heu au fait g oublier l´articlke
.Il est tott desolé
Après sa deuxième place en Ligue 1 la saison dernière et sa qualification pour la Ligue des Champions, le club de la capitale est plein d’ambitions pour l’édition à venir. Les venues de Rothen, d’Armand, d’Ateba, de Pichot et de Yepes devraient l’aider dans sa tâche. Mais comme à l’accoutumée, rien n’est simple au sein du club parisien. Vue d’ensemble sur l’actualité du PSG version 2004-2005.
par Alix Dulac
Panoramic
L’icône Rothen
En signant Jérôme Rothen, le club de la capitale réalise un des gros coups de l’intersaison et rassure les supporters, inquiets après les ratés Abidal et Pédretti. Sûrement la nouvelle qui permettra au PSG de voir ses ventes de maillots exploser Mais surtout en accrochant le gaucher monégasque pour la bagatelle de 10 millions d’euros, les dirigeants parisiens ont permis à l’international français, parisien d’origine, de réaliser son rêve : évoluer sous les couleurs de son maillot fétiche : « C’est vrai que j’ai toujours voulu porter ce maillot, et aujourd’hui cela se réalise enfin. Mais attention, je ne suis pas venu pour me dire : ça y est, je suis à Paris, tranquille. Nous sommes présents sur tous les tableaux et je ferai mon maximum pour atteindre nos objectifs. Je n’ai pas choisi la facilité en venant à Paris ! ». Peut-être mais une chose est sûre, Rothen a fait le choix du cœur. Un choix rare de nos jours dans le monde du football. Son discours satisfera sûrement Vahid Halilhodzic, qui désirait ardemment l’ancien joueur de Troyes.
Paris soigne sa gauche
Sorin au Cruzeiro, Déhu à l’OM, et Heinze à Manchester, la défense parisienne s’est vue amputée en l’espace de quelques semaines de ses principaux cadres. L’heure était donc à la reconstruction pour le duo Graille-Halilhodzic. Une fois le cas Bernard Mendy réglé ( ), les dirigeants passent la seconde. Stéphane Pichot, en fin de bail à Lille, devient la doublure de Mendy, côté droit. Sylvain Armand se voit charger d’assurer la succession de Heinze côté gauche. Pour l’aider dans sa tâche, l’ancien Nantais voit débarquer au Camp des Loges sa doublure à la Beaujoire, le Camerounais Jean –Hugues Ateba. Enfin, le capitaine Déhu parti, Vahid attire un gros poisson dans ses filets en vue de son remplacement : le Colombien Mario Yepes. Un très bon transfert, d’autant que bon nombre de grands clubs étaient disposés à s’offrir ses services ( le Real Madrid, Barcelone, Valence). «Concernant les joueurs que nous avons recrutés, je les ai tous voulus. Ils ont beaucoup d’ambition et j’espère qu’ils démontreront leur talent au PSG» déclarait un Halilhodzic heureux, après avoir officiellement présenté à la presse ses cinq nouvelles recrues.
Vahid veut du talent, mais….
Dès son arrivée au PSG, le coach bosniaque avait promis aux supporters une année terrible, mais que va-t-il pouvoir proclamer le coach bosniaque en ce début de saison ? Longtemps frustré de ne pas avoir eu un banc à la hauteur de ses ambitions, l’entraîneur parisien est bien décidé à ajouter une touche technique et un zeste de talent au jeu pratiqué par les siens : «Nous avons beaucoup d’ambitions, et pour faire face aux quatre compétitions, nous avons besoin d’un effectif de qualité et en quantité»
Aussi, si l´arrivée de Rothen devrait augmenter le ratio de ballons reçus par Pauleta par match, elle ne permettra pas, seule, de mettre fin aux carences dans le jeu des Parisiens. La venue d’un milieu de terrain, avec si possible une bonne qualité de relance serait l’une des priorités d’Halilhodzic. Du coup, alors que l’Europe entière lui fait les yeux doux, Mikel Arteta, Parisien sous l’ère Fernandez, est susceptible de retrouver la capitale. Mais le PSG devra être plus persuasif qu’il y a deux ans, lorsqu’il s’était montré incapable de conserver son joyau espagnol. Et dompter la concurrence de la Real Sociedad par exemple, qui lorgne sur l’Ibérique pour succéder à Xabi Alonso, parti gonfler l’effectif du Real Madrid, ne sera pas une tâche facile.
Un autre joueur est convoité parle club, le Suédois Pontus Farnerud. Prêté à Strasbourg, le milieu de terrain appartient à l’AS Monaco. Les liquidités strasbourgeoises ne permettent pas aux dirigeants alsaciens de s’aligner avec les prétentions financières du suédois et du club du Rocher. La voie est donc ouverte pour le PSG… à condition d’en avoir encore les moyens. Francis Graille affirmait tout récemment que l’enveloppe consacrée aux transferts n’excéderait pas les 20 millions d’euros. Certes, la vente de Gabriel Heinze ( 10M€) a permis à Vahid de voir ce budget grossir un peu. Mais avec l’arrivée de Rothen ( 10M€), de Yepes, ( 9M€) et d’Armand ( 5M€), le coach parisien n’a plus la même liberté financière. «J’avais annoncé que nous disposions d’une enveloppe de 20 M€ pour recruter, et pour le moment nous n’avons pas dépassé cette somme. Nous allons donc pouvoir continuer sereinement notre recrutement.»
Si les propos de Francis Graille se veulent rassurants, pour pouvoir acheter, il faudra vendre et si possible de gros salaires à l’image du Portugais Hugo Leal. L’ennui, c’est qu’il n’y pas foule pour s’arracher les services du Lusitanien, ni des autres indésirables ( Ogbeche, Cardetti). Bien que les cas Edouard Cissé et Lionel Potillon puissent connaître une issue favorable, il n’est pas dit que comme l’an passé, le PSG ne doive se débarrasser de ce contingent sous la forme de prêts.
…la simplicité n’est pas de mise à Paris
Comme un souci n’arrive jamais seul, le cas du Monégasque Jose Pierre-Fanfan est loin d’être réglé. Si le Martiniquais est d’accord avec le PSG quant aux conditions d’un éventuel contrat, le défenseur central souhaite percevoir les 800 000 euros que l’ASM lui devra en cas de transfert définitifs, somme que se refusent à payer les dirigeants monégasques. Le joueur est prêt à aller au clash, quitte à commencer la saison sous les couleurs de…Monaco. Ajoutez à cela l’imbroglio Thavlaridis ( Le Grec voulait jouer au PSG, mais avait déjà signé un précontrat avec le LOSC), l’affaire Emana ( Le Camerounais veut rejoindre le PSG, mais Toulouse s’oppose à son départ) et vous comprendrez aisément que rien n’est simple à Paris. Comme d’habitude, serait-on tenté de dire.