Les clés du sprint final
A six journées de la fin, Lyon, Monaco et le PSG se tiennent en trois points. L´analyse des forces et des faiblesses de ces prétendants au titre place le club rhôdanien en position idéale pour se succéder à lui-même.
A PEINE plus d´un mois de compétition et tout reste encore possible pour Lyon, leader du championnat avec 66 points, Monaco, 65 points, et le PSG, 63 points. Mais ce trio d´ambitieux ne dispose pas des mêmes atouts à l´heure d´engager le sprint final. L´étude de différents paramètres plaide légèrement en faveur des joueurs de Paul Le Guen.
Une supériorité présumée que Monégasques et Parisiens ont bien l´intention de contester jusqu´au bout.
L´effectif : avantage Lyon. Lyon possède le groupe le plus étoffé, mais aussi une infirmerie bien pleine ( Caçapa, Carrière, Govou, Réveillère...). Malgré ces absences, Paul Le Guen conserve de nombreuses possibilités et un banc plus intéressant que ses deux rivaux. Avec le retour de Nonda, Didier Deschamps est désormais très bien pourvu en attaque mais ses milieux de terrain Bernardi et Zikos semblent à bout de souffle. Du côté parisien, aucun blessé n´est à déplorer. Néanmoins, Vahid Halilhodzic fait fort justement remarquer que la qualité de son effectif est inférieure à celle de Lyon ou de Monaco.
Le jeu : avantage Monaco. Tous les techniciens s´accordent à dire que l´AS Monaco propose le meilleur volume de jeu de L 1. L´éclatante démonstration face au Real Madrid en atteste. Monaco joue bien, peut battre n´importe qui et offre un niveau de performance beaucoup plus constant que Paris ou Lyon. Ce dernier s´en remet trop souvent à ses individualités pour faire la différence. Ce n´est pas un gage de réussite. Paris propose une tactique plus attentiste, mais terriblement efficace.
Le mental : avantage Paris. La victoire du PSG à Nice ( 2-1), acquise à dix contre onze au terme d´un incroyable retournement de situation dans les dix dernières minutes de jeu, prouve une nouvelle fois la force de caractère du groupe. Les Parisiens ne s´avouent jamais vaincus et s´imposent comme une équipe extrêmement difficile à battre. Son objectif restant une qualification en Ligue des champions, Paris a moins de pression que Lyon, presque condamné à conserver son titre pour sauver sa saison et maintenir son standing. Pour Monaco, en tête du championnat pendant vingt-cinq journées, il ne sera pas aisé de gérer la pression créée par le retour de deux concurrents très longtemps tenus à distance.
Le calendrier : avantage Lyon. Le calendrier des trois équipes en championnat plaide encore légèrement en faveur des Lyonnais. Ceux-ci devront gérer un gros déplacement au Parc des Princes mais auront l´avantage de terminer la saison à domicile. Par ailleurs, la vraie différence sur ce dernier mois de compétition pourrait venir des autres épreuves qui vont charger le programme de Paris et de Monaco. Pour les joueurs de Didier Deschamps, le match retour de la demi-finale de Ligue des champions à Chelsea, le 5 mai, est coincé entre deux rencontres de championnat délicates : à Nice le 1er mai et contre Marseille le 8 mai ! Le PSG aura également une semaine difficile à négocier du 25 avril au 1er mai avec des rendez-vous face à Marseille, Nantes ( en demi-finale de Coupe de France) et Strasbourg. Seul Lyon encore une fois a l´avantage de pouvoir se concentrer uniquement sur le championnat.
L´expérience : avantage Lyon. Détenteur du titre depuis deux ans, Lyon a déjà prouvé sa maîtrise des dernières journées. En 2002, le club de Jean-Michel Aulas avait décroché sa première couronne contre Lens ( 3-1), son dauphin, lors de l´ultime journée. La saison dernière, l´OL conserve son titre à l´issue de la 37e journée grâce à un nul à Montpellier ( 1-1). Cette année, le verdict pourrait également tomber lors de l´avant-dernière journée, le 15 mai, après un PSG - Lyon très attendu.
J´espere qu´il se trompe et que ce ne sera pas Lyopn je préfere largement voir Monaco l´emporter