Strasbourg - PSG J - 1 Euphorique, le PSG veut garder le rythme
«Depuis le début de saison de saison, c´est sans aucun doute notre plus grande joie collective. » Hier matin, au camp des Loges, Lorik Cana résumait ainsi la qualification du PSG en finale de la Coupe de France, acquise à Nantes mercredi soir à l´issue d´une séance de tirs au but à couper le souffle. Les scènes de liesse qui ont suivi le dernier penalty raté par Berson ont donné des frissons à tous les supporters parisiens.
« Il y avait des larmes de joie dans les vestiaires, j´étais très ému », raconte Bernard Mendy. Ces démonstrations de joie pourraient en appeler bien d´autres. Le 29 mai face à Châteauroux, le PSG peut espérer remporter la sixième Coupe de France de son histoire. « On s´est toujours dit qu´on voulait remporter ce trophée, poursuit Cana. Depuis qu´on a remonté notre 2-0 contre Troyes ( NDLR : en 32 e s de finale), on sait qu´on peut aller au bout. On a notre destin entre les mains. » Leur ticket pour le Stade de France en poche, les joueurs du PSG peuvent désormais entièrement se concentrer sur la fin du championnat. Il reste cinq matchs à disputer et autant de chances de grappiller les trois points qui les séparent de Lyon, le leader. Désormais, chaque rencontre peut s´avérer décisive et, pour les trois équipes de tête, la défaite est interdite. Ce week-end, les leaders se déplacent et, a priori, le voyage de Paris à Strasbourg semble le moins périlleux ( Monaco va à Nice et Lyon à Bordeaux dimanche). A priori seulement... Car après Marseille et Nantes, la fatigue commence à peser. « Si on avait pu éviter la prolongation, ça aurait été beaucoup mieux, reconnaît Lorik Cana. Mais quand on gagne, au niveau du mental, on récupère beaucoup plus vite. Et puis, on a prouvé qu´on était capable de tenir la distance. » Fabrice Fiorèse semble plus perplexe sur l´état de forme général. « A Nantes, nous avons beaucoup souffert, il faut essayer de récupérer le mieux possible. L´enjeu va bien sûr nous donner les jambes, mais nous ne sommes pas des robots. » Pourtant, depuis un moment, Paris prend des allures de machine à gagner et aucun joueur ne veut que ça s´arrête. « A Strasbourg, c´est le début de la dernière ligne droite, estime Lorik Cana. Si on ne veut pas courir derrière Lyon, on est obligé de faire un résultat. On y va pour gagner, un autre résultat serait une petite déception. Le groupe reste sous pression. On ne veut pas avoir de regrets alors il faut gagner un trophée. On pense surtout à la Coupe. Le titre serait du bonus. » Bernard Mendy partage l´avis de son coéquipier. « Je ne m´imaginais pas vivre une fin de saison comme ça, se réjouit-il. Il reste cinq matchs et une finale pour ramener la Coupe, la qualification en Ligue des champions et pourquoi pas le titre. C´est un peu difficile à gérer mais surtout, c´est beau. »
« Aujourd´hui, on est sur notre petit nuage »
Pour faire la différence en Alsace, Paris pourra à nouveau compter sur Alonzo et Pauleta. L´attaquant portugais semble en excellente forme. Après ses deux buts inscrits contre Marseille, il a de nouveau marqué mercredi soir avec le Portugal face à la Suède ( 2-2). Ses partenaires espèrent qu´il sera encore décisif demain. « Les Strasbourgeois seront durs à prendre parce qu´ils jouent leur survie, prédit Mendy. Cela aurait été problématique en début de saison parce qu´on doutait. Mais aujourd´hui, on est sur notre petit nuage. » Et les Parisiens ne veulent surtout pas en descendre avant le 29 mai.
Vahid Halilhodzic était absent hier matin. L´entraîneur parisien est resté au repos, souffrant toujours de ses problèmes d´oreille interne.
9 651 680 spectateurs étaient présents devant leur téléviseur, avant-hier, au moment de la victoire parisienne, à Nantes, en demi-finale de Coupe de France. Un pic d´audience correspondant à 48 % de parts d´audience pour TF 1. L´audience moyenne de la rencontre s´élève à 4 691 040 téléspectateurs.