on vera il est assez bon mais a paris ca reste a voir
Petit à petit les temps changent, et les déclarations des joueurs, ou plutôt leur absence de « phrases chocs » sont là pour le rappeler. Le derby français qui divise les cœurs aura bien lieu dimanche, mais côté parisien le regard est toujours braqué sur Lyon et Monaco. Pour un peu, on en oublierait même presque que c’est Marseille qui s’invite au Parc !
«Avec l´arrivée d’Anigo, les Marseillais vont certainement tout faire pour que cela dégénère…» Déclaration signée Bernard Mendy, quelques jours avant le match des 16es de finale de coupe de France, remporté 2-1 par le PSG le 24 janvier dernier. Un temps qui paraît déjà remonter à une éternité. Depuis, les trajectoires sportives de l’OM et du PSG se sont inversées, et les hommes d’Halilhodzic ont pris l’habitude de tutoyer les sommets, tandis que les Olympiens ont du faire face à une petite crise que le club de la capitale a su apprivoiser cette année.
Letizi retrouve le terrain
Si cette rencontre reste « le classico français », les deux clubs ne l’abordent cependant pas de la même façon. Pour la rencontre de dimanche, Vahid sait pouvoir compter sur tout son monde, même si Boskovic a semblé légèrement blessé à la jambe gauche ces derniers jours. Comme le Serbe avait déjà été décisif lors du match aller, le coach bosniaque, qui espère plus que jamais en secret subtiliser le titre au dernier moment, a peut être voulu « faire une farce » à son homologue marseillais, à la lutte pour une place en UEFA. Si l’absence d’Alonzo, sacrifié sur l’autel de la « république PSG » à Nice, permet à Letizi de retrouver le sourire, le gardien titulaire devra néanmoins gérer la pression et se rappeler au bon souvenir du coach à point nommé. Il enchaînera ensuite à Nantes en Coupe de France, et a donc deux matchs pour convaincre ou mourir.
Heinze : profession porte-bonheur
Mais le véritable sourire du PSG, c’est le retour de son porteur d’âme, le défenseur argentin Heinze. Privé de match depuis plusieurs semaines en raison du décès de son père, « Gabi », ce qui doit signifier « porte-bonheur face à l’OM » en espagnol, fera son retour dimanche sur la pelouse du Parc des Princes. Le fougueux sud-américain qui a l’habitude de ces duels âpres, ne souhaite pas se tromper de cible. « Est-ce que le match contre l’OM sera décisif en vue du titre, s’interrogeait-il, je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que celui contre Nice l’était déjà, et celui contre Strasbourg le sera peut être encore ». Ouf, pas de petite pique. Concentrés et tendu vers les trois points, l’objectif à atteindre, on à l’impression que les joueurs n’y pensent d’ailleurs même pas. «Marseille joue bien, précise l’Argentin, et ses résultats actuel en UEFA le prouvent. Mais, je n’ai jamais perdu contre eux, déclare-t-il malicieux, et on reste sur cinq victoires consécutives…». Lui, comme ses partenaires, espère bien que la roue ne va pas tourner au moment où le club s’apprête à ramasser les fruits de son labeur. En tout cas, le match, s’il s’annonce comme toujours serré sur le terrain, est loin de sentir le soufre. «Les seuls moment pendant lesquels j’ai peur, martèle Heinze, c’est quand je prends l’avion ! ».
Allez, juste pour le plaisir : la seule petite phrase osée est signée Sorin, frère d’arme et de sang de Gabi à l’heure de donner sa vie sur le pelouse. «Qu’on se le dise, je n’ai pas d’opinion sur le rival», a-t-il déclaré mercredi au Camp des Loges, avec un peu de condescendance et de distance dans sa voix. Y’a eu pire, non ?