Nice-PSG.
Grosse fatigue
Quelque peu fatigué par l’exercice de sa tâche, Vahid Halilhodzic compte sur les valeurs de groupe pour surmonter ces épreuves.
Au Parc des Princes
PSG.fr -. Vahid, à sept journées de la fin de la saison Paris n’est plus très loin d’être certain de jouer la coupe d’Europe la saison prochaine…
Vahid Halilhodzic : « Mais on ne sait pas encore quelle coupe d’Europe nous obtiendrons. On verra bien. Nous avons devant nous deux équipes qui sont plus fortes. D’ailleurs, je tiens à tirer un grand coup de chapeau à Monaco pour sa brillante qualification face au Real Madrid. Cette victoire mérite le respect. »
PSG.fr -. La méfiance prévaut, d’autant que derrière Paris il y a de sérieux clients.
Vahid Halilhodzic : « Oui, car derrière nous, il y a aussi de belles équipes qui pourraient nous rattraper en réalisant une belle série. Alors si nous sommes aujourd’hui dans une position confortable, il faut tout de même se méfier de nos poursuivants. »
PSG.fr -. Mais cette place en Ligue des champions semble vous tendre les bras…
Vahid Halilhodzic : « Mais il y a encore quelques mois, cette situation paraissait impossible, inimaginable. Et ce n’est pas un manque d’ambition que de dire qu’il ne faut pas être trop gourmand. »
« Il ne faut pas être trop gourmand »
PSG.fr -. Parlons maintenant de Nice. Voilà un déplacement qui ne sera pas des plus faciles. Nice est redoutable à domicile.
Vahid Halilhodzic : « Nice réalise un parcours remarquable à domicile puisqu’ils n’ont été battus que deux fois au stade du Ray cette saison ( 1-0, le 17 janvier face au Mans et sur le même score face à Lyon, le 27 mars, nda). Si nous réalisons un match plein, nous aurons la possibilité d’y réussir quelque chose même si un match nul serait un bon résultat. »
PSG.fr -. Vahid, comment va le groupe ?
Vahid Halilhodzic : « Malgré les incertitudes qui pèsent sur certains joueurs à ce moment de l’année, le groupe vit bien et il est toujours aussi concentré et appliqué. »
PSG.fr -. Quelles incertitudes ?
Vahid Halilhodzic : « Et bien c’est la fin de la saison, et on se demande si l’on veut rester ou partir. Bref, quelques angoisses personnelles surgissent, et il faut donc aussi savoir les prendre en compte. »
« Je dois être le dernier à craquer »
PSG.fr -. Pour poursuivre sur cette importante notion de groupe, une valeur que vous placez au-dessus de tout, comment l’équipe vit-elle le drame familial que traverse leur coéquipier Gabriel Heinze ?
Vahid Halilhodzic : « Lorsqu’un membre du groupe est en difficulté, le collectif se resserre et devient plus solidaire. Pour moi, l’idée c’est que lorsque tu donnes au groupe, il te le rend dans la difficulté. C’est ce qu’il se passe avec le drame que traverse Gabriel Heinze. Le groupe devient plus fort au sortir d’un malheur, c’est en tout cas comme ça que je l’ai toujours vécu auparavant. Que ce soit à Lille avec ce qui était arrivé à Christophe Pignol ( leucémie) ou même cette saison avec Eric Cubilier ( décès de sa maman). »
PSG.fr -. Pour conclure Vahid, impossible de ne pas parler de vous sur un plan plus personnel. On vous a senti ces derniers jours, plus distant, plus silencieux. Que se passe-t-il ?
Vahid Halilhodzic : « Je dépense beaucoup d’énergie à faire ce que je fais. Aussi, il arrive certains moments où la fatigue est là, où je la ressens plus fortement. Pour autant, cela ne me freine pas, et je continue à me battre jusqu’au bout. Car si je dois craquer, je dois être le dernier à qui cela arriverait. La remise sur pied de cette équipe a laissé forcément des traces, car elle se nourrit de travail et de sacrifices. Mais je ne dois pas être fatigué. Pas maintenant.»