situé à au moins 100 kilomètres de Paris.
Le rapport de la commission d´appel comporte tellement de pages à saisir que la décision ne devait être notifiée au PSG qu´hier soir, voire seulement aujourd´hui.
Un manque à gagner d´un million d´euros
Depuis sa condamnation en première instance par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel ( LFP) à un match à huis clos suite aux bagarres entre supporters parisiens lors de Strasbourg - PSG ( 0-0 le premier mai 2003), le club de la capitale espérait voir sa sanction allégée en appel. « La suspension de terrain est une peine moins lourde qu´un match à huis clos, estime Christophe Drouvroy, membre de la commission juridique de la FFF. Les supporters peuvent assister au match et le club sanctionné perçoit une partie de la recette guichet. » Au siège du club parisien, on l´entend autrement. Perdre l´organisation d´un match à domicile en pleine période d´abonnement générerait un manque à gagner estimé à un peu plus de 1 million d´euros. Une demande de conciliation auprès du comité national olympique et sportif français ( CNOSF) est sur le point d´être formulée. Cette procédure suspensive permettrait au PSG de recevoir Caen au Parc des Princes. Si au bout de cette conciliation aucun terrain d´entente n´est trouvé, il resterait au club de la capitale deux mois pour formuler un recours en contentieux auprès d´un tribunal civil. Après avoir signé un contrat local de sécurité et multiplié les réunions avec la LFP et le ministère de l´Intérieur, le PSG refuse de payer pour les écarts de conduite en tribunes d´individus qu´il ne maîtrise pas. Très remonté, le président, Francis Graille, dénonce l´immobilisme de la FFF et de la LFP. « Il y a ceux qui punissent et ceux qui agissent, fustige-t-il. On va se battre. » Réponse de la commission juridique de la FFF : « Les actes répréhensibles sont toujours imputés au club. Nous n´avons pas les moyens juridiques de sanctionner un spectateur. »